Les temps sont chauds pour les socialistes. D’autant plus que dimanche dernier, lors de leur congrès, on a appris que le capitalisme avait une température : le président de la fraction, Lucien Lux, a martelé qu’il n’accepterait pas de « capitalisme froid ». C’est pourtant avec la même froideur que les dirigeants du LSAP s’en sont pris aux syndicats, avec lesquels les relations se distendent. Lux, qui a lui-même débuté sa carrière politique grâce à l’OGBL, n’a pas digéré que certains membres du parti constituant « l’aile syndicale » s’en prennent à la réforme des retraites. Et il le leur a fait savoir avec une certaine virulence. Les syndicats (et l’OBGL en première ligne) resteraient certes des « partenaires privilégiés », mais le LSAP n’en serait pas pour autant un « parti syndical ». Gageons que cette affirmation n’a étonné personne dans les couloirs de la centrale à Esch. Lux a également déploré la « politique de la chaise vide » pratiquée par les syndicats lors de la dernière tripartite. Pourtant, un membre, le bourgmestre de Mondercange Dan Kersch (situé à la gauche du parti), a tenté de donner corps à ce partenariat privilégié en présentant une motion qui proposait la création d’un « forum syndical », sorte de plate-forme d’échange entre le parti et les syndicats. Un texte rejeté massivement par les délégués. Le LSAP n’est définitivement pas un parti syndical.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

