C’est une des priorités de la présidence portugaise : faire avancer le traité Mercosur entre l’Union européenne et le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Les ONG et syndicats membres de la plateforme « Stopp CETA & TTIP » se sont remobilisés pour appeler le gouvernement luxembourgeois à s’opposer à ce traité. L’argumentation se concentre sur le Brésil et son président néofasciste Jair Bolsonaro : son opposition frontale à l’accord de Paris sur le climat, son mépris pour les populations indigènes et son autorisation de 474 nouveaux pesticides qui trouveraient leur chemin vers l’Europe devraient suffire de base pour du moins ne pas encourager les négociations pour ce traité. S’y ajoutent les leçons à tirer de la crise pandémique : « Il serait incompréhensible que, en raison aussi des expériences de la Covid-19, l’UE signe ce traité insupportable d’un point de vue écologique, social et économique » − font savoir les associations. Le Luxembourg ne serait d’ailleurs pas seul : début mars 2021, l’Autriche a déjà fait savoir qu’elle s’opposait au Mercosur.
« Il faut assurer l’effectivité de la directive »
L’Initiative pour un devoir de vigilance et la Commission consultative des droits humains (CCDH) ont présenté dix recommandations afin d’assurer « l’effectivité » de la transposition de la directive européenne sur le devoir de vigilance. Actuellement, les victimes de violations de droits humains ou environnementaux survenues au long des...

