Théâtre : Désir de théâtre

C’est avec un texte à la profondeur abyssale que le TOL reprend les créations cette saison. Il se trouve « Dans la solitude des champs de coton » un véritable bonheur des mots servi par deux acteurs physiquement engagés, que ne vient pas troubler une mise en scène épurée.

Le client et son dealer : une relation complexe et protéiforme. (Photo : Ricardo Vaz Palma)

Quel tourbillon verbal que cette pièce de Bernard-Marie Koltès ! Qu’on la découvre ou qu’on l’entende à nouveau, impossible de rester de marbre devant la finesse de l’écriture du dramaturge. « Dans la solitude des champs de coton », c’est d’abord une histoire universelle : celle de la rencontre entre deux hommes, l’un à la recherche – sans même en être conscient – d’une chose que l’autre peut lui fournir. mehr lesen / lire plus

Mixte sur toile
 : Dis-moi comment tu t’appelles…

Les œuvres récentes de Jeannot Lunkes présentées à la galerie Simoncini emportent visiteuses et visiteurs dans une réflexion intéressante sur ce que le titre d’un tableau dit de celui-ci. Elles sont complétées par une petite exposition sympathique de design au sous-sol.

Jeannot Lunkes, peintre autodidacte né en 1946 à Tétange, semble avoir une obsession. Les tableaux qu’il montre à la galerie Simoncini sont tous composés d’une façon similaire : sur un fond légèrement dégradé, une colonne verticale multicolore faite de matières différentes envoie vers le ciel un objet ou une flamme, le tout coiffé de ce qu’on pourrait voir comme un habillage de cheminée. mehr lesen / lire plus

Michel Ocelot : Dilili à Paris

On retrouve les recettes qui ont apporté le succès aux précédents opus de Michel Ocelot, de l’animation très typique au débit caractéristique des voix. S’ajoute à l’intrigue policière une belle brochette de personnalités du Paris de la Belle Époque. Beaucoup de charme donc, pour celles et ceux qui ont encore une âme d’enfant.

L’évaluation du woxx : XX
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Festival de voix

Pour le premier concert de sa résidence cette saison à la Philharmonie, mardi 23 octobre, Philippe Herreweghe a offert un programme entièrement mozartien, à la tête de deux formations qu’il a fondées. Avec, en apothéose, un « Requiem » où les voix du chœur et des solistes ont particulièrement séduit.

Photos : Sébastien Grébille

Si le plat de résistance de la soirée est sans conteste le « Requiem » de Mozart dans la version achevée par son assistant Süßmayr, la première partie promet tout de même une écoute passionnante. L’Orchestre des Champs-Élysées, que le chef gantois a créé en 1991, interprète la « Symphonie n41 en ut majeur », dite « Jupiter », ultime symphonie du compositeur. mehr lesen / lire plus

Lukas Dhont : Girl

Prenant le contre-pied des scénarios usuels sur ce thème, Lukas Dhont montre un entourage le plus souvent bienveillant pour Lara, née garçon, apprentie ballerine et en attente de l’opération qui fera d’elle une femme. Le jeune Victor Polster y est remarquable. Une Caméra d’or méritée à Cannes.

L’évaluation du woxx : XXX
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Trio Cénacle : Georges Schmitt, Lieder

Un an après un concert à la Philharmonie où il a donné en public plusieurs chansons de Georges Schmitt, le trio Cénacle propose un CD entièrement consacré à ce compositeur méconnu, à cheval entre l’Allemagne et la France.

Georges Schmitt, né Johann Georg Gerhard Schmitt à Trèves, en 1821, est un musicien précoce : dès 14 ans, il tient les grandes orgues de la cathédrale de sa ville natale. Les lumières de Paris l’attirent en 1844, et il est nommé organiste à l’église Saint-Sulpice en 1849. Si son œuvre la plus populaire est sans conteste la chanson « Mosellied », Schmitt a été un compositeur prolifique tant pour son instrument que pour orchestre et chœurs. mehr lesen / lire plus

Musique classique indienne
 : Un sacré duo


Chaque année, Rahul Pophali au tabla et KG Westman au sitar offrent une série de concerts au Luxembourg et en Grande Région. Le woxx vous fait découvrir ces musiciens qui se consacrent à un art millénaire très élaboré.

