Darren Aronofsky
 : Feu la mère


« Mother ! », le dernier-né du réalisateur culte Darren Aronofsky, a divisé profondément les critiques. Au-delà de savoir si c’est une imposture ou du génie, il faut célébrer le fait que le cinéma transgressif et jouissif a encore pignon sur rue au 21e siècle.

Une fiesta qui est loin de faire l’unanimité dans le couple…

Ce n’est pas la première fois qu’un film de Darren Aronofsky fait un bide dans les salles obscures (13,5 millions de dollars récoltés en septembre pour un budget de 30 millions) tout en devenant un film culte par la suite. Cela a déjà été le destin de « The Fountain », en 2006. mehr lesen / lire plus

Mathieu Amalric
 : Barbaras russes

Entre le biopic aux allures iconoclastes et le making of, Mathieu Amalric signe un film d’auteur énigmatique, rêveur et poétique à l’image de ses deux muses omniprésentes à l’écran : Barbara et Jeanne Balibar.

Une rêverie faite de confusions, pour mieux se passer des conventions : « Barbara ».

Dans ce septième long métrage de Matieu Amalric, Jeanne Balibar joue le rôle d’une actrice internationale revenue à Paris pour le tournage d’un film sur une des plus grandes voix de la chanson française. Un jeu de miroirs s’interpose dans un labyrinthe féerique où le spectateur perd agréablement pied, car en même temps qu’une œuvre sur Barbara et Jeanne Balibar, le réalisateur propose une réflexion sur le genre cinématographique du biopic. mehr lesen / lire plus

Edgar Wright: Autojagd mit Beat


Mit „Baby Driver“ hat der britische Regisseur und Drehbuchautor Edgar Wright eine Actionkomödie produziert, die das Niveau vieler anderer Sommer-Blockbuster weit übersteigt.

Ohne Sonnenbrille und Musik in den Ohren fährt Baby (Ansel Elgort) nirgendwo hin.

„He’s a looney. Just like his tunes.“ – So beschreibt Bats (Jamie Foxx) an einer Stelle die Hauptfigur von „Baby Driver“. Wirklich „looney“ ist Baby (Ansel Elgort) zwar] nicht, aber dafür hat er eine andere Eigenart: Ob zu Hause, während Arbeitssitzungen oder beim Autofahren – immerfort hört er Musik auf seinem iPod. Dabei handelt es sich aber nicht um passive Aufnahme. Baby gestaltet sein Leben nach dem Lied, das er gerade hört – und umgekehrt. mehr lesen / lire plus

Patrick Hughes : Des gages, des gags et des dégâts

Curieusement mis en avant par les très scrupuleux chroniqueurs cinéma du Canard Enchaîné, « The Hitman’s Bodyguard » se révèle être un nanar de comédie d’action sans plus.

Le tueur à gages et son garde du corps ont décidément du mal à se mettre d’accord sur qui tire sur qui.

« The Hitman’s Bodyguard ». Une chose est sûre : le titre ne trompe pas sur la marchandise. Cette comédie d’action repose sur le principe du buddy movie, qui consiste à associer deux personnages au tempérament opposé, obligés de cohabiter le temps d’accomplir une mission, de préférence à haut risque. « L’Arme fatale » ou, dans un registre différent, « Le Corniaud », restent des modèles du genre. mehr lesen / lire plus

Robin Campillo : L’amour au temps du sida


Certains le voyaient déjà en tête du palmarès à Cannes, mais il a dû se « contenter » du Grand Prix. Résultat somme toute logique pour « 120 battements par minute », un film éminemment sympathique qui veut tellement bien faire qu’il perd parfois le fil de son discours.

Deux hommes qui s’aiment dans les années 1980 : pas une sinécure.

Faut-il y voir une certaine nostalgie des années lycée, qui pour nombre de journalistes de cinéma se sont déroulées à cette époque ? Peut-être un brin de mauvaise conscience de n’avoir pas compris assez tôt l’étendue de l’épidémie de sida ? mehr lesen / lire plus

Tarik Saleh : À ripou, ripou et demi


Habilement situé juste avant la chute d’Hosni Moubarak, « The Nile Hilton Incident » reprend les codes du film noir pour dépeindre un régime vacillant mais au pouvoir de nuisance intact. Un grand polar.

