Jean Weyrich: Als die Tram noch dem Auto weichen musste

Die erste Werkschau des Fotografen Jean Weyrich (1930-2004) zeigt einen Querschnitt des bürgerlichen Lebens in den 1960er- und frühen 1970er-Jahren, fördert jedoch wenig Neues zutage. Wo sie die verkehrspolitischen Umbrüche jener Zeit beleuchtet, ist die Ausstellung allerdings sehenswert.

(Ccopyright Photothèque VDL)

Gleich am Anfang der Ausstellung „Jean Weyrich, gentleman photojournaliste“ zeigt eine Aufnahme aus den frühen 1960ern, eine Straßenbahn welche die Côte d’Eich hinunterfährt, während darüber die Großherzogin-Charlotte-Brücke errichtet wird. Die Bildunterschrift weist darauf hin, dass an diesem Ort seit Kurzem wieder eine Tram fährt – über die Brücke, deren Eröffnung einst mit dem Siegeszug des Kraftfahrzeugs im Stadtverkehr einherging. Der Kreis schließt sich, so scheint es. mehr lesen / lire plus

Peinture et sculpture : L’art à contre-courant

Jusqu’au 22 décembre prochain, le Musée national d’histoire et d’art accueille l’exposition temporaire des Sécessionnistes luxembourgeois. Ce groupe d’artistes des années 1930, peu connu, avait brillamment déjoué les codes dominants de l’art académique. Retour sur une autre manière de créer et de penser.

Photos : Tom Lucas/MNHA

Ils se nomment Auguste Trémont, Harry Rabinger, Claus Cito, Nico Klopp et Joseph Kutter. Ils étaient peintres, plasticiens, sculpteurs, mais surtout amis, liés par la commune envie de briser quelques règles. Désabusés par l’académisme tout-puissant, les Sécessionnistes prennent leur distance avec le Cercle artistique de Luxembourg en 1926, avant de créer leur propre 
salon en 1927. mehr lesen / lire plus

Photographie : Drame et poésie de la vie quotidienne

Après une première exposition en Europe au Forum für Fotografie de Cologne, le Centre national de l’audiovisuel de Dudelange (CNA) accueille à son tour les travaux de la photographe américaine Mary Frey jusqu’au 25 novembre 2019. Une fusion remarquable entre les scènes intimes de la vie familiale et le procédé même de capture photographique.

Frey nomme sa dernière réalisation « Real Life Dramas », et le titre donne immédiatement la portée du projet : la photographe américaine s’est livrée à la mise en lumière d’instants familiers, partagés avec ses proches dans l’Amérique des années 1970. Pour autant, ces clichés apparemment banals contiennent tous une portée artistique évidente. mehr lesen / lire plus

Collages/dessins : Binômes

Le duo d’artistes portugais Borderlovers est de retour à l’Institut Camões. Il y présente « Collage/décollage », une exposition feel-good et d’union entre le grand-duché et le Portugal.

L’expo se compose d’associations de portraits de plusieurs personnalités luxembourgeoises et portugaises. Lors de leur première venue au Luxembourg l’an dernier pour les commémorations de la fête nationale portugaise, les Borderlovers ont commis l’improbable en réunissant à travers des collages les chanteurs Serge Tonnar et Sérgio Godinho, les écrivaines Anise Koltz et Sophia de Mello Breyner Andresen, les réalisateurs Pol Cruchten et Pedro Costa ou encore les peintres Joseph Kutter et Almada Negreiros. mehr lesen / lire plus

Peinture : Graine de pop

La galerie Zidoun & Bossuyt a offert une première expo en solo luxembourgeoise à Louis Granet – le jeune talent français mêle aisément peinture et BD dans une exploration du quotidien qui part dans tous les sens.

