
Luc Frieden à la sortie des premières réunions préparatoires de la tripartite (Photo : Julien Warnad/SIP)
Les syndicats, l’opposition, le patronat et même l’opinion publique réclamaient à cor et à cri la tenue d’une tripartite face à la hausse des prix de l’énergie et ses possibles effets délétères sur l’économie. Luc Frieden s’est fait un peu prier, mais il a tenu de premières rencontres ce mercredi 6 mai, en recevant séparément les syndicats et le patronat, dans un climat social toujours bouillonnant. Le premier ministre voulait entendre les positions de chaque partie afin de fixer un ordre du jour de la tripartite à venir. Premières réunions et premiers différends : tout comme le gouvernement, le patronat et le syndicat des fonctionnaires CGFP plaident pour un ordre du jour resserré sur l’énergie et l’inflation. L’UEL veut en outre placer le sujet de la compétitivité au centre des débats. L’Union des syndicats, formée par le LCGB et l’OGBL, ne voit pas les choses ainsi et réclame un ordre du jour plus large, englobant le pouvoir d’achat, la sécurité de l’emploi, le logement et la santé. C’est-à-dire des sujets structurels, là où le gouvernement ne veut qu’aborder des sujets conjoncturels. La prochaine étape a lieu ce 12 mai, avec une première réunion à trois, au cours de laquelle il s’agira de poser un constat sur la situation économique. Les vraies négociations débuteront le 2 juin. À l’issue de ses premières rencontres, mercredi, Luc Frieden a rendu compte de « discussions très bonnes et constructives dans leur forme », sans témoigner davantage d’enthousiasme. Il vaut mieux rester prudent.

