Antoine Raimbault : Zones d’ombre

Dans son premier film, « Une  intime conviction », Antoine Raimbault revient sur l’affaire Viguier. Servi par d’excellents acteurs, il éclaire avec subtilité les zones grises du système judiciaire. Toutefois, sa tendance à se disperser rend son histoire difficile à comprendre.

Une histoire pas très claire qui risque de broyer des vies entières : « Une intime conviction » est basé sur des faits réels.

Le 27 février 2007, Suzanne Blanch disparaît. Malgré l’absence du corps et de toute preuve, son mari, Jacques Viguier, professeur de droit à l’université de Toulouse, est accusé de l’avoir tuée. Après un premier procès, il est acquitté, mais le parquet fait appel. mehr lesen / lire plus

Marielle Heller: Sorry Not Sorry

„Can You Ever Forgive Me?“ ist eine hervorragend inszenierte und gespielte schwarze Komödie über real begangene Verbrechen. Der Film gibt zudem Melissa McCarthy die Gelegenheit, ihr beeindruckendes Talent als Drama-Schauspielerin unter Beweis zu stellen.

Um ihre Fälschungen anzufertigen, hat sich Lee Israel zahlreiche Schreibmaschinen angeschafft. (Fotos: outnow.ch)

New York, 1991: Lee Israel liebt es nicht nur, sich als jemand anderen auszugeben, sie ist auch ausgesprochen gut darin. Privat spielt sie Telefonstreiche, professionell schreibt sie Biografien über andere Menschen.

Der Film „Can You Ever Forgive Me?“, 
der auf Israels gleichnamigen Memoiren beruht, vermittelt ohne Umschweife, weshalb die damals anfang fünfzigjährige Frau so ist, wie sie ist: Sie versteckt sich, um anderen so wenig Angriffsfläche zu bieten wie nur möglich. mehr lesen / lire plus

Ali Abbasi : Au-delà des frontières

« Gräns (Border) » dépasse aisément les limites de la narration filmographique ordinaire et crée un univers à part et magique, si loin et si proche du nôtre.

Une rencontre prodigieuse entre deux êtres pas comme les autres. (Photos : outnow.ch)

Tina n’a pas la vie facile. Déformée depuis la naissance par un défaut des chromosomes, elle vit recluse dans les bois suédois, dans une maison qu’elle partage avec un con total qui l’exploite – mais vu qu’elle ne veut pas rester seule, elle l’accepte. Et puis il y a ses dons exceptionnels, dont elle ne connaît pas la provenance : elle sait flairer les émotions des gens à distance et dispose d’une capacité de communication avec les animaux quasiment surnaturelle. mehr lesen / lire plus

Série : Il miracolo

La Sainte Vierge sauvera-t-elle l’Europe ? C’est à peu près le pitch de la série italienne « Il miracolo », disponible en streaming sur Arte.

L’Italie dans un avenir proche, voire un présent alternatif : alors que le pays se trouve à quelques jours d’un référendum devant décider de sa sortie de l’Union européenne, le premier ministre Fabrizio Pietromarchi est conduit à la demande de l’armée en un lieu secret. Dans une piscine désaffectée de la banlieue de Rome, des soldats gardent une statue de Marie en plastique, comme il doit en exister des millions dans le pays. Pourtant, celle-ci pleure du sang, du sang humain de surcroît – comme l’équipe scientifique l’a constaté. mehr lesen / lire plus

M. Night Shyamalan : Au-delà du bien et du mauvais

M. Night Shyamalan a mis beaucoup d’ambition dans « Glass ». Ce film était censé donner une cohérence à sa filmographie et revisiter le genre du superhéros. Le résultat est en demi-teinte : un film plus psychologique que spectaculaire, mais desservi par une fin lourdingue qui célèbre la loi du plus fort.

Un peu « Nietzsche pour les nuls » et un peu de baston – c’est tout.

Quelques semaines après les événements dépeints dans « Split », Kevin Wendell Crumb (James MacAvoy) alias « La Horde », le tueur souffrant de trouble dissociatif de l’identité, fait toujours régner la peur sur Philadelphie. mehr lesen / lire plus

Yorgos Lanthimos: Alles für die Königin

Der aufstrebende griechische Filmemacher Yorgos Lanthimos hat mit seinen letzten beiden Filmen, „The Lobster“ und „The Killing of a Sacred Deer“ sein Talent für ungewöhnliche Filme zeigen können. Mit seinem neuesten Werk „The Favourite“ beweist er, dass er schon jetzt einer der besten Regisseure seiner Zeit ist.

