Collections publiques : par-ci par-là

Déjà que le Luxembourg ne dispose toujours pas d’Archives nationales dignes de ce nom, les collections publiques d’œuvres d’art ne sont pas très bien organisées non plus. Le député DP André Bauler a voulu en savoir plus.

The Art Collection, Frans Francken II, 1636 Credit: Wellcome Library, London.

La construction d’un dépôt national pour les collections publiques est une des revendications du plan de développement culturel, le fameux KEP. En effet, les collections au niveau étatique sont éparses et regroupées plutôt par le hasard du calendrier que par une planification précise – digne de la nation culturelle que l’on voudrait bien être.

Le député Bauler a donc voulu savoir quelles étaient les collections prévues pour être stockées dans ce dépôt, si un inventaire existait et où on en était par rapport à la construction de ce dernier.

Il s’avère que la réponse ouvre la voie à plus de questions encore, qu’il faudra résoudre avant d’avancer. D’abord, la ministre de la Culture Sam Tanson note que « la notion de ‘collection publique’ n’est actuellement pas définie par le droit luxembourgeois », mais que le projet de loi sur le patrimoine culturel, déposé en août et qui attend toujours de passer devant la commission parlementaire en question, devrait y remédier.

Pour la ministre, « la nécessité d’un tel dépôt est incontestable, les instituts culturels soulignant régulièrement le manque d’espaces de stockage pour les œuvres d’art dont ils assument la garde ». Car une grande partie de ces instituts ne conservent qu’une partie de leurs collections in situ ; le reste se trouve dans des dépôts.

Ainsi, le MNHA a deux dépôts, le MNHN un dépôt à Kehlen, le CNRA (Centre national de recherche archéologique) en a dix, dont trois provisoires, et le Mudam a deux dépôts supplémentaires. Un premier inventaire a été dressé en juillet et les services du ministère estiment qu’il faudra trouver un endroit qui permet un stockage sur 30.500 mètres carrés.

Quant au bâtiment, « des concertations sont en cours » pour trouver le terrain idéal. Pourvu que ça ne prenne pas autant de temps que les Archives ou la Bibliothèque nationale…


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