PILE OU FACE (2): „Je veux garder ma liberté“

Si le papillon bat des ailes en Asie, le monde change.“ (Lao-Tse)

Jeannot Schmitz: „Si on est prêt à affronter les défis, on peut travailler n’importe où.“

Les cheveux longs, des petites lunettes „à la Trotski“- on pourrait s’imaginer que Jeannot Schmitz fait partie d’un groupe de musique ou d’un mouvement Post-soixante-huitard. C’est pourtant au Bureau des Enregistrements et domaines qu’il nous accueille. Surprise.

Woxx: Jeannot, que faites- vous pendant les heures de bureau?

Jeannot Schmitz: Je travaille dans un service de l'“Enregistrement“ qui concerne l’application directe d’un taux de TVA inférieur au taux normal. Je reçois le courrier des demandeurs, je le trie, et je vérifie si les demandes sont bonnes pour accord ou à refuser. mehr lesen / lire plus

MARTINE PINZI: „Nous nous sommes enfermés dans de petites prisons“

Femme issue de l’immigration italienne, née en France, ancienne frontalière et résidant depuis sept ans au Grand-Duché. Responsable depuis 1986 de l'“International Kindergarten Luxembourg“, citoyenne militante pour la paix, mère et grande-mère. Voilà, en bref, Martine Pinzi.

Pour Martine Pinzi „Tous différents, tous égaux“ est un slogan qu’il faut savoir vivre sur le terrain.

woxx: Expliquez-nous le concept de l'“International Kindergarten“.

Martine Pinzi: Il a été crée par un collectif de femmes anglo-saxonnes et danoises, avec le but initial de donner aux enfants – anglo-saxons, américains et scandinaves, au départ – la possibilité de se retrouver et de jouer ensemble quelques jours par semaine. mehr lesen / lire plus

HENRI WEHENKEL: Résister ne se conjugue pas au passé

A l’occasion du „2e Forum social européen“ à Paris, nous nous sommes entretenus avec Henri Wehenkel, un des participants luxembourgeois, professeur d’histoire à la retraite, historien, chercheur, politiquement engagé „depuis toujours“, mais jamais politicien.

woxx: Parti communiste, Déi Lénk, ABI-L, Comité pour une paix juste au Proche-Orient Ù Tout cela fait-il partie de „votre“ résistance globale?

Henri Wehenkel: Bien sûr. Nous assistons à l’expansion du darwinisme social: la lutte de tous contre tous pour la survie. Ce qui est nouveau par rapport à ce qu’on vivait il y a 20 ou 30 ans c’est non seulement la disparition de la séparation entre le premier et le deuxième monde, mais aussi la „tiers-mondialisation“ du premier monde. mehr lesen / lire plus

SERGE HOFFMANN: La résistance ne se limite pas au combat patriotique

Entretien avec
Serge Hoffmann, président actuel des „Amis des Brigades
internationales – Luxembourg“.

„Au Luxembourg, 102 personnes se sont engagées dans les brigades internationales“. A côté d’être président des „Amis des Brigades internationales – Luxembourg“,
Serge Hoffmann est aussi conservateur des archives nationales.

Tout commence en novembre 1997, quand de nombreuses personnes ont rendu hommage aux volontaires des Brigades internationales partis du Luxembourg. Le sculpteur Lucien Wercollier a offert une oeuvre, inspirée par ses souvenirs de guerre, intitulée „-No pasarán!“, le cri le plus emblématique de la résistance anti-franquiste. En 1998 a été créée l’a.s.b.l. „Amis des Brigades Internationales-Luxembourg“ (ABIL) et chaque année celle-ci honore les personnes qui sont parties se battre pour le gouvernement démocratiquement élu de la deuxième république espagnole. mehr lesen / lire plus

NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (FIN): Une vie derrière le rideau

A regarder ses yeux magnifiques et son beau sourire, on l’imaginerait bien dans un rôle d’un de nos films préférés. Elle, par contre, a choisi de rester en arrière-plan. „Ma place est derrière le rideau. C’est là où je suis le plus utile.“

Aurélie Elich: „Les films d’époque, c’est passionnant. C’est le cas par exemple du film réalisé par Peter Webber „La jeune fille et la perle“ où j’ai travaillé avec Jenny Shircore, qui a reçu l’Oscar du meilleur maquillage pour le film Elizabeth.“

Aurélie Elich est Bruxelloise, elle a 25 ans et travaille depuis sept ans comme maquilleuse professionnelle. Depuis deux ans, elle vit au Luxembourg, où elle aide les acteurs et les actrices à „se mettre dans la peau de leur personnage“. mehr lesen / lire plus

NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (3): Au-delà du masque

Oscar García Martín a 33 ans, il vit au Luxembourg depuis 1993. Enfant immigré en Belgique, une des voix espagnoles du petit train de la Pétrusse, animateur de radio, doubleur de films, figurant, comédien, interprète, traducteur, un véritable „spécialiste“ dans des métiers sans visage.

