Paris+5 (5) : Pour notre avenir !

Notre série d’articles sur les réactions au cinquième anniversaire de l’accord de Paris se termine avec des déclarations de jeunes militant-es climatiques lors d’une conférence de presse spéciale, le 17 décembre.

« Les jeunes autour du monde ont été essentiels dans la mobilisation pour l’action climatique et l’exigence d’une transition comme réponse des gouvernements aux crises climatique et écologique », rappelle le communiqué du Climate Action Network (CAN), qui avait organisé la conférence de presse. Des représentant-es d’Inde, de Moldavie, du Kenya, de Colombie et des États-Unis ont critiqué les engagements gouvernementaux à des réductions d’émissions de CO2 à horizon lointain : en délaissant ce qui est nécessaire à court terme pour protéger les populations les plus vulnérables, ces politiques ne sont pas à la hauteur de l’urgence climatique.

Les jeunes ont demandé qu’elles et ils soient impliqué-es au-delà des invitations habituelles « pour la forme ». Ainsi pour Pauline Owiti du Kenya, qui avait participé à la Mock COP (online-woxx : Appel aux puissant-es), la jeunesse est une actrice clé du changement : « En tant que jeunes, nous avons la force de relever les défis qu’affronte la Terre, mais nous sommes souvent marginalisé-es. »

Vulnérables, mais plein-es de ressources

Les jeunes sont parfois brutalement confronté-es aux conséquences du changement climatique. « L’avenir de la population de mon île est incertain », rapporte Yurshell Rodriguez, qui vient d’Isla de Providencia, située dans la mer des Caraïbes et faisant partie de la Colombie. « On ne se souviendra plus qu’à travers des photos et de vieux contes de l’île de ses plages merveilleuses, de ses couchers de soleil et de sa biodiversité marine. On parlera de nous comme d’une des nombreuses cultures insulaires qui bientôt seront éteintes. »

Parmi les composantes d’une réponse au défi climatique, l’implication des peuples indigènes est particulièrement mise en évidence par les jeunes. « Les États partout dans le monde doivent respecter et honorer les droits des indigènes », souligne Niria Alicia Garcia des États-Unis. « Face au changement climatique, à l’effondrement écologique et aux pandémies, les savoirs écologiques traditionnels constituent une ressource essentielle pour construire un avenir résilient. »

Lien vers nos articles dans le contexte du 5e anniversaire de l’accord de Paris.

 


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