Série : Que reste-t-il de nos amours ? (9/10) : « Les appareils remplacent la conversation »

Originaire du Monténégro, Muzafer Skrijelj habitait en Bosnie avant de venir au Luxembourg en 1992. Depuis juillet 1995, il travaille à la pizzeria Créole qui est devenue « presque un symbole, un repère pour des personnes de tous les âges ».

Photos : Paulo Jorge Lobo

Ma vie a traversé une phase difficile quand la guerre a éclaté. En 1992, j’ai dû arrêter mes études de mécanique générale et quitter mon pays. C’était assez dramatique. Mes parents sont restés au Monténégro et je suis parti, parce que je ne voulais pas être enrôlé dans l’armée.

J’étais déjà venu au Luxembourg en 1985. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (8/10) : Rencontres autour du cigare

Isabel Melanda et Zito Gomes se sont rencontrés au Luxembourg, en 1997. Aujourd’hui, ils tiennent ensemble un commerce qui a vu le jour en 1948. Isabel, née à Santarém, au Portugal, est arrivée à Luxembourg en 1995 avec l’intention d’y rester un an. Elle a rencontré Zito et n’est plus partie. Nous avons parlé longuement avec Zito, tandis qu’Isabel s’occupait du magasin.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Je suis né à Gabela (Angola), en 1970. Mon père était gérant d’une plantation de café. J’ai de très bons souvenirs de cette époque-là. Après l’indépendance, nous sommes partis au Portugal et nous sommes installés à Lisbonne. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (7/10) : Une certaine fierté

Psychiatre et psychanalyste, André Michels s’est installé avenue de la Liberté en 1979. Il n’y habite plus, mais y a gardé son cabinet. Son balcon est un excellent poste d’observation.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Auparavant, je n’avais jamais imaginé que je m’installerais ici, mais une fois ici, j’y ai trouvé énormément d’avantages et, en particulier, la proximité de la gare. C’était pratique pour moi ainsi que pour mes patient-e-s.

Au début, j’ai été frappé par le tissu humain, moins mixte qu’aujourd’hui. Des familles y habitaient depuis longtemps, certaines depuis un siècle. Des gens qui étaient beaucoup plus âgés que moi me racontaient leur vie dans ce quartier, parlaient de la guerre, de leurs enfants. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (6/10) : La rue des Italiens

Née en 1966 rue Glesener, Michèle Hilger-Henricy a toujours habité dans ce quartier. On peut la rencontrer au retour de son jogging, à vélo dans la Pétrusse ou dans son cabinet de kinésithérapie, ou chez Ouni. Comme son père, Paul Henricy, elle est une vraie Garer !

Photos : Paulo Jorge Lobo

« Jusqu’à dix ans, j’habitais rue Glesener ; ensuite j’ai déménagé rue de Strasbourg et depuis mon mariage j’habite rue des États-Unis. Ma première école a été la Nilles Schoul, dans la rue de Strasbourg, où se trouve le centre sociétaire. Mes camarades étaient d’origines très diverses : des Italien-ne-s surtout, mais aussi des Français-e-s, des Suisses et un Allemand. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (5/10) : « Il y avait cinq cinémas ! »

Originaire de Grenade, Rafael Fernández est arrivé au Luxembourg fin octobre 1973. Il avait 16 ans et demi. Amateur de sports et de flamenco, bon vivant, généreux et communicatif, il a dû fermer son restaurant en automne 2018, en raison du loyer devenu inabordable. Mais il est resté dans son quartier.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Le 2 novembre 1973, j’ai commencé à travailler à l’hôtel Italia. Mes frères Antonio et Juanito y travaillaient aussi, l’un comme cuisinier et l’autre comme maître d’hôtel. Moi, j’étais serveur et parfois donnais un coup de main en cuisine. Au début, j’habitais rue Bernard Haal. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (4/10) : « Beaucoup de livres pour que mon âme ne meure pas ! »

