Sybille Berg: GRM-Brainfuck

Vom deutschen Feuilleton hochgelobt, ist Sybille Bergs neuester literarischer Erguss doch nichts anderes als ein äußerst anstrengender und angestrengter Versuch einer Dystopie, die nicht funktioniert.

Vier Halbwüchsige in einem England, das zeitlich nicht so weit von uns entfernt liegt: Hannah, Karen, Don und Peter leben in einem Königreich, in dem der Brexit vollzogen, die Monarchie abgeschafft und der Neoliberalismus dank Überwachungsstaat herrscht als ob es nie eine andere Wirtschafts- und Gesellschaftsordnung gegeben hätte. Berg begleitet die Jugendlichen von Kindesbeinen an durch ein zerstörtes Familienleben, geprägt von Alkohol- und Drogensucht, Gewalt, Vergewaltigung, Kinderprostitution und psycho-religiöser Verwahrlosung. Gleichzeitig unternehmen die Mächtigen immer neue Anläufe um die Bevölkerung zu kontrollieren, ohne dass dies ihr besonders auffallen würde. mehr lesen / lire plus

Jugendbuch zu Europa: Informativ, aber chaotisch

60 Jugendliche fragten, 60 Fachleute antworteten. Das Thema: Europa. Das Kinder- und Jugendbuch „Fragen an Europa“ ist informativ und hat ein Auge für Details. Das Layout ist überladen.

Schädlich und Grotrian wollen keine Werbung für Europa machen oder einem Erziehungsauftrag folgen, sie preisen und rühmen Europa daher nicht, sondern verfahren leidenschaftlich sachlich und mitunter aufreizend lapidar“, urteilt radiobremen über das Sachbuch „Fragen an Europa“. Der deutsche Radiosender und die ZEIT haben das Buch im März 2019 mit dem monatlichen Luchs-Preis für Kinder- und Jugendliteratur ausgezeichnet. Die Kritik der Jury trifft größtenteils zu, doch das Buch sackt Minuspunkte ein.

Die Fragen der Jugendlichen, die von den Autorinnen ausgewählt wurden, reichen von Trivialitäten („Welche Tiere lieben wir?“, „Wer isst am meisten Schokolade?“) über Politik und Soziales („Was tun gegen Jugendarbeitslosigkeit?“, „Was bedeutet Armut in der EU?“) bis hin zu Absurditäten („Sind Fußballprofis auch nur Menschen?“). mehr lesen / lire plus

Nicolas Mathieu : Aux animaux la guerre

Le premier roman – noir – de l’écrivain nancéen, prix Goncourt cette année pour « Leurs enfants après eux », ressort en format poche. L’occasion d’explorer les racines de cette écriture aussi sociale que sensible, qui évite la psychologisation à outrance.

L’argument est aussi simple que banal : dans les Vosges en pleine désindustrialisation, Velocia, une usine qui faisait dans les pièces automobiles et qui nourrissait les habitant-e-s des bleds environnants sur plusieurs générations, va plier bagage. Un petit reportage sur France 3, quelques départs à la retraite anticipée pour les ouvriers chanceux, la misère pour le reste – et puis on retombe aux oubliettes. mehr lesen / lire plus

Les Cahiers luxembourgeois : Quickie printanier

Le premier numéro de l’année 2019 des Cahiers luxembourgeois est moins lourd que les précédents, cela sous plus d’un angle de vue.

Pour commencer, on ne va pas trop râler. Certes, ces premiers Cahiers de l’année sont un peu maigrichons, mais l’intérieur vaut bien qu’on se penche dessus. Première bonne surprise, la partie théorie-essais a été réduite à un seul essai, d’ailleurs fort intéressant : « Nation Branding – Wéi définéiert d’Kultur e Land ? » est une analyse pointue de Paul Breser sur ce phénomène néfaste de remake de la façade nationale aux dépens des artistes. En plus, le texte est bien écrit et par conséquent agréable à lire. mehr lesen / lire plus

Josée Hansen : Piccolo Teatro

Après « Piccolo Mondo », où elle avait pris le monde de l’art sous sa loupe, Josée Hansen, rédactrice culturelle du Lëtzebuerger Land, s’attaque dans son nouveau livre au monde du théâtre – avec distance mais succès.

(© land.lu)

Quiconque a déjà écrit sur le monde du théâtre au Luxembourg (et ailleurs aussi) connaît le problème : souvent, publier son opinion critique sur telle ou telle pièce revient à donner un coup de pied dans un nid de guêpes en colère. Qu’on se fasse traiter de journaleux inculte, de critique jaloux ou d’autres noms pires encore, cela fait partie de la profession. mehr lesen / lire plus

Tom Reisen : Les bulles

Dans son recueil de miniatures, le diplomate et poète transcrit ses expériences new-yorkaises – un hommage à la ville et à ses habitant-e-s. Des textes habités d’une volonté de communiquer plus que des impressions, qui se heurtent parfois aux surfaces trop luisantes de la ville qui ne dort jamais.

