La petite reine du Lampertsbierg

Si Proust n’avait besoin que de sa madeleine pour se replonger dans son enfance, Alexandra Fixmer nous en offre toute une caisse dans son livre « La petite reine du Lampertsbierg ». Sous-titré « Une enfance luxembourgeoise », le livre a la particularité d’être écrit depuis une perspective enfantine, ce qui est charmant, car ce choix stylistique ne laisse aucune place à la mélancolie de l’âge. Un choix d’ailleurs très conséquent, aux allures oulipiennes, puisqu’elle s’est imposée la contrainte de ne jamais utiliser de majuscule. Alexandra Fixmer nous parle directement comme si elle était toujours cet enfant qui se laisse subjuguer par le charme de la visite chez le boulanger du coin ou par la préparation de l’apéro de son grand-père. mehr lesen / lire plus

EXPOSITIONS: Le Mudam cherche Dieu

Pour sa nouvelle exposition « Dieu est un fumeur de Havanes », le Mudam se met en quête de spiritualité et découvre que seul le doute existe vraiment.

Dieu avec nous : Damien Deroubaix détourne un message divin.

Dire que le monde de 2012 est un monde en crise, est devenu une lapalissade. Mais pour percevoir la totalité de cette crise, il faut ajouter à celle du monde de la finance et des gouvernements la crise spirituelle. Force est de constater que depuis le début du millénaire, les questions de religion ne cessent de gagner en ampleur – même au Luxembourg, où l’influence catholique ne cesse de pénétrer le débat public, au grand dam des forces progressistes qui espéraient ces temps révolus. mehr lesen / lire plus

FESTIVAL DU CINÉMA BRÉSILIEN: Grand écran pour grand pays

Faisant écho au succès de l’année dernière, le festival du film brésilien tiendra sa deuxième édition au Luxembourg du 15 au 22 novembre. Cette fois-ci, il ne s’agit plus de faire oublier les clichés, mais de mettre en avant les succès de ce secteur.

Trois frères dont
le destin va changer
dans la forêt amazonienne. Le film « Xingu »
retrace l’histoire vraie
des frères Villas-Bôas.

Plus ou moins 5.000 résidents, soit un pour cent de la population nationale, seraient actuellement détenteurs d’un passeport brésilien. Cette présence n’est pourtant pas perçue à la hauteur de son importance numérique. Mais cela est en train de changer. mehr lesen / lire plus

THEATER: Hartz (191)4

In August Stramms Stück „Rudimentär“ werden menschliche Abgründe geöffnet, die auch heutzutage nicht zu begreifen sind. Auch nach hundert Jahren bleiben die Gesetze der kapitalistischen Schwerkraft unverändert.

Am Anfang des 20. Jahrhunderts war Chauffeur ein angesehener Beruf…

Es ist noch kalt auf der Bühne. Die Heizung des Kapuzinertheaters wurde gerade erst vor den Proben hochgefahren, an diesem kalten Montagnachmittag, einem der ersten Tage des Herbstes, an dem man förmlich spüren kann, dass der Winter bald Einzug halten wird. Aber die kalte Luft, die bis in den Zuschauerraum dringt, passt irgendwie zum Ambiente auf der Bühne: Eine spärliche Mansarde mit einem Bett, einem Herd samt Gashahn, ein paar Kleider. mehr lesen / lire plus

Vive les champignons !

« Que pourraient bien avoir en commun un détergent pour la vaisselle, un verre de bierre, la culture des orchidées, la pénicilline, la sauce soja et le coca-cola ? » C’est la question que pose en guise d’introduction le nouveau livre intitulé « Sur les traces des champignons comestibles et toxiques du Luxemburg » de l’Administration de la nature et des forêts, qui vient de sortir en pleine saison des champignons. Vu le franc succès de la première édition, publiée en 2010, l’épuisement des stocks et la demande constante du public, une deuxième édition de cet ouvrage était inéluctable. Les champignons jouent un rôle fondamental dans la fabrication de produits que nous utilisons tous au quotidien – mais ils ont aussi un rôle vital dans les écosystèmes. mehr lesen / lire plus

