Art vidéo/installations/dessins: Coudées franches

« Le temps coudé » au Mudam permet de se plonger dans le travail de l’artiste albanais Anri Sala. Au rendez-vous : correspondances inattendues entre musiciens et gastéropodes… et bien plus encore.

Photos : © Anri Sala

Comme il se doit, le grand hall laisse désormais beaucoup de place aux grandes réceptions dont le conseil d’administration du Mudam est tellement friand. C’est pourquoi l’œuvre d’Anri Sala exposée dans cette pièce est tout en retrait. Pourtant, « All of a Tremble (Delusion/Devotion) » donne le la à une exposition où des ponts sont jetés entre musique, art plastique et vidéo, et qui joue la plupart du temps avec la perception du public. mehr lesen / lire plus

#QueerSuperPower

Die Ausstellung #QueerSuperPower illustriert die Härte von Rassismus und Queerfeindlichkeit. Die Künstlerin Estelle Prudent gibt schwarzen, queeren Menschen in Frankreich eine Stimme.

Copyright: 2017 Estelle PRUDENT

Die Ausstellung #QueerSuperPower, die derzeit im Escher Rathaus gezeigt wird, besticht nicht durch ein aufwendiges Raumkonzept. Die Exponate – großformatige Fotografien auf denen mit Klebestreifen weiße Zettel mit Zitaten und piktografischen Zeichnungen befestigt sind – stehen teilweise in dessen der Eingangshalle. Die Tafeln, an denen die Fotografien und Texte befestigt sind, reichen bis zu den Büros der Beamt*innen. In der Mitte des Ausstellungsraums prangt eine Säule, auf der die Wartenummern angezeigt werden. Doch wenn man die gezeigten Inhalte kontextualisiert, erschließen sich die Wertigkeit und die Aussagekraft der Ausstellung. mehr lesen / lire plus

Photographie : Bas les murs !

« Down with Walls ! », c’est le titre de l’exposition que proposent Neimënster et l’Institut Pierre Werner dans le cadre du festival CinEast. À travers six regards croisés (dont un double), elle montre tant le chemin parcouru depuis la chute physique du mur de Berlin que celui qu’il reste à parcourir dans les têtes.

Il y a 30 ans, la chute du Mur suscitait une vague d’espoir et d’optimisme : enfin les barbelés et les clôtures allaient tomber entre pays, entre économies, entre peuples. Si un tel processus s’est effectivement enclenché à ce moment-là, force est de constater aujourd’hui qu’il a laissé sur la touche certaines communautés et, pire, qu’il s’est sérieusement enrayé avec la construction de nouvelles barrières physiques ou mentales. mehr lesen / lire plus

Art conceptuel : À l’ère de l’algorithme

Le Casino a invité le collectif LAb[au] dans ses murs : avec « If Then Else », les trois artistes déclinent des combinaisons entre art, sémiotique et sciences. Une expérience un peu froide, mais fascinante.

Amatrices et amateurs du « Cercle des poètes disparus », tenez-vous à l’écart de cette exposition ! Car les trois artistes derrière le collectif LAb[au], Els Vermang, Manuel Abendroth et Jérôme Decock sont le contraire de tout ce qui est romantique, voire essentialiste. Au contraire, leur conception de l’art puise dans la linguistique, la science et l’abstraction. Au lieu de se laisser porter par une inspiration venue d’on ne sait où, ils établissent des règles et les suivent à la lettre. mehr lesen / lire plus

Expo : Un droit de vote qui doit se réinventer

Photo : MNHA/Éric Chenal

Ce jeudi soir a eu lieu le vernissage de l’exposition « #wielewatmirsinn » sur le droit de vote universel, introduit au Luxembourg en 1919. L’exposition, co-organisée par la Chambre des député-e-s et le Musée national d’histoire et d’art, sera ouverte au public jusqu’au 6 septembre de l’année prochaine. L’entrée des 650 m2 qu’occupe l’exposition au MNHA est par ailleurs gratuite. Les commissaires de l’exposition, Claude Frieseisen, secrétaire général de la Chambre des député-e-s, Michel Polfer, directeur du MNHA, Régis Moes, conservateur des arts décoratifs et populaires et d’histoire contemporaine au MNHA, et Renée Wagener, assistante scientifique à la Chambre des député-e-s, font débuter l’histoire du droit de vote bien avant le 8 mai 1919, date à laquelle le parlement abolit le droit de vote censitaire réservé au hommes âgés de 25 ans au moins et payant un certain montant d’impôts. mehr lesen / lire plus

Photographie : La lune est une crêpe

L’exposition « Tsukimi/Moon Show » montre des approches très différentes de la photographie et de son usage, qui peut affecter notre vision du monde.

