Autorisations de travail pour réfugié-e-s : Pas d’empressement

Les autorisations d’occupation temporaires (AOT) pour demandeurs-euses de  protection internationale (DPI) ne sont pas adaptées au terrain et bureaucratiques. Pourtant le gouvernement ne semble pas vouloir simplifier les procédures.

(© Pixnio)

Déjà que quitter sa terre natale pour entamer un voyage périlleux en Europe afin d’échapper à la guerre ou à la famine n’est pas une partie de plaisir, souvent les réfugié-e-s, même instruit-e-s, sont condamné-e-s à l’inaction dans les pays qui les accueillent. Car entrer sur le marché du travail européen en provenance d’un pays tiers peut être difficile – sauf si vous êtes un-e sportif-ve ou un-e chercheur-euse, ou si vous avez l’argent pour vous dorer votre visa.

C’est aussi le cas au Luxembourg où, le système des AOT semble plutôt inhiber les réfugié-e-s qui veulent travailler que leur faciliter le chemin vers une vie où ils ne dépendront plus de la bienveillance de l’État. Les deux députées vertes Stéphanie Empain et Djuna Bernard ont posé la question au ministre du Travail Dan Kersch et au ministre de l’Immigration Jean Asselborn. Elles reviennent entre autres sur l’accord de coalition qui prévoit de « faciliter l’accès au marché du travail pour les demandeurs de protection internationale ».

La réponse est plutôt décevante : sur le calendrier législatif, les ministres se contentent d’indiquer que le gouvernement n’en dispose pas. Puis que les interventions des différentes ONG (notamment le Collectif Réfugiés Luxembourg avec lequel le ministre du Travail a eu une rencontre en mars) sont bien notées, mais que la priorité serait de garantir qu’il n’y aura pas « de détournement de la procédure de protection internationale à des fins d’accès au marché du travail ». Finalement les ministres signalent qu’aucun « soutien spécifique pour les employeurs qui veulent embaucher un DPI » n’est prévu – par contre, un stage rémunéré pour DPI serait à l’étude. Bref, l’intégration c’est bien, mais pas trop…


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