Du gâchis chez les Luxos

(lc) – Pour son premier roman policier, le philosophe Jacques Steiwer frappe fort : « Du gâchis chez les Luxos » est une oeuvre de qualité qu’on n’avait pas encore vue chez les quelques « criminalistes » de la Luxemburgensia – même si le genre semble vraiment avoir le vent en poupe chez les éditeurs. Ce qui intéresse d’emblée dans le livre de Steiwer, c’est la construction de l’intrigue : comment du simple meurtre d’une prostituée ukrainienne il réussit à construire de fil en aiguille une affaire qui donne le vertige, tout en touchant presque toutes les sphères de la société luxembourgeoise. Un tableau des moeurs locales qui n’épargne pas la place financière, ni les milieux policiers dont l’amateurisme et la malhonnêteté est un des moteurs de l’enquête, menée par le commissaire Moulinart. mehr lesen / lire plus

THÉÂTRE: It’s Fuck You, Mr Mittal!

Autour du spectacle « L’homme qui valait 35 milliards », crée récemment par la compagnie liégeoise Collectif Mensuel, s’est formé un projet multiforme et à dimension européenne – incluant la Kulturfabrik d’Esch.

En pénétrant dans les halls du « Musée d’art Moderne et d’art Contemporain » (Mamac) de Liège, ce mercredi, l’ambiance est certes à la fête, mais on sent une tension, aussi bien des acteurs culturels, que du public et des hommes politiques présents. C’est que c’est en même temps le signal de départ d’un projet européen qui va durer jusqu’en 2014 et que le thème principal de ce projet – la sidérurgie reprise puis détruite par Lakshmi Mittal – est d’une triste actualité. mehr lesen / lire plus

KÜNSTLERSTATUS: Struggle for life

Der Künstlerstatus als Notanker zur sozialen Absicherung reicht nicht wirklich zum Leben. Überhaupt ist es nicht einfach, als bildender Künstler über die Runden zu kommen.

Wenn nichts mehr geht, bleibt ja noch das Porträtmalen von Touristen.

Das Leben als Künstlerin ist hart. Aïda Schweitzer hat keinen „Statut de l’artiste professionnel indépendant“. Ihr Einkommen reicht für ihre kleine Wohnung, ihr Atelier und die täglich anfallenden Ausgaben – für die monatlichen Beträge zur Pensionskasse bleibt nichts mehr übrig. „Der Lebensunterhalt ist sehr teuer. Zwar ist eine halbe Arbeitsstelle ideal, da sie Zeit für kreatives Arbeiten lässt, aber das Gehalt reicht oft nicht mehr, um sämtliche Sozialkosten zu decken“, so Schweitzer. mehr lesen / lire plus

MODE: Mode de vie

Avec son label de mode « Belle Sauvage » qu’il gère avec sa compagne Virginia Ferreira, le Luxembourgeois Christian Neuman est parti à la conquête du marché de la mode européen, mais aussi asiatique. Le woxx s’est entretenu avec lui lors d’un passage au pays.

woxx : Comment est-ce que vous avez commencé à vous établir dans le monde de la mode ?

Christian Neuman : La première chose que nous avons faite, c’était d’imprimer mes dessins sur de la soie en 2006. C’était à Londres et ça a fonctionné dès le début. J’étais encore dans la dernière année de mon master. Mais ce n’est qu’en 2008 que nous avons fondé Belle Sauvage, en vue de nous professionnaliser. mehr lesen / lire plus

RADIO: Coeur de pirate

20 ans déjà que la seule vraie radio alternative, Radio Ara, est sur les ondes. Pour cet anniversaire, la station ne cherche pas à se réinventer, mais du moins à réaffirmer son statut d’exception.

Une des rares photos des tout premiers jours de « Radio Grénge Fluesfénkelchen ».

Il se dit peut-être vieux et sénile, mais du moins ce n’est pas sa mémoire qui flanche: « Il y a 30 ans, plus ou moins jour pour jour, j’enregistrais ma première émission de radio, à Arlon, pour le programme `Radio Grénge Fluesfénkelchen‘ chez l“Atelier Radio Arlon‘. À l’époque, c’était une affaire semi-légale », raconte Robert Garcia, un des fondateurs de radio Ara, et – après avoir guidé le Luxembourg à travers les méandres de l’année culturelle 2007, le directeur des CarréRotondes, lors de la conférence de presse mardi. mehr lesen / lire plus

EXPOSITION: Année charnier, année charnière

Sobrement intitulée « 1917 », l’exposition encore en cours au Centre Pompidou de Metz présente une nouvelle approche de cette année qui a changé le monde, mais aussi la région et la vie des petites gens.

