Peinture
 : Dans la vastitude


Au sein des grands espaces immaculés du nouveau centre culturel portugais Camões au Luxembourg, l’exposition « Superstition Wilderness » de Pedro Vaz prend ses aises tout en stimulant l’imagination face à des paysages léchés.

Quatre tableaux en tout et pour tout, auxquels s’ajoutent deux cartes de l’Institut d’études géologiques des États-Unis : un peu court pour une exposition. Il est dès lors difficile d’affirmer que celle-ci exige le déplacement à Merl, mais elle n’en reste pas moins d’un certain intérêt pour qui se trouverait dans les environs. En effet, le sujet des œuvres, leur réalisation et l’espace qui les accueille s’interconnectent pour former un tout plutôt réussi. mehr lesen / lire plus

Expo : Frida et Diego

Une rétrospective consacrée à la photographe Gisèle Freund nous replonge dans l’univers intime de Frida Kahlo et Diego Riviera.

Frida Kahlo dans son jardin, Coyoacan, Mexico City, circa 1951 (Collection of Dr. Marita Ruiter, Galerie Clairefontaine Luxembourg / © Gisèle Freund/IMEC/Fonds MCC)

En 1950, Gisèle Freund se trouve en Amérique latine, en Argentine plus précisément, où elle était venue s’installer au début des années 1940 sur invitation de Victoria Ocampo, fondatrice de la mythique revue « Sur ». À l’origine d’une crise diplomatique entre l’Argentine et les États-Unis, après avoir publié un photoreportage sur la vie de luxe d’Eva Perón dans « Life », où l’on voit la première dame argentine admirer ses bijoux, Gisèle Freund, suspectée de communisme, est contrainte de se réfugier en Uruguay d’abord, au Mexique ensuite. mehr lesen / lire plus

Installations : Totalement CCOOOO

Projet au long cours de l’artiste autrichien Christoph Meier, CCOOOO se montre au Casino Luxembourg. Une expérience étonnante entre design et art, qui revisite l’architecture du lieu pour mieux interpeller les visiteurs.

Depuis deux ans, Christoph Meier se plaît à décliner son œuvre débutée au Kunstverein de Hambourg sous le titre C&O. En 2017, elle était devenue C O CO au Kiosk de Gand. À Luxembourg, elle se nomme désormais CCOOOO. Difficile à suivre ? Pas tant que ça. L’artiste autrichien exploite une idée qui s’adapte aux lieux qui l’accueillent. À chaque fois, l’œuvre change, et avec elle son titre.

Le concept est de s’interroger sur la mise en scène de l’art contemporain. mehr lesen / lire plus

Trierer Jubiläumsfeiern
: Made in Marx


Am Samstag werden mehrere Ausstellungen eröffnet und eine Statue enthüllt. Karl Marx steht im Mittelpunkt des Gedenkens und des Geschäftemachens.

Wir sind Marx, Fotoausstellung in der Trierer Innenstadt. (Foto, © Claus Bach)

„Erst kommt das Fressen, dann kommt die Moral.“ Der Satz ist nicht von Karl Marx, auch wenn er sich bestens als Motto für die Trierer Jubiläumsfeiern rund um Marx’ 200. Geburtstag am 5. Mai eignen würde. Sondern von Bertolt Brecht, der seinen Marxismus mit Menschenkenntnis und Ironie zu würzen wusste.

Über Marx-Brot, Marx-Schokolade und Marx-Wein muss man nicht den Kopf schütteln oder sich sogar aufregen; so viel kann man von Brecht lernen. mehr lesen / lire plus

Computerspiele und Politik
: Game over

Eine Ausstellung in der Abtei Neumünster widmet sich der politischen Dimension von Computerspielen. Die Umsetzung wird dem Konzept jedoch nicht gerecht.

Die Gestaltung der Ausstellung steht einer eingehenden Beschäftigung mit den Ausstellungsgegenständen leider im Weg. (Fotos: woxx/ja)

Computerspiele haben – wie jedes andere Medium auch – so gut wie immer auch eine politische Dimension. Diese Erkenntnis ist eigentlich eine Binsenweisheit, dennoch ist das Konzept der Ausstellung „Games and Politics“ nicht uninteressant. Bei der rhetorischen Frage, ob Spiele und Politik zusammengehören, hält man sich nicht auf – im Gegenteil: es kann gleich losgespielt werden, und zwar mit einer Auswahl von politisch aufgeladenen Spielen, die zum größten Teil nicht von großen Entwicklungsstudios, sondern von unabhängigen Entwickler*innen stammen. mehr lesen / lire plus

Peinture/sculpture
 : Danny le Rouge


Avec « Blood Spots on Apple Flesh », la galerie Zidoun & Bossuyt présente la première exposition personnelle de Danny Fox – l’enfant terrible cornouaillais qui a trouvé sa plénitude à Los Angeles.

