Dessin/livre d’artiste : Beim Angel a Lazzari

La série des expositions « Intro » à la galerie Beim Engel continue, avec cette fois un large aperçu d’illustrations de Marc Angel couplé à un étonnant livre de Camille Rina Lazzari.

Depuis juin 2017, le ministère de la Culture promeut les artistes du cru en organisant régulièrement dans sa galerie des expositions sous le sigle « Intro ». Une sorte de nation branding artistique dont le woxx s’est forcément déjà fait l’écho, regrettant parfois aussi l’absence d’un véritable travail de commissariat d’exposition. Le principe du projet ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis l’arrivée de la très motivée ministre de la Culture Sam Tanson, mais l’actuel volet, consacré en grande partie au dessin, mais aussi à un livre d’artiste un peu particulier, a le mérite de bénéficier d’une lisibilité claire quant à l’intention. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Descendance assurée

Disparu prématurément en 2016, à l’âge de 64 ans, Bert Theis a laissé une trace importante dans le milieu de l’art contemporain luxembourgeois. L’hommage qui lui est rendu par le Mudam et le Cercle Cité permet de mieux comprendre le talent de celui qui s’était fait remarquer lors de la 46e Biennale de Venise, en 1995.

Alors que le Mudam consacre jusqu’au mois de septembre une première rétrospective complète à l’œuvre de Bert Theis, le Cercle Cité s’associe avec la proposition F(l)ight Sketches, un hommage de douze artistes au travail du Luxembourgeois.

Hautement politique, Bert Theis a toujours considéré l’art comme un moyen de réflexion sur le monde. mehr lesen / lire plus

Peinture : Du rap aux toiles

La Galerie Zidoun & Bossuyt propose une nouvelle exposition originale et hors des sentiers battus. Pour la première fois, l’ancien rappeur new-yorkais Jayson Musson présente ses œuvres colorées et définitivement hip-hop.

Le street art a fait les beaux jours d’une génération d’artistes qui n’avaient pas accès aux belles galeries, bien blanches souvent. Il est apparu aux côtés du rap, de ses salles de concert surchauffées et de ses revendications sociales. Jayson Musson appartient à une nouvelle génération, d’abord en scène au sein du groupe de Philadelphie Plastic Little, et aujourd’hui dans les galeries avec ses créations directement inspirées de la culture urbaine américaine. mehr lesen / lire plus

Rétrospective : Un prophète rentre au pays

Que ce soit au Mudam, aux Rotondes, au Cercle Cité ou en d’autres endroits de la capitale, la rétrospective Bert Theis correspond à l’œuvre de l’artiste : protéiforme, stimulante et pleine de défis.

Photo : Mariette Schiltz

Aussi belle soit-elle, l’exposition de Bert Theis au Mudam présente aussi un certain décalage : d’un côté, le musée d’art moderne, devenu un haut lieu élitaire que les happy few adorent privatiser pour leur entre-soi exclusif ; de l’autre, l’œuvre d’un artiste pour qui l’engagement était bien plus qu’un accessoire artistique, mais le moteur de toute sa créativité.

Né en 1952 à Luxembourg-ville, Theis se révolte dès son adolescence contre l’autorité du système scolaire et contre le système tout court. mehr lesen / lire plus

Vidéo : Vivre ensemble

Le court métrage « Livre d’heures » de Suzan Noesen est actuellement présenté dans la BlackBox du Casino. Peut-être pas une vidéo d’art, mais un touchant plaidoyer cinématographique pour la solidarité intergénérationnelle.

Photos : Suzan Noesen

C’est une réalité désormais connue : nombre de vidéos que propose la BlackBox du Casino – Forum d’art contemporain appartiennent plus au registre du cinéma qu’à celui… de l’art contemporain. À tel point que lundi dernier, avant une projection dont l’imminence était annoncée par un décompte, on pouvait même entendre un couple anglophone plaisanter sur l’absence de pop-corn. Mais si « Livre d’heures » est d’abord un film de fiction écrit et scénarisé – la preuve en est le soutien affiché du Film Fund –, il ne dénote pas pour autant dans ces lieux consacrés à l’art. mehr lesen / lire plus

Dessins/collages : Printemps abstrait

Récemment inaugurée à l’Institut Camões, l’expo « Printemps Luxembourg » réunit vingt dessins et collages plus ou moins printaniers de l’artiste portugaise Sofia Areal.