Toujours en mouvement et souvent la clope au bec, Fares Fares est de tous les plans et crève l’écran.

En plus de son métier d’inspecteur de police, le commandant Noureddine arrondit ses fins de mois en prenant part à de menus trafics organisés par son chef, qui se trouve être aussi son oncle. Pas plus corrompu qu’un autre, mais pas moins, en somme. La preuve, c’est qu’il lui faudra également soudoyer des collègues. mehr lesen / lire plus

Luc Besson
 : Luc et le film aux mille pépètes


Avec « Valérian et la cité des mille planètes », Luc Besson, à grand renfort d’euros, réalise un film emblématique de la culture de l’entertainment actuelle, où le contenant prime le contenu et les effets visuels, la solidité du scénario.

La science-fiction façon hipster et branchouille, le charme des acteurs en moins : Dane DeHaan et Cara Delevingne dans « Valérian et la cité des mille planètes ».

Écrire sur un film est difficile et subjectif, surtout lorsqu’il est aussi attendu que le dernier Luc Besson. Le gourou du cinéma populaire à gros budget aurait contacté les auteurs français de la bande dessinée originelle en promettant de leur rendre l’hommage qui leur était dû, les Américains les ayant déjà copiés de nombreuses fois. mehr lesen / lire plus

Christopher Nolan
 : Perspectives dunkerquoises


Avec « Dunkirk », Christopher Nolan tourne le dos à la science-fiction pour se consacrer à la fresque historique. S’il reste fidèle à lui-même dans la narration, le film en devient tout de même un peu inconsistant.

Un effort civil et militaire désespéré est au centre de « Dunkirk ».

Épisode injustement méconnu de la Seconde Guerre mondiale, le transfert de quelque 300.000 soldats anglais et français de Dunkerque vers l’Angleterre marqua pour beaucoup le vrai début du conflit et la première grande frayeur de celui-ci. En effet, peu osèrent imaginer que les armées françaises et anglaises se feraient encercler dans la ville portuaire, ni qu’ils seraient forcés à se retirer. mehr lesen / lire plus

Laura Schroeder
 : Délivrance

Habemus metteuse en scène ! « Barrage », premier « vrai » long-métrage de la réalisatrice luxembourgeoise Laura Schroeder, est un changement de paradigme pour le cinéma luxembourgeois : un film d’auteur, certes austère, mais jouissant d’un langage cinématographique conséquent et original.

Thémis Pauwels dans le rôle de la jeune Alba sait tenir tête sans problème face à Isabelle Huppert et
Lolita Chammah.

« Barrage » raconte un épisode dans la vie de trois femmes liées par la filiation, mais désunies par les aléas de la vie. Il y a d’abord Élizabeth, une femme froide et distante à première vue, dévouée à 100 pour cent à la tradition familiale : celle de donner au monde d’excellents et d’excellentes joueurs et joueuses de tennis. mehr lesen / lire plus

Terrence Malick: Der Puls des Lebens

Von Event zu Event,
von Beziehung zu Beziehung, von Lied
zu Lied – in diesem
Film befindet sich alles im Fluss.

Mit „Song to Song“ beschließt Terrence Malick seine unoffizielle Trilogie. Trotz einer Zunahme narrativer Elemente dominieren auch hier wieder Atmosphäre und Ästhetik.

Repetitiv, oberflächlich, langweilig, inkohärent, grauenhaft – die Adjektive, mit denen das neueste Werk von Terrence Malick in den letzten Monaten beschrieben wurde, verheißen nichts Gutes. Dabei unterscheidet sich „Song to Song“ nicht wesentlich von Malicks vorherigen beiden Filmen. Doch genau darin sehen viele das Problem. Bereits in „The Tree of Life“ (2011) war eine gewisse Schwerpunktverschiebung erkennbar geworden: Weg von linearer Narration und klassischer Dramaturgie, hin zu einer assoziativen Collage aus Tonaufnahmen und ästhetisch reizvollen anspruchsvollen Bildern. mehr lesen / lire plus

Emmanuelle Bercot : Seule contre tous, le retour

Le scandale du Mediator, ce médicament à l’origine d’au moins plusieurs centaines de morts prématurées en France, est au cœur de « La fille de Brest ». Un sujet d’actualité toujours brûlant et filmé avec une évidente sincérité, mais dont le traitement n’apporte que peu au fond du débat.

