James Leader : The Venus Zone

Le Concours littéraire national était consacré l’année dernière à la littérature de jeunesse. C’est sûrement la raison pour laquelle ce roman est estampillé « pour adolescents » : il a en effet remporté le premier prix de cette catégorie. Une classification trompeuse cependant, car malgré le style simple et lisible qui privilégie l’action et les dialogues, il y a une véritable profondeur de réflexion qui s’ajoute à l’intrigue menée tambour battant par James Leader. Si le jeune Thibault s’éprend de sa séduisante (et poétesse) cousine Venus, l’histoire d’amour se déroule tout de même sur fond de kidnapping d’un PDG de multinationale minière avec la ferme intention de « renverser le capitalisme ». Plein d’humour british, l’auteur décrit avec réussite cette contradiction douloureuse qui consiste à faire partie intégrante d’un système dont on veut la perte. Les adultes y trouveront donc aussi leur compte. Comme si traiter un tel sujet depuis le petit grand-duché, soldat infatigable du libéralisme, ne suffisait pas, Leader s’autoédite… chez Amazon, qui en prend pour son grade dans le roman. De quoi le rendre encore plus sympathique.


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