Le choix du nom de la nouvelle expo du centre culturel portugais était pour le moins en symbiose avec la météo généreuse du début du mois. Sofia Areal y expose depuis le 6 mars plusieurs œuvres déjà passées par des institutions telles que le Centre d’art moderne de la fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne, la fondation Serralves à Porto (Suzanne Cotter, l’actuelle directrice du Mudam, en a été la directrice) ou encore le Musée d’art contemporain de l’île de Madère. mehr lesen / lire plus

Ausstellung: „Plakeg! Der Akt um 1900.“

„Plakeg! Der Akt um 1900“ erzählt vom Wandel der Aktmalerei im 19. Jahrhundert. Eine Ausstellung, die deutlich feministischer sein könnte und es versäumt den manifesten Bezug zur Aktualität herauszuarbeiten.

Liegende (Miss Robinson), 1910, Öl auf Leinwand, Albert Weisberger-Stiftung St. Ingbert, Foto: Karin Heinzel

„We rebel against the nude in painting which has become as boring and nauseating as the adultery in literature“, wird der italienische Maler Umberto Boccioni (1882 – 1916) an einer der Wände der Villa Vauban, Musée d‘art de la ville de Luxembourg (Villa Vauban) zitiert. Boccioni spielt damit auf den Wandel an, den avantgardistische Künstler*innengruppen im 19. Jahrhundert anstrebten: Sie wollten weg vom Akt des akademischen Lehrbetriebs, weg von den Berufsmodellen, weg von dem idealisierten, nackten Körper aus dem mythologischen, religiösen oder historischen Kontext. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Le Japon fois sept

La première exposition « Luxembourg-Tokyo » dans la toute nouvelle galerie Fellner Louvigny se concentre sur l’étrange attraction qu’exerce le Japon sur des artistes luxembourgeois-e-s.

Photos : woxx

Le vertige est bien une des premières sensations qui envahit chaque Occidental-e lors de sa première visite au Japon : les dimensions monstrueuses des villes, les signes incompréhensibles et omniprésents, les codes de communication presque impossibles à traduire et à appliquer, le tout caché derrière une façade de bienséance asiatique difficile à interpréter. « Comme les Inuits ont 50 mots pour désigner la neige, les Japonais ont 50 façons d’éviter de dire ‘non’ à leur interlocuteur », s’amuse Hans Fellner, patron de la nouvelle petite galerie et librairie d’art située au cœur de la vieille ville. mehr lesen / lire plus

Einzelausstellung: Konstruktion Kunst

Der junge luxemburgische Künstler Yann Annicchiarico gestaltet in seiner aktuellen Einzelausstellung „La moitié des yeux“ den Galerieraum Nosbaum Reding um. Dabei führt er die Besucher*innen durch ein Labyrinth der Kunst(geschichte).

Betritt man zurzeit die Galerie Nosbaum Reding in der Rue Wiltheim Nr. 4, sieht man sich dicht hinter der Tür konfrontiert mit einer raumfüllenden Konstruktion. Breite, doppelwandige Holzkonstruktionen mit tür- und fenstergroßen Öffnungen oder stufenförmigen Kanten erinnern an Bühnenkulissen oder Filmsets. Auch die Belichtung durch sorgfältig platzierte kleine Scheinwerfer auf Ständern verstärkt diesen Eindruck der Inszenierung. Man sieht in die offenen Strukturen hinein und durch sie hindurch, schwarze Panels verkleiden nur teilweise den Aufbau. mehr lesen / lire plus

Rétrospective : Le Tour de Madame Koether

Depuis quarante ans, l’artiste allemande Jutta Koether mêle dans ses créations écriture, musique et performance au cœur d’un univers qui a su se tailler une place de choix dans l’art contemporain. Accueillie au Mudam, elle démontre son importance dans l’exposition « Tour de Madame ».

« Tour de Madame » est la première rétrospective d’envergure consacrée au travail de Jutta Koether. Cette reconnaissance tardive, pour une artiste découverte à la fin des années 1970, met en lumière son approche si particulière de la création. L’exposition du Mudam, organisée en trois parties, permet d’évoluer aux côtés d’une créatrice protéiforme.

