NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (3): Au-delà du masque

Oscar García Martín a 33 ans, il vit au Luxembourg depuis 1993. Enfant immigré en Belgique, une des voix espagnoles du petit train de la Pétrusse, animateur de radio, doubleur de films, figurant, comédien, interprète, traducteur, un véritable „spécialiste“ dans des métiers sans visage.

Oscar García Martín, multitalent qui voudrait, en plus, savoir chanter de l’opéra.

woxx: Quelle impression vous donne votre voix dans le petit train de la Pétrusse?

Oscar García Martín: Je ne l’aime pas! Je la trouve artificielle. Depuis lors, j’ai beaucoup travaillé ma voix. J’ai étudié au Conservatoire, je joue du théâtre et j’apprends à chanter. En fait, la voix qui me plaît vraiment est celle de Mélusine, qui est celle d’Alicia de Medina Rosales. mehr lesen / lire plus

NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (2): Une vie de cinéma

Depuis ses débuts aux „Vox“, Jean Defrang est devenu le projectionniste le plus réputé du Luxembourg. Surtout à cause de ses débuts aux côtés de Fred Jung, ancien et célébrissime directeur de la Cinémathèque luxembourgeoise.

Jean Defrang sur le métier de projectionniste de films: „Par le passé, il fallait tout regarder, l’image, le projecteur, ce n’est plus comme ça aujourd’hui. Il n’y a plus de gens qui font ça avec leur coeur.“

woxx: Comment êtes-vous devenu projectionniste?

Jean Defrang: Aux débuts des années 50, quand j’étais gosse, il y avait un cinéma de quartier à la Côte d’Eich, le „Florida“, où l’on projetait des films d’action, comme „Zorro“ et j’y traînais tous les dimanches. mehr lesen / lire plus

NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (1): „Je préfère regarder les gens dans les yeux“

Marcel a 25 ans, il est Luxembourgeois, marié et il travaille comme standardiste d’une compagnie de taxis. Entre un appel et l’autre, nous avons réussi à mener une petite conversation.

Marcel: Devinez quelle voix il a …

woxx: Comment se passe votre journée de travail?

Marcel: Je commence à 7.30 heures, j’attends que les courses arrivent, que les chauffeurs s’annoncent, on contrôle si tout le monde est là et on démarre. Je finis à 15.30 heures. En général toutes les journées se ressemblent. Mon père travaillait ici et, lorsqu’il a pris sa retraite, j’ai fait la demande pour ce
poste. Je venais le voir parfois. mehr lesen / lire plus

HERALDO SALAS ASTUDILLO: „Patte de chien“

Le Chilien Heraldo Salas Astudillo est né entouré du rythme du tango et a fait partie de l’opposition à Pinochet. Il s’est fait une réputation au Luxembourg en tant que musicien, mais aussi comme cuisinier hors pair.

Né à Valparaíso (Chili) en 1953, Heraldo Salas Astudillo est arrivé en Europe en 1996. Il a d’abord atterri à Louvain-la-Neuve et, depuis cinq ans, il réside au Luxembourg où il s’est fait une réputation à cause de son activité de professeur de musique, mais aussi comme bon cuisinier. „C’est normal“, dit-il, „chez-moi, l’hospitalité est une façon de vivre. On aime recevoir des gens à la maison et leur offrir à manger et à boire.“

woxx: Que faisiez-vous au Chili avant votre départ pour l’Europe? mehr lesen / lire plus

JEAN SORRENTE: Ecriture faite à la main

Jean Sorrente, le dernier lauréat du prix littéraire Servais pour son roman „Et donc tout un roman“ (Editions Phi, 2002) nous a ouvert les portes de sa maison.

Jean Sorrente: „Un pseudonyme est l’invention d’une identité. Je deviens de plus en plus Sorrente“. (Photo: Christian Mosar)

woxx: Pourquoi Sorrente?

Jean Sorrente: Sorrente est l’endroit où Virgile a fait une offrande à la déesse Vénus, pour que celle-ci lui permette d’achever l’Enéide.

