Literatur
: Tödliches Exil

Die Abtei Neumünster hat sich mit „Ich gehöre nirgends mehr hin! Stefan Zweigs Schachnovelle – eine Geschichte aus dem Exil“ eine großartige Ausstellung geleistet, die weit über den Horizont des posthumen Meisterwerks hinausreicht.

Die „Schachnovelle“ gehört seit ihrer Veröffentlichung Anfang der 1940er-Jahre in Brasilien – der letzten Zuflucht Zweigs und seiner zweiten Ehefrau Lotte – zu Recht zum literarischen Kanon. Mit der Metapher des Schachspiels, das zur Obsession und zur Persönlichkeitsspaltung des Protagonisten Dr. B führt, gelang es dem Schriftsteller, die Gräuel der Nazi-Schergen in seiner österreichischen Heimat heraufzubeschwören, ohne sie plastisch darzustellen. Horror in absentia sozusagen, und für Zweig das ihm gemäße Verfahren, sich mit dem Erlebten und dem ihm Zugetragenen auseinanderzusetzen. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Edward Steichen bien entouré


Comment renouveler les expositions sur Edward Steichen ? La Villa Vauban propose une mise en perspective intéressante des photographies de l’artiste luxembourgeois face à des peintures de la même époque, en écho à sa passion dévorante pour les arts.

Tout au long de sa vie, le photographe et collectionneur luxembourgeois Edward Steichen n’a eu de cesse de fréquenter les artistes de son temps. À tel point qu’il ne dressait aucune frontière entre les arts, mais en faisait une communauté d’esprit. Proche du sculpteur Auguste Rodin, du compositeur Richard Strauss ou encore du peintre Henri Matisse, qu’il a tous immortalisés dans des portraits, il organisait des expositions régulières dans lesquelles il n’hésitait pas à croiser les techniques et les signatures. mehr lesen / lire plus

Vidéos
 : Du cru à mâcher


« Raw Identities », la sélection de travaux vidéo à voir dans la BlackBox du Casino en ce moment, démontre que le thème de l’identité n’a pas cessé de passionner les artistes contemporains – les spectateurs peut-être un peu moins.

Toujours fringant, le thème de l’identité traverse les sphères de l’art contemporain telle une comète dont certains ne se lassent plus. Ce terme à l’étymologie aussi riche que paradoxale a de quoi fasciner. Il représente à la fois l’idée qu’une chose est la même qu’une autre ou que plusieurs choses peuvent être comprises sous la même idée ; il peut définir justement l’unicité de l’individu telle que décrite au plus basique sur sa carte d’identité – les possibilités de la décliner semblent infinies. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Flâneries dans la capitale

La ville de Luxembourg change chaque jour un peu plus. L’exposition « Leit an der Stad, Luxembourg Street Photography 1950-2017 », actuellement au Musée de la Ville, permet de voir cette cité en mouvement et ces petites choses immuables dans les comportements humains, à travers plus de 200 photos.

Le noir et blanc est profond, contrasté et lumineux. Dans cette photographie de la Grand-Rue, prise par Marcel Schroeder en 1960, on reconnaît les façades luxembourgeoises, mais surtout ces voitures et ces tenues qui ne trompent pas. Les hommes portent des chapeaux, les femmes des manteaux à la mode d’alors. La circulation ne laisse planer aucun doute : il s’agit de la ville d’hier, de ce Luxembourg avant qu’il ne devienne empire de la finance. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Nature branding


L’exposition itinérante « Nature’s Luxembourg », constituée de photographies de Raymond Clement, pose ses valises une nouvelle fois au grand-duché, dans la galerie Am Tunnel. Nation branding artistique assumé, mais heureusement un peu plus.

(Photo : Raymond Clement)

C’est un lieu idéal pour cette exposition : dans les vastes couloirs de la galerie Am Tunnel, les clichés de larges dimensions de Raymond Clement, souvent des paysages sous forme de panoramas, semblent s’étirer paresseusement, parfaitement à l’aise. Ici, c’est évidemment le vert qui domine. La couleur qui convient aux trois parcs naturels du Luxembourg, lieux de prédilection du photographe et qui représentent un bon tiers de la surface du pays. mehr lesen / lire plus

Tapisseries
 : Mr Anderson prend son pied

L’exposition « Get Lifted » de l’artiste américain Noel Anderson mise sur des techniques mélangées pour obtenir des effets inattendus, parfois drôles et parfois profonds.

