Statistiques culturelles européennes : Quelques surprises

Comme chaque année, la Commission européenne publie les données statistiques du secteur culturel dans les États membres. Si les données concernant le Luxembourg sont connues, leur représentation au niveau européen étonne parfois.

Les « Culture Statistics 2019 Edition » sont en soi une lecture peu passionnante. Le document publié par Eurostat compile les informations par pays membre dans la perspective de les comparer. Les thèmes s’étendent de l’héritage culturel à l’emploi dans le secteur culturel, de la participation culturelle aux dépenses étatiques dans la culture.

Première petite surprise dans le chapitre consacré aux capitales européennes de la culture : pour l’année 2022, la ville d’Esch ne figure qu’en deuxième place derrière celle de Kaunas en Lituanie – ne faisant de la métropole du fer « que » la petite ville partenaire de cette édition des réjouissances culturelles sous le sigle européen. Un fait qui n’est pas promu au Luxembourg, même si après toutes les tragicomédies en coulisses d’Esch 2022, ce serait compréhensible.

Quant à l’emploi dans le secteur culturel, le grand-duché n’a pas à se voiler la face : 5,2 pour cent des employé-e-s luxembourgeois-e-s y travaillent. C’est la deuxième place après l’Estonie et au-dessus de la moyenne européenne (3,8 pour cent). Pourtant, il faut remarquer que les statistiques européennes incluent aussi les journalistes, les auteurs et autrices ainsi que les chercheuses et chercheurs dans les domaines linguistiques. Et que comme partout en Europe, le nombre d’indépendant-e-s est supérieur à celles et ceux qui ont un emploi fixe, si on le compare aux chiffres de l’emploi total.

Le recensement des entreprises culturelles révèle un manquement du Luxembourg. Certes, le pays en compte bien 1.570 – mais la valeur ajoutée qu’elles produisent ne peut pas être communiquée, puisqu’elle n’est pas calculée. Du moins pas pour l’instant, car selon le budget de l’État, une étude Liser serait en train d’être préparée.

Finalement, l’argent que le gouvernement investit dans le secteur (296,6 millions d’euros en 2017) atteint 1,2 pour cent du budget global. Un chiffre qui, comme chacun-e le sait au Luxembourg, ne peut être atteint que si on l’y ajoute les subventions au secteur cinématographique et – curiosité statistique européenne oblige – l’aide à la presse.


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