Arcelormittal : Feu vert de la commission

C’est fait : la Commission européenne vient de donner son accord à Arcelormittal pour l’acquisition de l’usine Ilva à Tarente dans les Pouilles italiennes – du coup, le site de Dudelange changera de propriétaire.

L’usine de galvanisation de Dudelange est dans le même package que quatre autres usines (en Italie, Roumanie, Macédoine et République tchèque) qu’Arcelormittal va revendre à Liberty House – autre investisseur indien – dans le but d’acquérir l’usine Ilva. Cette dernière qui est à l’origine d’un scandale écologique considérable, a pourtant attiré l’attention du géant de l’acier pour sa grande productivité.

Pour des raisons économiques – il faut éviter qu’une seule firme ne domine trop le marché européen – la Commission européenne a forcé Arcelormittal à vendre d’autres sites. mehr lesen / lire plus

OGBL : Changement de génération

Non élu à la Chambre des salarié-e-s, André Roeltgen annonce son retrait de la présidence de l’OGBL.

20 ans séparent Nora Back, la future présidente de l’OGBL, d’André Roeltgen, qui va s’investir complètement dans la préparation du congrès de décembre. L’actuelle secrétaire générale dit vouloir « assumer ses responsabilités », alors que ce changement à la tête du principal syndicat national vient bien plus tôt que prévu. (Photos : woxx)

Avant d’annoncer à la conférence de presse de mardi dernier son intention de céder la présidence de l’OGBL lors d’un congrès prévu pour décembre, André Roeltgen a expliqué en long et en large pourquoi, d’après lui, son résultat personnel décevant pour les élections de la Chambre des salarié-e-s (CSL), mais aussi le résultat global tant au niveau de la CSL que des délégations du personnel dans les entreprises, ne devraient justement pas inciter le plus grand syndicat luxembourgeois à opérer un tel changement à sa tête. mehr lesen / lire plus

Droits d’émissions de CO2 : l’État gagne finalement

Dans l’histoire interminable autour des droits d’émission non utilisés après la fermeture de l’usine de Schifflange, l’État luxembourgeois vient de remporter un round devant la cour administrative.

L’affaire a ses origines dans les temps immémoriaux où le CSV était encore au pouvoir et que Jean-Claude Juncker régnait sur le pays de sa main tranquille. Pour permettre à un de ses plus gros pollueurs, Arcelormittal, de continuer à produire de l’acier sans trop se soucier de ses émissions de CO2, le gouvernement vient en aide régulièrement en lui achetant des quotas d’émissions de gaz à effet de serre. Cet exercice de casuistique jésuite à échelle industrielle, tant il ressemble au commerce des indulgences au Moyen Âge, a pour but de garantir la compétitivité des industries sans qu’elles se soucient trop de leur impact écologique – pris en charge par l’argent de l’État. mehr lesen / lire plus

ArcelorMittal : Liberty House rafle la mise

Après l’offre de Salzgitter, ce sera donc à Liberty House – un fonds financier spécialisé dans l’industrie métallurgique – de reprendre le dessus dans la reprise du site de galvanisation à Dudelange.

(Image : screenshot Liberty House)

Pour rappel, le site de Dudelange se trouve dans le lot d’usines qu’ArcelorMittal doit revendre afin d’incorporer l’usine Ilva à Tarente (Pouilles) en Italie. Depuis le feu vert de la Commission européenne, les tractations autour d’un repreneur avaient commencé en coulisses. Une première offre de la Salzgitter AG avait été vue plutôt positivement par les syndicats OGBL et LCGB.

Pourtant, selon un communiqué d’ArcelorMittal, c’est Liberty House, plus précisément sa succursale Liberty Steel, un fonds financier fondé en 1992 et spécialisé dans l’acier, l’aluminium et l’ingénierie qui a reçu l’accord d’incorporer les usines de Dudelange et de Liège (les sites de Flemalle et de Tilleur) dans un package. mehr lesen / lire plus

Quotas d’Arcelormittal : le gouvernement en appel

Avec 80.922 quotas d’émission de gaz à effet de serre à rendre après la cessation d’activité à Schifflange, Arcelormittal avait une ardoise sérieuse auprès du gouvernement – que le fabricant refuse toujours de régler.

C’est une politique industrielle comme une autre : pour ne pas risquer de déplaire au grand industriel, le Luxembourg a pris en charge ses quotas d’émission de gaz à effet de serre. Ainsi, Arcelormittal pouvait polluer sans payer, et le gouvernement avait une petite garantie que le géant de l’acier n’allait pas fermer boutique de sitôt. Sauf qu’Arcelormittal n’en avait cure et a fermé le site de Schifflange en 2012, au grand dam du gouvernement Juncker et des syndicats de l’époque. mehr lesen / lire plus

ArcelorMittal : Ilva est dans la poche

Après des mois de tractations économiques et politiques, le géant de l’acier pourra enfin s’offrir le site polluant près de la ville de Tarente dans les Pouilles.

Le 15 septembre, le site industriel Ilva va changer de main. ArcelorMittal aura eu raison des résistances des syndicats et du gouvernement italien – surtout du mouvement Cinque Stelle, qui avait promis de fermer l’usine extrêmement polluante. Promettant un peu moins de licenciements et quelques mesures écologiques, le plus grand site de production d’acier européen sera donc tombé dans l’escarcelle d’ArcelorMittal.

