ROCK: Petites natures s’abstenir!

Une nuit, au détour d’un sombre croisement, le heavy metal des „Black Sabbath“ et le punk des „Stooges“ se sont rencontrés. La collision a donné Death from above 1979. Pour arriver à produire un volume sonore comparable, on s’attend à un groupe avec au moins trois guitaristes fortement électrisés. On n’est pourtant qu’en présence d’un duo, tout simplement … et canadien, soit dit en passant. Sebastien Grainger à la batterie et au chant et Jesse F. Keeler à la basse et au synthé ne font pas dans la dentelle. Un riff meurtrier chasse l’autre. La voix ne peut être que tiraillée pour pouvoir affronter le mur tonitruant que construisent les instruments. mehr lesen / lire plus

TEEN-MOVIE?: Quand tout change, rien ne va plus

Si le nombre treize est réputé pour porter malheur, Catherine Hardwicke démontre dans son film „Thirteen“, qu’il représente aussi un âge dangereux. Attention: bouleversant!

Si vous êtes parent d’une jeune fille, „Thirteen“ vous procurera quelques soucis.

Tracy a treize ans. C’est l’âge où tout change: le corps, l’école, les envies. Soudain, fini les Barbies et les petites chaussettes à fanfreluches. La „coolitude“ devient l’absolu à atteindre.

A la recherche de son identité, Tracy deviendra la meilleure amie d’Evie, la fille la plus en vogue du lycée. Ensemble, elles voleront les fringues les plus flippantes et essayeront les drogues les plus trippantes. mehr lesen / lire plus

GUS VAN SANT: Elephant

Plans-séquences, plans fixes, travellings interminables, caméra à l’épaule, personnages filmés de dos, entrecroisements temporels: avec „Elephant“, Gus Van Sant revient à une approche plus „indépendante“, donc plus expérimentale, de la grammaire cinématographique. Evidemment, les critiques de cinéma adorent ça! Reste qu’une heure – montrée dans le moindre détail – dans une vie ennuyeuse de collégien-ne-s américain-e-s ne devient pas plus intéressante, même si l’on sait que c’est la dernière.

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ROBERT BENTON: The Human Stain

Le roman de Philippe Roth, dernier volet de sa trilogie américaine sur les bouleversements de l’Amérique d’après-guerre, faisant suite à „Pastorale américaine“ et à „J’ai épousé un communiste“, est adapté assez fidèlement ici. L’actrice principale et les acteurs qui lui tournent autour sont superbes. La froideur du paysage est magnifique en plan large. Malgré tout, le film s’écoule bien doucement, sans grands moments d’émotion.

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JEU: Sauver le bonhomme

Vous avez une petite heure à tuer? Un jeu Internet d’exception vous permettra de la passer de manière bien agréable. Des bouts de bois „morts“ traversent l’espace. Ce sont là des microcosmes habités par des créatures bien sympathiques. L’une d’entre elles voit son habitation mise en danger par la trajectoire d’un autre bout de bois. La collision est imminente. La créature décide donc de faire un tour sur le biotope inconnu, pour trouver un moyen de changer la trajectoire de celui-ci. A vous de l’aider en faisant les bons clics. Vous rencontrerez alors des agriculteurs-fumeurs d’herbe, des moutons-mutants au chant magnifique, etc. mehr lesen / lire plus

COEN SCREWBALL: C’est drôle qu’ils s’aiment

Le nouveau film des frères Coen est un hommage au „screwball comedies“ des années 30 et montre un George Clooney absolument hilarant.

Chaque nouveau film des frères Coen est un hommage à l’univers d’un écrivain américain ou à un genre du passé cinématographique. Après s’être laissé inspirer par Dashiell Hammett pour „Miller’s Crossing“, Raymond Chandler pour „The Big Lebowski“, James M. Cain pour „The Man who wasn’t there“, ou encore le film noir pour „Blood Simple“, ils reviennent – après „Hudsucker Proxy“ – au cinéma profondément humaniste de réalisateurs comme Frank Capra, Howard Hawks et Preston Sturges pour „Intolerable Cruelty“.

