CINÉMA DU SUD: Qui va nourrir le monde de demain ?

Sécurité alimentaire, biodiversité agricole, emploi, climat, environnement : le festival « Cinéma du Sud » sera consacré à l’agriculture familiale et les défis de l’avenir que celle-ci doit relever.

(PHOTO : SOS-FAIM)

L’agriculture familiale se caractérise par des exploitations qui font essentiellement appel aux membres de la famille pour leur gestion et main-d’oeuvre. Depuis toujours, elle occupe une place privilégiée parmi les activités humaines. Avec plus de 500 millions de fermes familiales dans le monde, elle demeure la forme dominante d’agriculture dans les pays développés comme en développement, d’où son importance dans la réduction de la faim et de la pauvreté rurale.

Première source d’emplois et d’approvisionnement en produits alimentaires, elle est liée de manière indissociable à la sécurité alimentaire mondiale. Elle contribue également à la préservation des produits alimentaires traditionnels, à une alimentation saine et équilibrée, à la conservation de la biodiversité et à l’utilisation durable des ressources naturelles. L’agriculture familiale peut être un moyen de stimuler les économies locales, surtout si elle est combinée avec des politiques spécifiques axées sur la protection sociale et le bien-être des communautés.

Le festival « Cinéma du Sud » se déroulera au Ciné Utopia. Chacune de ces soirées sera suivie d’un débat.

Mardi 22 avril 18h30

La era del buen vivir

Réalisation : Aline Dehasse, Jeroen Verhoeven et Loïc Dehasse – Quinoa asbl – 2011 Durée : 52 min., vo espagnole – st. fr, documentaire

Le film raconte l’histoire de Mayas d’aujourd’hui. Après 500 ans de colonisation et une guerre civile sanglante, ceux-ci font face à la globalisation de la société de consommation, à des difficultés d’accès à la terre, au pillage des ressources naturelles et aux impacts du réchauffement climatique. Mettant en pratique leur définition du développement, bien loin des conceptions imposées par l’Occident, ils construisent leurs propres solutions pour demain. Le point fort de ce film est sans conteste la richesse des thèmes abordés, qui participent à la définition de la problématique de la souveraineté alimentaire. Le message est clair sans être culpabilisateur. On aborde également les thèmes relatifs au respect de la diversité culturelle et du droit des peuples à définir, selon un schéma démocratique, leur modèle de développement humain et durable.

Jeudi 24 avril 18h30

Les exploitations familiales peuvent-elles nourrir le Sénégal ?

Réalisation : Pierre Doumont, Canal C ? 2011, Durée : 47 min., vo fr., documentaire

En 2009 et 2010, la FONGS (Fédération des Organisations paysannes du Sénégal) a mené une étude auprès des exploitations familiales au Sénégal pour donner une réponse au questionnement suivant : « Comment les exploitations familiales peuvent-elles nourrir le Sénégal ? » ? ce documentaire en constitue la capitalisation. Il présente les contraintes et difficultés des exploitations agricoles familiales au Sénégal (accès à la terre, aux intrants, à l`eau et au crédit), en insistant sur les différents types d`exploitations et sur les revendications des organisations paysannes. Il ouvre la discussion sur les politiques agricoles à mettre en oeuvre pour soutenir les dynamiques existantes, et permet d`aborder le thème de la souveraineté alimentaire et de la sécurité alimentaire.

Du Riz et des Hommes

Réalisation : Switch asbl – 2008 – Durée : 15 min., vo fr.,documentaire

Situé en plein coeur du Mali, l’Office du Niger est l’un des plus vastes périmètres irrigués d’Afrique. Dans cette zone, des milliers de familles travaillent quotidiennement sur de petites parcelles pour produire du riz. Cependant, au fur et à mesure du temps, comme ces familles s’agrandissent, les parcelles sont devenues trop petites pour leur permettre de vivre de leur production. Organisés en syndicat, les petits producteurs de l’Office du Niger se battent pour obtenir le soutien de l’Etat malien afin qu’il investisse dans l’aménagement de nouvelles terres. Néanmoins l’Etat surendetté a plutôt fait le choix de s’ouvrir aux investisseurs privés et les petites exploitations sont à présent menacées par les sociétés transnationales qui s’installent dans la zone.

Lundi 28 avril 18h30

Seeds of Freedom – Graines de liberté

Réalisation: Jess Phillimore – 2012, Durée: 31 min., v. fr.

L’histoire de la graine est devenue celle de la perte, du contrôle, de la dépendance et de la dette. Elle a été écrite par ceux qui veulent faire du profit vaste de notre système alimentaire, quel que soit le coût réel. Il est temps de changer l’histoire. « Seeds of Freedom » raconte l’histoire des semences, qui à l’époque, trouvaient leurs origines au coeur des systèmes agricoles traditionnels riches en diversité à travers le monde, et qui aujourd’hui ont été transformées en un produit puissant, utilisé pour monopoliser le système alimentaire mondial. Le film met en évidence l’impact qu’ont eu le système agraire industriel de manière générale et les semences génétiquement modifiées en particulier sur l’énorme agro-biodiversité développée, depuis le début de l’agriculture, par les agriculteurs et les communautés à travers le monde.

La semence dans tous ses états

Réalisation : Christophe Guyon – 2011, 23 min., vo fr., documentaire

En Afrique de l’Ouest comme ailleurs, des semences hybrides et OGM gourmands en intrants chimiques sont commercialisés et remplacent peu à peu les semences locales. Ces changements de pratique menacent l’autonomie alimentaire des populations.

Des associations agro-écologistes françaises et africaines se mobilisent pour conserver les semences paysannes. Ce film suit une rencontre militante de paysans venus de toute l’Afrique de l’Ouest pour se former aux techniques de production de semences maraîchères. Il donne la parole à des agro-écologistes africains qui prennent conscience des enjeux autour de l’autonomie semencière et s’engagent pour défendre leur droit à l’alimentation.

Mercredi 30 avril 18h30

God save the green

Réalisation : Michele Mellara et Alessandro Rossi ? 2012, 73 min., vo – st. anglais, documentaire

Depuis 2007 et pour la première fois dans l’histoire, la majorité des habitants de la planète vit dans les banlieues des villes et non plus à la campagne. Une transformation anthropologique est en cours : des bergers et des agriculteurs deviennent citoyens. Cependant, au milieu des gratte-ciels et dans les banlieues anonymes, dans les quartiers les plus pauvres, la nécessité de travailler la terre ressort souvent. Ce besoin de cultiver remonte à la surface au sein de toutes les cultures. Le dernier jardin dans une des périphéries les plus bondées de Casablanca (Maroc), les cultures hydroponiques à Teresina (Brésil), les jardins partagés à Berlin et les cultures dans les quartiers pauvres de Nairobi (Kenya) sont seulement des exemples des voyages que ce film nous permet de faire.

www.cinemadusud.lu
Org; : Action Solidarité Tiers Monde (ASTM), Aide à l’Enfance de l’Inde, ATTAC, Bridderlech Deelen, Caritas, Frères des Hommes, SOS Faim, Chrétiens pour le Sahel
Les tickets sont à 8 € et peuvent être réservés au CITIM (Centre d’Information Tiers Monde), tél. 400 427 -31.


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