Avec cette citation de Fédor Dostoïevski, reprise par Federico García Lorca dans une allocution lors de l’inauguration de la bibliothèque de son village natal, nous remercions les responsables des deux librairies du quartier de la gare, Paul Bauler et Maggy Fantini, de résister et de contribuer à la richesse culturelle du pays.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Autrefois appelée Léon Reuter, comme son fondateur, les origines de la librairie Um Fieldgen remontent à 1950. D’abord située place de la Gare, ensuite rue Origer, elle se trouve rue Glesener depuis 1975. « Suivant la mode de l’époque de donner des noms luxembourgeois et puisque cet endroit s’appelle Um Fieldgen, nous l’avons renommée ainsi, tout en gardant ‘librairie’, plus facile à reconnaître que ‘Bicherbuttek’ », nous raconte l’actuel patron Paul Bauler, « Elle est devenue une librairie généraliste et internationale, avec une spécialité : droit et fiscalité, sans oublier le volet scolaire, toujours très important. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (3/10) : « Derrière les apparences… »

Les présentations ayant été faites après les déclarations d’amour, et parce que tout ce qui brille n’est pas or, nous poursuivons la conversation chorale sur notre cher quartier de la gare, avec des réflexions autour des clichés qui lui collent à la peau et sur la gentrification en cours. Un grand merci, les ami-e-s !

Photos : Paulo Jorge Lobo

Paula A. : « On entend souvent parler des dangers du quartier de la gare. Or, dans tous les quartiers de toutes les gares du monde, on trouve de la marginalité. Et si une bagarre ou une arrestation constituent une nouvelle et que les journaux en parlent, c’est parce que ces faits restent assez extraordinaires. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (2/10) : « Personne n’habite à la gare »

Vous avez dit interculturel ? Le quartier de la gare à Luxembourg-ville est en effet un des rares lieux de mélange culturel et social qui subsistent dans la capitale – même si la gentrification y pénètre aussi. La preuve par des témoignages récoltés dans les rues du quartier.

Tiago da Silva, gérant depuis avril 2018 du Clube do Porto Luxemburgo. (Photos : Paulo Jorge Lobo)

« Dans un coin, on peut découvrir le monde », disait un ami très cher. C’est le cas dans cette rue : un café avec un autre en face et un troisième un peu plus loin. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (1/10) : « Ce quartier ressemble au bassin minier »

Historienne et résidente dans le quartier de la gare depuis 1989, Antoinette Reuter ouvre le bal de notre promenade.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Je me suis installée dans le quartier en 1989, mais je le connaissais déjà un peu, car ma tante y habitait, et enfant je venais en vacances chez elle. Je me souviens des beaux guichets de la poste, qui se trouvait alors dans la gare. Et de la laiterie, style fermette, au boulevard d’Avranches, où l’on pouvait acheter du lait et la merveille des merveilles à l’époque, du yaourt ! Ce quartier ressemble au Bassin minier, dont je suis originaire. mehr lesen / lire plus

Folk-Clupp : « De vrais dinosaures »

En 2002, nous avons fêté le 25e anniversaire du Folk-Clupp. Et nous revoici pour lancer la célébration du 40e. Entretien avec Marco Uhres, Martine Goergen et Jérôme Levy.

Marco Uhres, Martine Goergen et Jérôme Levy, trois des cinq dinosaures du comité du Folk-Clupp. (Photo : Paca Rimbau Hernandez)

woxx : Y a-t-il des changements à signaler depuis 2002 ?


Folk-Clupp : Bien sûr. Pour commencer, le nombre de membres du comité s’est réduit à cinq : Marco Uhres, Martine Goergen, Jérôme Levy, Marc Espen et Aloyse Harles. De vrais dinosaures ! Et la vie est devenue un peu plus compliquée pour le Folk-Clupp, notamment en ce qui concerne l’organisation. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (4/4) 
: Jeunes et pleines d’espoir


Originaire de Santa Rita do Planalto (Brésil), Ronane est arrivée au Luxembourg en janvier 2003, à l’âge de 24 ans. En 2007, dans l’exposition « Retour de Babel », sa tête était cachée dans une boîte en carton. Plus maintenant.