Pour vraiment apprécier « Les bulles », mieux vaut connaître les rues de New York. Avoir vu l’intégrale de Woody Allen ne suffit pas pour suivre le narrateur dans les rues de Manhattan, Queens ou Brooklyn – d’autant plus que la perspective des personnages de Reisen n’est pas celle du touriste, ni celle d’un-e local-e, mais d’un expatrié. mehr lesen / lire plus

Haruki Murakami: Killing Commendatore

Wer Murakami mag, lechzt nach seinem magischen Realismus. In seinem neuen Roman treibt der Autor das Spiel auf die Spitze – und verliert haushoch gegen sich selbst. Flache Brüste, ein japanischer Yoda-Verschnitt und eine mysteriöse Glocke harmonieren nicht miteinander.

Es beginnt mysteriös und spannend: Ein Porträtmaler, der kürzlich für einen anderen Mann von seiner Frau sitzengelassen wurde, zieht in ein Haus in die Berge. Das gehörte einem berühmten japansichen Künstler, der zu dem Zeitpunkt dement in einem Altenheim vor sich hinvegetiert. Auf dem Dachboden des Hauses deckt der neue Bewohner ein Gemälde des alten Meisters auf – „Killing Commendatore“. Die Dinge nehmen ihren Lauf: Wenig später läutet mitten in der Nacht eine Glocke, ein wohlhabender IT-Guru aus der Nachbarschaft taucht auf, die Männer entdecken eine mysteriöse Gruft unter einem Schrein und plötzlich schläft eine Figur aus dem Gemälde auf dem Sofa des Ich-Erzählers. mehr lesen / lire plus

Michel Houellebecq : Sérotonine

Le livre-événement de l’année 2019 est paru en janvier – du moins en ce qui concerne le bruissement dans le landerneau littéraire français et au-delà. Pourtant, « Sérotonine » n’est pas la révélation cathartique que certain-e-s aimeraient y voir.

Oui, Houellebecq parle beaucoup de sa bite dans son dernier livre. Et de là où il l’a fourrée, où il aimerait la fourrer encore, mais aussi de ses regrets de l’avoir mise à des endroits qui lui ont finalement brisé… le cœur. Ou devrait-on plutôt dire que le protagoniste du dernier Houellebecq tourne un peu trop autour de son zob ? Car Florent-Claude Labrouste ne rappelle pas, du moins physiquement, l’écrivain qui cultive l’image de l’artiste frêle, l’éternelle clope vissée au bec et le prochain verre de Ricard à portée de main. mehr lesen / lire plus

Jeff Schinker : Sabotage

Dans son nouveau livre, le journaliste et auteur Jeff Schinker se veut aussi sociologue du monde du travail – tout en se livrant à un projet titanesque et fastidieux.

Nous en convenons, l’auteur a l’âge de toutes les ambitions mégalomanes et aussi la ténacité nécessaire pour les réaliser. Écrire un roman en quatre langues (français, allemand, anglais et luxembourgeois), inventer des personnages qui collent aux situations linguistiques et étaler tout cela sur plus de 300 pages, c’est proche du « karoshi » – la mort par le travail en langue nipponne, et aussi le titre d’un des chapitres de ce livre-expérience. mehr lesen / lire plus

Les très riches heures de la petite madame de Colmar-Montagne

Le Feierkrop n’est plus, mais laisse du moins derrière lui un dernier tome de dessins satiriques qui – à leur façon – réussissent à capturer l’air du temps.

Que la grande-duchesse devienne carrément la double obsession d’un hebdomadaire satirique dont la rédaction est entièrement masculine a de quoi étonner un peu. En effet, ces dernières années, ce n’étaient pas uniquement les dessins de la rubrique « À la cour » de Moe Skifati et Jacques Drescher qui prêtaient une voix à la souveraine Maria Teresa, mais aussi les textes composés par « La petite madame de Colmar-Montagne ». Ces derniers, qui se terminaient toujours sur une petite poésie, étaient d’ailleurs calqués sur le célèbre « Journal de Carla B.  mehr lesen / lire plus

Joseph Kayser: „De Mann, deen ëmmer laacht“

Joseph Kayser liefert mit „De Mann, deen ëmmer laacht“, eine der unangenehmsten literarischen Figuren 2018.

