Russische Avantgarde
: Die Konstruktion des Kommunismus


Der Kunstbegriff der russischen Moderne zielte darauf ab, eine neue Welt zu schaffen. Eine Ausstellung im Brüsseler Designmuseum zeigt, wie dies in der Praxis die graphische Gestaltung revolutionierte – und dem radikalen Konzept zugleich den Stachel gezogen hat.

Die alte Welt zerstören, um bei Null wieder zu beginnen? In Kasimir Malewitschs Vorstellung brauchte es dafür nur zehn Künstler: Die Ausstellung „0, 10“ mit dem erstmals ausgestellten „Schwarzen Quadrat auf weißem Grund“, Petrograd, 1915. (Foto: Wikipedia
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Als der russische Dichter Wladimir Majakowski 1923 von einem Atelierbesuch bei Pablo Picasso zurückkehrte, meinte er abschätzig, der Maler habe sich „offenbar bereits damit abgefunden, dass er nie mehr etwas anderes als Bilder machen wird“. mehr lesen / lire plus

Laurence Klopp – Brèves [re]trouvailles

Après « La dame à la mise en plis mauve », voici l’univers onirique et surréaliste de Laurence Klopp de retour chez Kremart. On fait donc connaissance avec de nouveaux personnages loufoques issus de l’imagination fertile de l’auteure dans les cinq nouvelles que comporte le livre. Force est de constater, cependant, que la magie n’opère plus autant que dans le premier ouvrage. Est-ce un sentiment de déjà-vu ? Pas vraiment : dans « Le laveur de vitres », Laurence Klopp développe son récit selon sa petite recette personnelle et parvient à susciter l’intérêt, notamment avec la biographie imaginée plutôt réussie d’une femme de lettres luxembourgeoise. mehr lesen / lire plus

Sarai Walker – (In)Visible

Une jeune femme américaine souffre de son obésité et se cache pour bosser pour un magazine destiné aux adolescentes – elle doit répondre au courrier des lectrices et les encourager à consommer un maximum de produits diététiques. Jusque là rien d’exceptionnel, ne serait-ce que les paradoxes inhérents à notre société contemporaine. Mais la vie de la protagoniste change de fond en comble le jour où elle est contactée par une mystérieuse association de protection des femmes qui la recrute. Avec ses nouvelles compagnonnes elle doit aussi affronter un groupe de terroristes féministes qui prennent leur revanche sur tous les machos de la planète. mehr lesen / lire plus

Enrico Lunghi – La collectionneuse d’anges

Qu’il aime bien mélanger ses écrits avec sa passion vécue pour l’art n’est rien de nouveau de la part d’Enrico Lunghi. Mais depuis son éviction malencontreuse du Mudam, il multiplie les interventions littéraires. « La collectionneuse d’anges » est un récit plutôt loufoque dans lequel un entrepreneur en pleine crise de la cinquantaine tombe amoureux d’une mystérieuse jeune femme qui sait convoquer des artistes morts depuis des siècles par le simple biais de son amour de l’art. Ce qui commence comme un polar se termine en une épiphanie tout à fait romantique – à croire que Lunghi s’est totalement entiché des nouvelles hantées de Théophile Gautier – à Venise. mehr lesen / lire plus

Cape Ettelbruck 
: Ratisser large

Carl Adalsteinsson a pris les rênes du Cape Ettelbruck en 2014. Depuis, le centre culturel au Nord du Luxembourg a constamment affiné son programme. Rencontre avec un océan de calme confronté à une période pleine de petites et grandes tempêtes.

Un bâtiment ultra-moderne pour une mission d’équilibriste : le Cape Ettelbruck. (PHOTO : ©Wikimedia)

Il ne se laisse pas, ou difficilement déstabiliser. Venu parler au woxx de sa nouvelle programmation dans une minuscule arrière-salle d’un bistrot à Kirchberg – pas dans les palais de verre, mais dans cette partie inconnue du grand public où l’on entrevoit par-ci et par-là que ce quartier fut jadis très rural – il ne cligne pas des yeux quand on le met devant la « Gretchenfrage » du moment : « Que retenez-vous du bilan intermédiaire des assises culturelles qui viennent de s’achever ?  mehr lesen / lire plus