Danny Fox appartient résolument à cette catégorie d’artistes dont il faut connaître le contexte pour mieux les apprécier. Sans l’histoire de sa vie décousue – à 15 ans, l’ado Fox apprend que celui qu’il prenait pour son père n’était en fait que son beau-père, le vrai étant parti au Zimbabwe –, sans connaître sa pratique d’art autodidacte, on aurait du mal à voir en quoi ses peintures sont extraordinaires. mehr lesen / lire plus

Vidéo : Marx didactique

Avec « Déformation », Bruno Baltzer et Leonora Bisagno célèbrent la renaissance de l’intérêt pour la pensée marxiste à travers les initiatives citoyennes qui remettent en question l’essence du capitalisme. Très pédagogique, mais pas forcément efficace.

Pendant l’heure de « Déformation », un deuxième écran montre en direct la Simeonstiftplatz de Trèves, ville natale de Karl Marx. (Photo : Bruno Baltzer et Leonora Bisagno)

Lorsqu’on pénètre dans la BlackBox du Casino, deux écrans se disputent l’œil. Sur l’un, la fascination d’une caméra en direct de la Simeonstiftplatz de Trèves, où piétons et bus défilent. Trèves ? C’est la ville natale de Karl Marx, bien sûr, et c’est donc à lui qu’est consacré le second écran. mehr lesen / lire plus

Techniques mixtes : Silence, on enregistre

La galerie Nosbaum & Reding a invité l’artiste français Rainier Lericolais, dont les objets et tableaux sont beaucoup profonds que leur simple allure.

Rainier Lericolais serait-il un farceur ? C’est ce qu’on se demande en examinant la première pièce de l’exposition dans la petite galerie de la rue Wiltheim. Sur un étalage un peu spécial, on peut voir une enveloppe dorée avec une aiguille dedans, un bout de disque qui sort du bois et une page d’un livre. Mais pas n’importe lequel : en regardant de près, on peut lire qu’il s’agit d’un extrait du « Plan de l’aiguille » – roman de Blaise Cendrars paru en 1929, qui était la première partie de la série consacrée au héros autofictionnel Dan Yack. mehr lesen / lire plus

Berthe Lutgen: Feminismus in Bildern

Noch bis zum 22. April beschäftigt sich eine Ausstellung im Neumünster mit Ungerechtigkeiten und Gewalt, die tagtäglich überall auf der Welt gegen Frauen begangen werden.

„La marche des femmes“ wird noch bis zum 22. April im „Neimënster“ gezeigt. (Foto: © neimenster.lu)

Wer sind die Entscheidungsträger*innen in Luxemburg? Männer. So lautet die einfache Botschaft des Werks „The Deciders“, das gegenwärtig in der Abtei Neumünster gezeigt wird. Es ist Teil der Ausstellung „La marche des femmes“, die der Luxemburger Künstlerin und Frauenrechtlerin Berthe Lutgen gewidmet ist.

Auf einem der Werke ist in Ölfarben gezeichnet ein Gesicht zu sehen. Ein Auge ist dunkel umrandet, es könnte an Müdigkeit liegen. mehr lesen / lire plus

Peinture : Sous les yeux de Stylianos

La galerie Clairefontaine accueille la quatrième exposition au Luxembourg de Stylianos Schicho. Les grands visages interrogateurs de l’artiste autrichien devraient à nouveau interpeller les curieux.

Stylianos Schicho aime voir les choses en grand. Ses œuvres, année après année, conservent ce point commun de la démesure, de celle qui interpelle nécessairement le visiteur. Car l’artiste autrichien d’origine chypriote s’est construit en grand format, avec des visages aux yeux scrutateurs et inquisiteurs, peints sur des toiles séparées avant d’être rassemblées. Dans cette exposition, on retrouve quelques anciennes toiles, mais aussi ses dernières créations, qui laissent souvent deviner le trait de l’esquisse, l’ébauche derrière le résultat final. mehr lesen / lire plus

Histoire : Les trésors du Fanum Voltumnae

L’exposition « Le lieu céleste. Les Étrusques et leurs dieux » raconte l’histoire fascinante d’un lieu de vénération étrusque qui a traversé les âges et les religions.

