Syrer, Asylbewerber, schwul

Der Autor Khaled Alesmael erzählt in seinem Debütroman „Selamlik“* die Geschichte eines schwulen Syrers, der in Schweden Asyl sucht. Ein wichtiges Buch, trotz sprachlicher Schwächen und frauenfeindlichen Patzern.

Bildquelle: Albino Verlag

Schwules Leben in Syrien ist kein Thema, zu dem sich auf den Büchertischen Werke stapeln. Umso spannender ist es, was der Autor Khaled Alesmael in seinem Debütroman „Selamlik“ beschreibt: Badehäuser in Damaskus, in denen sich heterosexuelle und schwule Männer im Wasserdampf lieben; heruntergekommene Kinos, die Schwulen als Treffpunkt dienen oder Stadtparks, in denen sich potentielle Sexpartner unauffällig begegnen.

Der Roman beginnt mit dem Tod des Diktators Hafiz al-Assad im Jahr 2000. mehr lesen / lire plus

Guy Helminger: Die Lombardi-Affäre

„Die Lombardi-Affäre“ ist mehr als nur eine kalte Abrechnung mit der hiesigen Kultur-Schickeria. Guy Helmingers semi-autobiografischer Roman gewährt auch einen Einblick in die unendlichen Weiten und Möglichkeiten der Literatur – die alles vernetzt.

Das hat RTL nun davon: Gewährt der luxemburgische Monopol-Sender von Staatsgnaden einmal einem Schriftsteller Einblick hinter die Kulissen, schon findet er sich in einem seiner Romane wieder. In „Die Lombardi-Affäre“ greift Helminger seine Zeit als Moderator einer Kultur- und einer Krimisendung auf und spart nicht mit Kritik. Die Rahmenhandlung des Romans liefert ein Geständnis, das ein Schriftsteller einem Polizeipsychologen abgibt, nachdem er seinem Nachbarn auf offener Straße die Kehle durchtrennt hat.

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Tullio Forgiarini : Céruse

Dans son nouveau roman, Tullio Forgiarini s’attaque aux grands thèmes de la littérature, notamment l’acte de l’écriture lui-même. Mais pas que : « Céruse » est une exploration de la psyché humaine digne d’un David Lynch.

Cette fois, ce sera plus difficile de transposer au grand écran – même si chaque chapitre de « Céruse » invite les lectrices et lecteurs à se faire leur propre cinéma dans leur tête. Mais trouver une ligne directe dans la pelote de laine qu’est ce roman serait certainement une grande épreuve. Au centre se trouve Saturnino Bianchi, ex-professeur devenu écrivain à plein temps par la force des choses qui accepte d’écrire l’autobiographie de Céruse, un homme aussi riche que craint, car il est un monstre pour ses proches et celles et ceux qui croient pouvoir l’approcher. mehr lesen / lire plus

Serge Basso de March : Triptyque d’un horizon aperçu

On avait quitté Serge Basso poète sur un livre d’aphorismes… le voici de retour avec un recueil grave en forme d’oratorio.

Sa retraite de la Kulturfabrik semble avoir stimulé sa créativité poétique : Serge Basso vient de publier « Triptyque d’un horizon aperçu » en France, aux éditions Lanskine, alors qu’il vient tout juste de remporter le deuxième prix du Concours littéraire national. Dans ce nouveau recueil − les connaisseurs et les connaisseuses y reconnaîtront le travail dont il avait lu des extraits à la librairie Alinéa en 2017 déjà −, l’auteur nous emmène en musique vers un horizon pas franchement désirable, où la mort et le vieillissement le disputent au peu de temps qui reste à vivre. mehr lesen / lire plus

Jean Portante : Journal de bord

Sixième livraison de la série « Discours sur la littérature » publiée par le CNL, le journal de bord de Jean Portante est une livraison hybride, qui a néanmoins des qualités.

On avait sur ce site évoqué la (trop) grande concision du discours de Ian De Toffoli, et voilà que la contribution de Jean Portante prend la forme d’un journal de bord rédigé pendant une résidence d’auteur à Scy-Chazelles… en octobre 2017. Évacuons donc la critique tout de suite : ces lignes n’ont vraisemblablement pas été rédigées spécifiquement pour les besoins de la série « Discours sur la littérature » et, si elles en abordent le sujet, constituent plutôt une publication de texte déjà disponible pour un besoin éditorial donné. mehr lesen / lire plus

Nouvelle parution de la BNL : Multiple/Vielseitig

Le dernier ouvrage en date publié par la Bibliothèque nationale du Luxembourg met en lumière sa riche collection de livres d’artiste. Une belle plongée dans les liens étroits qu’entretiennent les métiers du livre avec les beaux-arts.

