Mike Newell
 : Un peu sous l’épluchure


Pas aussi foisonnant et réussi narrativement que le livre dont il s’inspire, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » parvient néanmoins à montrer plus qu’un simple film d’amour pour cinéphiles fleur bleue.

Pour être membre d’un cercle littéraire anglo-normand, il faut parfois faire quelques sacrifices culinaires.

Écrit par l’Américaine Mary Ann Shaffer et terminé par sa nièce Annie Barrows, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » a connu un succès planétaire dès sa publication en 2008. Parmi les ingrédients qui ont fait prendre la sauce, il y a certes l’itinéraire d’une jeune autrice qui découvre ce qu’est le véritable amour grâce à un voyage initiatique sur fond historique d’occupation nazie, mais aussi une forme littéraire, le roman épistolaire, qui permet une narration dynamique et originale. mehr lesen / lire plus

John Krasinski
: Ich sehe was, 
was die nicht sehen


John Krasinskis „A Quiet Place“ entwirft eine Welt, in der nur überlebt, wer keine Geräusche von sich gibt. Resultat ist ein Horror-Streifen mit vielen Schwächen.

Wer in „A Quiet Place“ ein Geräusch von sich gibt, begibt sich in Lebensgefahr. (Foto: outnow.ch)

Die erste Sequenz von „A Quiet Place“ bietet eine ungewohnte Situation: Eine fünfköpfige Familie bewegt sich durch einen Kaufladen, dabei ist jedoch kein einziges Geräusch zu hören. Kein Dialog, keine Hintergrundmusik, nichts. Kommuniziert wird dennoch, mittels Mimik, Gestik und Gebärdensprache. Den Zuschauer*innen erschließt sich schnell, dass die älteste Tochter, Regan (Millicent Simmonds), taub ist. Der Grund für die Stille ist jedoch ein anderer: Die Erde ist von bestialischen Wesen besetzt, die zwar blind sind, jedoch über ein hervorragendes Hörvermögen verfügen. mehr lesen / lire plus

Intelligente Bäume im Kino

„Das geheime Leben der Bäume“ des Försters Peter Wohlleben wurde 2015 ein Bestseller. Eine Dokumentation zu dem Thema wird heute mit anschließender Debatte im Utopia gezeigt.

Foto: Jupiter Films

Der deutsche Förster Peter Wohlleben beobachtete, dass Bäume miteinander kommunizieren, sich „liebevoll“ um ihren Nachwuchs oder gar ihre kranken Nachbarn kümmern. Von seinem Buch „Das geheime Leben der Bäume“ wurden über eine Million Exemplare verkauft, seine Beobachtungen wurden von der British Columbia University bestätigt. Diese Arbeit dokumentiert der Film „L‘intelligence des arbres“, der am Abend im Ciné Utopia gezeigt wird.

Im Anschluss an die Vorstellung organisiert „FSC Luxemburg“ eine Debatte mit Pierre Mischo. mehr lesen / lire plus

Stéphane Brizé : Trop hyperréaliste


Après la parenthèse « Une vie », adaptée de Maupassant, Stéphane Brizé revient au film de société comme dans « La loi du marché ». Quasi-reportage, « En guerre » appuie là où le dialogue entre patronat et salariat – ou son absence – fait mal… au risque de lasser.

Presque seul dans son combat, Laurent Amédéo (Vincent Lindon) a pourtant bien l’intention d’aller jusqu’au bout.

Le film avait créé l’attente : après le Prix d’interprétation raflé par Vincent Lindon à Cannes en 2016, avec un sujet brûlant d’actualité et la présence à nouveau de l’acteur fétiche du cinéaste, il y avait tout pour susciter l’intérêt des cinéphiles au goût social prononcé. mehr lesen / lire plus

Fernando León de Aranoa : Bof Escobar


Il est déjà difficile de faire mieux que la série « Narcos », mais « Loving Pablo », la biographie filmée de Pablo Escobar, est tellement plate et sans intérêt qu’elle n’a aucune chance d’y être comparée.

Tomber amoureuse d’un baron de la drogue peut gravement nuire à votre avenir professionnel.

