Exposition collective : La maison de tous les rêves

« I Dreamed I Was a House », du collectif insitu, transforme le premier étage du Casino en un assemblage de pièces oniriques – une expo ludique et délicieusement insolente par moments.

Pour bien comprendre : le collectif insitu rassemble les curatrices et curateurs Marie Graftieaux, Nora Mayr, Gilles Neiens et Lauren Reid. Ensemble, elles et ils ont choisi les artistes Ulla von Brandenburg, Julie Favreau, Anna Hulacová, Aurora Sander, Markus Selg et Alvaro Urbano pour concocter cette exposition.

« I Dreamed I Was a House » part du constat simple que dans l’analyse des rêves, « le fait de rêver d’être une maison est le reflet de soi, avec les différentes pièces symbolisant les diverses facettes de la personnalité » – comme le décrit le texte explicatif. mehr lesen / lire plus

Photographie : Objectif autofiction

Dans le cadre du Mois européen de la photographie, la Villa Vauban propose la première exposition monographique d’Elina Brotherus au Luxembourg. Des clichés où l’artiste finlandaise se met en scène elle-même – provoquant des réactions contrastées.

« Reflected in a Mirror 1 », de la série « Artist and Her Model »

S’il y a une chose sur laquelle aucun doute n’est permis, c’est bien la constance d’Elina Brotherus au fil du temps. En effet, dans l’exposition qui lui est consacrée à la Villa Vauban, les photographies – choisies parmi les principales séries qu’elle a réalisées ces 20 dernières années – révèlent une manière immédiatement reconnaissable : soin apporté à la lumière, absence de détails qui pourraient détourner l’attention, composition étudiée comme pour un tableau… et inévitable présence de la photographe dans le champ. mehr lesen / lire plus

Exposition biographique : Étonnante voyageuse

L’exposition « Etel Adnan et les modernes » rend hommage à une femme poète, peintre, écrivaine et journaliste injustement méconnue et au parcours hors du commun.

Née sous le signe d’un monde qui venait de s’écrouler – à Beyrouth en 1925 de mère grecque et de père syrien, ancien officier de l’Empire ottoman –, Etel Adnan n’a cessé toute sa vie de transgresser les frontières. Celles des pays, des cultures et des langues. Le grec étant sa langue maternelle, elle tardera un peu avant de se mettre à l’arabe, et si le français et la culture française lui ont permis de quitter son Orient natal, c’est aussi dans l’anglais qu’elle trouvera une source d’inspiration sur le tard. mehr lesen / lire plus

Réalité virtuelle : La fabrique de la fièvre

« Fever », une expérience de réalité virtuelle créée par Karolina Markiewicz et Pascal Piron, est à vivre en ce moment au Casino – un premier pas vers une nouvelle forme d’expression.

Faut dire que cette semaine, il n’y a pas grand-chose à voir au Casino. Le premier étage est fermé pour montage de la prochaine exposition, l’aquarium – où jadis était exposé de l’art – est devenu une annexe du Ca(fé)sino où se prélassent quelques hipsters avachis devant leurs Macs en sirotant des boissons hors de prix en cet après-midi ensoleillé. La BlackBox mise à part, il ne reste donc qu’une plongée dans « Fever » du duo Markiewicz/Piron pour une expérience artistique. mehr lesen / lire plus

Photographie : Face à face(s)

Quinze autoportraits du photographe portugais Jorge Molder sont exposés depuis peu à l’Institut Camões – il y tire le bilan d’une vie.

Pour le contexte : Jorge Molder figure dans la collection d’art de l’Unesco à côté d’artistes comme Giacometti, Le Corbusier ou encore Tàpies. Ce Lisboète d’origine est également présent à l’Everson Museum of Art de New York, à l’Art Institute of Chicago ou encore à la Maison européenne de la photographie à Paris. Pour l’instant, c’est au tour des murs de l’Institut Camões d’accueillir l’expo « Malgré lui ». L’évènement s’inscrit dans le cadre du Mois européen de la photographie 2019. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Académique archaïsme

« Caméra silex patates germées » est un joli cafouillage concocté par des étudiant-e-s français-e-s à la recherche du sens de l’évolution.