Le genre cinématographique visé ici? mehr lesen / lire plus

POUR CETTE SEMAINE: Whisky en salon; Congé parental en colloque; Introduction à l’opéra; Beste Freundinnen mal schriftlich

Whisky en salon

Le cercle culturel „Le Cothurne“ fait part du troisième salon du whisky, qui aura lieu le samedi 11 octobre, de 15h à 22 heures, dans la salle polyvalente à Attert. Unique dans la région, ce salon est remarquable par la présence d’environ 100 marques de „pure“ et „single malt“ écossais: Bowmore, Glen Garioch, Auchentoshan, … Cette année, les whiskies irlandais ne seront pas oubliés avec, en outre, la présence de Jameson.

On y proposera également, et en permanence, des films, des stands littéraires, des objets didactiques, …, expliquant la fabrication du whisky. L’animation musicale est assurée par un joueur de cornemuse. mehr lesen / lire plus

FESTIVAL DU FILM SOCIAL: La caméra: un outil de réinsertion sociale?

Une „réflexion sur la contribution du cinéma au débat social“ en forme de „Festival du film social“, c’est quoi exactement? Interview avec Christophe Lepicard de „Co-labor“.

Pourquoi „Co-labor“ a choisi le cinéma comme moyen de sensibilisation?

Christophe Lepicard: On s’est dit tout simplement que le cinéma est un outil médiatique intéressant. Il permet d’ouvrir le monde clos de l’exclusion sociale au grand public, de montrer ce qui se passe dans le monde. Quand je dis „dans le monde“, cela signifie dans le quartier d’à côté, au pays de Galles, tout comme au Nicaragua. Les problèmes se répètent et les films choisis le montrent. mehr lesen / lire plus

FILMS LUXEMBOURGEOIS: Semaine du film luxembourgeois

Parmi les productions et coproductions luxembourgeoises à voir cette semaine dans vos cinémas:

„Am Anfang war der Blick“ – parce qu’il était à Cannes et que tout le monde en parle.

„The Tulse Luper Suitcase“ – parce que de Peter Greenaway qui, jadis, faisait de grands films.

„Secret Passage“ – pour l’acteur John Turturro.

„Un honnête commerçant“ – parce que de Philippe Blasband, autrement excellent scénariste de „Une liaison pornographique“ ou encore „Le tango des Rashevski“.

„Petites misères“ – pour Marie Trintignant, avant de la revoir une dernière fois dans „Janis et John“.

Ou encore: „Le club des chômeurs“ – parce qu’il y a ceux et celles qui aiment – dont nous-mêmes – et d’autres qui haï ssent d’autant plus. mehr lesen / lire plus

POUR CETTE SEMAINE: Cultures à Dudelange; Esch en fleurs; Filmer op der Telé; Allo-parents?

Cultures à Dudelange;

Initiée et organisée par la Commission consultative pour Etrangers de la Ville de Dudelange, la „Fête des Cultures“ aura lieu cette année-ci, les samedi 4 et dimanche 5 octobre prochains. Sous le mot d’ordre „Mieux nous comprendre pour mieux vivre ensemble“, la fête de cette année sera abritée pour la première fois sous chapiteau érigé sur la place de l’Hôtel de Ville de Dudelange.