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« Je suis une habitante du Luxembourg. » (Photo : © Andrés Lejona/CLAE/Retour de Babel 2007
)

Je viens de Santa Rita do Planalto, un très petit village d’Itanhém, dans l’État brésilien de Bahia. Ma meilleure amie, marraine de ma fille, s’était installée au Luxembourg et m’a suggéré de la rejoindre. Les conditions de vie chez moi étaient vraiment difficiles et je me suis décidée. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (3/4)
 : Comme une pierre taillée


Originaire de Berat en Albanie, Bashkim est arrivé avec son épouse en septembre 2000. Depuis seize ans, ils construisent leur vie ici avec leur fils, qui est né au Luxembourg.

Berat, située sur la rive droite de la rivière Osum. (Photo : Jason Rogers/flickr, CC BY 2.0)

Berat, située sur la rive droite de la rivière Osum. (Photo : Jason Rogers/flickr, CC BY 2.0)

Je viens de Berat, une ville très ancienne au centre de l’Albanie. Elle a hébergé de nombreuses civilisations, dont chacune a contribué à bâtir son histoire et a laissé des traces sur les pierres. Moi-même, je suis comme une pierre taillée : j’ai beaucoup bougé, dans le but de reconstruire le puzzle de la vie. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (2/4)
 : Jamais de regrets

Aubert est originaire de Côte d‘Ivoire. Il est arrivé au Luxembourg avec sa femme en 2008 et a reçu ses papiers deux ans plus tard. Il revient ici sur sur sa vie depuis qu‘il a quitté son pays d‘origine.

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La ville natale d’Aubert, Man, est célèbre pour ses cascades. (Photo : Markos Kavesna/flickr)

Mon épouse, enceinte, et moi sommes arrivés en mai 2008. Des amis nous avaient aidé à quitter la Côte d’Ivoire. Après une première étape en Italie et un long voyage en voiture, nous nous sommes retrouvés à la gare de Luxembourg. C’était un jour ouvrable, tôt le matin. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (1/4)
 : Être libre de vivre


Sandra a 20 ans. Originaire du Kosovo, elle est arrivée au Luxembourg en 2010. Ses papiers, elle les a obtenus en 2016 seulement. Elle revient ici sur son parcours de combattante.

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Vue sur Mogila, au Kosovo,
depuis Prilep en Macédoine. (Photo : Markos Kavesna/flickr
)

Je viens de Mogila, un petit village du sud du Kosovo, près de la frontière avec la Macédoine. J’y ai habité jusqu’à mes 14 ans, avec mes parents et mes deux frères.

Nous sommes arrivés à la gare de Luxembourg le dimanche 18 juillet 2010, après un long voyage en camionnette. Il n’y avait personne dans la rue. mehr lesen / lire plus

OPE: Témoignages

Louise (*)

Arrivée : Une connaissance m’en a parlé. Je m’intéressais au théâtre et en particulier à l’improvisation. Je n’étais même pas inscrite à l’Adem. Quand j’ai téléphoné à Archipel, une agente de développement culturel m’a dit que je devais le faire. Je l’ai fait, pour recevoir une carte d’assignation. La placeuse de l’Adem m’a posé beaucoup de problèmes, car j’étais trop qualifiée pour aller travailler chez Archipel. Je ne comprenais vraiment pas, car l’activité me paraissait intéressante. Je me suis battue pour cette carte d’assignation et après cinq mois, j’ai enfin intégré le projet Théâtre Forum. J’ai commencé à travailler en même temps que deux autres comédiennes. mehr lesen / lire plus

ÉCONOMIE SOLIDAIRE ET RÉEMPLOI: « Den OPE ass dout »

Deux mois après le licenciement des collaboratrices et collaborateurs d’Objectif plein emploi, le woxx tire un premier bilan.