En avant les râgas : Rahul Pophali…

Vous ne les verrez pas sur des affiches partout dans la ville, et ils n’apparaîtront pas dans des articles dithyrambiques dans la presse nationale. C’est que Rahul Pophali et KG Westman, même s’ils se produisent tous les ans en automne au grand-duché, font généralement le bonheur d’un petit cercle d’initiées et initiés à la musique classique indienne. mehr lesen / lire plus

OPL et Gustavo Gimeno : Stravinsky

Et de cinq ! L’Orchestre philharmonique du Luxembourg, conduit par Gustavo Gimeno, a gravé un nouveau disque pour le label Pentatone, consacré cette fois à Stravinsky. Un album double d’ailleurs, qui regroupe un des tubes de la saison 2016-2017 de l’orchestre et des partitions moins connues, voire miraculeusement retrouvée récemment pour l’une d’entre elles.

Des cinq œuvres de Stravinsky enregistrées dans ce coffret, gageons que « Le sacre du printemps » sera encore dans l’oreille des mélomanes qui suivent l’OPL. En effet, ce ballet – qui avait fait scandale à l’époque de sa création – était en quelque sorte le fil conducteur de la saison 2016-2017, joué plusieurs fois en concert à la Philharmonie et même en tournée. mehr lesen / lire plus

Michel Blanc : Voyez comme on danse

Petite déception que cette fausse suite 16 ans après d’« Embrassez qui vous voudrez ». Le démarrage tarde, et si les répliques cinglantes fusent finalement, notamment grâce à l’abattage de Karin Viard, la comédie manque un peu de rythme et de mordant. Mais le tout n’est ni vulgaire ni racoleur: c’est déjà ça.

L’évaluation du woxx : X
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Théâtre
 : À l’école de la cruauté


La fabrique de la violence ordinaire à travers l’école, voilà le sujet choc de « Sales gosses », première création de cette saison au Centaure. Une entrée en matière brutale mais salutaire.

Métaphore musicale de la violence : les cymbales, éléments essentiels de la mise en scène, reçoivent les coups destinés à la victime. (Photos : Bohumil Kostohryz)

Mihaela Michailov a trouvé l’inspiration pour écrire cette pièce dans un fait divers plutôt sordide : le ligotage en classe d’une élève par sa professeure, qui s’est ensuivi à la récréation d’une séance de torture par ses condisciples. À partir de ce matériau nauséeux, l’autrice roumaine a développé un monologue où la comédienne incarne tour à tour l’élève maltraitée, l’enseignante, la mère ou les élèves tortionnaires. mehr lesen / lire plus

Emmanuel Mouret : Mademoiselle de Joncquières

Il faut dépasser l’impression d’étrangeté causée par une langue surannée, dite avec de délicieuses intonations anachroniques, pour se pénétrer de l’atmosphère. Puis, pour peu qu’on ne s’attende pas au libertinage flamboyant des « Liaisons dangereuses » de Stephen Frears, on trouvera à cette histoire de vengeance amoureuse un charme certain.

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Classique jusqu’au bout des cordes

C’était bien à une soirée « grands classiques » qu’invitait la Philharmonie ce lundi 8 octobre, pour la venue de l’Orchestra de Cadaqués dirigé par Vladimir Ashkenazy, avec le pianiste Denis Kozhukhin en soliste.

(Photos : Sébastien Grébille)

Grande affluence ce soir à la Philharmonie. Certes, le programme du concert symphonique était fait pour attirer les foules, mais la salle de musique de chambre proposait également une représentation, d’où une certaine agitation d’avant-concert sous les colonnades. Un public résolument allemand aussi, arrivé en force notamment avec les navettes de Trèves ; les œuvres classiques intéresseraient-elles moins les fonctionnaires européens, habituels auditeurs assidus, ou serait-ce cette programmation le lundi ? mehr lesen / lire plus

MinotaureduNord : Songs from the Labyrinth

C’est l’acteur et musicien Fränz Hausemer qui est à l’origine de ce projet, qui sera lancé officiellement le 18 octobre dans un concert au Mierscher Kulturhaus. Dans la foulée sera mis en vente un premier album lors des représentations de la tournée et sur le site minotaure.net. Hausemer signe la musique et les paroles de la plupart des chansons. Des compositions et des textes résolument dans l’air du temps, où transparaissent le jazz et le blues d’abord, avec la voix grave et cassée de l’artiste luxembourgeois, qui rappelle par bien des aspects le dandysme de Tom Waits ou le style canaille de Jacques Higelin. mehr lesen / lire plus

Nora Twomey : The Breadwinner

Grâce à une animation soignée, on suit avec émotion les aventures de Parvana, qui se travestit en garçon pour subvenir aux besoins de sa famille. Une belle coproduction luxembourgeoise ; dommage tout de même que, coproduction oblige justement, les dialogues soient en anglais « avec accent » plutôt qu’en pachto ou dari.