Il faut savoir apprécier les bonnes nouvelles lors d’un combat acharné contre la puissance du lobby pharmaceutique.

Tout commence en 2007, là où la terre finit. À Brest, dans le Finistère, la pneumologue Irène Frachon découvre des liens troublants entre la prise d’un médicament commercialisé depuis 30 ans et certaines morts suspectes, dues à une anomalie cardiaque. mehr lesen / lire plus

Agnès Varda et JR
 : Jeux de regards


Quand les grands esprits se rencontrent : « Visages villages » témoigne de la synthèse de deux personnages atypiques – et produit, aussi à cause de cela, un film exceptionnel.

Un film à quatre mains et aux images uniques.

Comme le suggère le générique qui les présente sous la forme de héros animés, Agnès Varda et JR ne sont pas seulement des artistes connus pour leur œuvre, mais aussi des personnages, popularisés par leur silhouette. Lui, grand garçon de 33 ans portant invariablement chapeau et lunettes noires ; elle, petite dame de 88 ans arborant depuis toujours une coupe au bol désormais bicolore. mehr lesen / lire plus

Patty Jenkins: Von Amazonen und Göttern


Mit „Wonder Woman“ ist DC zum ersten Mal seit langem eine ansprechende Comicverfilmung gelungen. Dank einer Balance zwischen Action und Ruhe, Pathos und Humor dürften viele unterschiedliche Zuschauergruppen auf ihre Kosten kommen.

„Wonder Woman“ kämpft zwar nur mit Schwert und Lasso, ist ihren GegnerInnen aber dennoch überlegen.

Erst seit kurzem in den Kinos, hat „Wonder Woman“ bereits in mehrfacher Hinsicht Filmgeschichte geschrieben. Nicht nur, dass es sich um den ersten Big-Budget-Superheldenstreifen einer Regisseurin handelt, er ist auch der bisher kommerziell erfolgreichste von einer Frau inszenierte Realfilm. Und dies obwohl – oder vielleicht gerade weil – „Wonder Woman“ in den letzten Wochen für kontroverse Diskussionen sorgte. mehr lesen / lire plus

Cédric Klapisch : L’exception culturelle


Ah ! les films de vignoble… Une spécialité bien française, souvent plutôt déclinée en téléfilms où seule la diversité des terroirs tient lieu d’originalité. Malgré un début un peu poussif, « Ce qui nous lie » parvient à sortir du lot, sans pourtant fortement enthousiasmer.

Après les funérailles du père, la fratrie renforce ses liens grâce à l’exploitation familiale.

Après sa trilogie consacrée à l’insouciante jeunesse étudiante qui a bien du mal à trouver une certaine stabilité dans la vie (« L’auberge espagnole » et ses deux suites), Cédric Klapisch s’attaque à un thème qu’on pourrait qualifier de patrimonial. Car attention, il est ici question de vignoble, un sujet particulièrement sérieux dans l’Hexagone, et le réalisateur a poussé l’authenticité jusqu’à tourner sur une période d’un an afin de rendre au mieux la marche des saisons à l’écran. mehr lesen / lire plus

Maxime Motte
 : À vot’ bon cœur !

Quand la crise des migrants s’invite dans une comédie familiale à la française… Avec ce premier long métrage imparfait mais plaisant, Maxime Motte signe un éloge bienvenu de la solidarité.

Certes un peu trop sucrée, cette comédie familiale qui aborde les thèmes des origines, de la transmission et de l’hospitalité est une joyeuse exception dans le monde des comédies françaises beaufs.

Pour commencer, levons toute ambiguïté : « Comment j’ai rencontré mon père » n’est pas une version française et cinématographique de la série américaine à succès « How I Met Your Mother ». Plus modestement, il s’agit d’une comédie familiale dont l’un des personnages centraux est un jeune migrant. mehr lesen / lire plus

François Ozon
 : Dédoublement

« L’amant double », le nouveau film de François Ozon, est un thriller érotique qui rend hommage au film noir autant qu’au cinéma de Lynch – et surtout un film très réussi.

