Fin de l’affrètement de l’Aquarius

Privé de pavillon depuis deux mois, MSF et SOS Méditerranée mettent fin aux opérations de sauvetage de l’emblématique bateau.

Face aux attaques incessantes de plusieurs États européens, dont le navire et son équipe ont fait l’objet, SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins Sans Frontières ont décidé de ne plus se servir de l’Aquarius pour leurs opérations de sauvetage. SOS Méditerranée pourra ainsi dès janvier reprendre les mission de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, résolu à rester pleinement « engagée à fournir une assistance vitale aux naufragés » comme le note l’ONG dans un communiqué.

Elle y dénonce « dix-huit mois de criminalisation, de décrédibilisation et de diffamation contre les ONG de recherche et de sauvetage » qui n’auront que « davantage fragilisé les capacités de sauvetage en mer – déjà insuffisantes -, alors qu’augmentait le taux de personnes mortes noyées sur cette route migratoire connue pour être la plus dangereuse au monde ». Privé de pavillon depuis deux mois, MSF et SOS Méditerranée ont donc décidé de mettre fin aux opérations de sauvetage de l’emblématique bateau.

L’ONG dénonce par ailleurs les allégations d’activité criminelle et les accusations disproportionnées et infondées dont l’Aquarius doit répondre aujourd’hui : « Les attaques répétées et ciblées contre les organisations humanitaires, qui viennent s’ajouter à la négligence criminelle des États membres de l’UE qui ne respectent en aucun cas leurs obligations maritimes et internationales, entraînent des risques croissants pour les personnes en détresse en mer » a déclaré Sophie Beau, directrice de SOS Méditerranée France.

L’ONG informe qu’elle est en train d’explorer  activement les options pour un nouveau navire et un nouveau pavillon. Elle étudie également  toutes les propositions d’armateurs qui lui permettraient de poursuivre sa mission de sauvetage.  « C’est un signe fort de solidarité du monde maritime envers notre mission civile de recherche et de sauvetage. Depuis notre toute première mission, en février 2016, nos opérations n’ont été possibles que grâce au soutien incroyable que nous recevons de la société civile », a ajouté Sophie Beau.


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