Ce n’est pas la première fois que le Casino invite les étudiant-e-s de la Haute École des arts du Rhin Mulhouse-Strasbourg (HEAR) au Luxembourg. Déjà en 2016, la promo de cette institution, née en 2011 de deux autres écoles supérieures d’art, avait pris d’assaut la galerie Beim Engel – sous la curation du Casino. Les artistes-étudiant-e-s appartiennent à l’unité de recherche « Faire-Mondes » du HEAR, portée par l’option art. Ses spécialités sont les pratiques artistiques et urbanités contemporaines, l’écologie des récits visuels à l’ère globale et la biographie sociale des objets. mehr lesen / lire plus

Petits formats : Intro en longueur

Depuis mai 2017, les artistes sélectionnés par le ministère de la Culture se montrent à la Konschthaus Beim Engel. Une sorte de sélection officielle aidée par le gouvernement, mais aussi l’occasion d’offrir un écrin à de jeunes artistes en devenir.

Saison 2, épisode 6. Si l’exposition « Intro » emprunte aux codes des séries à succès, c’est bien dans une recherche de mode de consommation culturelle. L’idée de la continuité est au cœur du travail de la galerie, qui a pour objectif d’organiser douze expositions consacrées à de jeunes espoirs de la création en Grande Région.

Ce sixième épisode de la saison 2 accueille cinq artistes dont les œuvres se perdent dans les dédales de la galerie. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Folie collective

Le collectif Cueva s’est récemment trouvé un nouveau lieu pour laisser libre cours à la créativité de ses artistes : l’ancien dépôt d’un grand magasin d’électroménager a été transformé en musée éphémère.

Photos : woxx

La rue des Jardins n’est pas la plus connue ni la plus courue de la ville d’Esch-sur-Alzette. Malgré quelques belles vieilles maisons qu’on trouve du côté de son croisement avec l’avenue de la Gare, elle devient assez vite le décor parfait pour un film d’horreur, policier ou d’action – avec ses lampadaires qui pendent au milieu de la rue et ses façades ternes de dépôts des grands magasins de la rue de l’Alzette qui court en parallèle. mehr lesen / lire plus

Dessin/livre d’artiste : Beim Angel a Lazzari

La série des expositions « Intro » à la galerie Beim Engel continue, avec cette fois un large aperçu d’illustrations de Marc Angel couplé à un étonnant livre de Camille Rina Lazzari.

Depuis juin 2017, le ministère de la Culture promeut les artistes du cru en organisant régulièrement dans sa galerie des expositions sous le sigle « Intro ». Une sorte de nation branding artistique dont le woxx s’est forcément déjà fait l’écho, regrettant parfois aussi l’absence d’un véritable travail de commissariat d’exposition. Le principe du projet ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis l’arrivée de la très motivée ministre de la Culture Sam Tanson, mais l’actuel volet, consacré en grande partie au dessin, mais aussi à un livre d’artiste un peu particulier, a le mérite de bénéficier d’une lisibilité claire quant à l’intention. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Descendance assurée

Disparu prématurément en 2016, à l’âge de 64 ans, Bert Theis a laissé une trace importante dans le milieu de l’art contemporain luxembourgeois. L’hommage qui lui est rendu par le Mudam et le Cercle Cité permet de mieux comprendre le talent de celui qui s’était fait remarquer lors de la 46e Biennale de Venise, en 1995.

Alors que le Mudam consacre jusqu’au mois de septembre une première rétrospective complète à l’œuvre de Bert Theis, le Cercle Cité s’associe avec la proposition F(l)ight Sketches, un hommage de douze artistes au travail du Luxembourgeois.

Hautement politique, Bert Theis a toujours considéré l’art comme un moyen de réflexion sur le monde. mehr lesen / lire plus

Peinture : Du rap aux toiles

La Galerie Zidoun & Bossuyt propose une nouvelle exposition originale et hors des sentiers battus. Pour la première fois, l’ancien rappeur new-yorkais Jayson Musson présente ses œuvres colorées et définitivement hip-hop.

