Rétrospective : De Brandenburger à Brandy

Cinquante ans de carrière, ça n’est pas rien : regard sur l’exposition rétrospective consacrée à Robert Brandy, au Musée national d’histoire et d’art.

« Hommage à Joseph Kutter », 1997. (Photos : Tom Lucas)

Sa silhouette, avec sa moustache et son chapeau vissé sur la tête, est devenue un symbole au Luxembourg. Actif depuis cinquante années, Robert Brandy est aujourd’hui aussi populaire que reconnu dans son pays, mais également à l’étranger. Le jeune artiste fait ses classes à Aix-en-Provence auprès de Vincent Bouliès, cheville ouvrière du mouvement Supports/Surfaces. Il décide de se consacrer exclusivement à la peinture dès 1972, d’abord dans le sud de la France, puis, rapidement et définitivement, au grand-duché, en 1976. mehr lesen / lire plus

Online-Ausstellung: Von Seifenpistolen und Ziegen-Menschen

In der neuen Online-Ausstellung „Unknown Objects Newly Told Stories“ des Schwulen Museums Berlin interpretieren zehn Autor*innen Fundstücke aus der Sammlung neu: Sie lassen sich von sonderbaren Objekten zu Poesie und Prosatexten inspirieren.

„Wenn abends die Heide träumt“, dichtet Claudia Gülzow zu Prince‘ „Purple Rain“ und leistet damit einen von zehn spannenden Beiträgen zu partizipativer Museumsarbeit. (Copyright: Unknown Object #03 Newly Told by Claudia Gülzow, Webdesign: Roxanne Borloz (Besticktes Tuch „Wenn abends die Heide träumt, erfaßt mich ein Sehnen“, Ohne Ortsangabe, undatiert, Sammlung Piske, SMU)

Prince Song „Purple Rain“ zu einem bordierten Tuch mit Schafherde, ein Gedicht über einen Löffel aus Perlmutt und Prosa zu einer Seifenpistole mit Ponys: Diese und weitere Kuriositäten bietet die neue Online-Ausstellung „Unknown Objects Newly Told Stories“ des Schwulen Museums Berlin (SMU). mehr lesen / lire plus

Exposition historique : Nos légionnaires

En collaboration avec le Luxembourg Centre for Contemporary and Digital History, le Musée Dräi Eechelen propose « Légionnaires », une rétrospective sur les légionnaires luxembourgeois jusqu’à l’entre-deux-guerres. Plongée dans une époque troublée.

Photo : Musée Dräi Eechelen

Des « connotations ambivalentes », c’est ainsi que le premier panneau de l’exposition résume les sentiments que peut déclencher la Légion étrangère française dans les esprits. Et pour cause : synonyme d’aventure, de rédemption après un passé louche, de simple moyen de subsistance ou de passeport français garanti à la fin de l’engagement, ce corps d’armée si particulier provoque interrogations et fantasmes. Au moyen de nombreux documents d’époque – photos, plaques, médailles, lettres, sauf-conduits… –, l’exposition s’emploie, encore selon les panneaux explicatifs, à « casser les stéréotypes » à propos de l’engagement des Luxembourgeois en son sein. mehr lesen / lire plus

Gegenwartskunst: Brandfleck, oder die Essenz der Malerei

Sie war radikal, destruktiv und hielt nur kurz an: die französische Kunstbewegung „Supports/Surfaces“. Im Musée national d’histoire et d’art Luxembourg sind zurzeit Werke der Gründungsmitglieder Claude Viallat und Patrick Saytour zu sehen. Eine Ausstellung, die mehr Show-off als Kulturvermittlung ist.

„Brûlage“ von Patrick Saytour ist eins der spannendsten Werke der Ausstellung „Supports/Surfaces: Claude Viallat & Patrick Saytour“, die sich zwei Gründungsmitgliedern der avantgardistischen Kunstbewegung widmet. (Foto: Tom Lucas)

1968 erschüttern Protestbewegungen von Student*innen und Arbeiter*innen Paris. In Südfrankreich finden etwa zur gleichen Zeit zwölf Künstler zusammen, die die traditionelle Malerei radikal in Frage stellen und sie dekonstruieren. Es ist der Beginn der avantgardistischen Bewegung „Supports/Surfaces“. mehr lesen / lire plus

Peinture : United Colors

La Ruth Gallery du Casino 2000 présente encore les deux prochains weekends « The Power of Color » d’Alexandre Elenga : une exposition littéralement coloriée autour des préjugés sur la couleur de peau.