La galerie Zidoun & Bossuyt s’est fait un petit nom au grand-duché pour exposer des artistes américains émergents et confirmés. Cette fois, son choix s’est porté sur le jeune artiste afro-américain Noel Anderson. Né en 1981 à Louisville au Kentucky et installé à New York, Anderson a enseigné entre 2011 et 2015 à l’université de Cincinnati avant de changer pour la New York University.

Les œuvres exposées dans la petite galerie du Grund ont de quoi étonner. mehr lesen / lire plus

Photographie : Clergue à sa place


De Lucien Clergue, les amateurs de photographie savent qu’il est à l’origine des Rencontres internationales d’Arles. L’homme y a consacré tellement de temps et d’énergie que son œuvre de photographe est parfois restée dans l’ombre. Le Cercle Cité propose de redécouvrir son immense talent.

Il aura été l’intime des plus grands, de Henri Cartier-Bresson à Willy Ronis, en passant par Raymond Depardon et Robert Doisneau. Lucien Clergue aimait tellement la photographie qu’il peut être considéré, avec son ami Jean-Marie Rouquette et l’écrivain Michel Tournier, comme celui qui l’a démocratisée auprès du public.

Les Rencontres internationales de la photographie d’Arles sont aujourd’hui le plus grand-rendez-vous du huitième art, un incontournable qu’il aura construit année après année. mehr lesen / lire plus

Exposition thématique
 : Correspondances baroques

L’exposition « Drama and Tenderness » en cours au Musée national d’histoire et d’art (MNHA) mélange grands maîtres et inconnus du baroque européen pour mieux montrer les parallèles artistiques déjà existants à l’époque.

Art de la Contre-Réforme catholique, qui sonnait le glas de la bouffée d’air frais apportée par la Renaissance, le baroque était la forme d’expression chérie de la papauté et des monarchies absolues. Mettant en avant la forme plutôt que le contenu, toute expression artistique baroque privilégie l’évasion à la contemplation. C’est donc aussi le produit d’une époque profondément réactionnaire et de restauration des privilèges d’un catholicisme mis en question par l’avènement du protestantisme. mehr lesen / lire plus

Sculpture : Mary le barbare


Le fer, ça nous parle au Luxembourg. Pourtant, l’exposition du jeune sculpteur liégeois Xavier Mary « The Enigma of Steel » n’évoque pas le bon vieux temps des hauts fourneaux – mais tout autre chose…

Que les Belges soient farceurs, surtout quand ils sont artistes, on le savait au moins depuis Magritte. Xavier Mary, né en 1982 à Liège et élève de l’École supérieure des arts Saint-Luc, n’est pas un surréaliste mais un bosseur qui sait combiner matériaux lourds et pensées légères. Mais attention : « The Enigma of Steel » dépasse de loin le stade de la blague à laquelle on est tenté de croire en entrant dans la galerie Nosbaum & Reding. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Un tremplin à succès

Cette année encore, le Cercle artistique de Luxembourg organise son salon au Tramsschapp. L’occasion de vérifier la bonne santé d’une institution qui a près de cent ans et ne cesse de grandir, avec des demandes de participation en progression constante.

Cent trente sur la ligne de départ, seulement quarante-deux élus. Les artistes luxembourgeois savent à quel point il est important de se montrer. Et le salon du Cercle artistique du Luxembourg (CAL) est l’occasion rêvée de sortir de l’ombre. Encore faut-il franchir l’épreuve du jury, mis en place pour sélectionner les meilleurs représentants de la création locale.