Le street art a fait les beaux jours d’une génération d’artistes qui n’avaient pas accès aux belles galeries, bien blanches souvent. Il est apparu aux côtés du rap, de ses salles de concert surchauffées et de ses revendications sociales. Jayson Musson appartient à une nouvelle génération, d’abord en scène au sein du groupe de Philadelphie Plastic Little, et aujourd’hui dans les galeries avec ses créations directement inspirées de la culture urbaine américaine. mehr lesen / lire plus

Rétrospective : Un prophète rentre au pays

Que ce soit au Mudam, aux Rotondes, au Cercle Cité ou en d’autres endroits de la capitale, la rétrospective Bert Theis correspond à l’œuvre de l’artiste : protéiforme, stimulante et pleine de défis.

Photo : Mariette Schiltz

Aussi belle soit-elle, l’exposition de Bert Theis au Mudam présente aussi un certain décalage : d’un côté, le musée d’art moderne, devenu un haut lieu élitaire que les happy few adorent privatiser pour leur entre-soi exclusif ; de l’autre, l’œuvre d’un artiste pour qui l’engagement était bien plus qu’un accessoire artistique, mais le moteur de toute sa créativité.

Né en 1952 à Luxembourg-ville, Theis se révolte dès son adolescence contre l’autorité du système scolaire et contre le système tout court. mehr lesen / lire plus

Vidéo : Vivre ensemble

Le court métrage « Livre d’heures » de Suzan Noesen est actuellement présenté dans la BlackBox du Casino. Peut-être pas une vidéo d’art, mais un touchant plaidoyer cinématographique pour la solidarité intergénérationnelle.

Photos : Suzan Noesen

C’est une réalité désormais connue : nombre de vidéos que propose la BlackBox du Casino – Forum d’art contemporain appartiennent plus au registre du cinéma qu’à celui… de l’art contemporain. À tel point que lundi dernier, avant une projection dont l’imminence était annoncée par un décompte, on pouvait même entendre un couple anglophone plaisanter sur l’absence de pop-corn. Mais si « Livre d’heures » est d’abord un film de fiction écrit et scénarisé – la preuve en est le soutien affiché du Film Fund –, il ne dénote pas pour autant dans ces lieux consacrés à l’art. mehr lesen / lire plus

Dessins/collages : Printemps abstrait

Récemment inaugurée à l’Institut Camões, l’expo « Printemps Luxembourg » réunit vingt dessins et collages plus ou moins printaniers de l’artiste portugaise Sofia Areal.

Le choix du nom de la nouvelle expo du centre culturel portugais était pour le moins en symbiose avec la météo généreuse du début du mois. Sofia Areal y expose depuis le 6 mars plusieurs œuvres déjà passées par des institutions telles que le Centre d’art moderne de la fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne, la fondation Serralves à Porto (Suzanne Cotter, l’actuelle directrice du Mudam, en a été la directrice) ou encore le Musée d’art contemporain de l’île de Madère. mehr lesen / lire plus

Ausstellung: „Plakeg! Der Akt um 1900.“

„Plakeg! Der Akt um 1900“ erzählt vom Wandel der Aktmalerei im 19. Jahrhundert. Eine Ausstellung, die deutlich feministischer sein könnte und es versäumt den manifesten Bezug zur Aktualität herauszuarbeiten.

Liegende (Miss Robinson), 1910, Öl auf Leinwand, Albert Weisberger-Stiftung St. Ingbert, Foto: Karin Heinzel

„We rebel against the nude in painting which has become as boring and nauseating as the adultery in literature“, wird der italienische Maler Umberto Boccioni (1882 – 1916) an einer der Wände der Villa Vauban, Musée d‘art de la ville de Luxembourg (Villa Vauban) zitiert. Boccioni spielt damit auf den Wandel an, den avantgardistische Künstler*innengruppen im 19. Jahrhundert anstrebten: Sie wollten weg vom Akt des akademischen Lehrbetriebs, weg von den Berufsmodellen, weg von dem idealisierten, nackten Körper aus dem mythologischen, religiösen oder historischen Kontext. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Le Japon fois sept

La première exposition « Luxembourg-Tokyo » dans la toute nouvelle galerie Fellner Louvigny se concentre sur l’étrange attraction qu’exerce le Japon sur des artistes luxembourgeois-e-s.