Dans la galerie ouest, 45 tableaux peints pendant plus de 20 ans montrent l’évolution de Jutta Koether, mais aussi ses points de rupture. mehr lesen / lire plus

Videoinstallationen: Zwei Blickwinkel auf Raum und Zeit

Aktuell findet man im städtischen Cercle Cité die Videoinstallationen zweier junger Kunstschaffender. Thibault Brunet und Suzan Noesen bieten mit „Soleil noir“ und „Libera Pagina!“ sehr unterschiedliche multimediale Konzepte mit gelegentlichen Berührungspunkten unter dem Ausstellungstitel „Points of View“.

Thibault Brunets künstlerische Arbeiten haben meist Videospiele oder digitale Datensätze wie räumliche Gebäudemodelle aus Google Earth als Ausgangspunkt. Nun wechselt er die Seiten, indem er mit einem sperrigen 3D-Scanner Innen-, aber vor allem Außenräume digitalisiert. Das schwere Gerät übersetzt sozusagen seine natürliche oder urbane Umgebung in einem Umkreis von 150 Metern in eine digitale Punktewolke. Dabei besitzt diese Art Sprache eine Reihe an Eigenheiten, die die eingefangene Realität entfremden. mehr lesen / lire plus

Exposition historique : Rien de nouveau

L’exposition « State of Deception – The Power of Nazi Propaganda » aurait pu s’avérer un outil intéressant pour établir des parallèles avec notre époque. Malheureusement, il s’agit juste de panneaux importés qui n’apportent aucune nouvelle information.

La propagande était l’outil de choix du parti national-socialiste allemand pour d’abord s’arroger le pouvoir en 1933 puis endoctriner les masses, avant de l’utiliser pour justifier l’entrée en guerre, les génocides et les sacrifices ultimes dans une Allemagne qui avait de toute façon perdu toutes les batailles. De ce point de vue, « State of Deception – The Power of Nazi Propaganda » démontre bien la continuité de la propagande ainsi que la mise en place de stratégies médiatiques ultramodernes pour l’époque afin de persuader le peuple qu’Adolf Hitler était celui qui le sauverait. mehr lesen / lire plus

Art vidéo : Trompeuses alternances

La BlackBox du Casino propose jusqu’à la fin du mois le cycle « Carnations » du Québécois Philippe Hamelin. Entre animations 3D volontairement simplistes et images réelles, les vidéos génèrent des interrogations sans pour autant durablement impressionner.

Image extraite de l’animation « Les amis (à l’infini) », 2014/2017. (Photo : avec l’aimable concours de l’artiste)

Sur le premier écran, d’abord totalement noir, apparaît en silence un cadre aux fins bords rouges. Il s’emplit de blanc à partir du coin inférieur droit, puis soudain l’image d’une cage à oiseaux, probablement dans un zoo, vient imprimer la rétine sans transition tandis que les piaillements titillent l’oreille. mehr lesen / lire plus

Graffiti : L’humanité de Keith Haring

Exposition exceptionnelle à la galerie Zidoun & Bossuyt avec « Keith Haring : A New Humanism ». 35 œuvres de l’artiste américain ont été réunies par Gianni Mercurio pour ce qui s’annonce comme un des rendez-vous majeurs de l’année culturelle au Luxembourg.

Réunir au Luxembourg 35 œuvres moyen et grand format de Keith Haring est une gageure qui n’a pas effrayé Gianni Mercurio, spécialiste des artistes américains, auteur d’ouvrages sur David Lachapelle et Andy Warhol. Il a fait le tour des collections privées de Belgique, de Suisse, du Luxembourg et de France. « A New Humanism » met en scène dans la très belle galerie de la rue Saint-Ulric les couleurs et les formes de ce maître des graffitis, repéré à 24 ans à New York. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Exposer le vide

Réunissant des artistes canadiens et européens, l’exposition « Buveurs de quintessences » – montrée une première fois à la Fonderie Darling l’année dernière – propose un retour à l’essentielle subjectivité artistique.

Photo : Jessica Theis

Pour sa première nouvelle exposition de l’année, le Casino – Forum d’art contemporain convie à une exposition offrant un subtil contrepoint au dynamisme galopant de la capitale. « Buveurs de quintessences », présentée pour la première fois à Montréal l’année dernière, réquisitionne les lieux jusqu’en avril, et impose d’emblée son esthétique minimaliste. L’expérience invite le visiteur à une contemplation non pas du vide, mais de ce qui l’entoure ; le but étant de rendre compte d’un art plus subjectif qu’expressif, et dont l’originalité repose bien sur le travail réalisé autour des espaces et des manques. mehr lesen / lire plus

Histoire : De jade et d’or

L’exposition « Les origines de la civilisation chinoise » au MNHA est un tantinet moins spectaculaire qu’annoncée – aussi parce qu’on a du mal à mettre en parallèle les origines chinoises et occidentales.