Alors que la Bibliothèque nationale du Luxembourg consacre jusqu’au 12 décembre une exposition à l’artiste lorrain Joël Leick, qui a régulièrement produit des livres d’artiste, la nouvelle publication de l’institution se consacre justement à ce genre de livres. Richement illustré, « Multiple/Vielseitig » se veut une sorte d’exposition sélective sur papier de la collection, qui comprend quelque 2.000 pièces rassemblées depuis plus de quarante ans. mehr lesen / lire plus

Hervé Le Tellier : L’anomalie

Connu surtout pour ses explorations de l’intime et son amour des jeux de langage, l’oulipien Le Tellier explore cette fois la terra incognita de la science-fiction. Le résultat est un voyage décoiffant qui célèbre le doute et ouvre grand les portes des possibles.

En lice pour le Goncourt cette année, Hervé Le Tellier demeure un écrivain à part. Membre de l’Oulipo, qu’il préside depuis 2019 – ce club d’écrivain-e-s qui rassemble hommes et femmes de lettres et mathématicien-ne-s féru-e-s de contraintes littéraires, fondé après-guerre par Raymond Queneau et François Le Lionnais –, Le Tellier a su mettre à profit ses connaissances scientifiques pour gravir les montagnes russes créées par « L’anomalie ». mehr lesen / lire plus

Jean-Philippe Toussaint : Les émotions

Un fonctionnaire européen peut-il être capable d’émotions ? Oui, répond l’auteur belge, qui nous plonge dans un univers bouillonnant où subsistent amour, désir, tragédie et comédie.

Qu’on puisse faire naître de grands romans à partir de peu de choses, c’est une des constantes de l’œuvre de Jean-Philippe Toussaint. L’auteur de « La salle de bain » ou encore « L’appareil photo » s’est spécialisé dans l’apparente banalité de certains éléments, dont il sait tirer une certaine magie tout en respectant un ton d’une sobriété absolue, qui est un peu sa marque de fabrique.

Après avoir exploré les affres d’une affaire amoureuse qui tourne à l’obsession avant de se refroidir avec sa tétralogie précédente (« Faire l’amour », « Fuir » « La vérité sur Marie » et « Nue », ainsi que le prolongement « Made in China »), voici qu’il livre ici la deuxième partie de ce nouveau cycle, commencé en 2019 avec « La clé USB ».

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Nora Wagener: Alle meine Freunde

Der Roman zur „Päischtcroisière“ der Servais-Preis-Autorin ist sicherlich Zeugnis eines intellektuellen Wagnisses – bestätigt aber schlussendlich die Vorurteile gegenüber dem alljährlichen Besäufnis im Mittelmeer.

(©binsfeld.lu)

Die Ironie des Schicksals will, dass der „Päischtcroisière“-Roman gerade in dem Jahr erscheint in dem sich Tausende Luxemburger*innen nicht auf ein Kreuzfahrtschiff zwängen um sich dann ungezwungen eine Woche lang der Völlerei, dem Alkoholismus und dem schlechten Geschmack zu ergeben. Ob Wageners Roman aber ein Trostpflaster für diejenigen ist, die sich ehrlich auf ihre Kreuzfahrt gefreut hatten sei dahingestellt.

Denn das Buch ist schwer zu fassen. Keine wirklich bösartige Satire (auch wenn die besuchten Inseln in bester „Feierkrop“-Manier nach Meeresfrüchten benannt sind), obwohl dies durchaus möglich gewesen wäre, aber auch keine wirklich tiefgründigen Porträts welche die Protagonist*innen in all ihren Paradoxen auffangen würden – wofür die Autorin mit ihrer verspielten, tiefgründigen Schreiblust ja eigentlich bekannt ist.

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Don Winslow : Broken

Le dernier livre du maître du noir américain est aussi une merveilleuse porte d’entrée pour son œuvre – ainsi que, pour les connaisseurs-euses, une occasion de revoir certain-e-s de ses personnages mythiques.

Ça roule pour Winslow : tandis que James Mangold est en train de traduire sur le grand écran son dernier chef-d’œuvre, « The Force », l’adaptation de sa trilogie épique sur les cartels mexicains (« The Power of The Dog », « The Cartel » et « The Border ») est sur la bonne voie. Mais pour l’auteur à l’écriture boulimique, pas question de se reposer sur ses lauriers : voilà plutôt l’occasion de sortir pour la première fois de sa vie un recueil de nouvelles.

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Keine Küsse für Professor Stein

Jeanette Wintersons Roman „Frankissstein“ strotzt von transfeindlichen Passagen – und wurde trotzdem für mehrere Literaturpreise nominiert.

