Ce fut un des symboles de la coalition « sociale-libérale » – le seul gouvernement d’après-guerre sans CSV – entre 1974 à 1979 : le Lycée Nic. Biever à Dudelange. Le ministre socialiste de l’éducation nationale, Robert Krieps, secondé par son camarade, le secrétaire d’Etat Guy Linster, avaient alors choisi ce lycée pour y expérimenter le « tronc commun », qui devait regrouper dans un seul ordre d’enseignement les trois premières classes de l’enseignement secondaire. Mais l’arrêté ministériel de 1979 qui avait donné le coup d’envoi à ce début de révolution scolaire fut sabordé un an plus tard par le gouvernement successif, la coalition CSV-DP de Pierre Werner. Le lycée reçut ainsi la dénomination de « technique ». L’élan novateur fut stoppé net et l’éducation nationale resta sous la férule du CSV pendant 20 ans, mais lui en fit certainement perdre le double. Dorénavant, le lycée est sur le point d’être rebaptisé : un projet de loi prévoit d’étendre l’offre déjà existante des classes du cycle inférieur du régime « classique » au cycle supérieur. Le lycée Nic. Biever hébergera ainsi en son sein l’ensemble des parcours scolaires des deux régimes. Ce n’est certes pas le tronc commun, mais c’est un début. Il faudra juste attendre qu’un ministre de l’éducation fasse un jour preuve de la même audace que feu Krieps.
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