Editions Schortgen

Wer nach einer Abbildung für die Redewendung „unter die Gürtellinie gehen“ sucht, kann getrost auf ein Porträt von Clement S. zurückgreifen. Der überzeugte Junggeselle ist ein Korinthenkacker. Ein Beamten-Arschloch wie es im Buche steht: kleinkariert, gehässig und fies. Jede Provokation, jedes durch ihn verschuldete Unglück, jede Entrüstung über sein unmögliches Verhalten ringt ihm ein dreckiges Lachen ab. Er ist unsympathisch bis unausstehlich und wirkt in seiner Absurdität doch so real.

Joseph Kayser gelingt es einen authentischen Charakter zu konstruieren, der durch seine Infamie besticht. mehr lesen / lire plus

Nochmal von vorne

Anja Di Bartolemo beobachtet und beschreibt in ihrem letzten Buch den Farbwechsel der Chamäleons. Ob sie mit dem gleichnamigen Kurzgeschichten-Band überzeugt? Jein.

Op der Lay

An irgendwas fehlt es den Geschichten, die Anja Di Bartolomeo in „Chamäleons“ erzählt. Was genau, das wird erst auf den letzten 14 Seiten des Buches deutlich. Der Rest gleicht mehr der Aneinanderreihung klischeehafter Charaktere, in deren Leben es früher oder später zum „plot twist“ kommt. Sie sind Chamäleons, die sich an ihre Umgebung anpassen bis ihnen die Farbe ausgeht.

Es gibt den ausrangierten Bürohengst, den Krisenmanager kurz vorm Burn-out, den erfolgsgeilen Anwalt, die Journalistin auf der Suche nach der besten Coverstory – alles Menschen, die auf dem Karussell der Arbeitswelt festsitzen, das sich ohne Rücksicht auf Verluste dreht und dreht und dreht bis eine*r runterfällt. mehr lesen / lire plus

Georges Hausemer: Kleine luxemburgische Literaturgeschichte

In seinem posthum erschienenen Episodenroman beschäftigt sich Georges Hausemer mit der hiesigen Literaturszene und teilt kräftig aus – am meisten aber gegen sich selbst.

„Und ich hatte mich ausgerechnet für die Literatur entschieden. Warum großer Gott? Aber warum, zum Teufel, eigentlich nicht?“ – so quält sich der Ich-Erzähler in Hausemers letztem Roman, als er schlussendlich eine Stelle als Verlagsvertreter beim angesehenen „Luksbuks“-Verlag annimmt. Und das ohne die leiseste Ahnung vom luxemburgischen Literaturbetrieb zu haben. Ziemlich schnell wird der Protagonist feststellen müssen, dass die Szene nicht so sehr ein Wespennest ist, als vielmehr einer Kriegszone nahekommt – wenn auch auf ziemlich provinziellem Niveau. mehr lesen / lire plus

Guy Helminger : Die Allee der Zähne

Luxemburgs größter in Köln lebender Autor beschreibt in „Die Allee der Zähne“ einen dreiwöchigen Aufenthalt im Iran. Eine Aufzeichnung jenseits der Klischees über ein Land, das sich schwertut mit seiner eigenen Schizophrenie zurecht zu kommen.

Es fängt an mit einem Klischee: Kurz ehe er ins Flugzeug nach Teheran steigt, besucht der Autor den Kölner Karneval. Als er einem Trinkkumpanen erzählt wo er hinfliegt, gibt dieser ihm spontan ein Bier aus: „Vielleicht dein letztes“, sagt dieser, unwissend, dass im Land der Mullahs auch ziemlich heftig gezecht wird, wenn auch hinter verschlossenen Türen, wie Helminger ein paar Tage später feststellen wird.

Das Bemerkenswerte an „Die Allee der Zähne“ ist, dass Helminger gar nicht erst versucht den Eindruck zu erwecken, er würde den „richtigen“, den „authentischen“ Iran entdecken. mehr lesen / lire plus

Tomas Bjørnstad : Fjorde

Mit Fjorde bringen die Editions Binsfeld den ersten Lyrikband eines vielversprechenden, wenn auch etwas mysteriösen Autors heraus, der das Lebensgefühl der Millenials mit Lebenslust und einem Schuss Bitterkeit treffend einfängt.

Ob sich hinter Tomas Bjørnstad in Wirklichkeit der luxemburgische Autor Samuel Hamen versteckt, wie der Literaturrezensent Jérôme Jaminet kürzlich auf Facebook behauptete, entzieht sich unserer Kenntnis. Darauf angesprochen meinte Hamen nur, er könne diese Frage „nicht mit ja oder nein beantworten“. Es könnte also durchaus sein, dass das „Kleine ABC der Pseudonyme in Luxemburg“ einen neuen Eintrag braucht. Oder auch nicht, sei’s drum.