Willis Tipps
: Juli 2017

Drei Virtuosen aus Madagaskar

Madagaskar galt in den 1990er-Jahren als musikalischer Hotspot, verschwand dann aber fast vollständig aus den Katalogen der europäischen Labels. Drei bemerkenswerte KünstlerInnen von damals haben sich jetzt unter dem Namen Toko Telo zusammengetan. Monika Njava hatte zuvor mit ihrer starken, vibrierenden Stimme den Klang der Familienband Njava geprägt. D’Gary besaß Kultstatus wegen seines ausgefallenen, perlenden Gitarrenstils, der tief in den musikalischen Traditionen des madagassischen Südens verwurzelt ist. Régis Gizavo, der auch bei den korsischen I Muvrini glänzte, bestach durch seine traumhafte Beherrschung des diatonischen Akkordeons, das die Stimmung der traditionellen Trance-Rituale der Insel transportiert. Wie man auf Toy Raha Toy hören kann, haben die drei nichts verlernt. mehr lesen / lire plus

Politique culturelle
 : Tous assis 
sur la culture

Les fameuses assises culturelles en sont à leur première mi-temps – et le bilan, volontairement flou, témoigne surtout de la méfiance persistante entre artistes et ministère.

Guy Arendt et Jo Kox lors de la présentation à la presse du bilan intermédiaire. (Photo : © Ministère de la Culture)

Curieux quand même, ce contraste : quand, il y a plus ou moins exactement un an, les assises culturelles furent enfin annoncées et concrètement organisées, rares étaient celles et ceux qui donnaient cher de leur peau. On parlait alors volontairement d’un événement « alibi », censé faire diversion pour ne pas évoquer les vrais problèmes. mehr lesen / lire plus

Body Count : Bloodlust

Il était devenu rare ces dernières années de trouver l’écoute critique d’un groupe de metal dans ces pages. Mais pour « Bloodlust », le dernier album de Body Count, une exception s’imposait. Ce groupe, fondé en 1991 par le rappeur Ice-T et son meilleur ami, le guitariste Ernie C, avait défrayé la chronique déjà à sa conception. Mélange de hip-hop et de metal, ainsi que paroles provocatrices avec en arrière-fond le combat des Afro-Américains contre la violence policière et les injustices sociales : la combinaison faisait jaser à une époque où les genres étaient encore plus cloisonnés que de nos jours. mehr lesen / lire plus

Heinz Strunk : Jürgen

Hatte sich Heinz Strunk noch letztes Jahr mit „Der Goldene Handschuh“ an dem berüchtigten Serienmörder Fritz Honka abgearbeitet und der Hamburger Unterwelt der Säufer und der Verzweifelten ein Denkmal gesetzt (das übrigens von Fatih Akin verfilmt wird), so geht es nun in „Jürgen“ doch etwas beschaulicher zu. Allerdings nur an der Oberfläche, denn die Geschichte des Jürgen Dose, der ein ganz armer Wurm ist, ist gespickt mit Alltagsbeobachtungen zwischen Hoffnung und Sarkasmus, in denen sich die Lieblosigkeit unserer Leistungsgesellschaft spiegelt. Denn die Liebe ist es, was Jürgen sucht, aber als unattraktiver Mittvierziger wohl kaum finden wird – zumal da er eine halbdemente und sehr besitzergreifende, paranoide Mutter pflegen muss und sein bester Freund ein etwas hinterhältiger Rollstuhlfahrer ist. mehr lesen / lire plus

James Leader : The Venus Zone

Le Concours littéraire national était consacré l’année dernière à la littérature de jeunesse. C’est sûrement la raison pour laquelle ce roman est estampillé « pour adolescents » : il a en effet remporté le premier prix de cette catégorie. Une classification trompeuse cependant, car malgré le style simple et lisible qui privilégie l’action et les dialogues, il y a une véritable profondeur de réflexion qui s’ajoute à l’intrigue menée tambour battant par James Leader. Si le jeune Thibault s’éprend de sa séduisante (et poétesse) cousine Venus, l’histoire d’amour se déroule tout de même sur fond de kidnapping d’un PDG de multinationale minière avec la ferme intention de « renverser le capitalisme ». mehr lesen / lire plus

Urban art
 : Musée à 
ciel ouvert

La quatrième édition du Kufa’s Urban Art Festival dépasse pour la première fois les frontières de la ville d’Esch pour se manifester un peu dans tout le pays et en Grande Région. Sinon, le festival est surtout une belle occasion de voir le travail des artistes urbains de près.

