Benedikt Erlingsson : Après elle, le déluge

« Kona fer í stríð » (Woman at War) raconte l’histoire d’une femme intrépide, qui lutte contre les multinationales de l’aluminium. Ce qui rend ce film islandais particulièrement brillant ? À première vue, il est léger et réjouissant, mais au fond, il s’agit d’un cauchemar.

Halla doit trouver un sens à ses multiples combats – et surtout vaincre le mutisme qui l’entoure.

Dans sa vie de tous les jours, Halla, cinquantenaire célibataire, dirige une chorale. Mais loin des regards, elle mène une guerre solitaire contre les multinationales de l’aluminium. Armée de son arc, elle part à l’assaut des lignes à haute tension qui balafrent les hauts plateaux d’Islande pour alimenter leurs usines voraces en énergie. mehr lesen / lire plus

Nadine Labaki : Kill the Poor

Dans « Capharnaüm », troisième long métrage de Nadine Labaki, la réalisatrice libanaise aborde de front plusieurs thèmes lourds – en particulier l’enfance maltraitée. Le scénario manque toutefois de point de vue, faisant glisser le film sur une pente troublante.

Zain et Jonas, son frère de misère, avec qui il partage une vie tellement dépourvue de sens, que l’eugénisme apparaît comme une solution…

Zain (prononcez : Zè-ne) est un gamin des rues de Beyrouth, débrouillard et fort en gueule. Dans cette chienne de vie qui est la sienne, il essaie de survivre à force de petits boulots et de menus trafics. mehr lesen / lire plus

Björn Runge : Le Nobel à tout prix


La sagesse populaire prétend que derrière chaque grand homme, il y a une grande femme. « The Wife » s’empare de ce cliché aux relents sexistes pour le retourner. L’intention est louable, mais le traitement parfois maladroit, malgré une Glenn Close en forme épatante.

« Allô, ici l’Académie suédoise. » Le prix Nobel décerné à Joe Castleman va pourtant remettre en cause son couple.

Joe Castleman et sa femme Joan sont un vieux couple tout ce qu’il y a de plus attachant, comme le cinéma sait si bien les montrer. Et voilà qu’après une vie consacrée à écrire, Joe reçoit un coup de téléphone lui apprenant qu’il est le prochain lauréat du prix Nobel de littérature. mehr lesen / lire plus

Christian Frosch: Anomalie eines Prozesses

„Murer – Anatomie eines Prozesses“ kommt auf ein sehr unangenehmes Kapitel der österreichischen Nachkriegszeit zurück, ohne dabei das Nazi-Regime wieder aufleben zu lassen

Auch für die Presse war der Murer Prozess schwer zu begreifen.

Eigentlich müsste von vorneherein klar sein, wie der Prozess um den „Schlächter von Wilna“ ausgehen wird: Franz Murer, gegen den die Sachlage und die Zeugenaussagen so erdrückend wie manifest sind, soll eine lebenslange Haftstrafe für seine Verbrechen als Befehlshaber über das Judenghetto in Vilnius während des Zweiten Weltkriegs absitzen müssen. Auch wenn führende ÖVP-Politiker den Prozess im Voraus verhindern wollten, war der Druck der internationalen Öffentlichkeit auf die noch junge Alpenrepublik zu groß. mehr lesen / lire plus

Alice Rohrwacher
 : Heureux qui comme Lazare…


Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher file la métaphore biblique tout en continuant son exploration poétique de l’Italie contemporaine à travers ses laissés-pour-compte. Un équilibre fragile, mais pas dénué de charme.

Le sourire de Lazzaro est contagieux… dans le film et dans la salle. (Photo : Piffl Medien)

« Le meraviglie », film précédent de la réalisatrice, avait pour cadre un petit coin reculé d’Ombrie où une famille vivant en quasi-autarcie était forcée de s’ouvrir au monde moderne. Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher semble vouloir appliquer à nouveau ce point de départ qui lui avait si bien réussi : on y fait la connaissance des habitantes et habitants de L’Inviolata, un hameau isolé, qui récoltent le tabac pour le compte de la marquise De Luna. mehr lesen / lire plus

Bryan Singer : Drama Queen

« Bohemian Rhapsody », le film tant attendu sur la carrière du groupe Queen et surtout de son chanteur et compositeur Freddie Mercury, peut convaincre avec des acteurs qui se dépassent – malheureusement la réalisation ne suit pas.