Jedenfalls haben die Verleger von Binsfeld mit  diesem Buch bewiesen, dass sie doch manchmal ein glücklicheres Händchen bei jungen Lyrikern haben, als mit den spermabefleckten Ergüsse eines Pseudo-Poeten wie Luc Spada.  mehr lesen / lire plus

Mons Kallentoft & Markus Lutteman : Bambi

Les deux journalistes suédois créateurs de la série autour de l’inspecteur Zack Herry frappent à nouveau avec ce thriller sanglant réunissant drogues, haute finance et vengeances très personnelles.

Le jour de la Saint-Jean ou encore « Midsommar » est une des fêtes les plus importantes en Suède, puisqu’elle accueille aussi les nuits très courtes et des températures un peu plus vivables. Pas étonnant donc qu’un petit groupe d’adolescent-e-s de la haute société décide de le passer sur une petite île privatisée près de Stockholm. Bien éméché par le champagne, l’un d’entre eux propose une nouvelle drogue qu’il vient d’acquérir par le Darknet : des pilules roses avec l’effigie de Bambi dessus. mehr lesen / lire plus

CNL : « Fundstücke – Trouvailles 3 »

Autant le dire tout de suite, la troisième livraison des « Fundstücke – Trouvailles », ce catalogue édité tous les deux ans par le Centre national de littérature (CNL) afin de balayer largement le champ littéraire luxembourgeois, est parfaitement roborative : plus de 500 pages en grand format à savourer longuement, voilà de quoi remplir pas mal de soirées d’hiver grand-ducal. Et dans la diversité, s’il vous plaît, puisque amatrices et amateurs de lettres locales y trouveront forcément leur bonheur dans les sections très variées offertes à la lecture.

Les bien nommées « Lettres » font la part belle cette fois-ci au chant. mehr lesen / lire plus

Elise Schmit: Stürze aus unterschiedlichen Fallhöhen

Lange musste sich das Publikum gedulden bevor es das erste Buch von Elise Schmit in den Händen halten konnte. Der Band mit Kurzgeschichten, der bei Hydre Editions publiziert wurde, kann durchaus überzeugen.

Elise Schmit ist in der luxemburgischen Literaturszene längst keine Unbekannte mehr: Bereits zwei Mal wurde sie beim Concours littéraire national ausgezeichnet – unter anderem wegen einem der in dem nun erschienenem Band veröffentlichten Texte. Der Titel „Stürze aus unterschiedlichen Fallhöhen“ ist denn auch Programm, denn in jedem der insgesamt sieben Texte geht es um einen Versager, einen Sturz oder einfach nur um ein Verlassen der üblichen Wege. Am besten illustriert dies „Im Zug“ wo ein vermeintlich verlassener Liebhaber sich auf eine Irrfahrt quer durch Deutschland begibt, um sich Stück für Stück selbst aufzulösen. mehr lesen / lire plus

Rentrée littéraire : un peu plus de visibilité

Pour cette rentrée, les Lëtzebuerger Bicherediteuren ont choisi de faire montre de solidarité et ont organisé une action collective afin de mieux communiquer au public le choix de livres édités au grand-duché.

Que la littérature est un des enfants pauvres de la politique culturelle luxembourgeoise n’est pas vraiment une nouveauté. Alors qu’en ce moment la Foire aux livres de Francfort retrouve enfin un stand luxembourgeois – même si celui-ci est aussi et avant tout une action de « nation branding » international –, les Lëtzebuerger Bicherediteuren tentent aussi de mieux faire connaître leurs produits au niveau local.

Sous le titre « Bicherrentrée 2018 », des affiches (avec les couvertures de livres fraîchement édités) seront accrochées dans les librairies et autres endroits bibliophiles du pays, et une série de lectures et de présentations de livres est également prévue jusqu’à la fin de l’année. mehr lesen / lire plus

Jhemp Hoscheit : De Schmunzel. Eng ko(s)mesch Geschicht

Sous couvert d’un innocent conte pour enfants, Jhemp Hoscheit, illustré par Carlo Schneider, s’en prend avec ironie à la mode grand-ducale actuelle du « space mining ». Un double niveau de lecture réjouissant pour un livre à mettre donc entre petites et grandes mains.

Après une tempête mémorable, une étrange météorite est découverte par deux lièvres : à peine l’ont-ils mise au jour, avec l’aide des autres animaux de la forêt, que celle-ci développe deux yeux et une bouche souriante. Seulement voilà, le garde forestier repère aussi cette pierre en provenance de l’espace et alerte un ami astrophysicien auprès de l’entreprise SPAxX… qui s’occupe comme de bien entendu de space mining ! mehr lesen / lire plus