Was haben Mary Shelleys Monster Frankenstein, Künstliche Intelligenz (KI) und trans Menschen gemeinsam? Sie tauchen in Jeanette Wintersons Roman „Frankissstein: A Love Story“ auf. Winterson verspricht eine Liebesgeschichte. Das ist der Roman nicht. Die Autorin stellt Frankenstein, künstlich belebte Körperteile und eine nicht-binäre trans Figur einander gegenüber. Sie ermöglicht damit unter anderem eine transfeindliche Lesart.

Winterson erzählt in „Frankissstein“ die Geschichte von Ry: ein*e trans Ärzt*in, die eine Affäre mit Victor Stein, Professor für KI, eingeht. Ry liefert Stein Körperteile für seine Experimente. mehr lesen / lire plus

Tania Naskandy: da ist was im busch

Lockdown-Literatur wird wohl in einigen Jahren zu Spezialisierungen an verschiedenen Unis führen, so zahlreich sind die Bücher, die in Quarantäne entstanden sind. Während die meisten sich sehr ernst nehmen, versucht dieses Buch lockerere Töne anzuschlagen.

(©Kremart)

Es sind meistens die Herren der Schöpfung, die im stillen Kämmerlein zu Papier, Stift oder in die Tastatur griffen, um ihre Gedanken über das unfreiwillige innere Exil, den unsichtbaren viralen Feind und das Verlegen des Soziallebens ins Internet aufzugreifen. Bei dem oder der Autor*in von „da ist was im busch“, das mit „haiku-comic aus blackoutville“ untertitelt ist, scheint es sich um eine Frau zu handeln.

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Von lesbischen Schweinchen und Häschen

Diana Obomsawins Comic „Ich begehre Frauen“ behandelt unter anderem das Begehren lesbischer Häschen – aber es ist kein Tierlexikon, sondern die liebevolle Darstellung von lesbischem Begehren und verschiedenen Beziehungsformen.

Bildquelle: edition moderne

Auch Häschen, Pferde, Schweinchen und Hunde können lesbisch sein – zumindest in Diana Obomsawins „Ich begehre Frauen“. Obomsawin zeichnet darin die Geschichten zehn lesbischer Figuren nach. Sie sprechen über ihr Begehren, über ihre ersten Liebeserfahrungen, Sex und ihr Coming-Out.

Die Zeichnungen sind unprätentios. In ihrer Einfachheit und in der verknappten Sprache liegt der Charme des Comics. Trotz wenig Schickschnack steckt viel in „Ich begehre Frauen“: Reflexionen über Polyamorie, die Liebe und Faszination zwischen verschiedenen Altersgruppen und zwischen Menschen unterschiedlicher sexueller Orientierung, Religion und Homosexualität, Gedanken zu Kleidung und Identität oder späte Coming-Outs. mehr lesen / lire plus

Saleem Haddad: Guapa

Saleem Haddad jagt die Leser*innen seines Romans „Guapa“ einen Tag lang durch eine namenlose arabische Stadt. Der Erzähler Rasa ist stets an ihrer Seite: Ein schwuler Mann, der gegen Regierungen protestiert und Liebesbotschaften auf die Rückseite eines Fotos schreibt.

Copyright: Europa Editions

„The morning begins with shame.“ Das ist der erste Satz aus „Guapa“, dem Debütroman von Saleem Haddad. Die Scham, die der Erzähler Rasa am Morgen empfindet, lässt den Tag über nicht nach. An sich begleitet sie ihn schon sein ganzes Leben: Ein Leben, das vom Kampf um Anerkennung und von der Selbstfindung in einer Welt voller Feindseligkeit geprägt ist. mehr lesen / lire plus

Éditions Phi : nouvelle collection

Les éditions Phi inaugurent avec deux ouvrages bien différents leur nouvelle collection « autobiograPHIe » : un plongeon dans l’enfance d’une autrice établie et le journal de confinement d’un chroniqueur en vue.

Dans « Enfance, instantanés », sous-titré « À l’aube de la mémoire », Carla Lucarelli confie ses souvenirs dans une écriture apaisée et poétique. On y découvre une enfance italo-luxembourgeoise, de celles qui forgent un caractère et une écriture, mais aussi de celles qui forgent un pays, le Luxembourg, ce chaudron magique où les cultures convergent. L’intime y rejoint l’histoire, sous l’égide de Shakespeare et de Joan Didion. Le tout est bref, mais se lit d’une traite avec tendresse, en se projetant sur sa propre enfance. mehr lesen / lire plus

Urlaubsratgeber für besondere Zeiten

Die Covid-19-Pandemie ist noch nicht vorbei, das sorgt auch bei Urlauber*innen für Unsicherheit. Wo kann man gefahrlos hinfahren? Das „Handbuch für Zeitreisende“ hilft bei der Auswahl des passenden Reiseziels.