Mais ce n’est pas votre seul pseudonyme …

Non, j’en ai utilisé plusieurs quand j’écrivais des chroniques pour des journaux. En fait, un pseudonyme est l’invention d’une identité. Je deviens de plus en plus Sorrente. mehr lesen / lire plus

ANNY KELLER: Si on est juste, on peut tout faire

Née au Luxembourg,
le 25 septembre 1975, éducatrice graduée (I.E.E.S., Livange), formatrice diplômée de l’Ecole de Cirque de Bruxelles, Anny Keller a échangé les quarante heures de travail contre un mi-temps et la sécurité de la routine contre une camionnette, pour devenir le „Lézard du Cirque“.

Annie Keller: „Quand je raconte que j’ai été à l’école de cirque, on me demande souvent si je dresse des tigres!“ (photo: Christian Mosar)

woxx: Pourquoi as-tu fait cette formation?

Anny Keller: Après avoir eu mon diplôme d’éducatrice graduée, j’ai travaillé une année, mais j’ai décidé de compléter ma formation. Je pensais que le travail d’éducatrice pouvait bien se marier au cirque. mehr lesen / lire plus

EMILE LEFORT: Mourir est un luxe

Pendant les quinze dernières années, on a croisé Emile Lefort dans des lieux très hétérogènes, son visage est familier pour les habitués du centre-ville. Certains pensent que c’est un „original“, d’autres le considèrent comme un érudit. Pour les uns il est traducteur, pour les autres, un bohémien. Il y a ceux qui le croient Américain et ceux qui connaissent ses origines bien enracinées dans l’histoire du Luxembourg.

woxx: Au juste, qui est Emile Lefort?

Emile Lefort: Un condamné: cancer intraitable. Je vois déjà l’entrée du tunnel. En fait, votre question devrait plutôt être „Qui étiez-vous?“

Et bien, qui étiez-vous?

Je suis né à la ville de Luxembourg, le 15 septembre 1948. mehr lesen / lire plus

SELMA ET SELMA: Anniversaire d’une rencontre

Selma Hadrovic-Schauls (Mostar, 1962) et Selma Cimic (Bihac, 1962) se sont rencontrées au Luxembourg, il y a dix ans. Elles nous invitent à partager cet anniversaire le 18 juin à la Kulturfabrik.

La musique leur permet aussi de montrer qu’en leur pays d’origine, l’ex-Yougoslavie, „il y a une culture qui l’emporte sur la guerre et que nous avons une mémoire positive à sauvegarder“. Selma Cimic et Selma Hadrovic-Schauls.
(photo: Christian Mosar)

woxx: Quand et pourquoi êtes-vous arrivées au Luxembourg?

Selma Hadrovic-Schauls: Je suis venue en 1986, par amour. L’année précédente, j’avais rencontré Robi à Florence, tandis que je faisais un cours à l’université. mehr lesen / lire plus

SU-MEI TSE: „Je suis artiste et, par hasard, je suis Luxembourgeoise“

Une femme menue, à l’apparence fragile et au regard déterminé, qui dégage l’assurance de ceux qui consacrent du temps à l’observation et à la réflexion … Su-Mei Tse (Luxembourg, 1973) représentera le Luxembourg, avec l’oeuvre „air conditioned“, à l’édition 2003 de la Biennale de Venise.

Su-Mei Tse: „L’éducation est très importante dans mon travail, car je pense qu’elle fait partie de nous, qu’elle nous marque, qu’on y est liés, même si on n’est pas forcément d’accord avec ce qu’on a reçu.“ (photo: Christian Mosar)

woxx: Que diriez-vous sur votre travail?

Su-Mei Tse: La technique, même si elle est très présente dans mon travail, m’intéresse très peu au départ. mehr lesen / lire plus

Aman Amanullah: C’est quoi, une vie normale?

Né au Pakistan en 1955, il vit au Luxembourg depuis 1989. Il y est venu par amour et y est resté. Devenu Luxembourgeois, Aman Amanullah nous parle de ses „Imaginary Homelands“.

Aman Amanullah: „Il existe une lacune entre les gens handicapés et ceux qui prennent les décisions.“

woxx: Pourriez-vous nous décrire votre parcours depuis le Pakistan?