Quand les jeunes Queen partaient à la conquête du monde…

Si le feuilleton français, avant tout les Inrocks, déchire un film, tandis que les collègues allemand-e-s le louent, cela veut dire que Bohemian Rhapsody le film, ressemble à Bohemian Rhapsody la chanson : on peut l’aimer ou la détester, mais elle ne laisse personne indifférent. Toutefois, la priorité des producteurs, du metteur en scène et des membres restants du groupe semble avoir été de produire un film à regarder en famille – et qui évite les aspects plus sordides de la biographie du groupe et surtout de son chanteur. mehr lesen / lire plus

Jacques Audiard
 : We Are Family

Dans « The Sisters Brothers », le versatile Jacques Audiard s’essaie au genre du western – le résultat est un film certes atypique, mais manquant parfois de punch.

Deux frères inégaux qui se fraient un chemin dans une nature et une société sans pardon.

Dans le fin fond de l’Oregon, au milieu du 19e siècle, une dizaine d’années avant que la guerre civile s’abatte sur les jeunes États-Unis, vivent les frères Sisters. Fils d’un père alcoolique et violent, leur voie vers la petite et grande délinquance est toute tracée et ce n’est donc pas un hasard que Charlie et Eli se retrouvent tueurs à gages sous les ordres d’un grand brigand appelé le Commodore. mehr lesen / lire plus

Filmpremiere: Dokumentarfilm über Belo Monte-Megastaudamm

Auf Einladung von ASTM / Klima-Bündnis Lëtzebuerg ist der deutsche Filmemacher Martin Keßler zu Besuch in Luxemburg und wird sich anlässlich der Filmtorführungen am 6., 7. und 8. November den Fragen des Publikums stellen.

Pascalg622 (CC BY 3.0)

Am Xingu, einem der großen Nebenflüsse des Amazonas, ersteht seit 2011 der Belo Monte-Staudamm. Der nach seiner Fertigstellung drittgrößten Staudamm der Welt ist seit stieß von Anfang an auf massiven Widerstand: 400 Quadratkilometer werden der Überflutung anheim fallen. Bedroht sind zum einen die Anwohner der Stadt Altamira, welche zum Teil durch das Staudammprojekt geflutet wird und deren 20.000 Einwohner*innen zwangsumgesiedelt werden. Die an der „großen Schleife“ des Flusses Xingu ansässige indigene Bevölkerung, sieht ihren Lebensraum zerstört. mehr lesen / lire plus

Liebe, Lust und Schuld(en)

Rupert Everetts „The Happy Prince“ zeigt den englischen Dichter Oscar Wilde in seinen letzten Lebensjahren.

„The boy that I love is up in the gallery“. Das Lied kommt nicht aus dem Mund einer Frau, sondern eines Mannes. Sturzbesoffen trällert es Oscar Wilde auf der Bühne eines Theaters und hat so die Lacher auf seiner Seite. Der heitere Gassenhauer begleitet den Film über Wildes Lebensende wie ein Gradmesser der Distanz zwischen diesem Moment der Heiterkeit und seiner zunehmend desolaten Lebenslage.

Ein Dichter, dem nicht nur die Kreativität abhandengekommen ist, sondern der nur noch auf Pump lebt. Finanziell ist er nach zwei Jahren Kerker wegen seiner Homosexualität abhängig von seiner Frau, die sich jedoch von ihm getrennt hat, von seinen Freunden, von seinen Liebhabern Robbie und Bosie. mehr lesen / lire plus

Wann ist ein Astronaut ein Astronaut?

Mit „First Man“ versucht Regisseur Damien Chazelle uns den Menschen Neil Armstrong näherzubringen. Wirklich überzeugend ist der Film aber in erster Linie in den Actionszenen.

outnow.ch

Wahnsinnsgeschwindigkeit, immense Höhe, rasender Puls, freier Fall, Chaos – die ersten Minuten von Damien Chazelles „First Man“ setzen den Ton. Doch nicht nur das: Sowohl Kameraarbeit, Sounddesign als auch Spannungsdramaturgie geben einen guten Vorgeschmack auf die Qualität dieser Filmproduktion.

1967: Die Vorbereitungen für die erste Mondlandung laufen auf Hochtouren. Bei den teils lebensgefährlichen Tests tut sich besonders ein junger Astronaut hervor, der folglich zum Leader der Mission erklärt wird: Neil Armstrong (Ryan Gosling).

