Jean Colombera n’est pas un député comme les autres. Le médecin du Nord n’hésite pas à prendre position sur des sujets auxquels son parti, l’ADR, n’ose même pas rêver. Ce fut à nouveau le cas cette semaine à travers une question parlementaire adressée à la ministre de l’Egalité des chances. Colombera s’y enquiert de la situation des personnes transgenres – qu’il qualifie sommairement d’ « hermaphrodites ». Mais, les quatre questions qu’il pose sont pertinentes, à savoir : ce que la ministre entend entreprendre pour assurer à ces personnes le droit à l’autodétermination de leur identité propre, la reconnaissance constitutionnelle d’un « troisième sexe » et l’élaboration d’une loi sur l’identité des genres. Finalement, il lui demande ce qu’elle pense de l’attribution arbitraire d’un sexe à un enfant ou adolescent sans son consentement. Autant de perches tendues qui auraient permis à la ministre de prouver qu’elle et son ministère peuvent réellement servir à autre chose qu’à la publication de gentilles brochures. Malheureusement, elle n’a même pas jugé utile d’y répondre. C’est son collègue à la Justice, François Biltgen, qui s’est collé à la tâche. Mais il ne s’est pas foulé : lapidaire, il a répondu que le gouvernement ne voyait aucune raison d’agir, mais qu’il suivait les discussions internationales en la matière. Les personnes transgenres savent désormais ce que le gouvernement pense d’elles et d’eux : rien.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