Les Étrusques restent un peuple mystérieux. Habitants de l’Italie en même temps que les Romains, ils étaient considérés, jusqu’à ce que Rome les avale définitivement, comme un des peuples ayant façonné l’Antiquité. Pourtant, on en sait relativement peu sur eux : leur langue n’étant pas d’origine indo-européenne, difficile de déchiffrer les rares documents qui sont parvenus jusqu’à nous – malgré le fait qu’ils aient adopté l’alphabet grec. L’hypothèse en cours est qu’il s’agirait bien d’une langue utilisée sur le pourtour méditerranéen avant l’avènement de l’indo-européen. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Des Gorgones 
aux tasses de café


Consacré à la sérigraphie et à la gravure, l’épisode 10 de la première saison du projet « Intro » à la galerie Beim Engel reflète – du meilleur au pire – les tendances dans les deux disciplines.

Depuis qu’en juin 2017 le ministère de la Culture, d’ailleurs propriétaire de la galerie, s’est enfin résolu à y apporter un concept, les choses ont un peu changé au Konschthaus Beim Engel. Une meilleure communication (pourtant toujours pas de site web pour la galerie et pas de photos envoyées à la presse), des ateliers et une certaine régularité témoignent des efforts d’amélioration. Pourtant, le fait que le lieu n’accueille que des artistes du cru laisse songer qu’il pourrait s’agir d’une version miniature de la « galerie nationale » rêvée par Xavier Bettel, ministre de la Culture. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique
 : Esprit(s) non identifié(s)


Onze ans après sa participation à une exposition collective, l’artiste portugais João Penalva revient au Mudam pour présenter cette fois-ci une exposition individuelle. Oscillations entre réalité et fantaisie assurées.

« Je veux être autant d’esprits que possible. Tant mieux si je ne me reconnais pas moi-même. Encore mieux si vous non plus, vous ne me reconnaissez pas » : ainsi se présente l’artiste au visiteur. Dans son premier esprit, João Penalva nous présente plusieurs photos mettant en image soit toutes sortes de chaussures, soit des tissus ou encore des vêtements. Le visiteur a ainsi l’impression de pénétrer dans l’intimité de plusieurs personnes sans pour autant les connaître et voir leurs visages. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique : Un zeste de folie


Il avait animé le pavillon luxembourgeois à la Biennale de Venise fin 2017 : Mike Bourscheid est accueilli cette année par la galerie Nosbaum & Reding, à Luxembourg, avec son nouveau projet déglingué, « No Lemon, No Melon », et quelques-unes des œuvres exposées à Venise. Toujours aussi décalé, toujours aussi réjouissant.

Cousin luxembourgeois du chanteur français Philippe Katerine pour l’univers pop, Mike Bourscheid aime les fruits, tout comme lui. Pas de bananes ici mais du citron et du melon, dans son exposition « No Lemon, No Melon ». Quelques semaines après son passage à la Biennale de Venise, avec son travail « Thank You so Much for the Flowers », il débarque chez Nosbaum & Reding. mehr lesen / lire plus

Peintures tridimensionnelles
 : Une pensée holographique


Faites d’assemblages et de couleurs simples, les peintures tridimensionnelles d’Igor Ganikowskij à galerie Simoncini cachent, sous leur apparence élémentaire, tout un monde de complexité.

« Music », sur une partition de la compositrice russe Sofia Goubaïdoulina. (Photo : woxx)

Des tableaux aux fonds monochromes agrémentés d’objets aux formes géométriques basiques également monochromes, des découpages aux formes simples sans aplats de couleurs multiples aux motifs tarabiscotés… l’entrée dans l’univers d’Igor Ganikowskij à la galerie Simoncini, dont il est un habitué depuis 2004, semble au premier abord se faire sous le signe de la sobriété. C’est que l’artiste, né en 1950 à Moscou, s’est créé tout un langage géométrique spirituel qui ne se déploie qu’à l’aide de certaines clefs, un peu comme avec les représentations kabbalistiques. mehr lesen / lire plus

Dessins
 : L’œil de Tolkien


Il est rare d’avoir l’occasion de voir les dessins originaux d’illustrateurs comme John Howe. Connu pour son travail sur « The Lord of the Rings », le Canadien est à l’honneur du Cercle Cité à l’occasion du LuxFilmFest.