Ce qui signifie également que le site de Dudelange devra être vendu au plus vite – une tâche qui incombera donc partiellement au gouvernement encore en place. mehr lesen / lire plus

Arcelormittal Dudelange : Les Italiens compliquent les choses

Pollution mortelle à l’usine Ilva à Tarente. (©wikimedia_commons)

La fin de la bataille pour l’avenir de l’usine de galvanisation de Dudelange n’est pas pour demain – le nouveau gouvernement italien ne veut pas laisser faire Arcelormittal aussi rapidement dans la reprise d’Ilva.

Décidément, l’appétit du géant de l’acier Arcelormittal pour les aciéries Ilva à Tarente en Italie n’est pas près d’être assouvi. Le nouveau gouvernement italien réunissant fascistes et populistes ne veut pas voir ce fleuron de son industrie passer sous la coupe du milliardaire indien Lakshmi Mittal aussi vite. En cause, non seulement l’éternel rengaine du « diktat » de Bruxelles (répétée par l’ADR luxembourgeois à cause des règles sur la concurrence concernant la vente forcée de l’usine luxembourgeoise en cas de rachat d’Ilva) mais également d’autres facteurs, plus compréhensibles. mehr lesen / lire plus

Arcelormittal : Schneider échoue

Un ministre de l’Économie en plein état de galvanisation après que la Commission européenne a donné feu vert aux plans de reprise de l’aciériste italien Ilva.

(côté gauche, de g. à dr.) Patrick Nickels, ministère de l’Économie ; Dan Biancalana, bourgmestre de la Ville de Dudelange ; Étienne Schneider, vice-premier ministre, ministre de l’Économie ; Nicolas Schmit, ministre du Travail, de l’Emploi et l’Économie sociale et solidaire ; Gary Tunsch, ministère du Travail, de l’Emploi et l’Économie sociale et solidaire ; Nadine Welter, ministère du Travail, de l’Emploi et l’Économie sociale et solidaire — (à droite) les représentants des syndicats OGBL et LCGB (© MECO)

Étienne Schneider n’est pas content, il « déplore » et « regrette » la décision de Bruxelles d’autoriser la reprise de Ilva par Arcelormittal – qui implique la revente de l’usine de galvanisation de Dudelange à cause des accords sur la concurrence. mehr lesen / lire plus

Arcelormittal : Dudelange sur la sellette

Le calme de ces dernières années dans le dossier Arcelormittal était tout relatif : la semaine dernière, le géant de l’acier a mis le site de Dudelange sur une liste d’usines dont il veut se séparer pour continuer son expansion.

(©industrie.lu)

Étienne Schneider semble avoir changé d’avis depuis l’interview accordée au woxx en février 2013 (alors qu’il venait fraîchement de prendre la succession de Jeannot Krecké à la tête du ministère de l’Économie) : « Économiquement parlant, tous les actes de Mittal sont compréhensibles », rétorquait-il à la question de savoir pourquoi il refusait de montrer du doigt le magnat Lakshmi Mittal alors que ce dernier s’apprêtait à fermer les sites de Schifflange et de Rodange, cela même après qu’un audit fuité à l’époque les décrivait comme rentables. mehr lesen / lire plus

Électricité verte (2/3) : pour quoi faire ?

Après avoir présenté leur classement de l’électricité verte, nous analysons la démarche de Greenpeace et du Mouvement écologique en la matière.

Utiliser le pouvoir des consommatrices et consommateurs pour favoriser les énergies renouvelables, profiter de la libéralisation pour briser le monopole des grandes compagnies fossiles – voilà le rêve de nombreux écologistes à la fin des années 1990, quand l’UE a commencé à libéraliser le marché de l’électricité. Un rêve que continuent à caresser Greenpeace et le Mouvement écologique quand ils recommandent d’acheter tel type d’électricité plutôt que tel autre (voir l’article précédent).

Tout le monde il est vert

Les ONG relèvent que la part d’énergie renouvelable a fortement augmenté depuis leur premier classement « électricité verte » en 2007. mehr lesen / lire plus

Pollution: Deux poids, deux mesures

Le Mouvement écologique et l’initiative « Stop Dioxin » en ont marre : le haut-fourneau électrique d’Esch-Belval continue de dépasser constamment les limites de pollution. Les deux associations prévoient des actions politiques et veulent emprunter la voie judiciaire.

Photo : flickr senor codo.

Que le Sud industriel n’est pas à l’abri d’une pollution importante n’est pas vraiment une nouvelle. Pourtant, avec les années – et surtout avec l’arrivée des écologistes au pouvoir – on aurait pu espérer une amélioration des choses. Or, c’est justement une stagnation à haut niveau que constatent le Mouvement écologique et l’initiative Stop Dioxin.

Membres tous les deux du comité de suivi instauré il y a cinq ans, qui comprend aussi des représentants d’Arcelormittal, des communes riveraines et de l’Administration de l’environnement, ils sont confrontés perpétuellement au même dilemme. mehr lesen / lire plus