Paris+5 : Du bon et du moins bon

von | 17.12.2020

Une première réaction à l’anniversaire de l’accord de Paris dans le contexte actuel d’urgence climatique provient du Climate Action Network (CAN). Elle alterne félicitations et critiques.

« Nous ne devons pas glisser du désastre Covid-19 vers la catastrophe climatique », met en garde Tim Gore d’Oxfam. Il rappelle qu’en 2020, avec un réchauffement autour de un degré, « le changement climatique a alimenté des cyclones et des tempêtes meurtrières en Asie et en Amérique centrale, des inondations dévastatrices au Royaume-Uni et à travers l’Europe, d’énormes essaims de criquets qui ont dévasté des récoltes à travers l’Afrique ainsi que des vagues de chaleur et des incendies de forêt à travers l’Australie et les États-Unis ».

CAN a analysé les résultats du sommet intermédiaire virtuel « Climate Ambition Summit », que l’ONU et le Royaume-Uni ont organisé le 12 décembre, certain-e-s représentant-e-s du CAN soulignent les améliorations apportées par leurs pays au niveau des engagements de réduction des émissions et de désinvestissement des énergies fossiles.

Des petits pas face à l’urgence climatique ?

Ainsi, Li Shuo de Greenpeace East Asia qualifie l’annonce du chef d’État chinois de « petit pas en avant ». Mais il souligne que « Pékin a le potentiel d’en faire beaucoup plus. Dépasser son pic d’émissions plus tôt que 2025 en vaudrait l’effort ». Et de conclure : « L’urgence climatique ne permet plus les petits pas. En 2021, la Chine doit se mettre à galoper vers un avenir à basses émissions de CO2. »

Kat Kramer de Christian Aid se félicite également des « très nombreux leaders mondiaux qui annoncent des plans climatiques revus vers le haut ». Pour elle, « l’accord de Paris s’est montré résilient, mais ce sommet a montré qu’il est aussi dynamique ». Christian Aid montre du doigt certains pays comme la Russie, l’Arabie saoudite et l’Australie : « Face aux nombreux pays riches et pauvres qui s’engagent avec de nouveaux plans climatiques, ces pollueurs riches n’ont plus d’excuse. »

Enfin, Wendel Trio de CAN Europe évoque le nouvel objectif climatique de l’UE pour 2030 comme étant « un pas en avant vital et nécessaire ». Mais : « (…) il faut aller au-delà de cette réduction nette des émissions de 55 % (…) La science affirme clairement qu’une réduction d’au moins 65 % s’impose pour aller de l’avant. »

Somme toute, les déclarations du Climate Action Network sont claires, mais modérées. Des critiques plus cinglantes proviennent d’autres ONG, au niveau global et au niveau national.

Lien vers nos articles dans le contexte du 5e anniversaire de l’accord de Paris.

 

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