Wenn es möglich wäre, Zeitreisen zu unternehmen, wo würden Sie hinreisen? Es ist faszinierend, darüber nachzudenken, welche Epoche man besuchen würde, welche berühmten historischen Persönlichkeiten man möglicherweise treffen könnte oder welche Ereignisse man sich aus nächster Nähe ansehen könnte. Doch es ist alles nicht so einfach, denn in der Vergangenheit lauern hinter jeder Ecke Gefahren – zum Glück gibt es gute Ratgeberliteratur, die darüber aufklärt.

Kathrin Passig und Aleks Scholz halten sich in dem fiktionalen Sachbuch „Handbuch für Zeitreisende – Von den Dinosauriern bis zum Fall der Mauer“ nicht lange mit Detailfragen auf: Sie gehen einfach davon aus, dass Zeitreisen recht unkompliziert möglich sind und man durch eine Reise in die Vergangenheit nicht die eigene Gegenwart verändern kann. mehr lesen / lire plus

Nouvelle parution au CNL : 19 10 PM

On n’écrira jamais assez combien le Centre national de littérature se démène pour promouvoir les autrices et auteurs du cru, avec un réel souci d’exhaustivité. Parmi tous les projets d’expositions, de lectures ou de livres, le dernier en date, particulièrement soigné, associe avec bonheur photographie et écriture diariste.

Hélène Tyrtoff à son domicile en région parisienne (Photos : Philippe Matsas)

Comment rendre compte de « 19 10 PM » ? Mentionner que ce beau-livre − du genre de ceux qu’on laisse sur la table du salon pour en picorer au jour le jour quelques pages méticuleusement choisies − réunit les talents d’un photographe (Philippe Matsas) et de 32 autrices et auteurs du champ littéraire luxembourgeois (voir liste complète en fin d’article) serait le service minimum. mehr lesen / lire plus

Liebesroman: Konsumportfolios

Mit „Allegro Pastell“ legt der Schriftsteller Leif Randt seinen ersten Liebesroman vor. Die künstliche Unaufgeregtheit seines Stils versteckt geschickt eine kalte, aber perfekt funktionierende literarische Maschine.

Er hat es geschafft. Nach Ausflügen in imaginäre Länder in „Schimmernder Dunst über CobyCounty“ und in fremde Sonnensysteme mit „Planet Magnon“ ist Leif Randt in der Realität – oder zumindest im Maintal – gelandet. „Allegro Pastell“ ist auch in einer anderen Hinsicht bemerkenswert: Die beiden Vorgängerromane erweckten den Eindruck, Randt sei zwar ein begnadeter und stilsicherer Literaturproduzent mit eigenem Flow – die Geschichten, die er erzählt, aber immer die gleichen sind, wenn auch in verschiedene Genres verpackt. mehr lesen / lire plus

Dürfen wir unglücklich sein?

In „Glücksdiktat – und wie es unser Leben beherrscht“ greifen Eva Illouz und Edgar Cabanas Glücksforscher*innen an. Ein Essay, der mit der Vorstellung des selbstbestimmten Glücks bricht und das Recht auf Leid verteidigt.

Copyright: Suhrkamp Verlag AG

Aus der Suche nach dem Glück eine Lebensweise zu machen könnte also auch andere als die positiven Folgen haben, die sich viele davon versprechen (nicht zuletzt, weil sie ihnen versprochen werden)“, schreiben die Soziologin Eva Illouz und der Psychologe Edgar Cabanas in „Das Glücksdiktat“. Einen Satz weiter heißt es: „Dieses Streben könnte sich als eine erschöpfende, obsessive und letztlich enttäuschende Erfahrung erweisen.“ Diese Zeilen fassen den Essay der Autor*innen, der 2019 auf Deutsch im Suhrkamp Verlag publiziert wurde, grob zusammen. mehr lesen / lire plus

Prix Servais : la shortlist est publique

Du moins lire est encore permis en ces temps instables, et les jurys des prix littéraires peuvent continuer leur travail et servir les candidat-e-s retenu-e-s pour le palmarès 2020.

(©pxhere)

Est-ce le bon endroit pour remarquer qu’encore une fois, il n’y a pas assez de femmes représentées dans cette shortlist ? Une seule voix féminine est en lice pour le prix Servais cette année : Claudine Muno, nominée pour son dernier livre en date « Sou wéi et net war », une chronique sociale du sud du Luxembourg, déjà présentée dans le woxx. Les autres shortlistés – Pit Hoerold pour « in die augen, in die ferne, still ins ohr », Francis Kirps pour « Die Mutationen » (aussi lu par nos soins), Lambert Schlechter pour « Je n’irai plus jamais à Feodossia » et Jean Portante pour « Leonardo » (roman aussi discuté dans nos pages) – appartiennent tous à la gent masculine. mehr lesen / lire plus