Photo : Nuno Lucas da Costa

S’il y a bien une expo qui nous imprime de la bonne humeur solaire en pleine « silly season » aoûtienne, la réponse se trouve du côté de Mondorf-les-Bains. Le jeune artiste Alexandre Elenga, né en 1997 à Brazzaville, mais vivant et travaillant à Persan (France), y orchestre une symphonie de couleurs éclatantes tout en dépeignant un sujet sérieux : celui des discriminations liées à la couleur de peau. mehr lesen / lire plus

Kunst im öffentlichen Raum: Störend sind nicht 
die Wahrheiten

„Störende Wahrheiten“ ist ein Kunstprojekt der Gemeinde Lorentzweiler, das sich entlang der Route de Luxembourg (N 7) erstreckt. Der Grundgedanke ist gut, die Umsetzung nicht. Über Irrwege und Leuchtreklamen.

Um Werke wie
„Rise of the Machine“ von Gilles Pegel zu verstehen, braucht es leicht zugängliche Zusatzinformationen –
doch die fehlen bei der
Open Air Ausstellung „Störende Wahrheiten“. (COPYRIGHT: Privat)

„Es geht zum einen um die kommunale Selbstdarstellung. Zum anderen soll ‚Störende Wahrheiten‘ als Reflexionsplattform für wichtige aktuelle gesellschaftliche Debatten dienen und diese einer breiten Öffentlichkeit näherbringen“, steht im Begleitflyer zur Ausstellung „Störende Wahrheiten“, die es noch bis zum 3. Oktober an der N7 in der Gemeinde Lorentzweiler zu entdecken gibt. mehr lesen / lire plus

Photographie : Chaleur humaine derrière lentille froide

La rétrospective « des gens et des rues – 100 ans de Pol Aschman » célèbre le photographe qui a su captiver l’essence de l’époque de l’après-guerre jusque dans les années 1980 de manière presque inégalée.

(©Cercle_Cité)

Honnêtement, quand on lit en introduction de l’exposition que le photographe a su développer une « certaine complicité » avec la famille grand-ducale, ça ne fait pas envie tant cela évoque la rigueur et l’affectation des portraits officiels aristocratiques. Mais heureusement, Pol Aschman n’est pas un photographe comme les autres, et l’époque était aussi bien différente. Dans les photos dédiés à la famille grand-ducale, on peut découvrir des moments qu’aujourd’hui aucun magazine ne daignerait reproduire, comme un magnifique cliché de la grande-duchesse Charlotte et du président Pompidou, clope au bec tous les deux. mehr lesen / lire plus

Exposition thématique : Mystérieuse donatrice et artistes oubliés

Pour la première fois, la Villa Vauban réunit deux collections jadis séparées et lève le voile sur une mystérieuse donatrice luxembourgeoise.

L’exposition intrigue notamment avec la présence de silhouettes « fantômes » qui accompagnent le public tout le long de sa visite. (Photo : Maria Elorza Saralegui)

Un chapeau est suspendu à l’entrée de la première salle. En dessous, une robe sobre et une valise, le tout en noir : la silhouette d’une jeune femme apparaît. Une présence qui accompagnera le visiteur tout au long de l’exposition collective « Pour Élise ».

Au rythme d’une musique de piano douce et en longeant des fenêtres projetées par lesquelles on entrevoit un Paris passé, le public découvrira sur deux petits étages une collection d’art datant de 1857 à 1921. mehr lesen / lire plus

Photographie/poésie : Kirchberg en vers

Combiner photographie architecturale et poésie contemporaine est a priori une bonne idée, mais pour « (In) Progress », malgré des contributions de qualité, la sauce ne prend pas.

Photos : woxx

Au deuxième étage de la flambant neuve Bibliothèque nationale (BNL) se cache l’exposition « (In) Progress », proposant des textes écrits pour l’occasion par les poétesses et poètes Fabienne Faust, Ulrike Bail, les frères Helminger et l’incontournable Lambert Schlechter. Appliqués à des photographies de Marc Theis, photographe luxembourgeois établi en Allemagne à la longue et glorieuse carrière, ces textes devraient refléter l’esprit éternellement inachevé du Kirchberg, qui malgré sa douzaine d’inaugurations de nouveaux bâtiments, arrêts de tram, parcs et autres par an reste toujours un nid à chantiers. mehr lesen / lire plus

Triennale Jeune Création (Rotondes) : Génération Y-alors ?

