Comme un peu partout dans le monde arabe en ce moment, la situation au Bahreïn a de quoi inquiéter. Enfin, surtout pour le pouvoir en place la situation se dégrade et la minorité sunnite qui gouverne ce petit émirat a peur de la grogne de son peuple, majoritairement chiite. Même l’apport du « savoir-faire » français que leur avait proposé l’ex-ministre des affaires étrangères Michèle Alliot-Marie n’a pas réussi à calmer ses éminences. Finalement, ils ont préféré faire appel à leurs voisins saoudiens, dont les troupes ont tiré à balles réelles sur les manifestants causant de nombreux morts. Or, le Bahreïn ne possède pas uniquement un circuit de formule 1 – resté vide en 2011 -, mais il entretient aussi d’excellentes relations commerciales avec le Luxembourg. De nombreuses missions économiques avaient le Bahreïn comme destination et un accord de non-double imposition a été signé. On est alors en droit de se demander comment notre gouvernement réagit à ces événements. C’est le vert Félix Braz qui s’y est collé (voir woxx 1102). Réponse de Jean Asselborn : le gouvernement « appelle les parties à s’engager à entrer dans un processus de dialogue destiné à résoudre les tensions à l›ordre interne. A l’image de la Tunisie et de l’Egypte, un éventail de réformes devrait permettre au Bahreïn de s’ouvrir à la voie du pluralisme. » Un voeu pieu et surtout une occasion ratée, car le grand-duché pourrait utiliser ses liens économiques pour faire pression en faveur des manifestants. Mais il se contente de suivre la situation avec « attention et préoccupation ».
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