« Nous avons battu un record, cette année, ce qui montre la bonne santé des arts au grand-duché, alors que nous avions eu moins de cent candidats en 2014 », confie Marc Hostert, président du CAL. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : La robotique pour les modernes


« Theatre of Disorder » s’appelle l’exposition – pourtant bien rangée – de Martine Feipel et Jean Bechameil au Casino. À grand renfort de technologies, le duo d’artistes produit une vision plutôt superficielle des questions liées au progrès et à l’avènement de la robotique.

(Photo : Andres Lejona)

C’est un symptôme connu : chaque fois qu’une société se trouve coincée dans un présent oppressant et plein de menaces, elle a tendance à se projeter soit dans un passé imaginaire, soit dans un futur où la vie sera différente – à force de ne pas être meilleure. On ignore si c’est cette pulsion qui a poussé le duo Feipel et Bechameil à embrasser une thématique futuriste pour leur grande exposition dans les murs du Casino, mais leur vision rappelle furieusement des idées vieilles d’au moins un siècle. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique : Étienne Schneider, 
muse des artistes


À force d’avoir la tête tournée vers les étoiles, il fallait bien que ça arrive. La stratégie spatiale du Luxembourg a donné à la jeune artiste Laura Mannelli l’idée de s’inspirer des rêves du ministre Étienne Schneider pour son projet « The Promises of Monsters », actuellement à la galerie Indépendance.

Demain, le Luxembourg exploitera peut-être les ressources minières de la Lune et des astéroïdes. C’est en tout cas ce qu’espère le ministre de l’Économie Étienne Schneider, qui développe avec force son programme spatial, malgré le scepticisme ambiant. En attendant de rapporter sur la planète Terre des métaux rares ramassés dans l’espace, l’artiste Laura Mannelli, passée par l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais, récolte déjà les fruits de cette science-fiction du réel. mehr lesen / lire plus

Graffiti
 : Travail corporel


L’exposition « Inertie » du graffeur Eric Mangen, à l’abbaye de Neumünster, nous dévoile l’univers particulier de l’artiste, entre arts de la rue et recherche artistique plus classique – le tout n’étant pas dénué d’humour.

Qui est passé sur le parvis de Neimënster – ou s’est baladé en hauteur dans les casemates – pendant les deux dernières semaines de septembre ne pouvait pas le rater. Profitant d’une résidence « hors les murs » autant que du beau temps, Eric Mangen réalisait ses toiles en public au vu et au su de tous. Une belle occasion de voir de près comment il traite et maltraite ses toiles. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique : L’imbrication des matières

La semaine dernière a eu lieu au Mudam le vernissage de l’exposition « Nested », de l’artiste luxembourgeoise Su-Mei Tse. Le lancement d’une saison culturelle marquée par le changement de direction à la tête du musée.

Pour les habitués du Mudam, Su-Mei Tse est loin d’être une inconnue. Sa fontaine « Many Spoken Words » fait partie de la collection permanente. De l’encre noire qui en coule naît un bassin opaque, dérangeant, qui ne cesse d’hypnotiser les visiteurs. Elle est à l’image du travail de l’artiste, excessivement précis et follement visuel.

C’est en toute logique que la Luxembourgeoise cosmopolite, d’origine chinoise et anglaise, a droit à une rétrospective de ses travaux récents dans le musée qui l’a fait connaître. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Effets secondaires aggravés

« Side Effects of Reality », la nouvelle exposition du duo Karolina Markiewicz et Pascal Piron, détricote la triste réalité de l’Europe actuelle en la confrontant à ses grands mythes et à ses penseurs – déprimant, mais nécessaire.

(Photos : galeries Dudelange)

Attention : c’est du lourd. Dès l’entrée, le spectateur est confronté à l’image d’une maison luxueuse de la banlieue luxembourgeoise, une Ferrari plantée devant le garage. Une inscription en néon sur la maison demande : « What do you offer your friends to make them so supportive ? » Extraite de la pièce « 4.48 Psychosis », la dernière qu’écrivit la dramaturge britannique Sarah Kane avant de se donner la mort, la citation prend dans ce contexte une double signification. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Nous sommes tous 
Pierre Werner


La question de la « vraie » valeur de l’art contemporain made in Luxembourg est devenue aussi essentielle qu’inextricable. L’exposition « Histoires d’art » ne donne pas la réponse, mais livre un joli résumé.