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Jhemp Hoscheit : De Schmunzel. Eng ko(s)mesch Geschicht

Sous couvert d’un innocent conte pour enfants, Jhemp Hoscheit, illustré par Carlo Schneider, s’en prend avec ironie à la mode grand-ducale actuelle du « space mining ». Un double niveau de lecture réjouissant pour un livre à mettre donc entre petites et grandes mains.

Après une tempête mémorable, une étrange météorite est découverte par deux lièvres : à peine l’ont-ils mise au jour, avec l’aide des autres animaux de la forêt, que celle-ci développe deux yeux et une bouche souriante. Seulement voilà, le garde forestier repère aussi cette pierre en provenance de l’espace et alerte un ami astrophysicien auprès de l’entreprise SPAxX… qui s’occupe comme de bien entendu de space mining ! mehr lesen / lire plus

Peinture
 : Tissage 
de l’infini


« En quête de vérité », c’est le titre de l’exposition rétrospective consacrée à la carrière d’Ivan Marchuk à Neimënster. Une immersion fascinante dans le monde d’un peintre philosophe dont la technique bien particulière est constante, mais les thèmes sans cesse renouvelés.

Extrait de la série « Look at the Infinity », 2008. (Photos : woxx)

Né en 1936 dans le village de Moskalivka, situé à l’époque en Pologne, mais rattaché à l’Ukraine après la conquête soviétique de 1939, Ivan Marchuk est le fils d’un tisseur. Pas étonnant dès lors qu’il ait développé pour son œuvre la technique du « plontanisme » – du verbe ukrainien « plontaty », qui signifie « tisser ». mehr lesen / lire plus

Eric Khoo : Ramen Teh

Cette histoire de retrouvailles d’un jeune chef de ramen japonais avec son passé singapourien utilise toutes les ficelles habituelles pour susciter l’émotion, flash-back larmoyants et musique doucereuse compris. Est-ce l’exotisme ou les innombrables plans qui donnent l’eau à la bouche (sauf peut-être pour les végan-e-s) ? En tout cas, miracle, ça fonctionne.

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Thomas Lilti
 : Une année pas comme 
les autres

Qui de plus qualifié qu’un médecin devenu cinéaste pour porter à l’écran les défis d’une « Première année » de médecine en France ? Thomas Lilti s’y emploie donc, clôturant ainsi une trilogie qu’avaient commencée « Hippocrate » et « Médecin de campagne ».

Pas facile de ne pas se décourager… (Photo : Denis Manin)

Parfois, il y a de quoi regarder de travers celui ou celle qui vous examine dans un cabinet propre et bien tenu, alors que vous êtes venu lui exposer vos souffrances. Ces étudiant-e-s en médecine dissipé-e-s qui font de certains amphis des succursales de cirque, entonnent des chansons paillardes ou se barrent mutuellement le chemin vers la réussite aux examens ne donnent pas une image bien sérieuse de celles et ceux qui seront appelé-e-s, plus tard, à soigner leurs semblables. mehr lesen / lire plus

Pierre Morel : Peppermint

Même celles et ceux qui avaient un faible pour Jennifer Garner dans la série « Alias » et qui rêvaient de la revoir dans un rôle de justicière musclée déchanteront rapidement. Certes, l’actrice n’a rien perdu de son tonus, mais tout le reste ou presque sonne faux, du scénario paresseux à la prestation caricaturale des autres rôles.

L’évaluation du woxx : O
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Rentrée détendue et salle comble

C’est dans une Philharmonie pleine à craquer que l’OPL a inauguré mercredi la nouvelle saison symphonique, avec un « lunch concert » à la saveur très romantique. L’occasion de préparer le grand rendez-vous de ce vendredi et de montrer sa motivation.

(Photo : Alfonso Salgueiro)

Pour une fois, les musiciennes et musiciens, avec leur tenue décontractée, ne font pas preuve de plus d’élégance vestimentaire que la moyenne du public. Celui-ci – composé en grande partie de fonctionnaires de l’Union européenne ou d’employé-e-s de grandes sociétés du Kirchberg – est venu en nombre, alléché par la perspective de grappiller quelques instants avec la Cinquième Symphonie de Tchaïkovski en guise de pause déjeuner. mehr lesen / lire plus