Le nouveau rapport au Club of Rome, intitulé « Earth for All », est paru en septembre dernier. Comme nous l’avions signalé, il se distingue de certains discours alarmistes mais centrés uniquement sur l’écologie, car il prône une approche holistique (woxx 1699). Ainsi, par exemple, parmi les cinq grands revirements proposés, trois sont d’ordre social, et celui de l’énergie propre ne vient qu’en cinquième position. Lundi 20 février, Jørgen Randers, un des auteurs de ce rapport – et de quelques autres –, sera au Luxembourg pour en parler, invité par le Mouvement écologique en collaboration avec une douzaine d’autres ONG. Si cet expert norvégien est peu connu du grand public, certain-es se souviendront tout de même de ses qualités d’orateur lors de son passage au Luxembourg en 2013. À l’époque, il venait de publier « 2052 − A Global Forecast », un livre dans lequel il prédisait les évolutions sur 40 ans. Plutôt qu’un scénario catastrophe, il s’agit d’une politique-fiction où une partie des problèmes de l’humanité sont maîtrisés à court terme, mais qui débouche sur une accumulation de CO2 et d’autres dysfonctionnements – l’apocalypse ne nous tombant dessus qu’à partir de 2052 justement. Évidemment, jouer les Cassandre permettait aussi à Randers de communiquer sur les défis méconnus et la nécessité d’agir rapidement. Entre-temps, nous avons eu les Fridays for Future, la covid et la guerre en Ukraine. Il sera intéressant de voir comment les appréciations de l’auteur ont pu changer – ou pas. Si vous ne maîtrisez pas la langue de Darwin et de Thoreau, sachez que, bien qu’une version allemande existe, « Earth for All » n’a pas été traduit en français, mais que la conférence sera interprétée en direct. Détails et inscription : meco.lu
Quality of Work Index : Le travail, c’est toujours pas la santé
Les conditions de travail se dégradent au fil des ans. C’est le constat dressé par la Chambre des salariés (CSL) dans l’édition 2025 du « Quality of Work Index Luxembourg ». L’insatisfaction au travail n’a jamais été aussi élevée depuis l’existence de cette étude qui, cette année, met l’accent sur le déficit en matière de formation continue.

