MODE: Mode de vie

Avec son label de mode « Belle Sauvage » qu’il gère avec sa compagne Virginia Ferreira, le Luxembourgeois Christian Neuman est parti à la conquête du marché de la mode européen, mais aussi asiatique. Le woxx s’est entretenu avec lui lors d’un passage au pays.

woxx : Comment est-ce que vous avez commencé à vous établir dans le monde de la mode ?

Christian Neuman : La première chose que nous avons faite, c’était d’imprimer mes dessins sur de la soie en 2006. C’était à Londres et ça a fonctionné dès le début. J’étais encore dans la dernière année de mon master. Mais ce n’est qu’en 2008 que nous avons fondé Belle Sauvage, en vue de nous professionnaliser. mehr lesen / lire plus

RADIO: Coeur de pirate

20 ans déjà que la seule vraie radio alternative, Radio Ara, est sur les ondes. Pour cet anniversaire, la station ne cherche pas à se réinventer, mais du moins à réaffirmer son statut d’exception.

Une des rares photos des tout premiers jours de « Radio Grénge Fluesfénkelchen ».

Il se dit peut-être vieux et sénile, mais du moins ce n’est pas sa mémoire qui flanche: « Il y a 30 ans, plus ou moins jour pour jour, j’enregistrais ma première émission de radio, à Arlon, pour le programme `Radio Grénge Fluesfénkelchen‘ chez l“Atelier Radio Arlon‘. À l’époque, c’était une affaire semi-légale », raconte Robert Garcia, un des fondateurs de radio Ara, et – après avoir guidé le Luxembourg à travers les méandres de l’année culturelle 2007, le directeur des CarréRotondes, lors de la conférence de presse mardi. mehr lesen / lire plus

EXPOSITION: Année charnier, année charnière

Sobrement intitulée « 1917 », l’exposition encore en cours au Centre Pompidou de Metz présente une nouvelle approche de cette année qui a changé le monde, mais aussi la région et la vie des petites gens.

Témoignage de guerre en direct des tranchées : « Handgemenge »
par Otto Dix. (© Zeppelin Museum Friedrichshafen)

En 1917, en Moselle, il ne faisait pas bon vivre. C’est le moins qu’on puisse dire. La Première Guerre mondiale tirait vers sa quatrième année, et les populations commençaient à sentir le poids de l’exaspération humaine, matérielle et spirituelle. La Lorraine et la Champagne n’étaient que des champs de ruines où coexistaient villes et villages dévastés, rayés de la carte, cadavres et bruits de guerre. mehr lesen / lire plus

BISTROLOGIE: Nuits d’artistes

S’il avait eu le don de la parole dès la naissance, François Quintus, propriétaire du mythique et populaire Café des Artistes au Grund, aurait certainement pris la commande de la sage-femme. Portrait d’un cafetier passionné et d’un haut lieu de la vie nocturne de la capitale.

Cafetiers dans le sang : Patrick Omes (à gauche) et François Quintus.

A l’heure où le couvre-feu d’une heure du matin se doit d’être réellement respecté, où les endroits charmants et enjoués font place à la vulgarité des « lounge bar » qui pullulent, où l’on permet que les sublimes « Rives » de Clausen soient défigurées par des établissements en carton-pâte-plastique-et-toc, où l’on extirpe avec méthode et cynisme tout charme inhérent à la cité millénaire, quelques bars résistent encore. mehr lesen / lire plus

KUNST: Von anderswo

Seit Jahren reist Lex Gillen ins ferne Australien und lebt dann bei den Aborigines, von denen er auch indigene Kunstwerke erwirbt.

Eine Zeichensprache,
die teilweise nur
von Eingeweihten
verstanden wird.

„Shooting Star in the middle, you see. Shooting Star who is there, after it was made by old rainbow serpent. She made the shooting star with her tongue, you see that long one there? That`s the tongue“. So beschreibt Yidumduma Bill Harney sein Akrylgemälde „Dreaming for Shooting Star!“. Wie in der abstrakten Kunst, deren Bildsprache oft hermetisch verschlossen ist, erschließen sich auch die spirituellen Gemälde der Aborigines, selbst mit Anleitung des Künstlers, nur fragmenthaft. mehr lesen / lire plus

ATYPIQUE: L’anti-Don Juan

Personne au Luxembourg ne connaît aussi bien Don Giovanni de Mozart que Marc Rollinger. A quelques mois de la sortie d’un film au sujet de cet homme étonnant et attachant, la woxx vous en propose un portrait.

