Jacques Audiard
 : We Are Family

Dans « The Sisters Brothers », le versatile Jacques Audiard s’essaie au genre du western – le résultat est un film certes atypique, mais manquant parfois de punch.

Deux frères inégaux qui se fraient un chemin dans une nature et une société sans pardon.

Dans le fin fond de l’Oregon, au milieu du 19e siècle, une dizaine d’années avant que la guerre civile s’abatte sur les jeunes États-Unis, vivent les frères Sisters. Fils d’un père alcoolique et violent, leur voie vers la petite et grande délinquance est toute tracée et ce n’est donc pas un hasard que Charlie et Eli se retrouvent tueurs à gages sous les ordres d’un grand brigand appelé le Commodore. mehr lesen / lire plus

Filmpremiere: Dokumentarfilm über Belo Monte-Megastaudamm

Auf Einladung von ASTM / Klima-Bündnis Lëtzebuerg ist der deutsche Filmemacher Martin Keßler zu Besuch in Luxemburg und wird sich anlässlich der Filmtorführungen am 6., 7. und 8. November den Fragen des Publikums stellen.

Pascalg622 (CC BY 3.0)

Am Xingu, einem der großen Nebenflüsse des Amazonas, ersteht seit 2011 der Belo Monte-Staudamm. Der nach seiner Fertigstellung drittgrößten Staudamm der Welt ist seit stieß von Anfang an auf massiven Widerstand: 400 Quadratkilometer werden der Überflutung anheim fallen. Bedroht sind zum einen die Anwohner der Stadt Altamira, welche zum Teil durch das Staudammprojekt geflutet wird und deren 20.000 Einwohner*innen zwangsumgesiedelt werden. Die an der „großen Schleife“ des Flusses Xingu ansässige indigene Bevölkerung, sieht ihren Lebensraum zerstört. mehr lesen / lire plus

Liebe, Lust und Schuld(en)

Rupert Everetts „The Happy Prince“ zeigt den englischen Dichter Oscar Wilde in seinen letzten Lebensjahren.

„The boy that I love is up in the gallery“. Das Lied kommt nicht aus dem Mund einer Frau, sondern eines Mannes. Sturzbesoffen trällert es Oscar Wilde auf der Bühne eines Theaters und hat so die Lacher auf seiner Seite. Der heitere Gassenhauer begleitet den Film über Wildes Lebensende wie ein Gradmesser der Distanz zwischen diesem Moment der Heiterkeit und seiner zunehmend desolaten Lebenslage.

Ein Dichter, dem nicht nur die Kreativität abhandengekommen ist, sondern der nur noch auf Pump lebt. Finanziell ist er nach zwei Jahren Kerker wegen seiner Homosexualität abhängig von seiner Frau, die sich jedoch von ihm getrennt hat, von seinen Freunden, von seinen Liebhabern Robbie und Bosie. mehr lesen / lire plus

Wann ist ein Astronaut ein Astronaut?

Mit „First Man“ versucht Regisseur Damien Chazelle uns den Menschen Neil Armstrong näherzubringen. Wirklich überzeugend ist der Film aber in erster Linie in den Actionszenen.

outnow.ch

Wahnsinnsgeschwindigkeit, immense Höhe, rasender Puls, freier Fall, Chaos – die ersten Minuten von Damien Chazelles „First Man“ setzen den Ton. Doch nicht nur das: Sowohl Kameraarbeit, Sounddesign als auch Spannungsdramaturgie geben einen guten Vorgeschmack auf die Qualität dieser Filmproduktion.

1967: Die Vorbereitungen für die erste Mondlandung laufen auf Hochtouren. Bei den teils lebensgefährlichen Tests tut sich besonders ein junger Astronaut hervor, der folglich zum Leader der Mission erklärt wird: Neil Armstrong (Ryan Gosling).

„First Man“ gibt einen detaillierten Einblick in die Zeit vor der Mond-Mission. mehr lesen / lire plus

Lars von Trier
: His Brain Is Squirming 
like a Toad


Dans « The House That Jack Built », le réalisateur et enfant terrible Lars von Trier se lance à la poursuite d’un tueur en série – pour finir avec une méditation cinématographique sur le mal magistrale.