Photo : MNHA/Éric Chenal

Le montage de l’exposition, sponsorisée à grands coups de communication par Cargolux, le Musée de la province du Henan, des banques chinoises et autres, aurait – selon les collègues de Reporter.lu – donné lieu à quelques tractations derrière les coulisses. En cause notamment, l’interprétation de l’histoire chinoise, qui, même si elle est ancienne, reste toujours soumise à la censure officielle. On ne sait pas si ou à quel degré le côté luxembourgeois a courbé l’échine devant les exigences des fonctionnaires chinois-es, mais toujours est-il qu’en parcourant l’exposition, une certaine impression d’isolement dans une interprétation figée de l’histoire a du mal à se dissiper, comme si aucune place n’était laissée à l’interprétation contradictoire. mehr lesen / lire plus

Table ronde : Comment l’image façonne l’actualité ?

Les lectrices et lecteurs du woxx le savent, l’expo « Hard Truths – An Exhibition of Prize Winning Photography from the New York Times », coorganisée par la Foundation for the Exhibition of Photography (une organisation sans but lucratif fondée en 2003 à Minneapolis) manque de profondeur. Malgré des photographies aussi spectaculaires qu’émouvantes sur des thèmes qui ont fait bouger l’actualité ces dernières années, que ce soit les crises au Venezuela, la guerre en Irak ou encore la répression aveugle aux Philippines sous le régime sanguinaire de Rodrigo Duterte, il manque un cadre dans lequel on pourrait classer le travail des photographes. mehr lesen / lire plus

Photographie : Portraits sans âge

La galerie Clairefontaine célèbre ses 30 années d’existence avec une exposition originale et bien sentie : sa propriétaire, Marita Reuter, a demandé au photographe luxembourgeois Marc Wilwert d’immortaliser connu-e-s et inconnu-e-s dans des portraits grand format.

En lançant sa galerie en 1988, Marita Reuter avait fait preuve d’un optimisme qui s’est confirmé au fil des ans. Elle passe alors commande au photographe allemand Ulay de saisir sur sa pellicule des Luxembourgeois-es pour en tirer les portraits. 1988, c’était l’année des Jeux olympiques de Séoul et la quatrième année du premier mandat de Jacques Santer comme premier ministre du grand-duché. Un autre temps, un autre Luxembourg. mehr lesen / lire plus

Céramique/dessin : Belle vue sur cour

L’Institut Camões expose plusieurs dessins et céramiques de l’artiste portugaise Bela Silva – une vraie savane de couleurs.

Même si les œuvres de l’artiste lusitanienne ont déjà parcouru des pays comme la Chine, le Japon, le Brésil, l’Espagne ou encore la France, l’expo « Uma casa portuguesa com vista (Une maison portugaise avec vue) » a été spécialement conçue pour le grand-duché. Le nombre considérable de Portugais-e-s vivant et travaillant au Luxembourg a certainement joué un rôle dans ce choix. Bela Silva nous présente onze tableaux et trois céramiques. Deux d’entre elles s’imposent dès l’entrée et valent à elles seules le détour par l’Institut Camões. mehr lesen / lire plus

Art vidéo : Une obsession textile

La BlackBox du Casino accueille une étrange œuvre vidéo, fruit de la collaboration entre deux artistes à la marge. « Barbara dans les bois » et « Santa Barbara » sont bien plus que des comptines pour enfants – ces films se rapprochent d’une introspection filmée.

Barbara Massart est une artiste à part. Depuis ses débuts, la plasticienne déficiente mentale se passionne pour la matière, et plus particulièrement la laine, qu’elle tricote à la machine pour créer des vêtements informes et troublants. Tellement déstabilisants qu’ils ont saisi le photographe Nicolas Clément, fasciné par cet univers de la matière.

Les deux créateurs se sont rencontrés lors d’une résidence d’artistes, à La « S » Grand Atelier à Vielsam, centre d’art brut et d’art contemporain situé dans le sud de la Belgique. mehr lesen / lire plus