Il a beau être fait de grosses ficelles, le piège tendu par les fractions gouvernementales aux fractions de l’opposition est du genre à porter ses fruits. Dans le contexte d’austérité généralisée, les chefs de fraction du LSAP, Lucien Lux et du CSV, Marc Spautz, ont proposé d’abolir le treizième mois des députés. La réaction des députés de tous les partis d’opposition représentés à la Chambre ne s’est pas fait attendre : dans un communiqué de presse commun, le DP, les Verts, l’ADR et Déi Lénk ont fait savoir qu’ils s’opposaient à cette mesure. Leur argumentation porte notamment sur le fait que l’abolition du treizième mois des députés pourrait servir de précédent s’étendant à l’ensemble du salariat. La crainte des députés a aussi une autre explication, mais qui apparaît de manière moins explicite : il y a quelques semaines, Lux avait lancé l’idée de réduire les frais de fonctionnement des fractions parlementaires. Un jour plus tard, c’est le député de Déi Lénk, Serge Urbany, qui publie l’ensemble de ses revenus. Reste à voir si les autres le suivront dans cette démarche.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