„First Man“ gibt einen detaillierten Einblick in die Zeit vor der Mond-Mission. mehr lesen / lire plus

Lars von Trier
: His Brain Is Squirming 
like a Toad


Dans « The House That Jack Built », le réalisateur et enfant terrible Lars von Trier se lance à la poursuite d’un tueur en série – pour finir avec une méditation cinématographique sur le mal magistrale.

Jack célébrant son art… (Photos : outnow.ch)

Le thème du tueur en série fascine la littérature policière tout comme le cinéma depuis des décennies. Ces personnages dépourvus d’empathie, mais regorgeant de rage sont aussi attirants pour le côté voyeur de notre psyché collective qu’ils sont repoussants quand on en vient aux faits purs et durs. Et quand quelqu’un comme Lars von Trier s’y met, le pur et dur ne se fait pas attendre longtemps. mehr lesen / lire plus

Frédérique Buck
 : Tac au tac

« Grand H », documentaire sur la question de l’accueil des réfugié-e-s, brise avec les conventions du genre : au lieu d’images spectaculaires, le choix de la sobriété permet de dédramatiser un discours souvent trop émotionnel de tous côtés.

Jean Asselborn, l’un des rares ministres de l’Immigration qui cherchent le dialogue avec la société civile. (Photos : grandh.net)

Encore un documentaire sur les réfugié-e-s ! Comme si depuis 2015, cette thématique n’avait pas été omniprésente sur nos télés, radios et réseaux sociaux, comme si elle n’avait pas été le centre des débats politiques, de comptoir ou de fin de repas familiaux arrosés. mehr lesen / lire plus

Bradley Cooper
: Versinken im Rausch

„A Star Is Born“ ist ein Hollywood-Melodram in seiner reinsten Form. Das mag nicht jedermanns Sache sein – handwerklich und schauspielerisch weiß der Film aber in jeder Hinsicht zu überzeugen.

Die Beziehung zwischen Jackson und Ally funktioniert am besten, wenn beide zusammen auf der Bühne stehen. (Foto: outnow.ch)

„A Star Is Born“ ist bereits die vierte Filmfassung derselben Geschichte. Und auch wenn die jeweiligen Handlungen sich in einigen Nuancen voneinander unterscheiden, so sind die übergeordneten Themen in allen Verfilmungen dieselben: der Aufstieg vom Niemand zum Star und die Schattenseiten des Erfolgs.

Im Zentrum der Handlung steht Ally (Lady Gaga). Tagsüber kellnert sie, nachts tritt sie bei Drag-Shows auf. mehr lesen / lire plus

Benoît Delépine et Gustave Kervern
 : Le temps des noyaux


Attention : film gauchiste ! Avec
« I Feel Good », la bande de Groland a récidivé et cette fois, ils ont même recruté Jean Dujardin pour leur nouvelle farce anti-néolibérale et drôle.

Une sœur et un frère pas comme les autres.

Monique et Charles sont des enfants du Grand Soir. Enfin, du Grand Soir qui n’est jamais venu. Rejetons de parents communistes convaincus, leurs trajets de vie divergent après le décès de ces derniers. Monique devient gérante d’une communauté Emmaüs près de Pau, tandis que Charles se débrouille avec de menus larcins et des combines souvent très foireuses. Alors que la grande sœur est restée attachée aux idéaux parentaux, au point où elle en est devenue bipolaire, le frère, lui, a évolué dans la direction inverse et cherche avant tout la richesse – sans foutre grand-chose, cela s’entend. mehr lesen / lire plus

Spike Lee
: „All power to all the people“

Mit „BlacKkKlansman“ warnt Spike Lee davor, die Gefährlichkeit von Rechtsextremist*innen zu unterschätzen. Dafür blendet er zahlreiche andere Formen von Rassismus aus.

Gemeinsam gelingt es Flip und Ron, den Ku Klux Klan zu infiltrieren. (Foto: outnow.ch)

Das Gedankengut, das in den 1970er-Jahren vom Ku-Klux-Klan vertreten wurde, ist auch 2018 nicht weniger präsent oder gefährlich – kein Grund also sich zurückzulehnen. Die Botschaft von Regisseur und Drehbuchautor Spike Lees „BlacKkKlansman“ ist so banal, dass sie fast schon abgedroschen wirkt. Dank zahlreicher Referenzen auf Blaxploitation und Schauspieler*innen in Höchstform ist der Film dennoch alles andere als langweilig.