Wenn das Regieren verrückt macht, übernehmen die Günstlinge den Hof.

Die Handlung spielt in England im Jahre 1708, England und Frankreich befinden sich im Krieg. Den englischen Thron besetzt die gesundheitlich angeschlagene Königin Anne, die kein Interesse mehr am Regieren zeigt. Ihre treue Freundin am Hofe, Lady Sarah Marlborough, kümmert sich um die Gesundheit der Königin, während sie gleichzeitig in ihrem Namen das Land regiert. mehr lesen / lire plus

Pernille Fischer Christensen: Becoming Pippi

In der nicht aufhören wollenden Welle an Biopics, die seit einiger Zeit die Kinobildschirme fluten, sticht „Unga Astrid“ aus der Masse heraus – indem es sich über die reine Biografie hinwegsetzt und Universelles anspricht.

Wildes Herumtanzen in der muffigen schwedischen Provinz: Auch die junge Astrid Lindgren war schon… etwas anders.

Wie könnte ein Film über die weltbekannte Schöpferin von Pippi Langstrumpf und Ronja Räubertochter besser beginnen als mit einer deftigen Gotteslästerung? Diese stößt die spätere Bestsellerautorin auf dem Rückweg vom sonntäglichen Kirchenbesuch in ihrer Heimatstadt Vimmerby (Provinz Småland) aus, nachdem die Predigt des lokalen Pastors sie wieder einmal fast zu Tode gelangweilt hat. mehr lesen / lire plus

Paul Dano : Tu deviendras un homme mon fils

« Wildlife », le premier long métrage de Paul Dano, est un film tout en lenteur et en sensibilité sur le passage à l’âge adulte d’un adolescent de 14 ans. Témoin du délitement de sa famille, il va découvrir les lois implacables de la vie sauvage.

Une tranche de vie, mais aussi un film où l’idée d’émancipation n’explique pas tout. (Photos : outnow.ch)

Jo Brinson, 14 ans, vient de s’installer à Great Falls, Montana, avec ses parents. Sa mère, Jeannette, a quitté un poste d’enseignante à mi-temps pour s’occuper de lui, tandis que son père, Jerry, travaille dans un country club. mehr lesen / lire plus

Hirokazu Kore-eda : Plus fort que Pokémon

Le dernier long métrage d’Hirokazu Kore-eda, Palme d’or du Festival de Cannes 2018, évoque avec subtilité et empathie les laissés-pour-compte d’une société qui se rêve homogène. Au Japon, « Manbiki kazoku » (Shoplifters) a embarrassé le gouvernement mais remporté un énorme succès critique et populaire.

Quand une Palme d’Or embarrasse votre premier ministre, c’est que vous avez fait du bon travail.

Dans la famille Shibata, le papa est un tire-au-flanc, le fils un voleur, la belle-sœur est strip-teaseuse et la maman fait les poches des clients dans la blanchisserie qui l’emploie. La grand-mère héberge tout ce petit monde, qu’elle nourrit avec la pension de retraite de son défunt mari. mehr lesen / lire plus

Benedikt Erlingsson : Après elle, le déluge

« Kona fer í stríð » (Woman at War) raconte l’histoire d’une femme intrépide, qui lutte contre les multinationales de l’aluminium. Ce qui rend ce film islandais particulièrement brillant ? À première vue, il est léger et réjouissant, mais au fond, il s’agit d’un cauchemar.

Halla doit trouver un sens à ses multiples combats – et surtout vaincre le mutisme qui l’entoure.

Dans sa vie de tous les jours, Halla, cinquantenaire célibataire, dirige une chorale. Mais loin des regards, elle mène une guerre solitaire contre les multinationales de l’aluminium. Armée de son arc, elle part à l’assaut des lignes à haute tension qui balafrent les hauts plateaux d’Islande pour alimenter leurs usines voraces en énergie. mehr lesen / lire plus

Nadine Labaki : Kill the Poor

Dans « Capharnaüm », troisième long métrage de Nadine Labaki, la réalisatrice libanaise aborde de front plusieurs thèmes lourds – en particulier l’enfance maltraitée. Le scénario manque toutefois de point de vue, faisant glisser le film sur une pente troublante.