Si on ne le sait pas, l’illusion est totalement parfaite : les « Alternative Moons » fabriquées par les artistes Robert Pufleb et Nadine Schlieper n’ont pas été capturées par télescope, mais photographiées dans leur atelier et puis probablement mangées. Car les surfaces rocheuses qui apparaissent sur les photos ne sont pas des exoplanètes de l’autre bout de la galaxie, mais des crêpes. Étalées sur une forme ronde et photographiées d’en haut, elles ressemblent à s’y méprendre à des planètes hostiles et froides, alors qu’en réalité elles sont plutôt chaudes et appétissantes. mehr lesen / lire plus

Fotografie/Malerei: Ein Hoch auf die Freiheit

Die aktuelle Ausstellung im Düdelinger Centre d‘art Nei Liicht steht ganz im Zeichen der „Eleutheromania“ – ein komplizierter Begriff für eine doch einfache Angelegenheit.

Foto: Mike Zenari

Der Begriff „Eleutheromania“ ist dem Altgriechischen entliehen und bedeutet ein starkes, ja gar exzessives Begehren nach Freiheit. Dieses lebt die belgisch-luxemburgische Künstlerin Carole Melchior, deren Fotografien nun gemeinsam mit Malereien von Charlotte Beaudry im ehemaligen Wohnsitz des Direktors der Arbed zu sehen sind, augenscheinlich vollends aus.

Die nun präsentierten Werke können wie eine Art Anti-Chronik gelesen werden. Durchgehend auf Datierungen, Ortsangaben und Titel verzichtend, gibt die überwiegend aus Schnappschüssen bestehende Arbeit Einblicke in vielleicht nur Sekunden andauernde spontane Eindrücke aus dem Alltag, die Melchior trotzdem ausreichend triggerten, um nicht mehr von ihnen lassen zu können. mehr lesen / lire plus

Exposition collective: Histoire(s) de perspective(s)

« micro – Macro » est une collaboration entre l’association Musel Link et la galerie Durden and Ray à Los Angeles. Des travaux de qualité parfois inégale, mais qui réussissent à convaincre néanmoins.

Né d’une rencontre fortuite à la foire d’art contemporain Supermarket ­Stockholm, le projet de l’association mosellane et de la galerie californienne est d’examiner « la condition humaine à travers les spécificités, les similitudes et les contradictions entre micro et Macro », comme l’explique le texte de l’expo – d’ailleurs déjà montrée à Los Angeles au cours du mois d’août.

S’il est un peu regrettable que le mélange des artistes luxembourgeois et américains ne soit pas trop poussé dans l’espace de l’exposition, cela n’enlève pas à celle-ci une certaine homogénéité. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Serpentines

« The Ouroboros » est la deuxième collaboration entre le Casino Luxembourg Forum d’art contemporain et Taïwan (plus précisément TheCube Project Space à Taipei). Si les vidéos sont toutes d’un grand intérêt, manque pourtant le lien entre elles.

L’ouroboros est un symbole vieux comme l’histoire de l’humanité, la plus vieille occurrence nous venant de l’Égypte du 16e siècle avant notre ère. Il se manifeste par un serpent qui se mord la queue, incarnant soit un éternel renouveau soit son contraire, la promesse d’une fin certaine de toute chose vivante. Ce qui est fascinant avec ce symbole, ce n’est pas uniquement son âge, mais aussi son universalité. mehr lesen / lire plus

Installationen: Traurige Tropen

Die Galerie Junge Kunst in Trier zeigt mit „Requiem für die Tropen“ eine ziemlich aktualitätsbezogene Ausstellung des brasilianischen Künstlers Francisco Klinger Carvalho.

Dass die Ausstellung in diesem Maße mit den Nachrichten kollidieren würde, war wohl eher keine Absicht. Und doch: Der Amazonas brennt seit Wochen, die Fratze des rechtsextremen Präsidenten Jair Bolsonaro flimmert tagtäglich durch unsere Newsfeeds und sogar der Freihandelsboom scheint – mit Blick auf Mercosur – nun auf einmal nicht mehr so akut.