Opéra, politique, religion, maladie, sexe… La vie à part d’un homme pas tout à fait comme les autres valait bien qu’elle soit un jour portée sur les écrans.

Pas facile à suivre Marc Rollinger. Pas facile à vivre, diront d’autres. Une question que lui ne se pose pas ainsi. Depuis le 8 mars 1975 – date à laquelle il a vu le jour – la facilité de vivre, il la façonne d’une manière différente. mehr lesen / lire plus

SALSA: L’homme-orchestre

Alberto Caceido est un musicien qui se donne corps et âme aux sons qui l’ont bercé depuis son enfance : ceux de la salsa. Depuis septembre 2011, il vit au Luxembourg.

Musicien, mais avant tout compositeur : Alberto Caceido

C’est la fin juillet et enfin le soleil pointe son nez et les températures commencent à retrouver leur harmonie avec la saison indiquée sur les calendriers. C’est pourquoi le rendez-vous pris avec Alberto Caceido et sa femme Jeanne Schmartz – qui est en même temps sa manager et une percussionniste d’exception, a été déplacé en terrasse sur la place de Paris devant quelques bières bien fraîches. mehr lesen / lire plus

Lianne La Havas

Lianne La Havas, 23, Sängerin, Gitarristin und Pianistin, wurde in London als Tochter eines Griechen und einer Jamaikanerin geboren. Bereits mit elf Jahren schrieb sie ihren ersten Song und auch heute scheint ihre Inspirationskraft noch lange nicht erschöpft: Im Gegenteil, sie gilt als eine der großen Newcomerinnen des Jahres 2012. Davon zeugen ihre folkigen von Soul und Jazz beeinflussten Lieder. Eine ihrer großen Vorbilder ist Lauryn Hill und das hört man auch. Instrumental mag es Lianne La Havas schlicht und eindringlich, meist spielt sie selbst die akustische Gitarre. Seit ihrer ersten Single „No Room For Doubt“, scheint die junge Sängerin in der Tat sämtliche Zweifel abgelegt zu haben. mehr lesen / lire plus

Tune Yards

Mal was anderes ist Tune Yards oder „tUnE-yArDs“, um die originale Schreibweise anzuwenden. Die teilweise jazzig-rauen Gesangsexperimente der Neuengländerin Merrill Garbus, aka Tune Yards beinhalten sowohl Reggae, Afrobeat als auch Weltmusik und Jodelgesang. Das 2011 erschienene zweite Album „Whokill“ scheint prädestiniert dafür, das Debüt „Bird-Brains“ von 2009 – als Garbus ihre Songs noch als One-Woman-Show auf der Bühne mit Hilfe einer Samplermaschine aufführte – zu übertreffen. Garbus’ vor Kraft strotzende Stimme wird geloopt und dazu spielt sie Schlagzeug, im Hintergrund ertönen wie schon im Song „Gangsta“ dieses Mal des öfteren Saxophon-Soli. Ihre zum Teil kakophonisch wirkenden Klangteppiche jedenfalls – auch Alltagsgeräuche kommen vor – zeugen von der experimentellen Inspirationskraft der Gruppe. mehr lesen / lire plus

Heartbeat Parade

On en avait déjà parlé dans l’avant-dernier musixx et voilà que le trio infernal de Heartbeat Parade est de retour. Avec « Burning Nantucket », ils nous livrent un second – très court – opus qui démontre à nouveau leurs qualités exceptionnelles. D’abord parce qu’il s’agit de musiciens aguerris, dont deux tiers sortent de l’expérience des regrettés DefDump, tandis que le guitariste officiait dans la chapelle des non moins expérimentés Riktus, qui donnent l’impression de n’avoir pas quitté la salle de répétition depuis des années pour atteindre une telle sérénité. Et puis, ce sont surtout les compositions qui font de Heartbeat Parade un groupe à ne pas rater : instrumentaux avec des samples de voix – souvent des statements politiques – ils sont aussi imprévisibles que certains groupes de mathcore, mais surprennent aussi par des passages plus doux. mehr lesen / lire plus

ZÄITSCHRËFTEN: Ons Stad, déi Honnertst

Zënter drësseg Joer bitt d’Zäitschrëft „Ons Stad“ an Text a Bild hir Vue op d’Stad Lëtzebuerg vun haut a vu gëscht. Si mécht dat mat Eleganz an a konstanter Qualitéit. E Portrait zur 100. Ausgab.

