Le ministre de l’enseignement supérieur François Biltgen (CSV) a dévoilé cette semaine sa réforme des subsides accordés aux étudiant-e-s. Quatre critères régissent l’octroi de cette aide : terminer un cycle d’études dans les délais avec une tolérance d’une année supplémentaire, être inscrit dans un établissement supérieur reconnu par l’autorité compétente du pays, poursuivre un cycle d’études reconnu et être de résident au Luxembourg depuis au moins cinq ans. Quant au bonus pour enfants, celui-ci sera directement versé aux étudiant-e-s et non plus aux familles, ce qui prive les frontaliers d’une aide familiale. C’est le revers de la médaille d’un principe plutôt positif : l’étudiant-e est considéré-e comme un adulte à part entière et non plus comme un enfant à charge de ses parents. Ainsi, le montant du prêt et de la bourse sera calculé en fonction des revenus de l’étudiant-e et non plus des parents. Par contre, le gouvernement reste arc-bouté sur sa hantise des abus potentiels. D’où la clause de résidence, afin d’éviter qu’un-e étudiant-e « de Varsovie » vienne « profiter d’un système d’aide plus performant ». Par contre, Biltgen promet qu’il y aura des solutions pour des étudiant-e-s issu-e-s de pays tiers, notamment d’Afrique.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
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