„Requiem für die Tropen hinterfragt die moralische Dimension der Aneignung – von Macht, von Land und Kultur in tropischen Ländern“ heißt es auf der Webseite der Galerie. mehr lesen / lire plus

Installation
 : Le Paradis perdu de 
Vivian Suter

Le très lumineux pavillon du Mudam accueille la dernière exposition de l’artiste Vivian Suter, Nisyros. Née de la fascination personnelle de Suter pour l’île grecque, l’exposition joue des contrastes et des possibilités offertes par la couleur et sa redéfinition.

(Photo : Stathis Mamalakis)

Vivian Suter vit au Guatemala, sur les bords du lac Atitlán et place la lumière produite par les couleurs au centre de sa démarche créatrice. La nature et ses infinies variations picturales inspirent l’artiste, qui a fini par retrouver à Nisyros une partie de la magie qu’elle affectionne tant. En témoigne la série de peintures que le Mudam a acquise l’année dernière. mehr lesen / lire plus

Jean Weyrich: Als die Tram noch dem Auto weichen musste

Die erste Werkschau des Fotografen Jean Weyrich (1930-2004) zeigt einen Querschnitt des bürgerlichen Lebens in den 1960er- und frühen 1970er-Jahren, fördert jedoch wenig Neues zutage. Wo sie die verkehrspolitischen Umbrüche jener Zeit beleuchtet, ist die Ausstellung allerdings sehenswert.

(Ccopyright Photothèque VDL)

Gleich am Anfang der Ausstellung „Jean Weyrich, gentleman photojournaliste“ zeigt eine Aufnahme aus den frühen 1960ern, eine Straßenbahn welche die Côte d’Eich hinunterfährt, während darüber die Großherzogin-Charlotte-Brücke errichtet wird. Die Bildunterschrift weist darauf hin, dass an diesem Ort seit Kurzem wieder eine Tram fährt – über die Brücke, deren Eröffnung einst mit dem Siegeszug des Kraftfahrzeugs im Stadtverkehr einherging. Der Kreis schließt sich, so scheint es. mehr lesen / lire plus

Peinture et sculpture : L’art à contre-courant

Jusqu’au 22 décembre prochain, le Musée national d’histoire et d’art accueille l’exposition temporaire des Sécessionnistes luxembourgeois. Ce groupe d’artistes des années 1930, peu connu, avait brillamment déjoué les codes dominants de l’art académique. Retour sur une autre manière de créer et de penser.

Photos : Tom Lucas/MNHA

Ils se nomment Auguste Trémont, Harry Rabinger, Claus Cito, Nico Klopp et Joseph Kutter. Ils étaient peintres, plasticiens, sculpteurs, mais surtout amis, liés par la commune envie de briser quelques règles. Désabusés par l’académisme tout-puissant, les Sécessionnistes prennent leur distance avec le Cercle artistique de Luxembourg en 1926, avant de créer leur propre 
salon en 1927. mehr lesen / lire plus

Photographie : Drame et poésie de la vie quotidienne

Après une première exposition en Europe au Forum für Fotografie de Cologne, le Centre national de l’audiovisuel de Dudelange (CNA) accueille à son tour les travaux de la photographe américaine Mary Frey jusqu’au 25 novembre 2019. Une fusion remarquable entre les scènes intimes de la vie familiale et le procédé même de capture photographique.

Frey nomme sa dernière réalisation « Real Life Dramas », et le titre donne immédiatement la portée du projet : la photographe américaine s’est livrée à la mise en lumière d’instants familiers, partagés avec ses proches dans l’Amérique des années 1970. Pour autant, ces clichés apparemment banals contiennent tous une portée artistique évidente. mehr lesen / lire plus

Collages/dessins : Binômes

Le duo d’artistes portugais Borderlovers est de retour à l’Institut Camões. Il y présente « Collage/décollage », une exposition feel-good et d’union entre le grand-duché et le Portugal.