Il faut s’offrir quelques instants devant les toiles de Louis Granet avant de juger. Les œuvres qui constituent l’exposition nommée « Thank You » sont en effet tellement surchargées que le regard cherche d’abord une entrée pour mieux s’y plonger. Dès que celle-ci est trouvée, on peut difficilement se soustraire au désir d’explorer tous les détails pour mieux les comprendre et les mettre en relation. mehr lesen / lire plus

Vidéos/photos : Élysées taïwanais

L’actuelle BlackBox du Casino est consacrée aux artistes taïwanais Yao Jui-chung et Su Hui-yu. Leur exploration des systèmes de croyances de leur île et de son quotidien méconnu nous transporte dans des mondes bien étranges.

Deux approches très différentes de l’île de Formose attendent les visiteurs au Casino. D’abord les travaux de Yao Jui-chung, artiste né en 1969 à Taipeh. Celui-ci s’intéresse de prime abord à la photographie, qu’il aime à mettre en scène dans des diaporamas sonores. Comme dans « Incarnation », où il a mis en perspective de multiples images de déités, de prophètes ou de représentations religieuses trouvées à Taïwan et ses environs. mehr lesen / lire plus

Photographie : Pellicules sensibles et sociales

Le Mois européen de la photographie devrait toucher à sa fin, mais nombre d’institutions culturelles et de galeries ont eu la bonne idée de le prolonger. C’est le cas du Mudam, qui propose deux expositions de clichés réussies à voir encore tout l’été.

« Rally to Protest UPMC East, July 2 2012 », 2012 (Photo : LaToya Ruby Frazier and Gavin Brown’s enterprise, New York/Rome)

Fidèle à son cycle de présentations régulières de la collection d’œuvres acquises depuis sa création, le Mudam a concocté « Figures sensibles ». L’exposition, issue du fonds photographique de l’institution, aborde « la question de la représentation et des effets de l’image sur notre approche du réel ». mehr lesen / lire plus

Exposition collective : La maison de tous les rêves

« I Dreamed I Was a House », du collectif insitu, transforme le premier étage du Casino en un assemblage de pièces oniriques – une expo ludique et délicieusement insolente par moments.

Photos : Casino – Forum d’art contemporain

Pour bien comprendre : le collectif insitu rassemble les curatrices et curateurs Marie Graftieaux, Nora Mayr, Gilles Neiens et Lauren Reid. Ensemble, elles et ils ont choisi les artistes Ulla von Brandenburg, Julie Favreau, Anna Hulacová, Aurora Sander, Markus Selg et Alvaro Urbano pour concocter cette exposition.

« I Dreamed I Was a House » part du constat simple que dans l’analyse des rêves, « le fait de rêver d’être une maison est le reflet de soi, avec les différentes pièces symbolisant les diverses facettes de la personnalité » – comme le décrit le texte explicatif. mehr lesen / lire plus

Photographie : Objectif autofiction

Dans le cadre du Mois européen de la photographie, la Villa Vauban propose la première exposition monographique d’Elina Brotherus au Luxembourg. Des clichés où l’artiste finlandaise se met en scène elle-même – provoquant des réactions contrastées.

« Reflected in a Mirror 1 », de la série « Artist and Her Model »

S’il y a une chose sur laquelle aucun doute n’est permis, c’est bien la constance d’Elina Brotherus au fil du temps. En effet, dans l’exposition qui lui est consacrée à la Villa Vauban, les photographies – choisies parmi les principales séries qu’elle a réalisées ces 20 dernières années – révèlent une manière immédiatement reconnaissable : soin apporté à la lumière, absence de détails qui pourraient détourner l’attention, composition étudiée comme pour un tableau… et inévitable présence de la photographe dans le champ. mehr lesen / lire plus

Exposition biographique : Étonnante voyageuse

L’exposition « Etel Adnan et les modernes » rend hommage à une femme poète, peintre, écrivaine et journaliste injustement méconnue et au parcours hors du commun.

Née sous le signe d’un monde qui venait de s’écrouler – à Beyrouth en 1925 de mère grecque et de père syrien, ancien officier de l’Empire ottoman –, Etel Adnan n’a cessé toute sa vie de transgresser les frontières. Celles des pays, des cultures et des langues. Le grec étant sa langue maternelle, elle tardera un peu avant de se mettre à l’arabe, et si le français et la culture française lui ont permis de quitter son Orient natal, c’est aussi dans l’anglais qu’elle trouvera une source d’inspiration sur le tard. mehr lesen / lire plus

Réalité virtuelle : La fabrique de la fièvre

« Fever », une expérience de réalité virtuelle créée par Karolina Markiewicz et Pascal Piron, est à vivre en ce moment au Casino – un premier pas vers une nouvelle forme d’expression.

