Photographie : Nature branding
L’exposition itinérante « Nature’s Luxembourg », constituée de photographies de Raymond Clement, pose ses valises une nouvelle fois au grand-duché, dans la galerie Am Tunnel. Nation branding artistique assumé, mais heureusement un peu plus.

(Photo : Raymond Clement)
C’est un lieu idéal pour cette exposition : dans les vastes couloirs de la galerie Am Tunnel, les clichés de larges dimensions de Raymond Clement, souvent des paysages sous forme de panoramas, semblent s’étirer paresseusement, parfaitement à l’aise. Ici, c’est évidemment le vert qui domine. La couleur qui convient aux trois parcs naturels du Luxembourg, lieux de prédilection du photographe et qui représentent un bon tiers de la surface du pays. mehr lesen / lire plus
La galerie Zidoun & Bossuyt s’est fait un petit nom au grand-duché pour exposer des artistes américains émergents et confirmés. Cette fois, son choix s’est porté sur le jeune artiste afro-américain Noel Anderson. Né en 1981 à Louisville au Kentucky et installé à New York, Anderson a enseigné entre 2011 et 2015 à l’université de Cincinnati avant de changer pour la New York University.
Il aura été l’intime des plus grands, de Henri Cartier-Bresson à Willy Ronis, en passant par Raymond Depardon et Robert Doisneau. Lucien Clergue aimait tellement la photographie qu’il peut être considéré, avec son ami Jean-Marie Rouquette et l’écrivain Michel Tournier, comme celui qui l’a démocratisée auprès du public.
Art de la Contre-Réforme catholique, qui sonnait le glas de la bouffée d’air frais apportée par la Renaissance, le baroque était la forme d’expression chérie de la papauté et des monarchies absolues. Mettant en avant la forme plutôt que le contenu, toute expression artistique baroque privilégie l’évasion à la contemplation. C’est donc aussi le produit d’une époque profondément réactionnaire et de restauration des privilèges d’un catholicisme mis en question par l’avènement du protestantisme.
Que les Belges soient farceurs, surtout quand ils sont artistes, on le savait au moins depuis Magritte. Xavier Mary, né en 1982 à Liège et élève de l’École supérieure des arts Saint-Luc, n’est pas un surréaliste mais un bosseur qui sait combiner matériaux lourds et pensées légères. Mais attention : « The Enigma of Steel » dépasse de loin le stade de la blague à laquelle on est tenté de croire en entrant dans la galerie Nosbaum & Reding.
Cent trente sur la ligne de départ, seulement quarante-deux élus. Les artistes luxembourgeois savent à quel point il est important de se montrer. Et le salon du Cercle artistique du Luxembourg (CAL) est l’occasion rêvée de sortir de l’ombre. Encore faut-il franchir l’épreuve du jury, mis en place pour sélectionner les meilleurs représentants de la création locale.
Demain, le Luxembourg exploitera peut-être les ressources minières de la Lune et des astéroïdes. C’est en tout cas ce qu’espère le ministre de l’Économie Étienne Schneider, qui développe avec force son programme spatial, malgré le scepticisme ambiant. En attendant de rapporter sur la planète Terre des métaux rares ramassés dans l’espace, l’artiste Laura Mannelli, passée par l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais, récolte déjà les fruits de cette science-fiction du réel.
Qui est passé sur le parvis de Neimënster – ou s’est baladé en hauteur dans les casemates – pendant les deux dernières semaines de septembre ne pouvait pas le rater. Profitant d’une résidence « hors les murs » autant que du beau temps, Eric Mangen réalisait ses toiles en public au vu et au su de tous. Une belle occasion de voir de près comment il traite et maltraite ses toiles.
Pour les habitués du Mudam, Su-Mei Tse est loin d’être une inconnue. Sa fontaine « Many Spoken Words » fait partie de la collection permanente. De l’encre noire qui en coule naît un bassin opaque, dérangeant, qui ne cesse d’hypnotiser les visiteurs. Elle est à l’image du travail de l’artiste, excessivement précis et follement visuel.



Trotz ihrer stattlichen Fläche (immerhin 3.000 Quadratmeter) und des guten baulichen Zustands erinnert die ehemalige Banque de Luxembourg im Bahnhofsviertel mit ihrem düsteren Intérieur an sogenannte „Lost Places“. Nun werden die Räumlichkeiten mithilfe von Kunst neu belebt. Wer jedoch einen tieferen Sinn oder gar eine politische Botschaft hinter der künstlerischen Besetzung des Gebäudes vermutet, liegt falsch. „Ich war es satt, an Orten auszustellen, die nicht sauber sind“, lautet die Erklärung des freischaffenden Malers und Bildhauers Rafael Springer, der eher zufällig, durch Gespräche mit den richtigen Kontakten, auf diese großflächigen Ausstellungsräume stieß.
August Clüsserath n’est pas inconnu des Luxembourgeois. Déjà aperçues en 2014, ses œuvres trouvent dans le cadre de l’abbaye de Neumünster une vitrine parfaite. Car ceux qui ont déjà eu l’occasion de s’attarder sur les grandes toiles colorées de l’artiste disparu en 1966 peuvent cette fois mieux le comprendre, en parcourant le cloître de l’abbaye.
Keine Frage, die gefühlt hunderttausendste Edward Steichen Ausstellung in einem luxemburgischen Museum ist wirklich kein Grund, sich auf den Weg in die Villa Vauban zu machen. Auch wenn sich sicherlich einige Meisterstücke des Wahlamerikaners und Exil-Luxemburgers in der Galerie befinden – es ist schwer zu sehen, welche Verbindung diese Bilder mit eher zweitrangigen Ölgemälden eingehen könnten. Es scheint, als sei das schlechte Gewissen Steichen gegenüber, dessen Werke man lange verrotten ließ, eine unerschöpfliche Quelle immer neuer Ausstellungskombinationen geworden.
Ein arrangierter „flotter Dreier“. Eine Frau, zwei Männer. In einer Kunstgalerie. Bei diesem Plot fühlt man sich ein wenig an Gina in Woody Allens „Everything You Always Wanted to Know About Sex“ erinnert, die erst an diesem Ort der bildenden Kunst Lust auf Sex bekommt. Es könnte um eine leidenschaftliche Zusammenkunft gehen, und tatsächlich entsteht sie auch. Aber anders, als vielleicht angenommen.
Drôle de lieu, cet Ikob. Ou bien est-ce qu’on imagine au Luxembourg bâtir un centre d’art contemporain à côté d’un hypermarché Carrefour, devant se partager la façade avec un solarium à pièces ? Mais ce qui pour le visiteur luxembourgeois peut avoir l’air d’une transgression du plus mauvais goût l’est beaucoup moins pour les habitué-e-s de ce lieu au cœur des Ardennes. C’est que derrière la façade peu prometteuse se cache un espace d’exposition comme on les aime : pas trop monumental pour étouffer le visiteur et sans chichis. 
