Opéra
 : Séduction sur un plateau


Comme chaque saison, l’Orchestre philharmonique du Luxembourg et son chef Gustavo Gimeno proposent au Grand Théâtre un opéra en coproduction. Cette année, place à « Don Giovanni » de Mozart, tout droit venu du renommé festival 
d’Aix-en-Provence.

L’OPL et Gustavo Gimeno travaillent d’arrache-pied pour « Don Giovanni » avant de se transporter au Grand Théâtre. (Photo : Alain Bianco)

Si la célébrité de l’opéra « Don Giovanni » n’a pas décliné depuis sa création à Prague en 1787, c’est que la fascination exercée par le personnage principal est intemporelle. Coureur de jupons invétéré, blasphémateur qui finira en enfer, Don Juan est en effet un rôle idéal, dont le caractère impétueux ne manque pas de générer des situations propices à la théâtralité. mehr lesen / lire plus

Exposition et performances
 : Petit traité de domopoétique


La performeuse Nicole Peyrafitte et le poète Pierre Joris investissent la semaine prochaine la galerie Simoncini, le temps d’une exposition où foisonneront les disciplines artistiques. Coup d’œil en forme d’amuse-bouche sur ce qui attend les visiteurs.

À l’occasion de l’exposition, la galerie Simoncini édite « The Book of U / Le livre des cormorans » de Pierre Joris, traduit et illustré par Nicole Peyrafitte. (Peintures : Nicole Peyrafitte)

« Domopoetic Works », c’est le titre de l’exposition de Nicole Peyrafitte et Pierre Joris qui s’ouvrira le 20 octobre prochain avec une session d’« action painting ». Mais qu’est-ce donc que la domopoétique ? mehr lesen / lire plus

OPL et Gustavo Gimeno : Ravel

Après Bruckner et Chostakovitch en juin, c’est donc Ravel qui est maintenant mis à l’honneur par l’Orchestre philharmonique du Luxembourg sous la baguette de Gustavo Gimeno. S’il a fallu attendre ce CD quelques mois, c’est probablement que sa postproduction a été plus longue, puisqu’on y retrouve également le WDR Rundfunkchor de Cologne. Le résultat valait la peine de patienter, car les équilibres entre pupitres sont bien maîtrisés et l’enregistrement d’excellente qualité. Du côté de l’interprétation, on sent que Gustavo Gimeno a pris ses marques depuis bien longtemps et sait transcender ses musiciens pour atteindre une cohérence sonore indispensable dans la musique de Ravel. mehr lesen / lire plus

Cathy Krier : Debussy – Szymanowski

Nouvel album pour la pianiste Cathy Krier, qui a choisi un programme en forme de clin d’œil, puisque Claude Debussy et Karol Szymanowski ont en effet écrit tous les deux une pièce intitulée « Masques ». Composées à une dizaine d’années d’intervalle, les œuvres juxtaposées deviennent plus qu’une amusante coïncidence : chez Debussy, les « Masques » sont plutôt atypiques – avec notamment d’entêtantes quintes -, mais d’une modernité qui emmène l’auditeur loin du simple impressionnisme musical. Chez Szymanowski, ils sont plus développés, mais semblent prolonger de leurs harmonies fortement influencées par Scriabine l’incursion moderniste de Debussy. Un excellent choix donc, d’autant que Cathy Krier le défend avec une précision quasi chirurgicale dans le doigté, qui fait résonner au mieux les passages en accords. mehr lesen / lire plus

Claire Denis
 : Isabelle et les garçons

Malgré une impressionnante prestation d’actrice de Juliette Binoche, « Un beau soleil intérieur » peine à susciter une quelconque émotion… à part quelquefois la lassitude.

Juliette Binoche est certes de tous les plans, mais même ses inconditionnels risquent d’être déçus.

« Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour. » Voilà en dix mots le synopsis du film, selon le dossier de presse. Rien de plus. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ces deux phrases ne trompent pas sur la marchandise. Isabelle, c’est Juliette Binoche à l’écran, et rien n’est épargné au spectateur de sa quête quasi mystique : celle d’une artiste un peu paumée à la recherche de l’homme qui enfin la comprendra et passera avec elle plus qu’une menue tranche de vie. mehr lesen / lire plus

Andrey Zvyagintsev
 : Hymne à l’amour


Après « Leviathan », grande fresque aux multiples ramifications, le réalisateur russe Andrey Zvyagintsev signe avec « Nelyubov » un film plus resserré, qui appelle sans équivoque à l’empathie.

Le petit Aliocha, personnage central et pourtant absent pendant presque tout le film. (Photos : Pyramide distribution)

Lorsque Aliocha, 12 ans, disparaît mystérieusement d’une banlieue de la périphérie de Moscou, les recherches ne s’organisent que bien tard. Et pour cause : ce soir-là, ses parents en instance de divorce étaient absents de leur domicile, le père chez sa nouvelle compagne déjà enceinte et la mère chez son futur nouveau mari. La police, débordée, explique d’ailleurs qu’elle ne lancera une enquête qu’après quelques jours, puisque dans la majorité des cas, les fugueurs reviennent rapidement. mehr lesen / lire plus

Roland Meyer : Tel Mo

C’est un secret de Polichinelle qu’au riche grand-duché aussi, nombre d’enfants sont touchés par la précarité économique, qui apporte son lot de frustrations et engendre le cercle vicieux du décrochage scolaire. Mais la statistique et les chiffres ne sont pas les armes du romancier : alors Roland Meyer choisit de s’attarder sur l’histoire de Telmo, dont le père est retourné au Portugal et qui, à douze ans, fait déjà figure de vieux routier des actions violentes. Pour cela, il laisse son narrateur user d’un style enfantin qui contraste avec l’atmosphère souvent lourde d’un récit marqué par le manque, la colère, voire le crime. mehr lesen / lire plus

Carine Tardieu : Ôtez-moi d’un doute

La réalisatrice Carine Tardieu se revendique dans le générique de fin du cinéma de Claude Sautet. À l’instar du maître des « Choses de la vie », elle instaure un ton doux-amer qui sonde efficacement les rapports humains. Finalement, cette modeste réflexion sur la famille emporte l’adhésion surtout grâce à des acteurs attachants.