S’il est des artistes qui façonnent l’imaginaire collectif de nos sociétés occidentales, John Howe en est sans doute un. Son nom n’est pourtant pas connu du grand public, mais seulement d’une poignée de fans inconditionnels de J.R.R. Tolkien et de sa trilogie « The Lord of the Rings ».

Car Howe, Canadien de Vancouver formé au dessin à l’École des arts décoratifs de Strasbourg, a participé à l’aventure de l’adaptation cinématographique de l’œuvre maîtresse de l’écrivain britannique avec Peter Jackson. mehr lesen / lire plus

Film documentaire
 : Knokke Me Out !

Dans sa BlackBox du mois, le Casino montre le film documentaire « Exprmntl » de Brecht Debackere sur le Festival du film expérimental de Knokke – l’occasion de voir que dans le passé, la culture n’avait pas froid aux yeux.

Que la côte belge peut inspirer des artistes et même les changer, on le savait au moins depuis l’histoire d’amour entre le musicien et chanteur de soul américain Marvin Gaye et la ville d’Ostende. Mais pas loin de là, à Knokke-le-Zoute, a eu lieu une effervescence tout autre, plus folle et plus mondiale à la fois. C’est en 1949 que Jacques Ledoux, spécialiste belge du cinéma et futur fondateur du Musée du cinéma à Bruxelles, organise pour la première fois en marge du prestigieux Festival mondial du film et des beaux-arts le premier Festival international du cinéma expérimental de Knokke-le-Zoute. mehr lesen / lire plus

Marx: Arbeit und industrielle Revolutionen

Wie ein immer noch aktuelles Thema Eingang in die Trierer Landesausstellung im Mai findet.

Karl, erzähl mal einen Witz!
Copyright: Partner-Ausstellung Museum am Dom: Vincent Fournier, Reem B #5 [Pal], Barcelone, Spain, 2010

Eine Brücke schlagen zwischen damals und heute, das versuchen die Organisator*innen der Trierer Landesausstellung zum 200. Geburtstag von Karl Marx. Drei Monate vor der Eröffnung am 5. Mai erinnern sie in einem Kommuniqué daran, dass der berühmte Trierer „mit seinen umfassenden Analysen und seiner Kritik an den Arbeitsbedingungen seiner Zeit einen Meilenstein gesetzt“ hat. Und seit der Rifkin-Studie dürfte auch auf der luxemburgischen Seite der Mosel gelten: „Angesichts von Digitalisierung, Globalisierung und ungleicher Einkommens- und Vermögensverteilung rückt das Thema ‚Arbeit‘ immer mehr in den Fokus von politischen und gesellschaftlichen Debatten.“

Karl Marx 1818 – 1883.

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Exposition collective
 : Humain inhumain


Le Casino accueille une nouvelle fois les artistes Fabien Giraud et Raphaël Siboni. Après avoir présenté des parties de leur œuvre « The Unmanned » en 2014, ils proposent cette fois la première saison de ce projet dans son intégralité : 
« 2045-1542 ». L’occasion d’en mesurer toute la cohérence.

Depuis 2014, le duo de vidéastes composé de Fabien Giraud et de Raphaël Siboni travaille sur son projet « The Unmanned ». Une série de vidéos qui pose la question de la place de l’homme dans son environnement, ou comment l’espèce a évolué.

À intervalles réguliers, le duo produit ainsi des films étranges et dérangeants, faits de longs plans sans dialogues. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : La langue au chat

L’exposition « Pardon My Language » à la galerie Zidoun & Bossuyt explore de façon ludique les différents langages esthétiques et artistiques présents dans l’art contemporain.

Tout un programme, on vous le dit. « Pardon My Language », exposition collective curatée par l’artiste nippon Tomokazu Matsuyama, se propose d’explorer l’espace commun entre les pratiques européennes et américaines dans l’art contemporain. S’appuyant sur la thèse que désormais l’ancien contrat entre l’artiste et le critique est rompu en faveur de celui entre l’artiste et le marché de l’art – et que ces sphères s’interpénètrent et brouillent les perspectives –, Matsuyama a réuni quelques-un-e-s des meilleurs artistes contemporain-e-s dans une petite exposition qui vaut le détour. mehr lesen / lire plus