Daniel Espinosa : Voir Mars et mourir

Pâle série B qui surfe sur la vague des films situés dans l’espace, « Life » exploite jusqu’à l’usure toutes les ficelles connues du genre sans jamais le renouveler.

Pas de tout repos, l’exploration spatiale…

Toujours au service de ses lectrices et lecteurs, le woxx a de la suite dans les idées : après avoir largement couvert dans nos précédents numéros les efforts du grand-duché pour se positionner dans la course à l’espace, nous ne pouvions rater la sortie de « Life », dernier film en date qui transporte le spectateur en dehors de l’atmosphère terrestre. Pas certain d’ailleurs qu’après la séance, on aura encore envie de s’enthousiasmer sur la conquête spatiale luxembourgeoise…

De retour de Mars, les astronautes de la Station spatiale internationale parviennent à ramener à la vie une cellule dormante trouvée sur la planète rouge. mehr lesen / lire plus

Paul Grimault : Le roi et l’oiseau

Pour les quarante ans de la mort de Jacques Prévert, la Cinémathèque a la bonne idée de montrer à nouveau ce film magnifique de poésie visuelle, aux dialogues ciselés et à l’atmosphère politique tellement actuelle. Un petit bijou loin des productions formatées que petits et grands apprécieront grâce à ses multiples niveaux de lecture.

L’évaluation du woxx : XXX
À la cinémathèque ce dimanche 30 avril.

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Opéra
 : Donizetti au temps des machines

À quelques encablures du grand-duché, le Théâtre national de la Sarre propose une véritable saison d’opéra. Petit détour par Sarrebruck donc, où la production locale de « L’elisir d’amore » a de quoi réjouir les passionnés d’art lyrique.

C’est aussi une soprano allemande, Sabine Heinefetter, qui tenait le rôle d’Adina lors de la première de « L’elisir d’amore » en 1832. (Photo : Wikimédia)

Pour l’amateur d’opéra luxembourgeois, il est parfois frustrant de planifier ses sorties. En effet, la plupart des productions n’offrent que deux ou trois dates, au mieux. Mais rien n’empêche d’aller faire son marché à l’étranger. Le Théâtre national de la Sarre, avec un chœur et une troupe de solistes à demeure, peut ainsi proposer pour chacune des œuvres qu’il monte un certain nombre de représentations sur plusieurs mois. mehr lesen / lire plus

Martin Provost : Sage femme

Annoncé comme le choc entre les deux Catherine (Deneuve et Frot), le film séduit là où on ne l’attend pas. L’émotion pointe moins entre les deux actrices que lors de la description du délitement du service hospitalier, ou pendant le jeu de séduction entre Catherine Frot et un Olivier Gourmet très en forme.

L’évaluation du woxx : XX
Tous les horaires sur le site.

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Théâtre
 : On ne les arrête pas !


De vrais « Moulins à paroles », ces trois femmes qui se dévoilent sur la scène du TOL dans des textes forts d’Alan Bennett. Et pour le spectateur, ces tranches de vie douces-amères resteront bien longtemps en mémoire.

Trois histoires fortes : Catherine Marques, l’employée modèle…

Ce sont au départ deux séries de monologues, sous le nom de « Talking Heads », que le dramaturge britannique Alan Bennett a écrites pour la BBC en 1988 et 1998. Avec un succès tel que le West End s’en est rapidement emparé sur les planches… et que les textes sont désormais au programme du baccalauréat d’outre-Manche. mehr lesen / lire plus

L’influence d’un grand : Dans le style de

C’est peu dire que l’art de Jérôme Bosch fascine. Pour clore l’« année Bosch » que fut 2016, la Villa Vauban expose donc des œuvres de « peintres du diable » – le nom donné aux successeurs du primitif flamand.

« Les grands poissons mangent les petits » (1557), de Pieter Van der Heyden. Pour en apprécier les détails sans bips du système de sécurité, on pourra admirer… la façade d’une banque rue des Capucins. (Photo : © Staatliche Kunstsammlungen Dresden, Kupferstich-Kabinett)

On aura beau chercher dans les sept espaces thématiques que comporte l’exposition « L’héritage de Jérôme Bosch », pas d’œuvre signée du maître à l’horizon. mehr lesen / lire plus

Vatche Boulghourjian : Tramontane

Heureusement que les paysages du Liban et la musique du talentueux acteur principal, aveugle mais charismatique, s’invitent dans ce film. Car sinon, le scénario se déroule d’une façon trop systématique pour vraiment faire sentir les difficultés d’un pays encore aux prises avec les séquelles de sa guerre civile.

L’évaluation du woxx : X
Tous les horaires sur le site.

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Guy Rewenig : Comment blanchir les bêtes noires sans les faire rougir

« Le parcours périlleux et hilarant d’un Africain au Luxembourg », peut-on lire en quatrième de couverture. Hilarant, peut-être pas tout le temps ; mais de l’humour, Guy Rewenig en a assurément. Tout comme une bonne dose d’ironie critique sur son propre pays. Dans cette lettre au ministre des Affaires étrangères, l’avocat Mwayé, dix ans après son installation au grand-duché (« Le chef d’orchestre à la baguette de bambou », du même auteur), raconte ses efforts pour devenir un véritable Luxembourgeois. Tous les petits travers du grand-duché y passent, disséqués par un Africain d’origine qui fait de son mieux pour participer au « nation branding ». mehr lesen / lire plus

Musique classique : Énergie et mystère


À son arrivée, il avait promis de diriger l’Orchestre philharmonique du Luxembourg dans un opéra. Ce sera « Simon Boccanegra » de Giuseppe Verdi, la semaine prochaine. À cette occasion, le woxx s’est entretenu avec le directeur musical de l’OPL, Gustavo Gimeno.