On pourrait le prendre en pitié, cet homme aux yeux de Droopy qui prend la poudre d’escampette tout nu dans la jungle colombienne, fuyant des hélicoptères armés qui bombardent son camp. Juste que cet homme n’est pas armé d’un fusil militaire pour rien : il s’agit de Pablo Escobar, un des criminels les plus riches et les plus meurtriers du 20e siècle. mehr lesen / lire plus

„Let the gays get married“

Seit mehr als zwei Jahren ist die gleichgeschlechtliche Ehe in Irland anerkannt. Der Weg dahin war kein leichter, wie der Film „The Queen of Ireland“ eindrücklich zeigt.

© CineMuseFilms

„Any football hooligan, any fascist, any murderer, any sex offender can get married. But you cannot. Let the gays get married and the sky will fall down!” Im Vorfeld des irischen Referendums infolgedessen die gleichgeschlechtliche Ehe anerkannt wurde, avancierte Rory O’Neil oder vielmehr sein Alter Ego, die Drag Queen Pandora „Panti“ Bliss, zum Kopf der dortigen LGBT-Bewegung. Dem Aktivismus und dem Werdegang dieser Person ist der Dokumentarfilm „The Queen of Ireland“ gewidmet. mehr lesen / lire plus

Govinda Van Maele
 : L’étranger


L’intrigant « Gutland », du jeune metteur en scène Govinda Van Maele, réussit là où tant d’autres productions luxembourgeoises ont échoué : mélanger la couleur locale à une intrigue originale et inquiétante.

Au bal du village commence une idylle décapante entre Jens et Lucy.

Dans un patelin luxembourgeois imaginaire, à Schandelsmillen, un jour d’été apparaît un étranger. Un Allemand qui se donne le nom de Jens Fauser (peut-être une référence à l’écrivain Jörg Fauser, auteur de nombreux polars à succès) cherche un emploi saisonnier auprès des agriculteurs du coin. Rapidement, il est assigné à la famille Kleyer et commence à s’intégrer dans cette communauté soudée par les traditions et… un secret. mehr lesen / lire plus

Samuel Maoz
 : Onirisme réaliste… 
ou vice-versa ?


Du huis clos d’un appartement cossu de Tel-Aviv à un poste frontière surréel en plein désert, « Foxtrot » sert un ambitieux message en déroulant une mécanique de réalisation précise. Par moments un peu trop précise, d’ailleurs…

Dans « Foxtrot », Lior Ashkenazi et Sarah Adler incarnent avec talent des parents israéliens abattus par la mort de leur fils militaire. (Photo : Sophie Dulac distribution)

La réception critique d’un film peut parfois réserver des télescopages surprenants. C’est notamment le cas pour « Foxtrot » : d’un côté, le long métrage franco-germano-israélien s’est attiré les foudres de la ministre israélienne de la Culture, Miri Regev, en raison de la mauvaise image supposée qu’il donne de Tsahal, l’armée israélienne ; d’un autre côté, bien des articles lui ont reproché un certain maniérisme formel. mehr lesen / lire plus

Gus Van Sant
 : Ça roule !


Le film de la maturité ? Pour « Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot », le réalisateur Gus Van Sant ne sursature pas son public avec son langage cinématographique parfois lourd, mais raconte une belle histoire en toute sobriété.

Une amitié qui va ouvrir de nouvelles perspectives à l’ancien pilier de bar : John Callahan et son thérapeute Donnie.

La vie de John Callahan n’a pas été de tout repos : adopté bébé par une famille d’agriculteurs de Portland, dans l’Oregon, rejeté par une mère irlandaise et catholique, il se complaît dans sa misère et dans son alcoolisme, cultivé telle une religion. mehr lesen / lire plus

Greta Gerwig
: Verträumte Rebellin

In ihrem für fünf Oscars nominierten Regiedebüt, „Lady Bird“, erzählt Greta Gerwig einfühlsam und humorvoll von einer Teenagerin, die nichts mehr verabscheut als Durchschnittlichkeit.

Für ihre Rolle in „Lady Bird“ erhielt die irische Schauspielerin Saoirse Ronan eine Oscarnominierung. (Foto: outnow.ch)

Denkt man an Filme mit einer weiblichen Protagonistin, so kommen einem zunächst zwei Kategorien in den Sinn. Da wäre einmal der Bridget-Jones-Typ, eine Frau in deren Leben sich alles darum dreht, den Mann ihres Lebens zu finden. Und dann ist da der Jeanne-d’Arc-Typ, eine Frau, die allen Widerständen zum Trotz Großartiges leistet. Hierzu zählen auch Action-Heldinnen wie Imperator Furiosa, Ripley oder Wonder Woman. mehr lesen / lire plus

Serge Bozon : La banlieue en nous

Avec « Madame Hyde », le réalisateur de « Tip Top », en partie réalisé au Luxembourg, est de retour avec une comédie fantastique sur le chemin de la connaissance.

