AMNESTY INTERNATIONAL: Accents aigus

von | 29.05.2009

Le nouveau rapport d’Amnesty International démontre une fois de plus qu’économie et mauvais traitements sont liés.

La crise est totale. C’est ce qu’il faut retenir de ce nouveau rapport d’Amnesty International. Elle n’est pas seulement financière ou économique, mais elle se faufile dans tout ce qui touche à l’homme. Si le haut de la pyramide capitaliste se retrouve dans des turbulences, c’est la base qui trinque et non pas l’inverse. Cela ne veut pas dire que les bouleversements récents dans les bourses et banques seraient à l’origine de toute la misère actuelle. Le monde est une chose autrement plus complexe qu’une simple équation. Pourtant, l’incidence de la crise financière sur les droits de l’Homme se fait sentir et touche toujours les plus démunis.

Se plaindre de tout cela ne suffit pas, il faut ouvrir les yeux et dénoncer les responsables qui infligent, autorisent ou défendent même les violations des droits de l’Homme. Et il faut aussi démasquer l’hypocrisie. Et nous démasquer nous-même. Même si le Luxembourg ne figure pas dans le rapport 2009 d’Amnesty International, cela ne fait pas de nous des anges. Nous faisons partie et tirons profit d’un système bâti sur l’injustice et le mensonge. Et c’est cela que le rapport révèle. Que 70 pour cent des exécutions « légales » se font dans les pays du G20 – supposés civilisés – que ces pays hébergent 79 pour cent des cas de torture dans le monde et qu’on y emprisonne toujours des personnes arbitrairement et sans leur donner le droit de se défendre, devrait inciter à se poser des questions. Ce n’est pas qu’en Iran qu’il y a des barbares – ce pays est seulement la cible des médias pour des raisons politiques et stratégiques. Les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, tous ces berceaux de notre civilisation ne rechignent pas de mettre en oeuvre des pratiques liberticides au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme. Et surtout, l’attitude hypocrite de l’Ouest quand il s’agit de dénoncer tel ou tel régime par opportunisme politique et d’en épargner d’autres, car ce sont des alliés. Il n’y a qu’à regarder les visites d’hommes d’Etats en Chine pour voir le décalage entre revendications électorales et business.

La crise accentue encore ces politiques. Avec la paupérisation croissante, la criminalité va monter et avec elle la répression qui semble être la seule réponse aux problèmes que connaissent les régimes partout dans le monde. Car beaucoup de violations de droits de l’Homme ont des origines économiques – des expulsions forcées en Afrique ou au Cambodge aux mauvais traitements infligés aux clandestins en Europe, derrière tout cela il y a des dollars et des euros.

La raison pour laquelle le rapport d’Amnesty International est si important est simple : la crise risque d’obnubiler ce qui se passe dans les bas-fonds du monde. On risque d’oublier les plus démunis et ce n’est pas seulement un geste pas très chrétien de les zapper, c’est suicidaire. Car, qu’on le veuille ou non, nous vivons sur la même planète et chaque fois qu’injustice est faite, la barbarie avance. Et la crise ne doit en aucun cas servir d’excuse aux barbares.

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