La question est : qui est en train de voir double ?

Quand Chloé sonne à la porte du psychothérapeute Paul Meyer, elle a déjà une grande odyssée de souffrances derrière elle. Ce n’est pas uniquement son esseulement chronique qui la taraude, mais surtout des maux de ventre inexplicables. En dernière instance, les spécialistes n’ayant rien trouvé, elle pense que son problème pourrait provenir d’un mal-être psychique. Et ça marche, même mieux qu’elle ne l’aurait imaginé. mehr lesen / lire plus

Arnaud Desplechin : Les pistes aux étoiles


Dans son nouveau film porté par un casting de stars (entre autres Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg), Arnaud Desplechin multiplie les récits avec brio et gourmandise.

Les spectres du passé sont légion dans le nouveau Desplechin.

Après « Le cinquième élément », « Moulin Rouge » ou « Robin des Bois » lors de précédentes éditions, c’est donc le nouveau long métrage d’Arnaud Desplechin qui a ouvert le 70e Festival de Cannes. Certains en ricaneront : film d’auteur par excellence, « Les fantômes d’Ismaël » n’aurait pas vraiment le profil « glamour-bulles de champagne » qu’on attend pour ouvrir les festivités cannoises. mehr lesen / lire plus

Andrea Arnold: Das vergessene Amerika

In ihrem ersten in Amerika gedrehten Film „American Honey“ erzählt die britische Filmemacherin Andrea Arnold von Menschen, denen mangels Perspektiven letztlich nur der Rückzug auf sich selbst bleibt.

Wie wäre es wohl, sein altes Leben hinter sich zu lassen und einfach aufzubrechen? „American Honey“ erzählt von einem solchen Neuanfang, der möglicherweise aber nur eine Zwischenetappe im Leben der Hauptperson, der 18-jährigen Star (Sasha Lane), darstellt. In dem Film hat die Vorstellung der Freiheit zentrale Bedeutung, obwohl keine der Figuren im Grunde frei ist. Zumindest die Protagonistin dürfte sich aber zeitweise so fühlen, entflieht sie doch einem Alltag, wie er trostloser kaum sein könnte. mehr lesen / lire plus

Raoul Peck
 : Engagement total


Explorant en images les mots forts et profonds de James Baldwin, le documentaire « I Am Not Your Negro », déjà diffusé sur Arte il y a quelques semaines, est un exemple réussi de cinéma engagé qui ne néglige pas la forme pour le fond.

James Baldwin (au milieu) apporte la puissance de ses écrits à « I Am Not Your Negro ». (Photo : © Dan Budnick)

Le documentaire à charge et la qualité cinématographique peuvent-ils faire bon ménage ? Lorsque Quentin Tarantino, en remettant la Palme d’or à Michael Moore en 2004 pour « Fahrenheit 9/11 », avait affirmé sans sourciller que le jury avait récompensé les qualités formelles du film et pas particulièrement son message, on avait pu en douter. mehr lesen / lire plus

Jordan Peele: Weiße Hölle

Der Independent-Horrorfilm „Get Out“ macht sich einen Höllenspaß daraus, Klischees umzudrehen und übt nebenbei Kritik an der politischen Korrektheit.

Wenn die Schwiegereltern anfangen, so zu starren, gilt es schnell die Kurve zu kriegen.

Chris und Rose sind das Traumpaar der gerade zu Ende gegangenen Ära Obama: Er ist ein schwarzer, inspirierter Street-Fotograf mit trauriger Kindheit, der um seinen Zugang zum Kunstmarkt kämpft. Sie dagegen ein verhätscheltes Kind der weißen oberen Mittelschicht: Vater Neurochirurg, Mutter Psychiaterin. Sie leben in einer hippen Umgebung in der Großstadt; das Leben ist angenehm, wenn auch manchmal etwas prekär. Als Rose ihren Liebsten dann zu ihren zurückgezogen in einer Luxusvilla auf dem Land lebenden Eltern einladen will, hat sie ein wenig Mühe, ihn zu überreden. mehr lesen / lire plus