Zain et Jonas, son frère de misère, avec qui il partage une vie tellement dépourvue de sens, que l’eugénisme apparaît comme une solution…

Zain (prononcez : Zè-ne) est un gamin des rues de Beyrouth, débrouillard et fort en gueule. Dans cette chienne de vie qui est la sienne, il essaie de survivre à force de petits boulots et de menus trafics. mehr lesen / lire plus

Björn Runge : Le Nobel à tout prix


La sagesse populaire prétend que derrière chaque grand homme, il y a une grande femme. « The Wife » s’empare de ce cliché aux relents sexistes pour le retourner. L’intention est louable, mais le traitement parfois maladroit, malgré une Glenn Close en forme épatante.

« Allô, ici l’Académie suédoise. » Le prix Nobel décerné à Joe Castleman va pourtant remettre en cause son couple.

Joe Castleman et sa femme Joan sont un vieux couple tout ce qu’il y a de plus attachant, comme le cinéma sait si bien les montrer. Et voilà qu’après une vie consacrée à écrire, Joe reçoit un coup de téléphone lui apprenant qu’il est le prochain lauréat du prix Nobel de littérature. mehr lesen / lire plus

Christian Frosch: Anomalie eines Prozesses

„Murer – Anatomie eines Prozesses“ kommt auf ein sehr unangenehmes Kapitel der österreichischen Nachkriegszeit zurück, ohne dabei das Nazi-Regime wieder aufleben zu lassen

Auch für die Presse war der Murer Prozess schwer zu begreifen.

Eigentlich müsste von vorneherein klar sein, wie der Prozess um den „Schlächter von Wilna“ ausgehen wird: Franz Murer, gegen den die Sachlage und die Zeugenaussagen so erdrückend wie manifest sind, soll eine lebenslange Haftstrafe für seine Verbrechen als Befehlshaber über das Judenghetto in Vilnius während des Zweiten Weltkriegs absitzen müssen. Auch wenn führende ÖVP-Politiker den Prozess im Voraus verhindern wollten, war der Druck der internationalen Öffentlichkeit auf die noch junge Alpenrepublik zu groß. mehr lesen / lire plus

Alice Rohrwacher
 : Heureux qui comme Lazare…


Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher file la métaphore biblique tout en continuant son exploration poétique de l’Italie contemporaine à travers ses laissés-pour-compte. Un équilibre fragile, mais pas dénué de charme.

Le sourire de Lazzaro est contagieux… dans le film et dans la salle. (Photo : Piffl Medien)

« Le meraviglie », film précédent de la réalisatrice, avait pour cadre un petit coin reculé d’Ombrie où une famille vivant en quasi-autarcie était forcée de s’ouvrir au monde moderne. Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher semble vouloir appliquer à nouveau ce point de départ qui lui avait si bien réussi : on y fait la connaissance des habitantes et habitants de L’Inviolata, un hameau isolé, qui récoltent le tabac pour le compte de la marquise De Luna. mehr lesen / lire plus

Bryan Singer : Drama Queen

« Bohemian Rhapsody », le film tant attendu sur la carrière du groupe Queen et surtout de son chanteur et compositeur Freddie Mercury, peut convaincre avec des acteurs qui se dépassent – malheureusement la réalisation ne suit pas.

Quand les jeunes Queen partaient à la conquête du monde…

Si le feuilleton français, avant tout les Inrocks, déchire un film, tandis que les collègues allemand-e-s le louent, cela veut dire que Bohemian Rhapsody le film, ressemble à Bohemian Rhapsody la chanson : on peut l’aimer ou la détester, mais elle ne laisse personne indifférent. Toutefois, la priorité des producteurs, du metteur en scène et des membres restants du groupe semble avoir été de produire un film à regarder en famille – et qui évite les aspects plus sordides de la biographie du groupe et surtout de son chanteur. mehr lesen / lire plus

Jacques Audiard
 : We Are Family

Dans « The Sisters Brothers », le versatile Jacques Audiard s’essaie au genre du western – le résultat est un film certes atypique, mais manquant parfois de punch.

Deux frères inégaux qui se fraient un chemin dans une nature et une société sans pardon.