Schon laang hier: De Wëllem trount op der Betoneuse. Aus der éischter Ausgab vun „Ons Stad“ aus dem Joer 1979.

Bal gesäit et aus, wéi wann de Wëllem géif op der Betonneuse trounen. Déi éischt Nummer vun „Ons Stad“, erauskomm am Juni 1979, huet sech mam Parking Knuedler befaasst, deen deemools sou gutt wéi fäerdeg wor. An den Editorial gëtt begleet vun dëser schéiner Foto vum Monument, dat dunn iwwert dem Chantier getrount huet, sou wéi et haut nees iwwert der zoubetonéierter Maartplaz trount. mehr lesen / lire plus

Fiona Apple

Mit einem Kraken auf dem Kopf, den langen mit Noppen besetzen grauen Ärmchen des Weichtieres, die ihr schmales Gesicht einrahmen, oder gar von Schnecken überzogen – so posiert die junge Musikerin Fiona Apple in ihrem neuen, phantasievollen Musikvideo „Every Single Night“. Ähnlich wie ihr Video zu „Sleep to Dream“ das 1997 mit dem MTV Video Music Award ausgezeichnet wurde. Bei der Verleihung nutzte Apple damals die Gelegenheit, um einmal grundsätzlich mit dem ganzen Starrummel abzurechnen: „This World is bullshit… and you should’nt model your life on what you think that we think is cool, and what we’re wearing… Go with yourself!“. mehr lesen / lire plus

La rivière noire

Certes, depuis que le grand public l’a découvert, on a tendance à classer les polars de l’islandais Arnaldur Indridason parmi la littérature de gare. Mais tout de même, son inspecteur principal qu’il aime lancer à la chasse de criminels dans la ville de Reykjavik tout comme dans la nature islandaise reste un personnage à part parmi les enquêteurs typés des autres grands Menkell et compagnie. Sa mélancolie, sa nostalgie et son conservatisme carrément romantique tout comme ses problèmes familiaux sont pour Indridason autant de possibilités pour évoquer la crise islandaise et le changement sociétal que cela a impliqué. Dans son dernier roman, « La rivière noire », Erlendur Sveinsson reste pourtant étrangement absent, disparu dans la nature à la recherche d’un secret familial et c’est Elinborg, sa fidèle collaboratrice qui, en plus des soucis qu’elle se fait pour son chef, doit prendre les rênes d‘une enquête plutôt répugnante. mehr lesen / lire plus

PORTRAIT: La bohème

Ian de Toffoli est un de ces rares écrivains luxembourgeois qu’on pourrait qualifier de « jeune sauvage » – même si remuer une scène littéraire immuable n’est pas vraiment difficile.

Bien entouré : Ian de Toffoli

« Le mec du Wort a écrit un article super-bizarre sur ma pièce », raconte Ian de Toffoli, « D’abord, il en a fait un résumé juste pour extrapoler sur une longue explication pourquoi les jeunes auteurs devraient penser plus avant de se lancer dans l’écriture ». Nous sommes un lundi soir, à la sortie de la salle du TNL. Quelques personnes s’attardent devant le stand monté par l’auteur, où il vend ses propres pièces, éditées par la maison « Hydre » qu’il vient de fonder avec quelques amis. mehr lesen / lire plus

Kulturkadaver

+++Pour notre rubrique « Kulturkadaver » cette semaine, nous commençons par le cadavre encore fumant du groupe de folk et de chanson Claudine Muno & The Luna Boots. Depuis leur formation en 2003, il n’y a presque pas eu de saison sans ce groupe, et leurs trois albums « Monsters » en 2006, « Petites Chansons  Méchantes » en 2007 et « Noctambul » en 2010 ont non seulement été des succès successifs, mais ont aussi permis au groupe de se faire une notoriété au-delà de nos frontières. Quant aux raisons qui ont poussé le groupe à se dissoudre après tant de succès, le public doit se contenter d’apprendre que : « L’année dernière a été difficile pour nous et nous avons eu à affronter de nombreuses épreuves imposées de l’extérieur, épreuves qui ne sont pas encore surmontées et qui ne nous permettent plus de continuer notre travail comme nous le souhaiterions », comme il est écrit sur leur site Facebook. mehr lesen / lire plus

THEATRE: Entre nous

Pour prouver que les préjugés peuvent sont trompeurs, la Kulturfabrik a initié en novembre dernier le projet « Regards – Eng richteg Geschicht ?», un projet de théâtre intergénérationnel et interethnique.