Im Zentrum des Films, der sich an einer wahren Begebenheit inspiriert, steht Ron Stallworth (John David Washington), der einzige schwarze Polizist in Colorado Springs. mehr lesen / lire plus

Thomas Lilti
 : Une année pas comme 
les autres

Qui de plus qualifié qu’un médecin devenu cinéaste pour porter à l’écran les défis d’une « Première année » de médecine en France ? Thomas Lilti s’y emploie donc, clôturant ainsi une trilogie qu’avaient commencée « Hippocrate » et « Médecin de campagne ».

Pas facile de ne pas se décourager… (Photo : Denis Manin)

Parfois, il y a de quoi regarder de travers celui ou celle qui vous examine dans un cabinet propre et bien tenu, alors que vous êtes venu lui exposer vos souffrances. Ces étudiant-e-s en médecine dissipé-e-s qui font de certains amphis des succursales de cirque, entonnent des chansons paillardes ou se barrent mutuellement le chemin vers la réussite aux examens ne donnent pas une image bien sérieuse de celles et ceux qui seront appelé-e-s, plus tard, à soigner leurs semblables. mehr lesen / lire plus

Gustavo Pizzi
 : Mãe Coragem

Impeccable description d’un Brésil d’en bas auquel le miracle économique des dernières décennies a peut-être donné une vie décente, mais certainement pas l’aisance, « Benzinho » est un film attachant et qui résonne longtemps après la séance.

Karine Teles est épatante en Mère Courage brésilienne. (Photo : Bianca Aun)

À Petrópolis, tout ne va pas pour le mieux pour Irene, Klaus et leurs cinq fils, financièrement parlant. Leur maison se délabre peu à peu et les parents peinent à faire bouillir la marmite, lui dans son magasin de photocopies doublé d’une librairie menacée par le commerce en ligne, elle avec son petit boulot de vendeuse ambulante de textiles. mehr lesen / lire plus

Lee Chang-dong
 : À qui la petite montre rose ?

« Buh-ning (Burning) » reprend des schèmes narratifs aussi bien de l’Orient que de l’Occident pour raconter une vieille histoire de façon surprenante et surtout contemporaine.

Un triangle amoureux qui va se démêler de façon surprenante. (Photos : outnow.ch)

Un peu perdu dans la grande métropole de Séoul, Lee Jong-su essaie de mener sa barque néanmoins. Il a fini son service militaire et ses études littéraires, et passe ses journées comme livreur à mi-temps et écrivain en herbe. Son histoire familiale étant compliquée, avec une mère absente et un père en prison, l’anonymat de la ville lui sied bien – malgré les maigres perspectives, à cause du chômage des jeunes endémique en Corée du Sud. mehr lesen / lire plus

Laura Bispuri
 : Mères, je vous aime


Comme coupé du monde moderne, le petit bout de Sardaigne de « Figlia mia » offre ses paysages sauvages en hommage à la maternité, qu’elle soit biologique ou adoptive. Un film envoûtant, quoique parfois trop contemplatif.

L’innocente, la débauchée et la sainte : la trinité de « Figlia mia » ne dédaigne pas les archétypes. (Photos : Cinemien)

Il y a la mer d’abord, nourricière, qui prodigue poissons ou anguilles et fait vivre tout ce petit village de Sardaigne qu’on dirait quasi autarcique, éloigné du bouillonnement technologique des villes. Il y a bien quelques touristes anglophones, mais ils restent anecdotiques. Et il y a les mères, auxquelles la réalisatrice Laura Bispuri s’attache tout particulièrement. mehr lesen / lire plus

Richard Eyre
: Harte Schale, weicher Kern


Mit der Verfilmung von Ian McEwans Roman „The Children Act“ ist Regisseur Richard Eyre ein solide gemachter Film gelungen, der jedoch die Chance verpasst, das Publikum emotional abzuholen.

Was fasziniert Richterin Maye nur so an Adam? Man versteht es nicht so recht. (Foto: outnow.ch)

Fiona Maye (Emma Thompson) ist Richterin am High Court of Justice in London. Sie ist auf Fälle spezialisiert, in denen die Rechte von Minderjährigen auf dem Spiel stehen. Zu Beginn des Films soll sie zum Beispiel entscheiden, ob zwei siamesische Zwillinge operativ voneinander getrennt werden dürfen. Der Eingriff würde einem der beiden das Leben retten, den anderen jedoch töten. mehr lesen / lire plus