Blasband Philippe: Mission accomplie au Luxembourg

Dans son premier long métrage, Philippe Blasband nous invitera dès avril 2002 à suivre le conte d’un méchant ordinaire: „Un honnête commerçant“ … de la drogue. WOXX s’est rendu sur les lieux du tournage.

On tourne! Concentration maximale pour le réalisateur Philippe Blasband.
Photo: Christian Mosar

„… et coupez!“ Terminés les corps à corps et les culbutes sur les matelas de la salle sportive de l’école primaire de Rodange, terminés les longs interrogatoires du suspect principal des meurtres Verkamen (Benoî t Verhaert) par l’inspecteur Denoote (Frédéric Bodson), terminée l’apparition fantôme de Monsieur Chevalier (Philippe Noiret), qui incarne le rôle du mentor ou du souffleur de mal.

La caravane du septième art plie désormais bagage. Et si on dit bagage, cela signifie tout un éventail de matériel allant du plus banal ruban adhésif multicolore aux installations d’éclairage, en passant par caméra, vidéo, enregistreur son … Toute une logistique qui sera transportée vers la Wallonie où se terminera d’ici peu le tournage du polar produit par Samsa et Artémis, avec un scénario et une réalisation signés Philippe Blasband.

Né en 1964 à Téhéran, mi-juif du côté paternel, il compte parmi sa filmographie des oeuvres considérables. Sa particularité est qu’il joue sur plusieurs plans: monteur de par sa formation de base, il déploie sa créativité en tant que scénariste, dramaturge, romancier et désormais comme metteur en scène. Ses messages passent aussi bien par le mot imprimé que par les images. Vous aurez peut-être remarqué son trait de plume dans „Max et Bobo“ et surtout dans „Une liaison pornographique“ et „Elles“. Actuellement il agit derrière la caméra, réalisant son propre scénario qu’il a commencé à mijoter il y a huit ans.

De par ses origines, Blasband s`intéresse au „Mal Absolu qui est en germe en chacun de nous“ comme il l’illustre dans son roman „Le Livre des Rabinovitch“ et comme il l’indique dans sa note d’intention pour son film actuel: „La solidarité, la création, l’entraide font autant partie de la nature de l’humain que les massacres et les camps de concentration. Il faut regarder le Mal Absolu en face pour voir à quel point il est bêtement humain.“ Le film suivra de près le „visage humain“ du mal incarné par un commerçant de drogue.

Sur le plateau du tournage tout semble se passer de façon très naturelle. Philippe Blasband souligne l’importance des interactions. Il sait ce qu’il veut, donne de courtes instructions de base tout en laissant aux acteurs leur liberté de création. Il observe, réfléchit, et crée petit à petit la matière première qui sera assemblée plus tard dans le studio de montage à Bruxelles. Le réalisateur confiera le montage à un collègue et attend dans un premier temps ce que celui-ci proposera. A nouveau cet esprit d’échange, de travail commun. Ce sont des conditions de travail qu’apprécie aussi l’autre Philippe: eh oui, le grand Philippe Noiret. Après s’être à nouveau tourné vers le théâtre pendant les trois années passées, il a été attiré par le scénario de Blasband et a décidé d’accepter le rôle du souffleur de mal. Et il ne regrette pas d’être venu dans les terres belgo-luxembourgeoises pour effectuer ses „coupables activités“, comme il les appelle en souriant, allumant le cigare cubain obligatoire.


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