Jack célébrant son art… (Photos : outnow.ch)

Le thème du tueur en série fascine la littérature policière tout comme le cinéma depuis des décennies. Ces personnages dépourvus d’empathie, mais regorgeant de rage sont aussi attirants pour le côté voyeur de notre psyché collective qu’ils sont repoussants quand on en vient aux faits purs et durs. Et quand quelqu’un comme Lars von Trier s’y met, le pur et dur ne se fait pas attendre longtemps. mehr lesen / lire plus

Frédérique Buck
 : Tac au tac

« Grand H », documentaire sur la question de l’accueil des réfugié-e-s, brise avec les conventions du genre : au lieu d’images spectaculaires, le choix de la sobriété permet de dédramatiser un discours souvent trop émotionnel de tous côtés.

Jean Asselborn, l’un des rares ministres de l’Immigration qui cherchent le dialogue avec la société civile. (Photos : grandh.net)

Encore un documentaire sur les réfugié-e-s ! Comme si depuis 2015, cette thématique n’avait pas été omniprésente sur nos télés, radios et réseaux sociaux, comme si elle n’avait pas été le centre des débats politiques, de comptoir ou de fin de repas familiaux arrosés. mehr lesen / lire plus

Bradley Cooper
: Versinken im Rausch

„A Star Is Born“ ist ein Hollywood-Melodram in seiner reinsten Form. Das mag nicht jedermanns Sache sein – handwerklich und schauspielerisch weiß der Film aber in jeder Hinsicht zu überzeugen.

Die Beziehung zwischen Jackson und Ally funktioniert am besten, wenn beide zusammen auf der Bühne stehen. (Foto: outnow.ch)

„A Star Is Born“ ist bereits die vierte Filmfassung derselben Geschichte. Und auch wenn die jeweiligen Handlungen sich in einigen Nuancen voneinander unterscheiden, so sind die übergeordneten Themen in allen Verfilmungen dieselben: der Aufstieg vom Niemand zum Star und die Schattenseiten des Erfolgs.

Im Zentrum der Handlung steht Ally (Lady Gaga). Tagsüber kellnert sie, nachts tritt sie bei Drag-Shows auf. mehr lesen / lire plus

Benoît Delépine et Gustave Kervern
 : Le temps des noyaux


Attention : film gauchiste ! Avec
« I Feel Good », la bande de Groland a récidivé et cette fois, ils ont même recruté Jean Dujardin pour leur nouvelle farce anti-néolibérale et drôle.

Une sœur et un frère pas comme les autres.

Monique et Charles sont des enfants du Grand Soir. Enfin, du Grand Soir qui n’est jamais venu. Rejetons de parents communistes convaincus, leurs trajets de vie divergent après le décès de ces derniers. Monique devient gérante d’une communauté Emmaüs près de Pau, tandis que Charles se débrouille avec de menus larcins et des combines souvent très foireuses. Alors que la grande sœur est restée attachée aux idéaux parentaux, au point où elle en est devenue bipolaire, le frère, lui, a évolué dans la direction inverse et cherche avant tout la richesse – sans foutre grand-chose, cela s’entend. mehr lesen / lire plus

Spike Lee
: „All power to all the people“

Mit „BlacKkKlansman“ warnt Spike Lee davor, die Gefährlichkeit von Rechtsextremist*innen zu unterschätzen. Dafür blendet er zahlreiche andere Formen von Rassismus aus.

Gemeinsam gelingt es Flip und Ron, den Ku Klux Klan zu infiltrieren. (Foto: outnow.ch)

Das Gedankengut, das in den 1970er-Jahren vom Ku-Klux-Klan vertreten wurde, ist auch 2018 nicht weniger präsent oder gefährlich – kein Grund also sich zurückzulehnen. Die Botschaft von Regisseur und Drehbuchautor Spike Lees „BlacKkKlansman“ ist so banal, dass sie fast schon abgedroschen wirkt. Dank zahlreicher Referenzen auf Blaxploitation und Schauspieler*innen in Höchstform ist der Film dennoch alles andere als langweilig.

Im Zentrum des Films, der sich an einer wahren Begebenheit inspiriert, steht Ron Stallworth (John David Washington), der einzige schwarze Polizist in Colorado Springs. mehr lesen / lire plus

Thomas Lilti
 : Une année pas comme 
les autres

Qui de plus qualifié qu’un médecin devenu cinéaste pour porter à l’écran les défis d’une « Première année » de médecine en France ? Thomas Lilti s’y emploie donc, clôturant ainsi une trilogie qu’avaient commencée « Hippocrate » et « Médecin de campagne ».