Sous le thème « Brave New World Order », la triennale Jeune Création se concentre sur les artistes né-e-s entre 1980 et 1990. Si certaines œuvres sont intéressantes, on constate tout de même un certain amour du conformisme aux dépens de la subversion.

Les Rotondes un mercredi après-midi feraient un excellent setting de film postapocalyptique. Un décor urbain léché, des traces de présence humaine fraîchement abandonnées et pas un chat à la ronde – juste des bribes de musique inidentifiables qui sèment le doute. C’est donc la bonne ambiance pour aller voir une exposition appelée « Brave New World Order ». mehr lesen / lire plus

Photographie : Raconte-moi ton été

Un air estival s’invite à l’Institut Camões. En quinze photos, 
Tito Mouraz nous emmène sur les plages fluviales portugaises.

Photo : Tito Mouraz

Tito Mouraz, né en 1977, vit et travaille à Porto. Il a parcouru, de 2011 à 2018, les haltes de son enfance dans sa région natale de la Beira intérieure. Sa dernière expo, « Fluvial », est une sorte d’hommage aux étés que le photographe a vécus dans un autre temps sur les rives de paisibles cours d’eau aux attraits bucoliques. Une bonne alternative aux stations balnéaires, assaillies par les hordes de touristes saisonniers, qui font du mètre carré libre et aéré une rareté. mehr lesen / lire plus

Online-Programm: Weiße Tauben und Corona

Das Mudam holt Videokunst aus seiner Sammlung hervor: Das Online-Screening-Programm „Contact Tracing“ thematisiert Begegnungen und will eine Brücke zur Corona-Pandemie schlagen. Die schwankt allerdings erheblich.

In „White Dove“ von Jack Goldstein ist die Taube nicht greifbar – während der Coronakrise sind es andere Dinge, die einem entgleiten oder in weite Ferne rücken. (Copyright: Jack Goldstein)

„Contact Tracing ist ein Online-Screening-Programm mit Werken aus der Sammlung von Künstlerfilmen und -videos des Mudam (…). Anhand der hierfür ausgewählten Arbeiten lässt sich ermessen, wie sich unser Verhältnis zum Phänomen des Kontakts im Zuge der Covid-19-Pandemie verändert hat (…)“, steht in der Beschreibung zum Programmm „Contact Tracing“ des Mudams. mehr lesen / lire plus

Photographie : Ons Hémecht

Le Cape expose une série de clichés du photographe luxembourgeois Raymond Clement : une ode en images à l’Oesling.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Intitulée « Lumière – structures – rythmes », l’expo nous emporte immédiatement dès l’entrée de l’espace culturel ettelbruckois à travers trois panneaux photographiques formant une splendide image panoramique des contrées du nord du pays. Nous sommes bien sûr en plein milieu de l’Oesling, et plus précisément dans le parc national de l’Our. Les plus attentifs reconnaîtront, dans un des angles de la composition photographique de Raymond Clement, le lac artificiel du barrage de l’Our, dont beaucoup apprennent l’existence seulement après avoir visité le château de Vianden. mehr lesen / lire plus

Domopoétique : Foyer de création

Après « Domopoetic Works » fin 2017, la galerie Simoncini offre une nouvelle carte blanche au couple Pierre Joris-Nicole Peyrafitte. Leurs « Actions/travaux karstiques » se déploient sur les trois étages du lieu, proposant une exploration écologique de la vie domestique au moyen de peintures, textes et vidéos.

Une vue de la « Canopée », au premier étage de la galerie Simoncini. (Photos : Céline Delayer)

Alors que les préparatifs s’achèvent, que les derniers micros sont connectés, que les caméras sont branchées, le ciel s’assombrit soudain. L’orage approche ; le début de la performance d’ouverture de l’exposition aussi. Des trombes d’eau s’abattent sur la ville, et puis tout se calme avant que Pierre Joris et Nicole Peyrafitte entament leur dialogue d’un étage à l’autre par haut-parleurs interposés. mehr lesen / lire plus

Online-Ausstellungen: Pos, Penisse und Federboas

Das Projekt „Boys! Boys! Boys!“ stellt in seinen Online-Ausstellungen queere und schwule Fotografie in den Mittelpunkt. Der virtuelle Besuch lohnt sich trotz einger Kritikpunkte.

