Dialogue social : Allô, l’UEL… ?

von | 26.09.2019

Le patronat n’a plus envie des tripartites et rompt avec le modèle de dialogue social à la luxembourgeoise – de quoi rendre la rentrée politique déjà bien pourrie encore plus sordide.

Quand les trois grands syndicats représentatifs du pays se mettent à pondre un communiqué commun, c’est que l’heure doit être grave. Car malgré des taux de syndicalisation en baisse depuis des décennies au Luxembourg comme ailleurs en Europe, ces trois organisations jouent toujours un rôle déterminant dans le maintien de la paix sociale au pays. Une paix qui est aussi un des arguments de la place financière, quand il s’agit d’attirer des financements étrangers.

Ce qui s’est passé : au cours d’une réunion du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE) – l’organe du trilogue entre gouvernement, patronat et syndicat – du 18 février, c’est le patronat qui a claqué la porte, un geste plutôt incongru. Les représentant-e-s de l’UEL (Union des entreprises luxembourgeoises) ne veulent plus entendre parler de tripartite et du CPTE tout court. Ils refusent donc de perpétuer le dialogue social tel qu’il a été instauré au grand-duché depuis des décennies.

Mais il paraît que l’UEL préfère des discussions bilatérales avec le gouvernement à l’avenir, au lieu de se mettre autour de la table avec les syndicats directement. Alors que les syndicats espèrent que le patronat se ravise et revienne à la raison, des entretiens sont prévus entre l’UEL et le gouvernement et avec les syndicats – bilatéraux, s’il fallait le préciser encore.

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