Quand plusieurs générations se rencontrent, la créativité est programmée.

C’est un grand et joli chaos qui règne dans la salle dite « jaune » de la Kulturfabrik, une salle qui d’habitude reste cachée aux regards des spectateurs, puisque c’est là que se déroulent généralement les répétitions des pièces produites par l’institution culturelle sise dans l’ancien abattoir d’Esch. Certes, cette grande pièce sous les toits a déjà dû en avoir vu d’autres, mais pourtant la troupe qui y répète en ce moment la pièce « Regards – Eng richteg Geschicht ? » mehr lesen / lire plus

Nneka

„You? A power hungry class of army arrangements, stealing money in my country‘s plight, A soldier pretending to be a politician, you teacher who know nothing do not teach me lies“, so die Lyrics der in Hamburg lebenden nigerianischen Hip-Hop/Soul-Sängerin und Songwriterin Nneka. In ihren Texten geht die junge, zierliche Sängerin auf Missstände in ihrer Heimat Nigeria ein, Gewalt und politische Korruption, Unterdrückung durch bewaffnete Räuber, Ausbeutung der Bodenschätze durch internationale Ölkonzerne, Einmischungen des Westens und ausgerottete Traditionen sind Themen ihrer Songs. Dabei verschmelzen politische und individuelle Erfahrungen – über ihre Kindheit in Nigeria und ihrem heutigen Leben in Deutschland – in einem soulig-gehaltenen Mix aus Hip-Hop mit Anleihen aus Dub, Reggae und Afrobeat. mehr lesen / lire plus

EXPOSITION: A tête reposée

« Waiting for the Revolution », la nouvelle exposition monographique consacrée à Sanja Ivecovic, créatrice de la « scandaleuse » Lady Rosa of Luxembourg, permet d’apprécier la vraie valeur du travail de l’artiste.

Sanja Ivecovic est une artiste déterminée, qui n’a pas peur de s’investir personnellement dans ses créations.

Elle est de retour, enfin. Lady Rosa of Luxembourg trône dans le hall d’entrée du Mudam, comme si l’endroit avait été créé expressément pour elle. Cette sculpture qui déclencha en 2001 une polémique d’une rare violence lors de sa première exposition aux côtés de la « Gëlle Fra », a gardé tout de sa pertinence même onze ans plus tard. mehr lesen / lire plus

Alma

(cw) – Die Wirtschaftskrise ist in den Straßen Portugals nicht mehr zu übersehen, jedes zehnte alte herrschaftliche Bauwerk oder einfache Familienhaus trägt inzwischen das Schild „Zu verkaufen“. Nicht wenige Häuser stehen leer, drohen zu verfallen … Kein Wunder also, dass der traditionelle Fado (Bedeutung: Schicksal), der ursprünglich vor allem in den Städten Lissabon und Coimbra beheimatet war, und der 2011 in die Liste des immateriellen Weltkulturerbes aufgenommen wurde, erneut Aufschwung erfährt. Thema des Fado ist nicht nur die unglückliche Liebe, es geht auch um soziale Missstände oder um die Sehnsucht nach besseren Zeiten. Aufhorchen lässt zurzeit die junge Sängerin Carmo Rebelo de Andrade alias Carminho, die im März 2012 ihr zweites Album „Alma“ („Seele“) herausgebracht hat und vielen Portugiesen sprichwörtlich aus der Seele singt. mehr lesen / lire plus

The Hawk, The Beak, The Prey

(cw) – Wenn ein Debüt „The Hawk, the Beak, the Prey“ – zu Deutsch: „Der Habicht, der Schnabel, die Beute“ heißt, dann soll das wohl suggerieren, dass nicht lange um den heißen Brei herumgeredet wird, sondern es gleich zur Sache geht. Es ist immer wieder erstaunlich, welch atmosphärische Dichte mit einer zurückgenommen Instrumentierung erzeugt werden kann: Die zehn Stücke von „The Hawk, the Beak, the Prey“ des Berliner Duos „Me And My Drummer“ kommen mit den Grundinstrumenten Klavier, Synthesizer, Schlagzeug und Gesang äußerst minimalistisch daher. Gewiss erinnern Stimme und Intonation der Sängerin Charlotte Brandi nicht selten an die Damen der Popmusik, besonders an Leslie Feist, Victorine Legrand von Beach House oder auch Florence Welch. mehr lesen / lire plus