Okuda devant son travail à venir au rond-point
Um Däich à Esch. (Photos : woxx)

On connaît le phénomène que nous ont décrit nos connaissances tatouées : dans la plupart des cas, ce n’est pas au premier qu’on s’arrête. Au contraire, une première image est souvent le point le départ d’une œuvre entretenue et poursuivie tout au long de l’existence. mehr lesen / lire plus

Virginie Despentes : Vernon Subutex (tome 3)

Attendu en février-mars, le dernier tome de la saga autour de l’ancien disquaire déglingué devenu clodo puis gourou vient enfin d’apparaître dans les bacs des libraires. Alors que le premier tome s’apparentait plutôt à une mise en place des différents protagonistes et narrait la déchéance sociale de l’antihéros, le deuxième allait plus loin pour décrire comment la communauté précaire et isolée qui s’était massée autour de Subutex tenait de l’illusoire. Avec le dernier tome, c’est carrément l’épiphanie pour la joyeuse bande. Elle a trouvé un mode de vie en organisant des « convergences » – en fait des soirées DJ un peu spéciales où Vernon mixe de la musique avec des vagues subliminales jadis enregistrées par son ami et rock star Alex Bleach, décédé depuis – et comme tout plan qui marche, il se met à foirer. mehr lesen / lire plus

Willis Tipps: Juni 2017

Der musikalische Schatz der Sephardim

Die spanische Sängerin Mara Aranda beschäftigt sich mit der Musik der Kulturen des Mittelmeerraums und hat u.a. schon im Al Andaluz Project mitgewirkt. Auf ihrem aktuellen Soloalbum Sefarad en el corazón de Marruecos singt sie zum wiederholten Male Lieder der Sephardim, der spanischen Juden, die im Zuge der Reconquista vor über 500 Jahren von der iberischen Halbinsel nach Marokko und ins Osmanische Reich vertrieben wurden. Aus Marokko stammen die elf wunderbaren sephardischen Romanceros des Albums; Balladen, die von Generation zu Generation mündlich weitergegeben wurden. Musik ist immer auch geprägt vom gesellschaftlichen Umfeld, in dem sie entsteht, und so schwingen hier Elemente traditioneller spanischer, arabischer und christlicher Gesänge mit und machen diese Form jüdischer Musik zu einem ganz besonderen Schatz der Weltmusik. mehr lesen / lire plus

Serge Basso de March : Les concombres n’ont jamais lu Nietzsche

Après le polar, la pure poésie ou le théâtre, Serge Basso, directeur de la Kulturfabrik et littérateur éclectique, s’essaie donc à l’aphorisme, cet exercice de style un peu négligé dans le grand océan de la poésie contemporaine. Un genre fait pour lui, puisque l’impétrant n’a pas la langue dans sa poche et n’est jamais las de s’en servir. L’opuscule, publié en Belgique aux éditions du Cactus inébranlable, propose donc jeux de mots et réflexions à tire-larigot, dans de courtes phrases indépendantes dont tout gras a été élagué afin de mieux faire briller le trait d’esprit. En rapprochant les sens, en déconstruisant les clichés, en jouant d’homophonies approximatives et en triturant l’orthographe, Basso s’amuse et amuse son lecteur. mehr lesen / lire plus

Fred Vargas : Quand sort la recluse

Le Vargas nouveau est arrivé ! Les fidèles lectrices et lecteurs se rappelleront que la fin de l’avant-dernier tome, « Temps glaciaires », abandonnait le commissaire Adamsberg dans un petit bled de pêcheurs en Islande dont il avait fait son nouveau domicile. Le neuvième tome de la série qui lui est consacrée va certainement faire plaisir à ses inconditionnels. Même si cette fois, la famille des Adamsbergophiles ne risque pas de s’élargir. Cela est dû à une entrée en matière un peu fastidieuse où le commissaire expédie la résolution d’un meurtre à la va-vite sans que la véritable intrigue commence. C’est à partir de la centième page que la recluse entre finalement dans la danse. mehr lesen / lire plus