
Le ministère de la Santé veut notamment réaliser des économies en régulant mieux la prescription de médicaments. (Photo : Arek Sacha/Pixabay)
La santé va mal, et l’État, les partenaires sociaux ainsi que les prestataires médicaux étaient à son chevet lors de la quadripartite santé du printemps, qui s’est tenue à Dudelange, ce mercredi 6 mai. Le constat déjà posé se confirme : les remboursements sont supérieurs aux cotisations, et le déficit de l’assurance maladie-maternité se creuse. Le solde négatif a atteint 102,1 millions d’euros en 2025 et devrait dépasser 125 millions en 2026. En 2027, le seuil légal minimum de réserve de 10 % des dépenses courantes ne serait plus respecté. Un « comité stratégique » doit proposer des solutions pérennisant le financement du système à long terme. Ses conclusions sont attendues pour l’automne. D’ici là, la ministre de la Santé, Martine Deprez, a annoncé des pistes d’économies et des gains d’efficacité, qui devraient réduire les dépenses de 96 millions en 2026, sans toucher aux remboursements. Elle a par exemple cité la délivrance de médicaments à l’unité, selon les besoins des patients. À moyen terme, la ministre n’exclut pas une hausse des cotisations, si le déficit n’est pas contenu. La discussion sur le financement de la santé est en partie plombée par la résiliation du conventionnement de l’Association des médecins et médecins dentistes (AMMD) avec la CNS, l’an dernier. Martine Deprez a profité de la quadripartite pour annoncer que les remboursements continueront d’être assurés au-delà de la date du 1er novembre, à partir de laquelle pesait une incertitude. Un règlement grand-ducal entrera en vigueur à cet effet. C’est déjà ça.