Mme Géquil (Isabelle Huppert) enseigne la physique dans un lycée de banlieue. Elle ressemble toujours à la stagiaire timide qu’elle devait être le jour de son premier cours – la perspective en moins, car Mme Géquil se trouve en fin de carrière et son bilan d’enseignante est un fiasco. Elle n’est pas à l’aise devant ses élèves, elle crie beaucoup. Pire, elle est chahutée en classe et méprisée par ses collègues. mehr lesen / lire plus

Armando Iannucci : L’ascension de Khrouchtchev

La comédie surprenante « The Death of Stalin », transposition d’une BD française éponyme, explore de façon satirique les arcanes du pouvoir soviétique et l’âme humaine en général.

Un dictateur dans une flaque d’urine et des alliés « inconsolables ». (Photo : © Ascot Elite)

Le 5 mars 1953 est une date pas comme les autres : le « petit père des peuples », comme se faisait appeler le tyran et meurtrier de masse soviétique Joseph Staline gît, mis à terre par un AVC, dans sa propre urine dans le bureau de sa datcha. Aucun des présents, ni les soldats qui gardent la porte, ni les membres du Politbureau accourus en toute hâte n’ose en un premier temps se prononcer sur l’évidence : le dictateur est mort. mehr lesen / lire plus

Roar Uthaug: Mehr als nur Girl-Power-Action

In „Tomb Raider“ findet Lara Croft zurück zu ihren Wurzeln als coole Action-Heldin. Trotz einiger Schwächen weiß der Film zu unterhalten.

(Foto: © 2017 Warner Bros. Ent.)

Selbst wer noch nie einen Controller in den Händen hielt, kennt den Namen Lara Croft und weiß auch, welche Konnotationen mit diesem einhergehen. Die Figur gilt als Männerfantasie, die aber irgendwie auch etwas Bestärkendes an sich hat. Mit „Tomb Raider“ leistet der norwegische Regisseur Roar Uthaug einen begrüßenswerten Beitrag zu dieser Debatte.

Die Handlung unterscheidet sich nur unwesentlich von derjenigen des 2013 erschienenen Videospiels, das dem Film als Vorlage diente. Immer wieder muss Lara Croft (Alicia Vikander) gegen karikaturesk-bösartige Schurken kämpfen, Rätsel lösen oder sich aus scheinbar ausweglosen Situationen winden. mehr lesen / lire plus

Francis Lee
: Brokeback Yorkshire


In „God’s Own Country“ ist das nördliche Yorkshire Schauplatz einer sich entwickelnden Liebesbeziehung zwischen zwei Männern. In nüchternen Bildern erzählt Regisseur und Drehbuchautor Francis Lee von den Auswirkungen dieser Begegnung.

Gheorghe (l.) und Johnny (r.) bei der Farmarbeit. (Foto: filmblerg.com)

Der Jungbauer Johnny (Josh O’Connor) fristet ein monotones Dasein: Tagsüber schuftet er im Betrieb seines seit einem Schlaganfall arbeitsunfähigen Vaters (Ian Hart), abends hat er Sex mit fremden Männern und säuft sich besinnungslos. Merklich unzufrieden, lässt Johnny seinen Frust an jedem aus, der es wagt, sich ihm anzunähern. Als er den rumänischen Wanderarbeiter Gheorghe (Alec Secareanu) kennenlernt, ist es zunächst nicht anders. mehr lesen / lire plus

Naomi Kawase 
: Il était une fois la lumière


Avec « Hikari », Naomi Kawase fait le pari de filmer une allégorie poétique sur la lumière. Même si elle ne peut éviter les maladresses, la réalisatrice prouve une nouvelle fois la force de son regard.

Un film qui célèbre la lumière… y compris celle, blafarde, d’un métro la nuit. (Photos : Haut et Court)

Dur labeur que celui d’audiodescriptrice de films. Misako Ozaki en sait quelque chose, elle qui travaille d’arrache-pied à l’écriture des descriptions sonores du nouveau long métrage d’un cinéaste reconnu : une séance est en effet prévue pour des personnes atteintes de déficience visuelle. Misako s’implique énormément, mais les séances de visionnage de son travail donnent lieu à des opinions négatives sévères, quoique poliment exprimées. mehr lesen / lire plus

Paul Thomas Anderson
 : Passion intime


Avec sa réputation d’enfant terrible du cinéma américain, on n’attendait pas forcément Paul Thomas Anderson dans un film presque intimiste centré sur une histoire d’amour. La surprise est de taille, même si elle a ses défauts.

