Forster Marc: Monster’s Ball

Avec „Monster’s Ball“, Marc Forster réussi un véritable coup de maître.

Halle Berry et Billy Bob Thornton s’accrochent l’un à l’autre comme deux noyés à leur bouée dans „Monster’s Ball“.

Revenir de nulle part

Dans la moiteur écrasante de la Géorgie, où vivent les Grotowski, il est presque naturel d’être raciste, tout comme il va de soit d’être maton dans les couloirs de la mort, à la prison d’Etat. Buck, le patriarche, sorte de caricature infâme du cow-boy Malboro en plus méchant et plus malade, l’était. Hank son fils, muré dans son implacable soumission familiale, l’est aussi. Sonny, le petit-fils, le devient à son corps défendant. mehr lesen / lire plus

Hamilton Guy: The Man with the Golden Gun

Christopher Lee campe un vilain mémorable aux trois tétons, fou et génial à la fois – phénomène bien connu chez James Bond. Roger Moore n’a qu’à bien se tenir. En particulier les scènes du cabinet des horreurs de Scaramanga font toute l’originalité du film, puisqu’elles rendent à merveille le côté „pitrerie“ intrinsèque aux aventures de 007.

A la Cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective Christopher Lee, ce vendredi 5 avril à 20h30.

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Robert Altman: Gosford Park

Mord in einem englischen Landhaus, das riecht etwas nach altertümlichem britischen Stoff. Doch Robert Altmans „Gosford Park“ ist kein gewöhnlicher Krimi, sondern eine clevere Gesellschaftsstudie.

Er schnüffelt sehr britisch herum. Sie bleibt klassisch gelangweilt.

Zwei Welten

(rw) – Der Mörder war immer der Gärtner doch im Unterschied zu anderen klassischen englischen Kriminalgeschichten tritt ein solcher in Robert Altmans „Gosford Park“ nicht auf. Dafür wimmelt es nur so von Butlern, Zofen, kleinem und großem Adel, und alle könnten’s gewesen sein. Aber auch das ist anders: Statt zu Anfang geschieht der erwartete Mord von William McCordle irgendwann im letzten Drittel des Films, quasi nebenbei. mehr lesen / lire plus

Richard Kelly: Donnie Darko

Richard Kelly, scénariste-réalisateur de „Donnie Darko“, part d’un scénario, qui détourne habilement d’autres films: „Harvey“ (1950) pour le lapin imaginaire, „Magnolia“ (1999) pour le personnage de „séminariste de motivation“ ou „The Sixth Sense“ (1999) pour la fin, qui fait qu’il faudra revoir le film pour y comprendre vraiment quelque chose. Il livre un visuel brillamment mis en scène, et une histoire qui joue de manière intelligente avec différents concepts de la mort et du temps.

Dans le cadre du festival „Cinénygma“, à l’Utopolis, samedi 6.4. à 19h30.

Germain Kerschen mehr lesen / lire plus

Kounen Jan: Nid de guêpes

Bienheureux les grincheux, qui se plaignent que le cinéma français est bien trop souvent intello, car ils seront servis avec „Nid de guêpes“!

Pascal Greggory se faisant prendre la vedette pour une arme à feu.

ACTION FRANCAISE

Vraiment folle la guêpes

Dans ce film, on fait abstraction du scénario, on mise sur les armes à feu en tout genre et les trous de balles prennent la vedette aux divers protagonistes qui ont tout de même un nom connu dans le monde du cinéma. Certains, comme Sami Naceri, ne nous étonneront pas de leur présence au générique, car ils ont vraiment la gueule de l’emploi. mehr lesen / lire plus

Costa-Gavras: Amen

Après la polémique suscitée par son affiche, il est presque impossible d’aborder „Amen“ de Costa-Gavras sans son cortège d’opinions diverses.

Ricardo Fontana (Mathieu Kassovitz) face aux sourdes oreilles du Vatican.

Seuls contre l’indicible

Etait-il utile de prolonger le symbole de la croix catholique par les branches de la croix gammée? Etait-ce si important d’en faire tout un foin? A cela, sans vouloir prolonger le débat, on serait tenté d’ajouter qu’il est étonnant de voir une Eglise s’offusquer à ce point du détournement d’un symbole, alors qu’il est question du silence de cette dernière sur des faits bien réels.

Sujet délicat, s’il en est, pour Costa-Gavras, qui s’est fait une spécialité des thématiques engagées, mettant en scène des individus confrontés aux dérives des pouvoirs en tous genres et sous toutes les latitudes. mehr lesen / lire plus

Davis Carl: LIVE CINEMA

25 années d’existence pour la Cinémathèque luxembourgeoise et 15 ans de „live cinema“ se fêtent en images signées Buster Keaton et Charlie Chaplin et en musiques composées et dirigées par Carl Davis.

Grâce au Luxembourg

woxx: Jusqu’à quel point étiez-vous sous la direction de Buster Keaton pour „The General“?

