« En l’absence d’une telle réglementation, tout le monde pourrait se déclarer ostéopathe », c’est une des raisons avancées par la ministre de la Santé Lydia Mutsch mardi dernier, lors de la présentation des nouvelles dipositions sur l’exercice de l’ostéopathie. En fait, le titre d’ostéopathe sera intégré à la loi gouvernant les professions de santé distinctes de celle de médecin. Pour pouvoir exercer, les ostéopathes doivent en principe avoir une formation de niveau master et respecter certaines règles, notamment concernant la collaboration avec les médecins. En 2013, l’opportunité d’une telle réglementation avait fait consensus entre les trois partis et avait été reprise dans l’accord de coalition. Dans leurs programmes électoraux, les trois partis s’étaient d’ailleurs prononcés sur les « médecines non conventionnelles », le DP insistant notamment sur la différenciation par rapport à la médecine conventionnelle. Quant au remboursement des prestations de l’ostéopathie, seuls les Verts l’avaient revendiqué, au même titre que pour d’autres thérapies complémentaires. Ils ont réussi à faire inscrire dans l’accord de coalition que le gouvernement « oeuvrerait » à faire rembourser ces thérapies. Une proposition endossée par la ministre, appuyée depuis longtemps par l’OGBL et qui devra être concrétisée au niveau de la Caisse nationale de santé, gérée sur un mode quadripartite.
Harcèlement moral : plus de moyens pour l’ITM
En avril 2023, la Chambre adoptait une loi pour lutter contre le harcèlement moral au travail, en confiant à l’Inspection du travail et des mines (ITM) la charge de traiter les plaintes et de mener d’éventuelles enquêtes. Où en est-on trois ans après ? Répondant à une question parlementaire du député pirate Sven Clement, le ministre du...