Une relation pour le moins complexe.

Quel grand écart entre « Phantom Thread » et les films fleuves « Magnolia » ou par exemple « There Will Be Blood » ! Alors que ces derniers étaient des fresques aux nombreuses ramifications avec un souffle quasi épique, le nouvel opus de Paul Thomas Anderson se confine dans des intérieurs anglais feutrés pour décrire une passion dévorante et hors normes. mehr lesen / lire plus

Craig Gillespie:
 Aufs Eis gefallen


Die wechselnden Perspektiven, die Vernachlässigung der Figur Nancy Kerrigans und die selbstreflexive Distanz machen es schwer, sich auf „I, Tonya“ einzulassen – und nachzuvollziehen, was Regisseur Graig Gillespies und Drehbuchautor Steven Rogers uns eigentlich erzählen wollen.

Nicht gerade eine Eiskunstlauf-Prinzessin – Tonya Harding geht es um den Sport, nicht um die Outfits.

Es muss etwas ganz Besonderes gewesen sein, es live mitzuerleben, als die aus der arbeitenden Klasse stammende Tonya Harding (Margot Robbie), erst 1992, dann 1994 die Vereinigten Staaten von Amerika bei den Olympischen Winterspielen im Eiskunstlauf vertat. Qualifiziert hatte sie sich vor allem durch einen Sprung: Als erste US-Amerikanerin meisterte sie nämlich 1991 einen Dreifach-Axel in einem Wettbewerb. mehr lesen / lire plus

Luca Guadagnino
: Der Geschmack von Liebe


Nach „Io sono l’Amore“ und „A Bigger Splash“ bildet „Call Me by Your Name“ den krönenden Abschluss von Luca Guadagninos „Thematic Desire“-Trilogie. In atmosphärischen Bildern werden die Freuden und Frustrationen der ersten großen Liebe eingefangen.

Beim Begutachten einer antiken Statue kommen Elio und Oliver sich näher. (Fotos: outnow.ch)

Er könnte auch „My Summer of Love“ heißen, so sehr entspricht der rezenteste Film des italienischen Filmregisseurs Luca Guadagnino dieser Prämisse. Basierend auf dem gleichnamigen Roman von André Aciman, ist „Call Me by Your Name“ eine einzige sinnliche Exploration zweier Männer, die sich ineinander verlieben.

Norditalien im Jahre 1983: Der 17-jährige Elio (Timothée Chalamet), verbringt mit seinen Eltern Annella (Amira Casar)und Mr. mehr lesen / lire plus

John Carroll Lynch
 : Le chant du cygne


Étrange film que « Lucky », qui repose intégralement sur son interprète principal, Harry Dean Stanton. Il ne s’y passe au fond pas grand-chose, et pourtant cet hommage appuyé exerce une fascination quasi hypnotique.

Dans son dernier rôle, Harry Dean Stanton ne cherche pas à cacher sa vulnérabilité. (Photos : imdb.com)

Cela semble un rituel matinal bien établi : d’abord allumer une cigarette, ensuite faire sa toilette, enchaîner avec des exercices de yoga puis enfiler son stetson avant de partir à pied vers la bourgade voisine. Un café en faisant des mots croisés, et puis retour à la maison pour regarder les émissions de jeux à la télévision. mehr lesen / lire plus

Guillermo del Toro
: Fischiges Märchen


„The Shape of Water“ ist ein Mosaik aus schönen Dekors, Ungereimtheiten in der Handlung, flachen Dialogen und exzellenten Schauspielleistungen. Das hinterlässt einen ambivalenten Eindruck.

Sicherheitschef Strickland genießt es, seine Mitmenschen einzuschüchtern. (Fotos: outnow.ch)

„If I spoke about it, if I did, what would I tell you, I wonder … would I warn you about the truth of these facts? And the tale of love and loss? And the monster who tried to destroy it all?“. Von der ersten Minute an ist klar, worum es in „The Shape of Water“ gehen wird: um Liebe, Verlust und ein Monster. Ob es sich dabei wohl um das Wesen auf dem Filmposter handelt? mehr lesen / lire plus