Carl Davis: Totalement. J’étais l’esclave du film. Composer pour un film muet est un travail tellement unique. Dans le cas d’un nouveau film, il y a toujours plusieurs personnes – réalisateur, producteur, etc. – qui créent, ensemble, quelque chose de nouveau. Dans ce cas-ci, je dois avoir un point de vue historique. mehr lesen / lire plus

Costa Gavras: Amen

Costa Gavras met en scène cette histoire autour de l’extermination des juifs par les nazis, en évitant tout voyeurisme macabre. C’est bien. Mais le film se déroule trop linéairement. Pas de hauts ni de bas dans l’émotion transmise. Mathieu Kassovitz a résolument trop peu d’expérience d’acteur pour rendre toute la profondeur d’un personnage de vicaire extrêmement tragique. Seul l’excellent Ulrich Tukur arrive à faire ressentir, par moments, toute l’horreur des événements mis en images dans ce film.

A l’Utopia.

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Scott Ridley: Black Hawk Down

Avec „Black Hawk Down“ Ridley Scott lève le voile sur la bataille de Mogadicio de 93: les américains n’étaient pas les „bons“, comme on a voulu nous le faire croire – et ils en ont pris plein la gueule.

Dans „Black Hawk Down“ Ridley Scott soulève des questions de conscience: peut-on faire confiance à une porte trouée?

Au coeur de l’enfer

Après avoir exploité sous tous les angles la seconde guerre mondiale et celle du Vietnam, Hollywood, à travers Ridley Scott, s’intéresse à une autre guerre, l’intervention américaine en Somalie. Le réalisateur part d’un fait authentique qui est passé quasiment inaperçu dans nos livres d’histoire. mehr lesen / lire plus

Mira Nair: The Monsoon Wedding

Mit gewohnt farbenprächtigen Bildern hat die indische Regisseurin Mira Nair das vielleicht wichtigste Ereignis im Leben der oberen indischen Mittelklasse inszeniert, die standesgemäße Hochzeit. Nair gelingt es, mit Hilfe eines kleinen Lebensausschnitts die Tabus eines Landes zwischen Tradition und Moderne aufzuzeigen.

Im Utopia

Ines Kurschat mehr lesen / lire plus

Leconte Patrice: L’histoire de Marion

Si Patrice Leconte a réussi à éviter les pièges d’une histoire qui aurait pu être sordide, il est quand même tombé dans les filets d’un joli minois.

Rêver l’impossible? Qu’un beau jour le prince charmant, l’élu de son coeur viendra et que le monde sera beau.

Patrice Leconte, cinéaste ô combien prolifique avec un nouveau film chaque année, s’est toujours intéressé aux atmosphères particulières, aux mondes à part. Souvenez-vous de „La fille sur le pont“, ou encore de „Ridicule“. Il nous confronte chaque fois au choc d’un monde avec son propre imaginaire. Cette fois, il a choisi de revisiter, à sa manière, les bordels à froufrou des années quarante, avant que les prostituées ne se retrouvent définitivement sur les trottoirs et que les maisons closes le soient au sens propre après l’avoir été au figuré. mehr lesen / lire plus

Michael Mann: Ali

Tout ça pue la chasse aux Oscars. Avouons que Will Smith fait du bon boulot et que Jon Voight est génialement méconnaissable. Mais le film ennuie trop souvent, surtout que Michael Mann aime l’allonger avec des plans pseudo-lourds de sens, comme ceux montrant l’acteur principal fixant le large. Du coup, „Ali“ n’arrive pas à cerner véritablement le personnage exceptionnel qu’est Muhammad Ali. Procurez-vous donc plutôt le documentaire „When We Were Kings“ (1996) de Leon Gast.

A l’Ariston

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Howard Ron: A Beautiful Mind

Ein schöner Film über den „A Beautiful Mind“ des Mathematikers John Forbes Nash Jr.

Das Genie (Russel Crowe) und seine Frau (Jennifer Connelly).

Genie und Wahnsinn

Mal ehrlich, kennen Sie John F. Nash Jr.? Der neue Film „A Beautiful Mind“ vom amerikanischen Regisseur Ron Howard („Apollo 13“) widmet sich dem Leben des Mathematikers John Forbes Nash Jr.. Also ein Film für Insider wie Wirtschaftswissenschaftler oder Mathematiker? Nun, eine anfängliche Skepsis wird durch die originelle und dynamische Verfilmung und die geniale Interpretation des Hauptdarstellers (Russell Crowe) schnell weggefegt.

Der Film inspiriert sich an der gleichnamigen Biographie von Sylvia Nasar, die ihre Informationen aus Gesprächen mit der geschiedenen Ehefrau Alicia und mit Freunden von Nash zusammentrug, Nash selbst hielt sich mit Stellungnahmen zurück. mehr lesen / lire plus

MISSION CLEOPATRE: Du nez pour défier César

Avec „Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre“ Alain Chabat nous montre qu’il a très bien compris le sens de la BD.