Témoignage de guerre en direct des tranchées : « Handgemenge »
par Otto Dix. (© Zeppelin Museum Friedrichshafen)

En 1917, en Moselle, il ne faisait pas bon vivre. C’est le moins qu’on puisse dire. La Première Guerre mondiale tirait vers sa quatrième année, et les populations commençaient à sentir le poids de l’exaspération humaine, matérielle et spirituelle. La Lorraine et la Champagne n’étaient que des champs de ruines où coexistaient villes et villages dévastés, rayés de la carte, cadavres et bruits de guerre. mehr lesen / lire plus

BISTROLOGIE: Nuits d’artistes

S’il avait eu le don de la parole dès la naissance, François Quintus, propriétaire du mythique et populaire Café des Artistes au Grund, aurait certainement pris la commande de la sage-femme. Portrait d’un cafetier passionné et d’un haut lieu de la vie nocturne de la capitale.

Cafetiers dans le sang : Patrick Omes (à gauche) et François Quintus.

A l’heure où le couvre-feu d’une heure du matin se doit d’être réellement respecté, où les endroits charmants et enjoués font place à la vulgarité des « lounge bar » qui pullulent, où l’on permet que les sublimes « Rives » de Clausen soient défigurées par des établissements en carton-pâte-plastique-et-toc, où l’on extirpe avec méthode et cynisme tout charme inhérent à la cité millénaire, quelques bars résistent encore. mehr lesen / lire plus

KUNST: Von anderswo

Seit Jahren reist Lex Gillen ins ferne Australien und lebt dann bei den Aborigines, von denen er auch indigene Kunstwerke erwirbt.

Eine Zeichensprache,
die teilweise nur
von Eingeweihten
verstanden wird.

„Shooting Star in the middle, you see. Shooting Star who is there, after it was made by old rainbow serpent. She made the shooting star with her tongue, you see that long one there? That`s the tongue“. So beschreibt Yidumduma Bill Harney sein Akrylgemälde „Dreaming for Shooting Star!“. Wie in der abstrakten Kunst, deren Bildsprache oft hermetisch verschlossen ist, erschließen sich auch die spirituellen Gemälde der Aborigines, selbst mit Anleitung des Künstlers, nur fragmenthaft. mehr lesen / lire plus

SALSA: L’homme-orchestre

Alberto Caceido est un musicien qui se donne corps et âme aux sons qui l’ont bercé depuis son enfance : ceux de la salsa. Depuis septembre 2011, il vit au Luxembourg.

Musicien, mais avant tout compositeur : Alberto Caceido

C’est la fin juillet et enfin le soleil pointe son nez et les températures commencent à retrouver leur harmonie avec la saison indiquée sur les calendriers. C’est pourquoi le rendez-vous pris avec Alberto Caceido et sa femme Jeanne Schmartz – qui est en même temps sa manager et une percussionniste d’exception, a été déplacé en terrasse sur la place de Paris devant quelques bières bien fraîches. mehr lesen / lire plus

ATYPIQUE: L’anti-Don Juan

Personne au Luxembourg ne connaît aussi bien Don Giovanni de Mozart que Marc Rollinger. A quelques mois de la sortie d’un film au sujet de cet homme étonnant et attachant, la woxx vous en propose un portrait.

Opéra, politique, religion, maladie, sexe… La vie à part d’un homme pas tout à fait comme les autres valait bien qu’elle soit un jour portée sur les écrans.

Pas facile à suivre Marc Rollinger. Pas facile à vivre, diront d’autres. Une question que lui ne se pose pas ainsi. Depuis le 8 mars 1975 – date à laquelle il a vu le jour – la facilité de vivre, il la façonne d’une manière différente. mehr lesen / lire plus

PORTRAIT: La bohème

Ian de Toffoli est un de ces rares écrivains luxembourgeois qu’on pourrait qualifier de « jeune sauvage » – même si remuer une scène littéraire immuable n’est pas vraiment difficile.