Faut dire que cette semaine, il n’y a pas grand-chose à voir au Casino. Le premier étage est fermé pour montage de la prochaine exposition, l’aquarium – où jadis était exposé de l’art – est devenu une annexe du Ca(fé)sino où se prélassent quelques hipsters avachis devant leurs Macs en sirotant des boissons hors de prix en cet après-midi ensoleillé. La BlackBox mise à part, il ne reste donc qu’une plongée dans « Fever » du duo Markiewicz/Piron pour une expérience artistique. mehr lesen / lire plus

Photographie : Face à face(s)

Quinze autoportraits du photographe portugais Jorge Molder sont exposés depuis peu à l’Institut Camões – il y tire le bilan d’une vie.

Pour le contexte : Jorge Molder figure dans la collection d’art de l’Unesco à côté d’artistes comme Giacometti, Le Corbusier ou encore Tàpies. Ce Lisboète d’origine est également présent à l’Everson Museum of Art de New York, à l’Art Institute of Chicago ou encore à la Maison européenne de la photographie à Paris. Pour l’instant, c’est au tour des murs de l’Institut Camões d’accueillir l’expo « Malgré lui ». L’évènement s’inscrit dans le cadre du Mois européen de la photographie 2019. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Académique archaïsme

« Caméra silex patates germées » est un joli cafouillage concocté par des étudiant-e-s français-e-s à la recherche du sens de l’évolution.

Ce n’est pas la première fois que le Casino invite les étudiant-e-s de la Haute École des arts du Rhin Mulhouse-Strasbourg (HEAR) au Luxembourg. Déjà en 2016, la promo de cette institution, née en 2011 de deux autres écoles supérieures d’art, avait pris d’assaut la galerie Beim Engel – sous la curation du Casino. Les artistes-étudiant-e-s appartiennent à l’unité de recherche « Faire-Mondes » du HEAR, portée par l’option art. Ses spécialités sont les pratiques artistiques et urbanités contemporaines, l’écologie des récits visuels à l’ère globale et la biographie sociale des objets. mehr lesen / lire plus

Petits formats : Intro en longueur

Depuis mai 2017, les artistes sélectionnés par le ministère de la Culture se montrent à la Konschthaus Beim Engel. Une sorte de sélection officielle aidée par le gouvernement, mais aussi l’occasion d’offrir un écrin à de jeunes artistes en devenir.

Saison 2, épisode 6. Si l’exposition « Intro » emprunte aux codes des séries à succès, c’est bien dans une recherche de mode de consommation culturelle. L’idée de la continuité est au cœur du travail de la galerie, qui a pour objectif d’organiser douze expositions consacrées à de jeunes espoirs de la création en Grande Région.

Ce sixième épisode de la saison 2 accueille cinq artistes dont les œuvres se perdent dans les dédales de la galerie. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Folie collective

Le collectif Cueva s’est récemment trouvé un nouveau lieu pour laisser libre cours à la créativité de ses artistes : l’ancien dépôt d’un grand magasin d’électroménager a été transformé en musée éphémère.

Photos : woxx

La rue des Jardins n’est pas la plus connue ni la plus courue de la ville d’Esch-sur-Alzette. Malgré quelques belles vieilles maisons qu’on trouve du côté de son croisement avec l’avenue de la Gare, elle devient assez vite le décor parfait pour un film d’horreur, policier ou d’action – avec ses lampadaires qui pendent au milieu de la rue et ses façades ternes de dépôts des grands magasins de la rue de l’Alzette qui court en parallèle. mehr lesen / lire plus

Dessin/livre d’artiste : Beim Angel a Lazzari

La série des expositions « Intro » à la galerie Beim Engel continue, avec cette fois un large aperçu d’illustrations de Marc Angel couplé à un étonnant livre de Camille Rina Lazzari.