Aman Amanullah: L’idée d’aller aux États-Unis pour faire des études supérieures m`avait toujours fasciné. Mais par manque de motivation suffisante, je ne l’avais pas réalisée. Finalement, je suis parti du Pakistan en 1981, à l’âge de 26 ans. C’était la période ou l’U.R.S.S a envahi l’Afghanistan et mon pays vivait sous une dictature soutenue par les États-Unis. mehr lesen / lire plus

Duncan Roberts: „Luxembourg, mon home“

A l’occasion du „7th Cinénygma Luxembourg International Film Festival“, rencontre avec l’un des membres clé de l’a.s.b.l. organisatrice, Duncan Roberts, également rédacteur en chef du magazine en langue anglaise, „Luxembourg News“.

Comment un Anglais peut-il se sentir bien au Luxembourg? Mode d’emploi selon Duncan Roberts.

En échangeant la Tamise contre la Pétrusse, Duncan Roberts est sûr d’avoir fait le bon choix. Après cinq ans à Londres, où il était gérant de deux magasins de disques, l’Anglais arrive au Luxembourg en juin 1990. Ce mordu de musique et de cinéma, né à Manchester, est marié à une Allemande, avec laquelle il a deux enfants jumeaux. mehr lesen / lire plus

Femmes et radio: Liberté d’expression dans la limite des places disponibles

Dans le réseau „InterKonneXiones“, les femmes des radios libres essayent de déconstruire, par une réflexion autocritique, les stéréotypes racistes et sexistes des médias de leurs pays.

„Nous devons encore trouver la véritable utilité du réseau“, est une des analyse de Lola García concernant la situation actuelle du forum d’échange et de discussions qu’est „Femmes créant des espaces de communication“.

IKX a été fondé en 1992, en tant que réaction à l’information produite par le journalisme conventionnel: sensationnaliste, sexiste, raciste, basée sur la domination du Sud par le Nord.

„Femmes créant des espaces de communication“ est un réseau de journalistes féminines des radios libres et indépendantes. mehr lesen / lire plus

JULIA LEON: Creuser dans le folklore pour mieux connaître son histoire

Julia León préserve la tradition de la musique séfarade. Le woxx a parlé avec la chanteuse de ses influences folkloriques. En concert à Luxembourg le 1er mars.

„Nous faisons la musique avec nos moyens, comme ils ont dû le faire aussi.“ Julia León présentera une musique du monde d’un autre siècle à Luxembourg.

Séfarade (Sefarad) est un mot hébreu signifiant „Espagne“. Son pluriel, sfaradim, désigne les descendants des Juifs de la péninsule ibérique. A l’époque de la domination islamique sur l’Espagne, (du VIIIe au milieu du XIIIe siècle), une importante communauté juive y vivait. En dehors des périodes de persécutions et de conversions forcées, les Juifs étaient tolérés et participèrent ainsi à une véritable symbiose culturelle et religieuse avec les Musulmans et les Chrétiens. mehr lesen / lire plus

Kayser Jang: L’empereur sans frontières

Pour les uns, Jang Kayser est un homme mince qui circule dans la Kulturfabrik, d’un pas rapide, l’air inquiet. On y voit l’organisateur impénétrable, inexpugnable …

Il aime les rencontres, pas seulement autour d’une bonne cigarette. Jang Kayser s’investit dans l’organisation de projets culturels sans frontières.

(photo: Christian Mosar

ORGANISATEUR DE RENCONTRES

Pour les autres, il fait partie du panorama social et culturel luxembourgeois depuis plus de vingt ans. Discret, il aime bien écouter les histoires d’autrui, créer des espaces où la mémoire prend la parole. L’année de sa naissance Staline est mort, Elisabeth II est couronnée, „En attendant Godot“ est jouée pour la première fois, à Cannes Philippe Schneider présente le court métrage „Le Luxembourg et son industrie“ et Jacques Tati „Les vacances de Monsieur Hulot“. mehr lesen / lire plus

MAIN DANS LA MAIN: Solidarité sans barreaux

J’aurais été bien content si quelqu’un m’avait aidé à mon arrivée …“ Au moment où dix personnes en rétention administrative sont, selon le „Lëtzebuerger Flüchtlingsrot“, en grève de la faim, ces propos d’un détenu du groupe d’entraide „Main dans la main“ prennent toute leur actualité.