Pas facile de ne pas se décourager… (Photo : Denis Manin)

Parfois, il y a de quoi regarder de travers celui ou celle qui vous examine dans un cabinet propre et bien tenu, alors que vous êtes venu lui exposer vos souffrances. Ces étudiant-e-s en médecine dissipé-e-s qui font de certains amphis des succursales de cirque, entonnent des chansons paillardes ou se barrent mutuellement le chemin vers la réussite aux examens ne donnent pas une image bien sérieuse de celles et ceux qui seront appelé-e-s, plus tard, à soigner leurs semblables. mehr lesen / lire plus

Gustavo Pizzi
 : Mãe Coragem

Impeccable description d’un Brésil d’en bas auquel le miracle économique des dernières décennies a peut-être donné une vie décente, mais certainement pas l’aisance, « Benzinho » est un film attachant et qui résonne longtemps après la séance.

Karine Teles est épatante en Mère Courage brésilienne. (Photo : Bianca Aun)

À Petrópolis, tout ne va pas pour le mieux pour Irene, Klaus et leurs cinq fils, financièrement parlant. Leur maison se délabre peu à peu et les parents peinent à faire bouillir la marmite, lui dans son magasin de photocopies doublé d’une librairie menacée par le commerce en ligne, elle avec son petit boulot de vendeuse ambulante de textiles. mehr lesen / lire plus

Lee Chang-dong
 : À qui la petite montre rose ?

« Buh-ning (Burning) » reprend des schèmes narratifs aussi bien de l’Orient que de l’Occident pour raconter une vieille histoire de façon surprenante et surtout contemporaine.

Un triangle amoureux qui va se démêler de façon surprenante. (Photos : outnow.ch)

Un peu perdu dans la grande métropole de Séoul, Lee Jong-su essaie de mener sa barque néanmoins. Il a fini son service militaire et ses études littéraires, et passe ses journées comme livreur à mi-temps et écrivain en herbe. Son histoire familiale étant compliquée, avec une mère absente et un père en prison, l’anonymat de la ville lui sied bien – malgré les maigres perspectives, à cause du chômage des jeunes endémique en Corée du Sud. mehr lesen / lire plus

Laura Bispuri
 : Mères, je vous aime


Comme coupé du monde moderne, le petit bout de Sardaigne de « Figlia mia » offre ses paysages sauvages en hommage à la maternité, qu’elle soit biologique ou adoptive. Un film envoûtant, quoique parfois trop contemplatif.

L’innocente, la débauchée et la sainte : la trinité de « Figlia mia » ne dédaigne pas les archétypes. (Photos : Cinemien)

Il y a la mer d’abord, nourricière, qui prodigue poissons ou anguilles et fait vivre tout ce petit village de Sardaigne qu’on dirait quasi autarcique, éloigné du bouillonnement technologique des villes. Il y a bien quelques touristes anglophones, mais ils restent anecdotiques. Et il y a les mères, auxquelles la réalisatrice Laura Bispuri s’attache tout particulièrement. mehr lesen / lire plus

Richard Eyre
: Harte Schale, weicher Kern


Mit der Verfilmung von Ian McEwans Roman „The Children Act“ ist Regisseur Richard Eyre ein solide gemachter Film gelungen, der jedoch die Chance verpasst, das Publikum emotional abzuholen.

Was fasziniert Richterin Maye nur so an Adam? Man versteht es nicht so recht. (Foto: outnow.ch)

Fiona Maye (Emma Thompson) ist Richterin am High Court of Justice in London. Sie ist auf Fälle spezialisiert, in denen die Rechte von Minderjährigen auf dem Spiel stehen. Zu Beginn des Films soll sie zum Beispiel entscheiden, ob zwei siamesische Zwillinge operativ voneinander getrennt werden dürfen. Der Eingriff würde einem der beiden das Leben retten, den anderen jedoch töten. mehr lesen / lire plus

Jafar Panahi
 : Qui est Marziyeh ?

Dans « Trois visages » (« Se rokh »), le réalisateur iranien Jafar Panahi fait un nouveau petit bras d’honneur aux mollahs tout en continuant son exploration cinématographique et autobiographique.

« Trois visages » commence avec une séquence presque destinée au public occidental. Au fond d’une grotte dans l’Iran rural, une jeune femme enregistre un message dramatique sur son smartphone. Marziyeh y implore l’aide de l’actrice iranienne Behnaz Jafari, connue pour ses rôles de grand et de petit écran : car même si elle a été acceptée au conservatoire de Téhéran et qu’elle ne rêve que de devenir actrice, sa famille et celle de son fiancé refusent de la laisser partir. mehr lesen / lire plus

Matteo Garrone: Aus Loyalität vor die 
Hunde gehen

Anhand der Figur eines Hundefriseurs wirft „Dogman“ die Frage auf, wie sehr man sich seinem Unterdrücker anpassen kann, bevor man selbst zum Täter wird.