COPYRIGHT: Florian Hetz/BILDQUELLE: mannschaft.com

Was ist das Lieblingsmotiv eines Kunstprojekts mit dem Namen „Boys! Boys! Boys!“? Männer. Doch was heißt es, ein Mann zu sein? Die Londoner Kunstgalerie Little Black Gallery wirft mit „Boys! Boys! Boys!“ einen Blick auf queere und schwule Fotografie. Hinter und vor der Linse stehen Männer. Die Online-Ausstellungen sind ein absolutes Muss für Liebhaber*innen des Kultfotografen Robert Mapplethrope oder des litauischen Künstlers Arnoldas Kubilius.

Der amerikanische Fotograf Matthew Finley kommt den beiden mit seinen Werken nahe. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : And the Living Is Easy

La galerie Zidoun & Bossuyt nous plonge en pleine saison estivale avec son exposition « Summertime » − une belle occasion d’admirer la production d’artistes qu’autrement on n’aurait pas découverts.

Photo : © Zidoun & Bossuyt

Intuitivement, le regard se tourne dès l’entrée de la galerie vers la gauche et les tableaux de Goodwin Champs Namuyimba. Cet artiste ougandais et résidant à Kampala travaille des portraits justement issus de ce que les psychologues appellent « la troisième forme de l’intelligence » : l’intuition. Ses sujets viennent à lui, s’imposent carrément à sa vision d’artiste et contraignent l’œil du public à les contempler. mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : L’art du gonflable

À l’instar de la majorité des musées de France, le Centre Pompidou-Metz rouvre ses portes. Une dernière opportunité de voir « Aerodream », une expo revivaliste qui nous plonge dans l’aventure des gonflables.

Tubes, montgolfières, ballons, sondes – l’expo « Aerodream » réunit des objets gonflables. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

À l’entrée, le public sera quelque peu perplexe : s’attendant à des structures gonflables proportionnelles aux hauts espaces du Centre Pompidou messin, il sera accueilli par six tubes, certes gonflables, mais ressemblant plus à de vulgaires ustensiles de contraception de grande taille pour la gente masculine. Néanmoins, il s’agit tout simplement d’une œuvre collective des italiens Gruppo T intitulé, « Grande oggetto pneumatico », qui mettait en scène sept gigantesques tubes de plastique gonflables aux volumes variables, présentés à la galerie Pater à Milan lors de l’exposition « Miriorama 1 » en 1960. mehr lesen / lire plus

Photographie : Mieux vaut seules que…

Le Mudam présente « Enfin seules », une expérience muséale centrée sur la vie terrestre sans animaux ni êtres humains, où l’existence est surtout végétale.

Photos : Nuno Lucas da Costa

La huitième édition du Mois européen de la photographie poursuit son envol et s’offre la galerie ouest du rez-de-chaussée du Mudam. Pas moins de 200 photos – sans parler des 45 papiers peints surdimensionnés – y sont exposées et placées sous le thème de la présente édition, « Rethinking Nature/Rethinking Landscape ». Il importe d’emblée de souligner que les photos appartiennent toutes à la collection londonienne Archive of Modern Conflict, créée par Timothy Prus, curateur de l’exposition. mehr lesen / lire plus

Photographie : Le paysage dans tous ses états

Dans le cadre du Mois européen de la photographie, les expositions sont nombreuses dans tout le pays. Arrêt sur images à Neimënster, où sont montrées les œuvres de cinq photographes de la Grande Région ayant obtenu la bourse « Regards sans limites ».

Une composition issue de la série « Psittacula » de Patrick Galbats. (Photo : woxx)

Quel regard portent les jeunes photographes sur le paysage ? À l’occasion des dix ans de la bourse « Regards sans limites », destinée à soutenir la création photographique régionale émergente, le cloître Lucien Wercollier se voit investi par les arbres, les feuilles ou les animaux, dans des propositions aussi variées qu’intéressantes. mehr lesen / lire plus

Documentaires : Mauvaises herbes

Les photojournalistes Frauke Huber et Uwe H. Martin présentent au Pomhouse du CNA l’exposition « Landrush » : une série de documentaires immersifs au sein d’exploitations agricoles dans le monde entier.

Photo : Nuno Lucas da Costa

« Landrush. Ventures into Global Agriculture » est une expérience intercontinentale qui transforme le Pomhouse en un manoir parsemé d’une multitude d’écrans racontant chacun son histoire. Quelques-unes nous arrivent du Brésil, d’autres du Kazakhstan, d’Éthiopie, d’Inde, des États-Unis ou encore d’Allemagne, pays natal de Frauke Huber et Uwe H. Martin. Les deux globe-trotters engagés explorent la planète depuis 2007 en recueillant des témoignages auprès d’agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, activistes, scientifiques et politiciens. mehr lesen / lire plus