Peintures tridimensionnelles
 : Une pensée holographique


Faites d’assemblages et de couleurs simples, les peintures tridimensionnelles d’Igor Ganikowskij à galerie Simoncini cachent, sous leur apparence élémentaire, tout un monde de complexité.

« Music », sur une partition de la compositrice russe Sofia Goubaïdoulina. (Photo : woxx)

Des tableaux aux fonds monochromes agrémentés d’objets aux formes géométriques basiques également monochromes, des découpages aux formes simples sans aplats de couleurs multiples aux motifs tarabiscotés… l’entrée dans l’univers d’Igor Ganikowskij à la galerie Simoncini, dont il est un habitué depuis 2004, semble au premier abord se faire sous le signe de la sobriété. C’est que l’artiste, né en 1950 à Moscou, s’est créé tout un langage géométrique spirituel qui ne se déploie qu’à l’aide de certaines clefs, un peu comme avec les représentations kabbalistiques. mehr lesen / lire plus

Xavier Legrand : Jusqu’à la garde

Grâce à une violence psychologique distillée avec une grande maîtrise, le film est bien plus puissant qu’un énième opus sur un divorce qui tourne mal. Même devant le dénouement inéluctable qu’on devine très tôt au fond, on reste scotché sur son siège et complètement groggy au générique de fin.

L’évaluation du woxx : XXX
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Musique classique
 : Deux fois deux mains

Voilà plus de trente ans qu’elles ont conquis les mélomanes avec leur duo de pianos. Les sœurs Katia et Marielle Labèque font étape ce dimanche à Luxembourg, accompagnées par le Royal Concertgebouw Orchestra sous la direction de Semyon Bychkov.

Les Labèque,
une histoire de sœurs
et de pianos entrée dans la légende musicale. (Photo : Mila)

Tant a déjà été écrit sur la symbiose du jeu de Katia et Marielle Labèque, sur leur énergie et sur leur musicalité dans un vaste répertoire qui va du baroque au rock expérimental qu’on est en droit de se demander comment parler d’elles sans accumuler les clichés. mehr lesen / lire plus

John Carroll Lynch
 : Le chant du cygne


Étrange film que « Lucky », qui repose intégralement sur son interprète principal, Harry Dean Stanton. Il ne s’y passe au fond pas grand-chose, et pourtant cet hommage appuyé exerce une fascination quasi hypnotique.

Dans son dernier rôle, Harry Dean Stanton ne cherche pas à cacher sa vulnérabilité. (Photos : imdb.com)

Cela semble un rituel matinal bien établi : d’abord allumer une cigarette, ensuite faire sa toilette, enchaîner avec des exercices de yoga puis enfiler son stetson avant de partir à pied vers la bourgade voisine. Un café en faisant des mots croisés, et puis retour à la maison pour regarder les émissions de jeux à la télévision. mehr lesen / lire plus

James Franco : The Disaster Artist

James Franco filme le tournage de « The Room », nanar devenu culte de Tommy Wizeau. Il se réserve évidemment le rôle du réalisateur excentrique à la fortune douteuse, au milieu de guest stars dont Wizeau lui-même. Hollywood qui met en abyme Hollywood, ce n’est pas nouveau : ici, les ressorts dramatiques restent ordinaires et la distribution semble plus s’amuser que le spectateur.

L’évaluation du woxx : X
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Théâtre
 : Osez le féminisme


« Révolte », au Centaure, est à la fois un jeu élaboré de langage et un grand coup de massue sur les stéréotypes. Resserrée pour plus d’explosivité, la pièce interroge sans relâche et sans lasser.

Deux actrices (Agnès Guignard et Leila Schaus) et deux acteurs
(Pitt Simon et Francesco Mormino) qui donnent tout sur scène pour remettre en question l’ordinaire des relations entre femmes et hommes. (Photos : Bohumil Kostohryz)

C’est le titre d’un livre de l’historienne Laurel Thatcher Ulrich, « Well-Behaved Women Seldom Make History », qui est à l’origine de la pièce « Révolte » d’Alice Birch. En trois jours, la jeune dramaturge a écrit son texte, commandé par la Royal Shakespeare Company, après s’être plongée dans la littérature féministe. mehr lesen / lire plus

Théâtre
 : Sois beau et tais-toi


« Le moche », la nouvelle production du TOL, a le mérite de poser les bonnes questions sur l’importance de l’apparence dans notre société. Un bon moment de théâtre, même si l’équilibre de la pièce est quelque peu instable entre rire et sérieux.

Pas un pacte avec le diable, mais presque : Lette signe le contrat avec son chirurgien esthétique. (Photo : Ricardo Vaz Palma)

Même sa femme le sait, et elle en a pris son parti : Lette est moche, désespérément moche. Au point que son supérieur hiérarchique préfère qu’il ne présente pas lui-même dans un salon professionnel l’astucieux connecteur informatique de son invention. mehr lesen / lire plus

Musique classique
 : À la russe


Jouer devant un public fait aussi partie de la formation au conservatoire de la Ville de Luxembourg. Et la qualité est souvent au rendez-vous… à un prix imbattable. Bref tour d’horizon à l’occasion d’un prochain concert de l’orchestre symphonique des élèves.

« Je viens toujours au conservatoire. Il y a vraiment d’excellents concerts. À la Philharmonie, ça coûte cher… et c’est trop guindé pour moi », confiait une vieille dame pourtant tirée à quatre épingles lors d’une représentation en décembre. Difficile de lui donner tort, côté musique en tout cas : avec un programme culturel foisonnant joué par les élèves et en grande majorité gratuit (en plus de l’accueil de productions internationales dans le grand auditorium loué à cet effet), il y en a pour tous les goûts chaque mois. mehr lesen / lire plus

Aaron Sorkin : Rien ne va plus

Souvent enraciné dans les codes de la biographie filmée, parfois les dépassant, « Molly’s game » reste constamment sur la corde raide et laisse une impression mitigée mais positive… à l’image de son héroïne.