Par Paca Rimbau Hernández et Richard Graf

Ce vendredi 28 juin, l’avant-dernière page d‘ « Objectif plein emploi » sera tournée : les responsables de l’initiative vont mettre définitivement la clé sous le paillasson au centre de ressources, c’est-à-dire le siège situé au Moulin Bestgen à Schifflange. L’a.s.b.l. va continuer à exister formellement, car une assignation en dissolution lui a été adressée le 29 mai. Les responsables devront donc comparaître devant le tribunal, qui dissoudra définitivement cette entité qui employait, il y a peu encore, plus de 100 personnes. mehr lesen / lire plus

LITTERATURE ESPAGNOLE: « Ces jours bleus et ce soleil de l’enfance »

Parmi les exilés qui n’ont pas eu l’occasion de retourner en Espagne se trouve le poète Antonio Machado, décédé à Collioure le 22 février 1939, quelques jours après avoir traversé la frontière. Le professeur de littérature espagnole de l’université de Saragosse, José-Carlos Mainer donne des détails sur son sort et son art.

ANTONIO MACHADO
Poète espagnol, né en 1875 et mort en 1939. Il fut un membre du mouvement littéraire connu sous le nom de génération de 98. Ses textes mélancoliques et intimistes racontent son amour de la terre mais aussi les tragédies qui le frappèrent de son vivant, comme la mort de sa jeune femme Leonor.

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GUERRE D’ESPAGNE: Récupérer la mémoire

Alicia Alted Vigil est professeure d’histoire. Elle est notamment spécialiste de la guerre civil et de l’exil espagnol qui s’ensuivit.

ALICIA ALTED VIGIL
est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Nationale d’Education à Distance de Madrid (UNED) et membre du Réseau européen Exilio et de la direction d’AEMIC (Association pour l’étude des exils et des migrations ibériques contemporains). Lundi 23 novembre, à 19h30, au casino de Bonnevoie, elle tiendra une conférence intitulée: Les exilés républicains espagnols dans une Europe en guerre.

woxx : Peut-on parler d’étapes ou de moments marquants de l’exil
républicain espagnol ?

Alicia Alted Vigil : L’exil strictu sensu se produit suite à la défaite du front catalan, le 26 janvier 1936. mehr lesen / lire plus

SELMA HADROVIC-SCHAULS: Aidez-moi, j’ai un accent

Après « Sevdah de luxe », Selma Hadrovic-Schauls, née à Mostar en 1962, présente son nouveau travail : le CD « Aidez-moi, j’ai un accent ». Le lancement a eu lieu par des concerts à la Philharmonie et dans le cadre du 1er mai à Neumünster.

woxx : Depuis « Sevdah de luxe » en avril 2002 (1) jusqu’à « Aidez-moi, j’ai un accent », qu’est-ce qui a changé en vous ? Quelle est l’évolution depuis le travail précédant ?

Selma Hadrovic-Schauls : En 2002, suite au démembrement de l’ex-Yougoslavie, j’ai voulu présenter mon histoire en chantant comme je le faisais avec les amis de mon pays, pour soulager la douleur et garder les souvenirs. mehr lesen / lire plus

HANDICAP: L’essentiel est invisible

José Alfaro Gómez est né à Cadix en 1965, dans une famille de cinq enfants. Il est agent de développement social. Depuis septembre 2007, il travaille au Luxembourg, en tant que stagiaire dans le cadre du programme pilote du Parlement européen en faveur des personnes handicapées. Il interviendra lors de la soirée documentaire du 23 février, dédiée au thème « Handicap et accessibilité », dans le cadre de la troisième édition d’ « Autres Regards » – qui aura lieu au centre culturel de rencontre de l’abbaye de Neumünster.

On voit mal qu‘il voit mal, pourtant José Alfaro Gómez a été discriminé à cause de son handicap.

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