L’expo se compose d’associations de portraits de plusieurs personnalités luxembourgeoises et portugaises. Lors de leur première venue au Luxembourg l’an dernier pour les commémorations de la fête nationale portugaise, les Borderlovers ont commis l’improbable en réunissant à travers des collages les chanteurs Serge Tonnar et Sérgio Godinho, les écrivaines Anise Koltz et Sophia de Mello Breyner Andresen, les réalisateurs Pol Cruchten et Pedro Costa ou encore les peintres Joseph Kutter et Almada Negreiros. mehr lesen / lire plus

Peinture : Graine de pop

La galerie Zidoun & Bossuyt a offert une première expo en solo luxembourgeoise à Louis Granet – le jeune talent français mêle aisément peinture et BD dans une exploration du quotidien qui part dans tous les sens.

Il faut s’offrir quelques instants devant les toiles de Louis Granet avant de juger. Les œuvres qui constituent l’exposition nommée « Thank You » sont en effet tellement surchargées que le regard cherche d’abord une entrée pour mieux s’y plonger. Dès que celle-ci est trouvée, on peut difficilement se soustraire au désir d’explorer tous les détails pour mieux les comprendre et les mettre en relation. mehr lesen / lire plus

Vidéos/photos : Élysées taïwanais

L’actuelle BlackBox du Casino est consacrée aux artistes taïwanais Yao Jui-chung et Su Hui-yu. Leur exploration des systèmes de croyances de leur île et de son quotidien méconnu nous transporte dans des mondes bien étranges.

Deux approches très différentes de l’île de Formose attendent les visiteurs au Casino. D’abord les travaux de Yao Jui-chung, artiste né en 1969 à Taipeh. Celui-ci s’intéresse de prime abord à la photographie, qu’il aime à mettre en scène dans des diaporamas sonores. Comme dans « Incarnation », où il a mis en perspective de multiples images de déités, de prophètes ou de représentations religieuses trouvées à Taïwan et ses environs. mehr lesen / lire plus

Photographie : Pellicules sensibles et sociales

Le Mois européen de la photographie devrait toucher à sa fin, mais nombre d’institutions culturelles et de galeries ont eu la bonne idée de le prolonger. C’est le cas du Mudam, qui propose deux expositions de clichés réussies à voir encore tout l’été.

« Rally to Protest UPMC East, July 2 2012 », 2012 (Photo : LaToya Ruby Frazier and Gavin Brown’s enterprise, New York/Rome)

Fidèle à son cycle de présentations régulières de la collection d’œuvres acquises depuis sa création, le Mudam a concocté « Figures sensibles ». L’exposition, issue du fonds photographique de l’institution, aborde « la question de la représentation et des effets de l’image sur notre approche du réel ». mehr lesen / lire plus

Exposition collective : La maison de tous les rêves

« I Dreamed I Was a House », du collectif insitu, transforme le premier étage du Casino en un assemblage de pièces oniriques – une expo ludique et délicieusement insolente par moments.

Photos : Casino – Forum d’art contemporain

Pour bien comprendre : le collectif insitu rassemble les curatrices et curateurs Marie Graftieaux, Nora Mayr, Gilles Neiens et Lauren Reid. Ensemble, elles et ils ont choisi les artistes Ulla von Brandenburg, Julie Favreau, Anna Hulacová, Aurora Sander, Markus Selg et Alvaro Urbano pour concocter cette exposition.

« I Dreamed I Was a House » part du constat simple que dans l’analyse des rêves, « le fait de rêver d’être une maison est le reflet de soi, avec les différentes pièces symbolisant les diverses facettes de la personnalité » – comme le décrit le texte explicatif. mehr lesen / lire plus

Photographie : Objectif autofiction

Dans le cadre du Mois européen de la photographie, la Villa Vauban propose la première exposition monographique d’Elina Brotherus au Luxembourg. Des clichés où l’artiste finlandaise se met en scène elle-même – provoquant des réactions contrastées.

« Reflected in a Mirror 1 », de la série « Artist and Her Model »

S’il y a une chose sur laquelle aucun doute n’est permis, c’est bien la constance d’Elina Brotherus au fil du temps. En effet, dans l’exposition qui lui est consacrée à la Villa Vauban, les photographies – choisies parmi les principales séries qu’elle a réalisées ces 20 dernières années – révèlent une manière immédiatement reconnaissable : soin apporté à la lumière, absence de détails qui pourraient détourner l’attention, composition étudiée comme pour un tableau… et inévitable présence de la photographe dans le champ. mehr lesen / lire plus