« Halte à la croissance ! » Non, ce n’est pas le cri de guerre du parti vert se lançant dans les négociations de l’accord de gouvernement. Juste le titre du fameux rapport qui, en 1972 déjà, mettait en garde contre les limites de la croissance à une échelle globale. Le Club de Rome, qui avait commandité le rapport, vient d’en publier une actualisation mercredi dernier sous le nom de « Transformation is feasible ». C’est ce jour-là que le think tank international a en effet fêté le 50e anniversaire de sa constitution. Rappelons que durant la campagne électorale au Luxembourg, aucun parti ne s’était clairement prononcé pour mettre un coup d’arrêt à la croissance. Voici que, à l’échelle mondiale, si le Club de Rome réitère sa mise en garde, il se prononce aussi clairement pour ce qu’on pourrait appeler « croissance sélective ». L’hésitation des partis luxembourgeois à prôner la décroissance est évidemment due à la tactique politicienne consistant à ne pas trop évoquer de sujets négatifs. Par contre, l’aversion des auteur-e-s du rapport à condamner en bloc la croissance est liée à l’objectif ambitieux qu’elles et ils s’étaient fixé : concilier les objectifs du développement durable avec les limites écologiques de la planète. Le Stockholm Resilience Centre, qui a élaboré le rapport, a analysé quatre scénarios à l’aide de la simulation informatique Earth3. Résultat : seul le quatrième, le plus radical, permet d’atteindre les objectifs du développement durable de l’ONU tout en ménageant les équilibres physiques et biologiques de la Terre. Pour cela, il faudrait avoir recours à ce que le rapport appelle des « politiques transformatrices ». Pour ce qui est de la faisabilité du « Smarter Scenario », les auteur-e-s misent sur les forces du marché afin d’obtenir une croissance exponentielle des énergies renouvelables. « Des technologies existent également pour une agriculture durable », estime l’expert David Collste. Mais : « Parvenir à réduire les inégalités sociales sera vraiment dur sur le plan politique. »
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