Depuis juin 2017, le ministère de la Culture promeut les artistes du cru en organisant régulièrement dans sa galerie des expositions sous le sigle « Intro ». Une sorte de nation branding artistique dont le woxx s’est forcément déjà fait l’écho, regrettant parfois aussi l’absence d’un véritable travail de commissariat d’exposition. Le principe du projet ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis l’arrivée de la très motivée ministre de la Culture Sam Tanson, mais l’actuel volet, consacré en grande partie au dessin, mais aussi à un livre d’artiste un peu particulier, a le mérite de bénéficier d’une lisibilité claire quant à l’intention. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Descendance assurée

Disparu prématurément en 2016, à l’âge de 64 ans, Bert Theis a laissé une trace importante dans le milieu de l’art contemporain luxembourgeois. L’hommage qui lui est rendu par le Mudam et le Cercle Cité permet de mieux comprendre le talent de celui qui s’était fait remarquer lors de la 46e Biennale de Venise, en 1995.

Alors que le Mudam consacre jusqu’au mois de septembre une première rétrospective complète à l’œuvre de Bert Theis, le Cercle Cité s’associe avec la proposition F(l)ight Sketches, un hommage de douze artistes au travail du Luxembourgeois.

Hautement politique, Bert Theis a toujours considéré l’art comme un moyen de réflexion sur le monde. mehr lesen / lire plus

Peinture : Du rap aux toiles

La Galerie Zidoun & Bossuyt propose une nouvelle exposition originale et hors des sentiers battus. Pour la première fois, l’ancien rappeur new-yorkais Jayson Musson présente ses œuvres colorées et définitivement hip-hop.

Le street art a fait les beaux jours d’une génération d’artistes qui n’avaient pas accès aux belles galeries, bien blanches souvent. Il est apparu aux côtés du rap, de ses salles de concert surchauffées et de ses revendications sociales. Jayson Musson appartient à une nouvelle génération, d’abord en scène au sein du groupe de Philadelphie Plastic Little, et aujourd’hui dans les galeries avec ses créations directement inspirées de la culture urbaine américaine. mehr lesen / lire plus

Rétrospective : Un prophète rentre au pays

Que ce soit au Mudam, aux Rotondes, au Cercle Cité ou en d’autres endroits de la capitale, la rétrospective Bert Theis correspond à l’œuvre de l’artiste : protéiforme, stimulante et pleine de défis.

Photo : Mariette Schiltz

Aussi belle soit-elle, l’exposition de Bert Theis au Mudam présente aussi un certain décalage : d’un côté, le musée d’art moderne, devenu un haut lieu élitaire que les happy few adorent privatiser pour leur entre-soi exclusif ; de l’autre, l’œuvre d’un artiste pour qui l’engagement était bien plus qu’un accessoire artistique, mais le moteur de toute sa créativité.

Né en 1952 à Luxembourg-ville, Theis se révolte dès son adolescence contre l’autorité du système scolaire et contre le système tout court. mehr lesen / lire plus

Vidéo : Vivre ensemble

Le court métrage « Livre d’heures » de Suzan Noesen est actuellement présenté dans la BlackBox du Casino. Peut-être pas une vidéo d’art, mais un touchant plaidoyer cinématographique pour la solidarité intergénérationnelle.

Photos : Suzan Noesen

C’est une réalité désormais connue : nombre de vidéos que propose la BlackBox du Casino – Forum d’art contemporain appartiennent plus au registre du cinéma qu’à celui… de l’art contemporain. À tel point que lundi dernier, avant une projection dont l’imminence était annoncée par un décompte, on pouvait même entendre un couple anglophone plaisanter sur l’absence de pop-corn. Mais si « Livre d’heures » est d’abord un film de fiction écrit et scénarisé – la preuve en est le soutien affiché du Film Fund –, il ne dénote pas pour autant dans ces lieux consacrés à l’art. mehr lesen / lire plus