L’évaluation du woxx : XX
Tous les horaires sur le site.

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Philharmonie : Ouverture virtuose


Comme à son habitude, la Philharmonie rouvre ses portes avec des musiciens phares de la sphère classique. Cette année, c’est la pianiste Martha Argerich, accompagnée par le Royal Philharmonic Orchestra sous la direction de Charles Dutoit, qui fera retentir les premières notes de la saison.

La pianiste argentine Martha Argerich sera la vedette du premier concert de la saison à la Philharmonie. (Photo : Sébastien Grébille)

C’est un enregistrement de référence, celui qu’a réalisé en 1995 Martha Argerich du Concerto pour piano en sol de Maurice Ravel, avec les Berliner Philharmoniker et Claudio Abbado. On y sent toutes les affinités de la pianiste virtuose avec la musique du compositeur français, qui pour cette pièce créée en 1931 a abondamment puisé dans l’univers du jazz et proposé une écriture particulièrement exigeante tant pour l’instrument soliste que pour les bois de l’orchestre. mehr lesen / lire plus

Sofia Coppola : The Beguiled

Sofia Coppola arrive à installer une atmosphère de confinement et de désirs refoulés dans un parc luxuriant où, au loin, retentissent les canons de la guerre civile américaine. Petit bémol pour le rôle de Colin Farrell, peut-être pas assez sensuel quoique convaincant en soldat ivre, mais belle prestation tout en retenue des actrices.

L’évaluation du woxx : XX
Tous les horaires sur le site.

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Robin Campillo : L’amour au temps du sida


Certains le voyaient déjà en tête du palmarès à Cannes, mais il a dû se « contenter » du Grand Prix. Résultat somme toute logique pour « 120 battements par minute », un film éminemment sympathique qui veut tellement bien faire qu’il perd parfois le fil de son discours.

Deux hommes qui s’aiment dans les années 1980 : pas une sinécure.

Faut-il y voir une certaine nostalgie des années lycée, qui pour nombre de journalistes de cinéma se sont déroulées à cette époque ? Peut-être un brin de mauvaise conscience de n’avoir pas compris assez tôt l’étendue de l’épidémie de sida ? mehr lesen / lire plus

René Clément : Plein soleil

Première adaptation (assez libre) de « The Talented Mr. Ripley » de Patricia Highsmith et première incarnation à l’écran du psychopathe sulfureux par un Alain Delon qui, dans ce rôle, montre qu’il a su jadis être un grand acteur. Les Matt Damon ou John Malkovich qui lui ont succédé dans le rôle ne diront pas le contraire.

L’évaluation du woxx : XXX
À la Cinémathèque.

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Grande Région : Un bol d’air théâtral


Voilà plus de 120 ans que le Théâtre du peuple de Bussang, dans les Vosges, propose en été une programmation variée qui attire les amateurs parfois de très loin. Petite virée aux confins de la Grande Région.

Feydeau et Offenbach sur fond de forêt vosgienne, c’est le joyeux mélange de Bussang cette saison. (Photo : Éric Legrand)

« N’oubliez pas d’éteindre vos téléphones portables, et… il n’y a plus de tarte aux myrtilles ! » Question convivialité, c’est une triste nouvelle que doit communiquer Vincent Goethals, directeur du lieu et metteur en scène de la pièce de ce soir. Car s’il y a bien une chose qui caractérise le Théâtre du peuple, c’est la convivialité : jusqu’à cinq représentations par jour de spectacles variés attirent un public bariolé et populaire, qui pique-nique à la bonne franquette ou se restaure au bar de spécialités locales. mehr lesen / lire plus

Tarik Saleh : À ripou, ripou et demi


Habilement situé juste avant la chute d’Hosni Moubarak, « The Nile Hilton Incident » reprend les codes du film noir pour dépeindre un régime vacillant mais au pouvoir de nuisance intact. Un grand polar.

Toujours en mouvement et souvent la clope au bec, Fares Fares est de tous les plans et crève l’écran.

En plus de son métier d’inspecteur de police, le commandant Noureddine arrondit ses fins de mois en prenant part à de menus trafics organisés par son chef, qui se trouve être aussi son oncle. Pas plus corrompu qu’un autre, mais pas moins, en somme. La preuve, c’est qu’il lui faudra également soudoyer des collègues. mehr lesen / lire plus

Luc Besson
 : Luc et le film aux mille pépètes


Avec « Valérian et la cité des mille planètes », Luc Besson, à grand renfort d’euros, réalise un film emblématique de la culture de l’entertainment actuelle, où le contenant prime le contenu et les effets visuels, la solidité du scénario.

La science-fiction façon hipster et branchouille, le charme des acteurs en moins : Dane DeHaan et Cara Delevingne dans « Valérian et la cité des mille planètes ».

Écrire sur un film est difficile et subjectif, surtout lorsqu’il est aussi attendu que le dernier Luc Besson. Le gourou du cinéma populaire à gros budget aurait contacté les auteurs français de la bande dessinée originelle en promettant de leur rendre l’hommage qui leur était dû, les Américains les ayant déjà copiés de nombreuses fois. mehr lesen / lire plus