„Hôtel cinq étoiles“, „chantier de talents artistiques“, „dépôt d’ordures“ … Les avis sur la prison sont très divers. La seule chose dont on peut être sûr, c’est que vivre au CPL n’est pas vraiment divin. A un moment où la façade de la prison intéresse l’opinion publique, il semble opportun de présenter un projet, né à l’intérieur de ces murs. mehr lesen / lire plus

MARCHAND: Le parfum de Noël

Si vous aimez les parfums et les encens, vous le connaissez probablement. En discutant avec Richard, vous entendrez chanter l’accent du midi français, qui met un peu de soleil et de chaleur dans le marché de Noël de la Place d’Armes.

Richard (Schneider par son côté paternel alsacien et Nicolás par son côté maternel espagnol) vient au Luxembourg depuis août 1979. C’est grâce à un vendeur hollandais – rencontré sur un marché de la Côte d’Azur où il était déjà vendeur avec son
copain Jean-Michel -, qu’il a appris l’existence d’une grande foire au Luxembourg: la „Schueberfouer“. Il est venu et a rencontré „Monsieur Capesius, un grand monsieur, avec beaucoup de classe“, qui avait son bureau au Centre Hamilius et qui assignait
les places aux vendeurs.
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CLAE: Savoir d’où l’on vient …

Milenko Keserovic et Franco Barilozzi, respectivement vice-président et secrétaire général du CLAE (Comité de Liaison et d’Action des Etrangers), nous parlent d’identité, d’intégration, de leurs convictions et de leurs espoirs en un avenir ouvert à toutes les cultures.

woxx: Pouvez-vous raconter votre biographie luxembourgeoise?

Franco Barilozzi: Je suis arrivé à l’âge de 9 ans, en 1966, avec ma mère. Mon père y était déjà. Vers 18 ou 19 ans, à la fin de l’école, des amis m’ont amené dans un milieu où l’on discutait politique, intégration, revendications … Et je me suis engagé. Pendant six ans, à côté de mon travail de technicien, j’ai milité dans une section d’un syndicat italien. mehr lesen / lire plus

BAILAOR: „Le flamenco est comme un virus!

Deux grands de la danse flamenco contemporaine se produiront ce samedi à Luxembourg. Tandis que Mercedes Ruiz était au Japon, où elle a donné des cours de danse, nous avons parlé avec Andrés Peña, le „bailaor“.

Andrés Peña s’inspire beaucoup des grandes figures classiques du flamenco, comme el Farruco représenté ici.

(Photo dans „La Rage et la Grâce“ de René Robert, Editions Alternatives, 2001)

woxx: Comment décririez-vous votre parcours?

Andrés Peña: J’ai commencé à danser parce que j’aimais ça, mais je n’imaginais pas que j’arriverais à en vivre. Vers l’âge de 10, 11 ans, je me suis inscrit à l’école de danse de mon quartier et ensuite à celle d’Angelita Gómez. mehr lesen / lire plus

FANFARE: Schammo François

A l’occasion de la fête nationale, le woxx a interviewé le directeur de la Fanfare Royale Grand-Ducale, François Schammo.

„Je ne peux qu’être très honoré.“

François Schammo est devenu directeur de la Fanfare Royale Grand-Ducale à 20 ans.

(photo: Christian Mosar)

Musique métier, musique passion

Enfant de Luxembourgeois et d’Italienne Né en 1978, François Schammo – ancien élève de Carlo Pettinger au Conservatoire et, actuellement, inscrit à la „Staatliche Hochschule für Musik“ en Allemagne – est, de plus, depuis septembre 1999, directeur de la „Fanfare Royale Grand-Ducale de Luxembourg – Grund – Fetschenhof – Cents – Pulvermuhl“, qui fête cette année son 150e anniversaire. mehr lesen / lire plus

NATHALIE ZLATNIK: „Si je faisais de l’art contemporain, je photographierais ma vulve …“

Une femme blonde, grande, née en mai 58, qui, au début, peut faire songer à Marlène Dietrich, mais qui ne tarde pas à montrer son style et son caractère tout à fait personnels, s’exhibe dans la vitrine de „Louis Vuitton“, au centre ville, dans le cadre de la manifestation „Or-ne-ment“.

Nous connaissions surtout Nathalie Zlatnik comme peintre avec des dons certains pour le dessin et le portrait. Un trait déterminé et net. La simplicité et la force de ses regards. Autour d’une tasse de café et entourées par de nombreux objets variés, dont une magnifique collection de chaussures, nous avons parlé de son travail, de son évolution, de la/sa vie, en somme. mehr lesen / lire plus