(Photo : Michèle Tonteling, Anna Krieps)

Parfois, regarder en arrière peut être une bonne chose. Et dans le cas d’« Histoires d’art », c’est plutôt réussi. Le fait que le titre est au pluriel indique que l’approche choisie ne se veut ni définitive ni désireuse d’établir une tutelle sur les artistes exposés. Et cela même si la genèse de cette exposition est une histoire de jubilé on ne peut plus banale : tandis que le CAL (Cercle artistique du Luxembourg) fêtera ses 125 ans l’année prochaine, 2017 marque le 25e anniversaire du prix Pierre Werner. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Quand l’art redevient officiel

Est-ce un test de faisabilité de la « galerie nationale » rêvée par Xavier Bettel ? En tout cas, s’il permet de mettre en avant la production artistique nationale, le projet « Intro » au « Konschthaus Beim Engel » pose aussi la question de savoir si oui ou non les artistes luxembourgeois ont besoin d’une protection particulière.

(Photo : « Intro » sur Facebook)

Alors que jusqu’ici il se cantonnait à accorder des cartes blanches à des artistes ou collectifs, le ministère de la Culture a accaparé la galerie « Konschthaus Beim Engel » de Luxembourg pendant une saison complète. mehr lesen / lire plus

Photographie 
: Natures vivantes


Les Photomeetings Luxembourg 2017 ont débuté sous le titre « Man-made Landscapes ». C’est donc aussi la nature qui sera au centre des expositions – avec notamment les travaux de Hiroyuki Masuyama.

(Photos : galerie Clairefontaine)

Une plante peut avoir des milliers de profils. Surtout quand on est un insecte doté d’yeux à facettes qui permettent de décomposer l’image perçue. Dans sa série appelée « Still Life », Hiroyuki Masuyama a essayé de reconstituer un bouquet de fleurs du point de vue d’un insecte. Montées sur une structure oblique en bois, les facettes sont assemblées en effet sous la forme d’un œil de mouche. mehr lesen / lire plus

Gruppenausstellung: Halbwegs unpolitische 
Zweckentfremdung


Die ehemalige Banque de Luxembourg ist seit einiger Zeit Zielort einer Kunstinvasion. Unter der Ägide von Rafael Springer stellen mehrere KünstlerInnen gleichzeitig in den Büroflächen aus.

Trotz ihrer stattlichen Fläche (immerhin 3.000 Quadratmeter) und des guten baulichen Zustands erinnert die ehemalige Banque de Luxembourg im Bahnhofsviertel mit ihrem düsteren Intérieur an sogenannte „Lost Places“. Nun werden die Räumlichkeiten mithilfe von Kunst neu belebt. Wer jedoch einen tieferen Sinn oder gar eine politische Botschaft hinter der künstlerischen Besetzung des Gebäudes vermutet, liegt falsch. „Ich war es satt, an Orten auszustellen, die nicht sauber sind“, lautet die Erklärung des freischaffenden Malers und Bildhauers Rafael Springer, der eher zufällig, durch Gespräche mit den richtigen Kontakten, auf diese großflächigen Ausstellungsräume stieß. mehr lesen / lire plus

Peintures
 : Clüsserath dans son jardin

L’abbaye de Neumünster accueille dans son cloître l’artiste allemand August Clüsserath, dont l’œuvre avait déjà eu l’honneur des galeries du grand-duché. Cette fois, une exposition monographique permet de mieux comprendre l’évolution d’un des artistes phares de la Sarre.

August Clüsserath n’est pas inconnu des Luxembourgeois. Déjà aperçues en 2014, ses œuvres trouvent dans le cadre de l’abbaye de Neumünster une vitrine parfaite. Car ceux qui ont déjà eu l’occasion de s’attarder sur les grandes toiles colorées de l’artiste disparu en 1966 peuvent cette fois mieux le comprendre, en parcourant le cloître de l’abbaye.

L’histoire d’August Clüsserath est intimement liée à celle de l’Allemagne de la première moitié du vingtième siècle. mehr lesen / lire plus