Intégration des réfugié-e-s : surtout pas de hâte !

Alors que l’intégration des demandeurs de protection internationale est toujours sujet aussi brûlant, le gouvernement ne semble pas enclin à accélérer le pas.

Corinne Cahen, ministre de la Famille et de l’Intégration (© MDDI)

Se faire prendre en photo avec des réfugié-e-s ou poster son repas pris dans un restaurant monté par eux/elles est une chose. Si l’apport pour l’acceptation des personnes ayant fui la guerre est indiscutable, il est aussi nécessaire de parler de ce qui suit : l’intégration. Les problèmes de logement par exemple ou les difficultés à trouver un emploi stable frappent souvent les plus vulnérables et toute famille qui a trouvé refuge au grand-duché ne connaît pas une success story prête à être imprimée dans les magazines de papier glacé.

Une vérité dont le gouvernement semble avoir pris conscience, du moins indique-t-il dans l’accord de coalition vouloir « pérenniser les meilleurs projets » issus de la société civile après évaluation et que « les moyens nécessaires seront mis à disposition du ministère ayant l’intégration dans ses attributions pour mettre en œuvre le plan national d’intégration (PAN) ». Accessoirement, les phases du parcours d’intégration accompagné (PIA) seront développées, les contrats d’accueil et d’intégration adaptés et les cours de langues seront offerts en nombre suffisant.

C’est le député Déi Lénk Marc Baum qui, par le biais d’une question parlementaire, s’est collé à la tâche de demander où les travaux gouvernementaux en étaient par rapport aux ambitions affichées. Dans sa réponse, la ministre de la Famille et de l’Immigration, Corinne Cahen, reste pourtant très évasive. En ce qui concerne le PAN et le PIA (qui est toujours un projet pilote), une évaluation serait prévue. Pour les associations, c’est « une évaluation rigoureuse, qui sera réalisée par des instituts indépendants » qui leur sera dévolue. Mais la ministre prévient qu’un «  calendrier précis (…) n’a pas encore été arrêté ». En d’autres mots, ce dossier continuera de brûler encore un temps dans ses tiroirs.


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