Plus qu’un simple « Jessica Chastain movie », « Molly’s Game » repose avant tout sur l’alchimie entre l’actrice et Idris Elba. (Photos : allocine.fr/SND)

L’adaptation au cinéma de la vie d’une personnalité, c’est la garantie de flash-back rythmés et d’une prestation oscarisable pour celle ou celui qui joue le personnage principal. La routine, quoi. Et Aaron Sorkin, scénariste et dramaturge dont « Molly’s Game » est le premier long métrage, n’échappe évidemment pas à ces règles qui semblent désormais bien établies. mehr lesen / lire plus

Les Cahiers luxembourgeois : numéro 3, année 2017

Cette nouvelle mouture des Cahiers luxembourgeois, qui ont repris leur parution en novembre 2016 après une pause de sept ans sous l’égide d’un nouveau trio (Ian De Toffoli, Marc Limpach et Elise Schmit), n’avait pas encore fait l’objet d’une brève culturelle dans le woxx. C’est surtout le manque de place qui est à blâmer, puisqu’on ne peut qu’approuver la création d’une « plateforme libre permettant l’expérimentation littéraire » au grand-duché, donnant « une possibilité pour le lecteur de découvrir la production littéraire actuelle du Luxembourg ». Omission désormais réparée avec notre version en ligne, et l’occasion de vérifier si les objectifs sont tenus… et tenables sur la longueur. mehr lesen / lire plus

Nathalie Ronvaux : Subridere. Un aller simple

Cet aller simple nous emmène vers Paris, destination que choisit impulsivement Claire, une avocate au succès professionnel quasi fulgurant. Une ascension qui lui attire non seulement des inimitiés, mais qui résulte aussi en une pression accumulée : la jeune femme déclenche la soupape de sécurité et quitte tout au milieu d’une réunion, sans aucune explication, pour prendre un billet pour Paris. Pourquoi la Ville Lumière ? Attirance d’un papillon aux ailes resplendissantes mais fragiles, peut-être. Mais on n’en saura pas vraiment plus. En effet, les quelque 150 pages que compte ce récit sont consacrées à l’introspection de l’héroïne, à la description par brefs retours en arrière de son atmosphère de travail, à l’exploration de son for intérieur pendant un trajet d’environ deux heures. mehr lesen / lire plus

Julie Vinandy-Schmit : Perdue dans la vallée

Résolument ancré dans la vallée de la Pétrusse, ce conte moderne nous entraîne sur les pas de Sophie, collectionneuse des histoires des autres près du ruisseau (qui sait se faire rivière pour peu que les orages le soutiennent, métaphore sûrement voulue)… et un peu paumée, il faut bien le dire. La jeune fille de 19 ans s’interroge sur son avenir, sur les raisons profondes d’un mal de vivre déjà bien implanté, sur l’incommunicabilité : sur la vie en somme. « Perdue dans la vallée » est donc un récit initiatique qui s’étend sur quelques semaines, où se mélangent les rencontres réelles et oniriques de la protagoniste et des réflexions sur sa vie passée et future. mehr lesen / lire plus

Kenneth Branagh : Murder on the Orient Express

Aïe, Kenneth Branagh se met au grandiloquent avec un casting de stars… qui font tout pour montrer qu’aucune ne tire la couverture à elle ! Peu novateur et n’apportant au fond pas grand-chose à une histoire déjà connue, le film est pourtant une petite douceur sucrée d’hiver qu’on peut aimer goûter, sans trop réfléchir, avec un soupçon de culpabilité.

L’évaluation du woxx : X
Tous les horaires sur le site.

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Photographie
 : Nature branding


L’exposition itinérante « Nature’s Luxembourg », constituée de photographies de Raymond Clement, pose ses valises une nouvelle fois au grand-duché, dans la galerie Am Tunnel. Nation branding artistique assumé, mais heureusement un peu plus.

(Photo : Raymond Clement)

C’est un lieu idéal pour cette exposition : dans les vastes couloirs de la galerie Am Tunnel, les clichés de larges dimensions de Raymond Clement, souvent des paysages sous forme de panoramas, semblent s’étirer paresseusement, parfaitement à l’aise. Ici, c’est évidemment le vert qui domine. La couleur qui convient aux trois parcs naturels du Luxembourg, lieux de prédilection du photographe et qui représentent un bon tiers de la surface du pays. mehr lesen / lire plus

Chœur de chambre de Luxembourg
 : Pléthore musicale


Avec l’exécution de « Carmina Burana » à la Philharmonie ce samedi, le Chœur de chambre de Luxembourg fait une incursion remarquée dans la musique profane. Une œuvre à découvrir ou à redécouvrir.

Le Chœur de chambre de Luxembourg à la Philharmonie en avril 2017. (Photo : CCL)

On avait pris l’habitude de l’entendre dans le répertoire sacré, où il faut bien dire qu’il excelle, comme en témoigne le concert qu’il a donné en avril de cette année à la Philharmonie avec le « Requiem » de Mozart. Mais le Chœur de chambre de Luxembourg, sous la direction artistique d’Antoniu Grosu, a décidé de frapper un grand coup en s’autorisant un écart profane, et c’est sur rien moins que la cantate « Carmina Burana » de Carl Orff que s’est jeté son dévolu. mehr lesen / lire plus