Poil au nez!

Vexée par César qui ne reconnaî t pas la grandeur du peuple égyptien, Cléopâtre, reine des reines, lance à ce dernier un défi: son peuple lui construira le plus prestigieux palais du monde en trois mois exactement. Et, c’est l’architecte Numérobis qui se chargera de la réalisation et ce, au grand désespoir d’Amonbofis, l’architecte officiel de la Cour. Si Numérobis réussit ce challenge, il sera couvert d’or, sinon il sera jeté aux crocodiles! Désemparé, Numérobis fait appel à Astérix, Obélix et Panoramix qui, détenteur du secret de la potion magique, est le seul à pouvoir rendre possible cette course contre la montre. mehr lesen / lire plus

STORYTELLING: … einen Umweg wert

Sarkasmus pur – das war schon Solodz‘ Erfolgsrezept beim ätzenden Episodenfilm „Happiness“, und mit „Storytelling“, einem Pseudo-Dokumentarfilm über eine amerikanische Mittelstandsfamilie, setzt er noch eins drauf. Leider ist das Resultat längst nicht so mitreißend, aber „Storytelling“ ist doch einen Umweg wert.

Im Utopia. mehr lesen / lire plus

Bausch Andy: Le Club des Chômeurs

Inspiré par une vision de „The Full Monty“, Andy Bausch fonde „Le Club des Chômeurs“ et réaffirme un talent qui semblait en perdition télévisionnaire.

MINETT-MOVIE

The Full Unemployment

(gk) – Entre „Doppelter Einsatz“, „Balko“ et „Helicops“, Andy Bausch n’avait su réaliser dernièrement que des films plutôt chiants: „Letters Unsent“ (1996) et „Back in Trouble“ (1997). „Le Club des Chômeurs“ tombe donc à pic pour redorer son blason de réalisateur utilisant des clichés luxembourgeois pour les traiter avec un curieux mélange de respect irrespectueux.

Cette fois-ci, il s’en prend à la situation du chômage au Luxembourg et la croyance populaire du: „Wee kéng Aarbescht fënnt, dee wëllt nët schaffen.“ mehr lesen / lire plus

Ken Loach: The Navigators

Ken Loach wie in frühen Tagen: Fast authentisch und gänzlich unspektakulär zeigt er uns die Folgen der Eisenbahn-Liberalisierung in Großbritannien, die unter Thatcher begonnen hat und von Tony Blair weiterverfolgt wird. Da nimmt sich unser liberaler Transportminister mit seinen Milliardenprogrammen fast wie ein Kryptokommunist aus. Ein etwas fatalistischer Film, der uns weniger die Zusammenhänge erläutert, dafür aber Einzelschicksale herausarbeitet. Ohne hollywoodgerechtes Ende bleibt eine gewisse, durchaus gewollte Frustration bei den ZuschauerInnen zurück. Vielleicht präsentiert uns Loach in zehn Jahren eine Fortsetzung und zeigt uns, was aus seinen ProtagonistInnen geworden ist.

Im Utopia

Richard Graf mehr lesen / lire plus

de Oliveira Manoel: Je rentre à la maison

Avec „Je rentre à la maison“ Manoel de Oliveira aborde un sujet tragique avec beaucoup de fraîcheur.

Michel Piccoli apporte toute l’épaisseur nécessaire à son personnage.

Ballet quotidien

A la sortie d’une représentation du „Roi se meurt“, un vieil acteur à qui on ne la fait plus – admirable Michel Piccoli – est averti de la mort accidentelle de sa femme, de sa fille et de son beau-fils. Ses amis s’interrogent sur la manière dont le vieux brisquard va gérer cette terrible situation. D’aucuns pensent qu’il ne survivra pas longtemps à ce drame et qu’on ne le reconnaîtra plus en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. mehr lesen / lire plus

Link Caroline: Nirgendwo in Afrika

In „Nirgendwo in Afrika“ erzählt Regisseurin Caroline Link einfühlsam und ohne exotische Klischees die Geschichte einer jüdischen Familie, die aus Nazi-Deutschland nach Kenia emigriert.

— Affiche —

Das Leben ist schön

Mit Afrikanistik und animistischen Kulten hat sich Produzent Peter Herrmann in einem früheren Leben beschäftigt. Kein Wunder, dass der Mythos Afrika ihm ein besonderes Anliegen ist. Bei der Produktion von „Nirgendwo in Afrika“ wurden jedenfalls weder Mühe noch Aufwand gescheut, um an Originalschauplätzen im entlegenen kenianischen Busch zu drehen. So liest sich die Produktionsgeschichte wie ein Abenteuer. Mangelnden Hotels, schlechten Straßen, veralteten Telefonleitungen und sogar einer Dürrekatastrophe wurde getrotzt. Eine 40 Kilometer lange Straße musste gebaut werden, um die Lastwagen mit Licht, Generatoren, Wasser und Treibstoff zum Drehort zu transportieren. mehr lesen / lire plus