Dans le fin fond de l’Oregon, au milieu du 19e siècle, une dizaine d’années avant que la guerre civile s’abatte sur les jeunes États-Unis, vivent les frères Sisters. Fils d’un père alcoolique et violent, leur voie vers la petite et grande délinquance est toute tracée et ce n’est donc pas un hasard que Charlie et Eli se retrouvent tueurs à gages sous les ordres d’un grand brigand appelé le Commodore. mehr lesen / lire plus

Filmpremiere: Dokumentarfilm über Belo Monte-Megastaudamm

Auf Einladung von ASTM / Klima-Bündnis Lëtzebuerg ist der deutsche Filmemacher Martin Keßler zu Besuch in Luxemburg und wird sich anlässlich der Filmtorführungen am 6., 7. und 8. November den Fragen des Publikums stellen.

Pascalg622 (CC BY 3.0)

Am Xingu, einem der großen Nebenflüsse des Amazonas, ersteht seit 2011 der Belo Monte-Staudamm. Der nach seiner Fertigstellung drittgrößten Staudamm der Welt ist seit stieß von Anfang an auf massiven Widerstand: 400 Quadratkilometer werden der Überflutung anheim fallen. Bedroht sind zum einen die Anwohner der Stadt Altamira, welche zum Teil durch das Staudammprojekt geflutet wird und deren 20.000 Einwohner*innen zwangsumgesiedelt werden. Die an der „großen Schleife“ des Flusses Xingu ansässige indigene Bevölkerung, sieht ihren Lebensraum zerstört. mehr lesen / lire plus

Liebe, Lust und Schuld(en)

Rupert Everetts „The Happy Prince“ zeigt den englischen Dichter Oscar Wilde in seinen letzten Lebensjahren.

„The boy that I love is up in the gallery“. Das Lied kommt nicht aus dem Mund einer Frau, sondern eines Mannes. Sturzbesoffen trällert es Oscar Wilde auf der Bühne eines Theaters und hat so die Lacher auf seiner Seite. Der heitere Gassenhauer begleitet den Film über Wildes Lebensende wie ein Gradmesser der Distanz zwischen diesem Moment der Heiterkeit und seiner zunehmend desolaten Lebenslage.

Ein Dichter, dem nicht nur die Kreativität abhandengekommen ist, sondern der nur noch auf Pump lebt. Finanziell ist er nach zwei Jahren Kerker wegen seiner Homosexualität abhängig von seiner Frau, die sich jedoch von ihm getrennt hat, von seinen Freunden, von seinen Liebhabern Robbie und Bosie. mehr lesen / lire plus

Wann ist ein Astronaut ein Astronaut?

Mit „First Man“ versucht Regisseur Damien Chazelle uns den Menschen Neil Armstrong näherzubringen. Wirklich überzeugend ist der Film aber in erster Linie in den Actionszenen.

outnow.ch

Wahnsinnsgeschwindigkeit, immense Höhe, rasender Puls, freier Fall, Chaos – die ersten Minuten von Damien Chazelles „First Man“ setzen den Ton. Doch nicht nur das: Sowohl Kameraarbeit, Sounddesign als auch Spannungsdramaturgie geben einen guten Vorgeschmack auf die Qualität dieser Filmproduktion.

1967: Die Vorbereitungen für die erste Mondlandung laufen auf Hochtouren. Bei den teils lebensgefährlichen Tests tut sich besonders ein junger Astronaut hervor, der folglich zum Leader der Mission erklärt wird: Neil Armstrong (Ryan Gosling).

„First Man“ gibt einen detaillierten Einblick in die Zeit vor der Mond-Mission. mehr lesen / lire plus

Lars von Trier
: His Brain Is Squirming 
like a Toad


Dans « The House That Jack Built », le réalisateur et enfant terrible Lars von Trier se lance à la poursuite d’un tueur en série – pour finir avec une méditation cinématographique sur le mal magistrale.

Jack célébrant son art… (Photos : outnow.ch)

Le thème du tueur en série fascine la littérature policière tout comme le cinéma depuis des décennies. Ces personnages dépourvus d’empathie, mais regorgeant de rage sont aussi attirants pour le côté voyeur de notre psyché collective qu’ils sont repoussants quand on en vient aux faits purs et durs. Et quand quelqu’un comme Lars von Trier s’y met, le pur et dur ne se fait pas attendre longtemps. mehr lesen / lire plus