Gustavo Gimeno à la baguette lors de son dernier concert en date à la Philharmonie, le 17 mars. (Photo : François Zuidberg)

woxx : Vous voilà à mi-chemin de votre deuxième saison à la tête de l’OPL. Quel est votre sentiment sur les objectifs réalisés jusque-là ?


Gustavo Gimeno : Je suis tout simplement fier de ce que nous avons accompli et très motivé par ce qui reste encore à venir. mehr lesen / lire plus

Aki Kaurismäki
 : Un nouveau souffle


Avec « Toivon tuolla puollen », le réalisateur culte s’offre un renouveau cinématographique en abordant le thème des réfugiés. Mais toujours dans sa Finlande rêvée, coincée quelque part entre les années 1950 et la peinture réaliste.

Khaled Ali (Sherwan Haji) et Waldemar Wikström (Sakari Kuosmanen), deux destins croisés, deux histoires semblables et pourtant dissemblables.

Les jurés de la Berlinale ne s’y sont pas trompés : en attribuant à Aki Kaurismäki l’Ours d’argent du meilleur réalisateur, ils ont récompensé l’effort de renouvellement que le cinéaste de bientôt 60 ans a entrepris avec ce nouveau long métrage. Car si sa recette reste immuable – ce cocktail immédiatement reconnaissable d’humour à froid et de poésie visuelle -, c’est peut-être la première fois que Kaurismäki aborde un film sous un angle aussi politique. mehr lesen / lire plus

Poésie : Réveil en vers

Au sortir de la léthargie de l’hiver, quoi de plus approprié que de revivre au son de la poésie ? C’est ce que propose depuis début février le quatrième Printemps poétique transfrontalier. Il fera halte à Dudelange lundi prochain.

En mars 2014, pour l’édition inaugurale du Printemps poétique transfrontalier, elles étaient trois auteures francophones (Danièle Corre, Véronique Daine et Hélène Tyrtoff) à se partager les scènes de trois pays, accompagnées par le violoncelliste André Mergenthaler. Maintenant dans sa quatrième année, le projet a bien grandi. Depuis 2016 déjà, deux poètes allemands se sont ajoutés aux représentants de la Belgique, de la France et du Luxembourg pour cet événement itinérant à la fois pédagogique et littéraire. mehr lesen / lire plus

Mohamed Ben Attia
 : Un parfum de jasmin

À la fois drame social et comédie romantique, sur fond de révolution tunisienne, « Hedi » parvient à mélanger les genres sans perdre le spectateur. Un premier long métrage réussi, qui sonne comme une promesse de renouveau du cinéma tunisien.

L’histoire de Hedi et de Rim, une parenthèse enchantée forcément trop courte.

À Kairouan, peu après le printemps arabe, un mariage se prépare. Hedi va épouser la ravissante Khedija, avec qui il discute régulièrement en cachette, dans sa voiture la nuit tombée. Un véhicule qui fait sa fierté, lui qui travaille comme vendeur chez un grand concessionnaire du pays. Justement, celui-ci, à cause des conditions économiques encore fragiles qui suivent la révolution tunisienne, décide de l’envoyer prospecter à Mahdia, une station balnéaire située à environ deux heures de route de sa ville natale. mehr lesen / lire plus

Collateral Beauty

Snif ! Le film américain de Noël est un véritable tire-larmes. En plus, cadeau de fin d’année, on a droit à une double révélation finale. Mais c’est fait au prix de la roublardise dans le scénario pour égarer le spectateur, et le cabotinage des acteurs prend souvent le pas sur l’émotion. Pas désagréable, mais tout à fait dispensable.

L’évaluation du woxx : X
Tous les horaires sur le site.

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Poésie : Dhaka, Luxembourg et le monde


Anglophone mais basé au Luxembourg, Shehzar Doja reste un personnage discret mais très actif de la scène poétique nationale. À la faveur d’une double actualité, le woxx a choisi de le mettre en lumière.

Shehzar Doja, homme de peu de mots – mais poète puissant. (Photo : © private)

On l’a vu notamment à l’occasion des récents palmarès du Concours littéraire national , l’anglais devient une langue de plus en plus vivante sur la scène des lettres luxembourgeoises. Souvent, cependant, le bouillonnement créatif grand-ducal dans la langue de Shakespeare n’est visible que d’une petite minorité de passionnés. Et pourtant, il recèle un potentiel non négligeable de diversification de l’image artistique du pays. mehr lesen / lire plus

Arrival

Le cinéma de Denis Villeneuve porte toujours en lui des interrogations sur la vie et ses méandres. Ici, le décodage d’un langage extraterrestre est prétexte à une réflexion sur le temps et ses distorsions. Un film maîtrisé où les effets spéciaux ne sont pas les stars, et qui n’a pas à rougir de l’inévitable comparaison avec « Close Encounters of the Third Kind ».

L’évaluation du woxx : XXX
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