Bien entouré : Ian de Toffoli

« Le mec du Wort a écrit un article super-bizarre sur ma pièce », raconte Ian de Toffoli, « D’abord, il en a fait un résumé juste pour extrapoler sur une longue explication pourquoi les jeunes auteurs devraient penser plus avant de se lancer dans l’écriture ». Nous sommes un lundi soir, à la sortie de la salle du TNL. Quelques personnes s’attardent devant le stand monté par l’auteur, où il vend ses propres pièces, éditées par la maison « Hydre » qu’il vient de fonder avec quelques amis. mehr lesen / lire plus

Lianne La Havas

Lianne La Havas, 23, Sängerin, Gitarristin und Pianistin, wurde in London als Tochter eines Griechen und einer Jamaikanerin geboren. Bereits mit elf Jahren schrieb sie ihren ersten Song und auch heute scheint ihre Inspirationskraft noch lange nicht erschöpft: Im Gegenteil, sie gilt als eine der großen Newcomerinnen des Jahres 2012. Davon zeugen ihre folkigen von Soul und Jazz beeinflussten Lieder. Eine ihrer großen Vorbilder ist Lauryn Hill und das hört man auch. Instrumental mag es Lianne La Havas schlicht und eindringlich, meist spielt sie selbst die akustische Gitarre. Seit ihrer ersten Single „No Room For Doubt“, scheint die junge Sängerin in der Tat sämtliche Zweifel abgelegt zu haben. mehr lesen / lire plus

Tune Yards

Mal was anderes ist Tune Yards oder „tUnE-yArDs“, um die originale Schreibweise anzuwenden. Die teilweise jazzig-rauen Gesangsexperimente der Neuengländerin Merrill Garbus, aka Tune Yards beinhalten sowohl Reggae, Afrobeat als auch Weltmusik und Jodelgesang. Das 2011 erschienene zweite Album „Whokill“ scheint prädestiniert dafür, das Debüt „Bird-Brains“ von 2009 – als Garbus ihre Songs noch als One-Woman-Show auf der Bühne mit Hilfe einer Samplermaschine aufführte – zu übertreffen. Garbus’ vor Kraft strotzende Stimme wird geloopt und dazu spielt sie Schlagzeug, im Hintergrund ertönen wie schon im Song „Gangsta“ dieses Mal des öfteren Saxophon-Soli. Ihre zum Teil kakophonisch wirkenden Klangteppiche jedenfalls – auch Alltagsgeräuche kommen vor – zeugen von der experimentellen Inspirationskraft der Gruppe. mehr lesen / lire plus

Heartbeat Parade

On en avait déjà parlé dans l’avant-dernier musixx et voilà que le trio infernal de Heartbeat Parade est de retour. Avec « Burning Nantucket », ils nous livrent un second – très court – opus qui démontre à nouveau leurs qualités exceptionnelles. D’abord parce qu’il s’agit de musiciens aguerris, dont deux tiers sortent de l’expérience des regrettés DefDump, tandis que le guitariste officiait dans la chapelle des non moins expérimentés Riktus, qui donnent l’impression de n’avoir pas quitté la salle de répétition depuis des années pour atteindre une telle sérénité. Et puis, ce sont surtout les compositions qui font de Heartbeat Parade un groupe à ne pas rater : instrumentaux avec des samples de voix – souvent des statements politiques – ils sont aussi imprévisibles que certains groupes de mathcore, mais surprennent aussi par des passages plus doux. mehr lesen / lire plus

ZÄITSCHRËFTEN: Ons Stad, déi Honnertst

Zënter drësseg Joer bitt d’Zäitschrëft „Ons Stad“ an Text a Bild hir Vue op d’Stad Lëtzebuerg vun haut a vu gëscht. Si mécht dat mat Eleganz an a konstanter Qualitéit. E Portrait zur 100. Ausgab.

Schon laang hier: De Wëllem trount op der Betoneuse. Aus der éischter Ausgab vun „Ons Stad“ aus dem Joer 1979.

Bal gesäit et aus, wéi wann de Wëllem géif op der Betonneuse trounen. Déi éischt Nummer vun „Ons Stad“, erauskomm am Juni 1979, huet sech mam Parking Knuedler befaasst, deen deemools sou gutt wéi fäerdeg wor. An den Editorial gëtt begleet vun dëser schéiner Foto vum Monument, dat dunn iwwert dem Chantier getrount huet, sou wéi et haut nees iwwert der zoubetonéierter Maartplaz trount. mehr lesen / lire plus