Photos : woxx

Le vertige est bien une des premières sensations qui envahit chaque Occidental-e lors de sa première visite au Japon : les dimensions monstrueuses des villes, les signes incompréhensibles et omniprésents, les codes de communication presque impossibles à traduire et à appliquer, le tout caché derrière une façade de bienséance asiatique difficile à interpréter. « Comme les Inuits ont 50 mots pour désigner la neige, les Japonais ont 50 façons d’éviter de dire ‘non’ à leur interlocuteur », s’amuse Hans Fellner, patron de la nouvelle petite galerie et librairie d’art située au cœur de la vieille ville. mehr lesen / lire plus

Einzelausstellung: Konstruktion Kunst

Der junge luxemburgische Künstler Yann Annicchiarico gestaltet in seiner aktuellen Einzelausstellung „La moitié des yeux“ den Galerieraum Nosbaum Reding um. Dabei führt er die Besucher*innen durch ein Labyrinth der Kunst(geschichte).

Betritt man zurzeit die Galerie Nosbaum Reding in der Rue Wiltheim Nr. 4, sieht man sich dicht hinter der Tür konfrontiert mit einer raumfüllenden Konstruktion. Breite, doppelwandige Holzkonstruktionen mit tür- und fenstergroßen Öffnungen oder stufenförmigen Kanten erinnern an Bühnenkulissen oder Filmsets. Auch die Belichtung durch sorgfältig platzierte kleine Scheinwerfer auf Ständern verstärkt diesen Eindruck der Inszenierung. Man sieht in die offenen Strukturen hinein und durch sie hindurch, schwarze Panels verkleiden nur teilweise den Aufbau. mehr lesen / lire plus

Rétrospective : Le Tour de Madame Koether

Depuis quarante ans, l’artiste allemande Jutta Koether mêle dans ses créations écriture, musique et performance au cœur d’un univers qui a su se tailler une place de choix dans l’art contemporain. Accueillie au Mudam, elle démontre son importance dans l’exposition « Tour de Madame ».

« Tour de Madame » est la première rétrospective d’envergure consacrée au travail de Jutta Koether. Cette reconnaissance tardive, pour une artiste découverte à la fin des années 1970, met en lumière son approche si particulière de la création. L’exposition du Mudam, organisée en trois parties, permet d’évoluer aux côtés d’une créatrice protéiforme.

Dans la galerie ouest, 45 tableaux peints pendant plus de 20 ans montrent l’évolution de Jutta Koether, mais aussi ses points de rupture. mehr lesen / lire plus

Videoinstallationen: Zwei Blickwinkel auf Raum und Zeit

Aktuell findet man im städtischen Cercle Cité die Videoinstallationen zweier junger Kunstschaffender. Thibault Brunet und Suzan Noesen bieten mit „Soleil noir“ und „Libera Pagina!“ sehr unterschiedliche multimediale Konzepte mit gelegentlichen Berührungspunkten unter dem Ausstellungstitel „Points of View“.

Thibault Brunets künstlerische Arbeiten haben meist Videospiele oder digitale Datensätze wie räumliche Gebäudemodelle aus Google Earth als Ausgangspunkt. Nun wechselt er die Seiten, indem er mit einem sperrigen 3D-Scanner Innen-, aber vor allem Außenräume digitalisiert. Das schwere Gerät übersetzt sozusagen seine natürliche oder urbane Umgebung in einem Umkreis von 150 Metern in eine digitale Punktewolke. Dabei besitzt diese Art Sprache eine Reihe an Eigenheiten, die die eingefangene Realität entfremden. mehr lesen / lire plus

Exposition historique : Rien de nouveau

L’exposition « State of Deception – The Power of Nazi Propaganda » aurait pu s’avérer un outil intéressant pour établir des parallèles avec notre époque. Malheureusement, il s’agit juste de panneaux importés qui n’apportent aucune nouvelle information.

La propagande était l’outil de choix du parti national-socialiste allemand pour d’abord s’arroger le pouvoir en 1933 puis endoctriner les masses, avant de l’utiliser pour justifier l’entrée en guerre, les génocides et les sacrifices ultimes dans une Allemagne qui avait de toute façon perdu toutes les batailles. De ce point de vue, « State of Deception – The Power of Nazi Propaganda » démontre bien la continuité de la propagande ainsi que la mise en place de stratégies médiatiques ultramodernes pour l’époque afin de persuader le peuple qu’Adolf Hitler était celui qui le sauverait. mehr lesen / lire plus