Selten wirkt Marcello so in seinem Element, als in Gesellschaft von Hunden. (Foto: © Xerix Films)

Ein knurrender, zähnefletschender Rottweiler. Das einzige, was ihn davon abhält, jedem, der sich ihm nähert, an die Gurgel zu springen, ist eine massive Metalkette. Direkt daneben stehend ein Mann, der es sich zum Ziel gesetzt hat, den Vierbeiner einzuschamponieren. Diese Szene, zugleich bedrohlich und humorvoll, setzt den Ton des italienischen Films „Dogman“.

Beim Hundefriseur handelt es sich um Marcello (Marcello Fonte), der in einem kleinen, tristen Stadtviertel in der Nähe von Neapel lebt. mehr lesen / lire plus

Secteur cinématographique : Pas de solution en vue

Le secteur de production cinématographique est un fleuron dont les politiques aiment bien se targuer… quand tout va bien. Par contre, en temps de crise, ils sont aux abonnés absents.

(©flickr)

Quand en mars 2014 Laurent Witz et Alexander Espigares remportèrent le premier Oscar luxembourgeois pour leur court métrage « Monsieur Hublot », non seulement le public était aux anges, mais ce moment est devenu aussi une référence pour les politicien-ne-s quand il s’agit d’évoquer la prétendue bonne santé du secteur culturel luxembourgeois – et de faire un peu de nation branding en passant.

Certes, le financement de la production cinématographique, qui passe par le Film Fund Luxembourg, n’est pas directement assuré par le ministère de la Culture (où il ne figure pas au budget) – il est sous la tutelle du ministère d’État. mehr lesen / lire plus

Gustav Möller
 : Prenant


Si l’on doutait encore de la suprématie des pays nordiques sur le polar européen, voilà que « Den skyldige », un premier film magistralement maîtrisé de bout en bout, vient mettre les points sur les i. Le film policier de l’été, mais peut-être aussi de l’année.

(Photos : September Film)

Relégué à la distribution des appels d’urgence avant d’être l’accusé d’un procès qui s’annonce délicat, Asger Holm s’acquitte de son travail avec juste ce qu’il faut de professionnalisme pour ne pas s’attirer plus d’ennuis. Se succèdent les victimes de vols qui avaient traîné dans les quartiers chauds ou les personnes en détresse soûles ou défoncées dans leur appartement propret. mehr lesen / lire plus

Jason Reitman: Pampers, Schreie, Babykotze


„Tully“ wirft einen nüchternen Blick auf moderne Elternschaft. Dazu gehören auch in heutigen Zeiten nicht nur Stress und Überforderung, sondern auch ungleiche Aufgabenverteilung.

Wer ist diese mysteriöse Tully und wird es ihr gelingen, Marlo zu helfen? (Foto: outnow.ch)

Mutterschaft kann so schön sein: Eine intensive Zeit voller bewegender Momente, die Erfüllung des Kleinfamilienideals. In „Tully“ wird die Erfahrung aus einem etwas anderen Blickwinkel dargestellt: Kinder zur Schule fahren, Muttermilch abpumpen, Tiefkühlpizza zum Abendessen, durchgehend unaufgeräumte Wohnung, Milchausfluss aus der Brust, Fremde, die ungefragt nervige Ratschläge erteilen – all das gehört zum Alltag der dreifachen Mutter Marlo (Charlize Theron). Nichts scheint ihr Freude zu bereiten, sie ist ständig gestresst und erschöpft. mehr lesen / lire plus

Quentin Dupieux :
 Flics loufoques 


Avec des dialogues écrits avec maîtrise et la construction minutieuse d’une atmosphère où les faux semblants règnent, la comédie onirique « Au poste ! » fait figure d’objet filmé non identifié dans le cinéma français. Retour gagnant donc de Quentin Dupieux, après une période de langue anglaise.

Pour les nostalgiques, tous les ingrédients de la garde à vue magistrale sont au rendez-vous, l’humour décalé en plus. (Photos : Diaphana films)

Tout commence avec l’arrestation d’un chef d’orchestre en slip rouge qui dirige une symphonie dans la nature. Pas de doute : on est bien ici dans un long métrage de Quentin Dupieux, qui sait pousser dans ses scénarios ces petits moments absurdes qui rendent la réalité encore plus prenante. mehr lesen / lire plus