Le samedi, dès 20 heures va se dérouler le programme musical, avec la participation notamment de „Flowers of India“, un grand ensemble de danses et de musiques de l’Inde, et le „Paula Santoro Brazilian Quartet“. mehr lesen / lire plus

LE MONDE DE L’AUDIOVISUEL: Ça promet

Le site Internet du Centre national de l’audiovisuel est tout d’abord un site de présentation, assez normal, de l’institution elle-même. On y retrouve un rapport d’activité et la présentation de l’actualité du centre en général. Le tout se divise alors surtout en trois chapitres: film, photo et audio. Sous le chapitre „film“ se trouve actuellement le véritable trésor caché de ce site, avec des sous-sections fascinantes: „historique du cinéma luxembourgeois“, „tous les films“, „la production nationale“, „télévision“, „salles de cinéma“, „stages“, etc. Bref, une mine d’or de documentation sur le monde de l’audio-visuel au Grand-Duché. La section „Tous les films“ promet le plus. mehr lesen / lire plus

SAM GARBARSKI: De l’importance d’être Mensch

Au départ, on se dit que „Le tango des Rashevski“ de Sam Garbarski possède tous les ingrédients d’une comédie française moyenne. Au final, quelque chose de magique a dû se produire.

Elle, c’est la „goy“. Lui, c’est le Juif. Ludmilla Mickaël et Michel Jonasz dans „Le tango des Rashevski“.

Il fait bon de voir la qualité des co-productions luxembourgeoises. „Samsa“ est la maison de production représentant notre fierté nationale dans le cas de cet ouvrage cinématographique franco-belgo-luxembourgeois, dénommé „Le tango des Rashevski“. La plus grande qualité de ce film, par rapport à nos sentiments grand-ducois, est justement qu’il n’a rien de luxembourgeois de par son sujet. mehr lesen / lire plus

POUR CETTE SEMAINE: Art gourmand, Es duftet im Naturpark, Tai Chi im Norden, Sprungbrett für die berufliche Zukunft, Champignons des bois

Art gourmand

Le Luxembourg participe depuis quelques années à une manifestation interrégionale (Saar-Lor-Lux) appelée „Arts et Ateliers“, qui se tient chaque année dans une région différente. L’année passée, cette manifestation avait eu lieu au Grand-Duché de Luxembourg dans la „Kulturfabrik“ à Esch-sur-Alzette. Elle comprenait une exposition sur les structures de réhabilitation professionnelle pour personnes handicapées de la Grande Région, la projection du film „Das weiße Rauschen“, une table ronde avec des responsables politiques de niveau national et international ayant comme thème la situation de revenu des personnes handicapées et elle se terminait par un concert de musique cubaine. Cette année-ci la manifestation aura lieu à Sarreguemines, le 19 et le 20 septembre. mehr lesen / lire plus

CRISTINA COMENCINI: Il più bel giorno della mia vita

Qu’y a-t-il de plus fort que les liens familiaux? Une chose seulement: l’amour. Ce film montre une famille aux prises avec ce sentiment qu’on ne contrôle pas. C’est là un cinéma italien plutôt sympa, un film d’auteur pas chiant du tout, bien rythmé et avec de bons acteurs, qui rendent leurs personnages très attachants.
Divertissant et intelligent, sans être génial pour autant.

Au Ciné Cité mehr lesen / lire plus

CINEMA POST-TALIBANS: Kaboul s’éveille

„At Five in the
Afternoon“ de Samira Makhmalbaf est le premier film tourné à Kaboul après la chute des talibans et exige beaucoup de patience du public.

A cinq heures de l’après-midi, il fait froid en Afghanistan, car la mort n’est pas loin. Samira Makhmalbaf la représente à l’aide du déclin de la santé d’un nouveau-né. Face à celui-ci, les habitant-e-s d’un pays en ruine peuvent fermer les yeux ou accepter l’inacceptable … il n’y a pas d’entre les deux.

D’habitude, quand le cinéma emploie des enfants, c’est pour se jouer plus facilement des émotions des spectateurs et spectatrices. Samira Makhmalbaf, elle, filme ce bébé mourant avec une distance édifiante et laisse à tous moments son public en dehors de l’action – même s’il faut dire, qu’il n’y en a pas beaucoup dans ce film. mehr lesen / lire plus