Oscar García Martín, multitalent qui voudrait, en plus, savoir chanter de l’opéra.

woxx: Quelle impression vous donne votre voix dans le petit train de la Pétrusse?

Oscar García Martín: Je ne l’aime pas! Je la trouve artificielle. Depuis lors, j’ai beaucoup travaillé ma voix. J’ai étudié au Conservatoire, je joue du théâtre et j’apprends à chanter. En fait, la voix qui me plaît vraiment est celle de Mélusine, qui est celle d’Alicia de Medina Rosales. mehr lesen / lire plus

NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (2): Une vie de cinéma

Depuis ses débuts aux „Vox“, Jean Defrang est devenu le projectionniste le plus réputé du Luxembourg. Surtout à cause de ses débuts aux côtés de Fred Jung, ancien et célébrissime directeur de la Cinémathèque luxembourgeoise.

Jean Defrang sur le métier de projectionniste de films: „Par le passé, il fallait tout regarder, l’image, le projecteur, ce n’est plus comme ça aujourd’hui. Il n’y a plus de gens qui font ça avec leur coeur.“

woxx: Comment êtes-vous devenu projectionniste?

Jean Defrang: Aux débuts des années 50, quand j’étais gosse, il y avait un cinéma de quartier à la Côte d’Eich, le „Florida“, où l’on projetait des films d’action, comme „Zorro“ et j’y traînais tous les dimanches. mehr lesen / lire plus

NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (1): „Je préfère regarder les gens dans les yeux“

Marcel a 25 ans, il est Luxembourgeois, marié et il travaille comme standardiste d’une compagnie de taxis. Entre un appel et l’autre, nous avons réussi à mener une petite conversation.

Marcel: Devinez quelle voix il a …

woxx: Comment se passe votre journée de travail?

Marcel: Je commence à 7.30 heures, j’attends que les courses arrivent, que les chauffeurs s’annoncent, on contrôle si tout le monde est là et on démarre. Je finis à 15.30 heures. En général toutes les journées se ressemblent. Mon père travaillait ici et, lorsqu’il a pris sa retraite, j’ai fait la demande pour ce
poste. Je venais le voir parfois. mehr lesen / lire plus

HERALDO SALAS ASTUDILLO: „Patte de chien“

Le Chilien Heraldo Salas Astudillo est né entouré du rythme du tango et a fait partie de l’opposition à Pinochet. Il s’est fait une réputation au Luxembourg en tant que musicien, mais aussi comme cuisinier hors pair.

Né à Valparaíso (Chili) en 1953, Heraldo Salas Astudillo est arrivé en Europe en 1996. Il a d’abord atterri à Louvain-la-Neuve et, depuis cinq ans, il réside au Luxembourg où il s’est fait une réputation à cause de son activité de professeur de musique, mais aussi comme bon cuisinier. „C’est normal“, dit-il, „chez-moi, l’hospitalité est une façon de vivre. On aime recevoir des gens à la maison et leur offrir à manger et à boire.“

woxx: Que faisiez-vous au Chili avant votre départ pour l’Europe? mehr lesen / lire plus

JEAN SORRENTE: Ecriture faite à la main

Jean Sorrente, le dernier lauréat du prix littéraire Servais pour son roman „Et donc tout un roman“ (Editions Phi, 2002) nous a ouvert les portes de sa maison.

Jean Sorrente: „Un pseudonyme est l’invention d’une identité. Je deviens de plus en plus Sorrente“. (Photo: Christian Mosar)

woxx: Pourquoi Sorrente?

Jean Sorrente: Sorrente est l’endroit où Virgile a fait une offrande à la déesse Vénus, pour que celle-ci lui permette d’achever l’Enéide.

Mais ce n’est pas votre seul pseudonyme …

Non, j’en ai utilisé plusieurs quand j’écrivais des chroniques pour des journaux. En fait, un pseudonyme est l’invention d’une identité. Je deviens de plus en plus Sorrente. mehr lesen / lire plus

ANNY KELLER: Si on est juste, on peut tout faire

Née au Luxembourg,
le 25 septembre 1975, éducatrice graduée (I.E.E.S., Livange), formatrice diplômée de l’Ecole de Cirque de Bruxelles, Anny Keller a échangé les quarante heures de travail contre un mi-temps et la sécurité de la routine contre une camionnette, pour devenir le „Lézard du Cirque“.

Annie Keller: „Quand je raconte que j’ai été à l’école de cirque, on me demande souvent si je dresse des tigres!“ (photo: Christian Mosar)

woxx: Pourquoi as-tu fait cette formation?

Anny Keller: Après avoir eu mon diplôme d’éducatrice graduée, j’ai travaillé une année, mais j’ai décidé de compléter ma formation. Je pensais que le travail d’éducatrice pouvait bien se marier au cirque. mehr lesen / lire plus

EMILE LEFORT: Mourir est un luxe

Pendant les quinze dernières années, on a croisé Emile Lefort dans des lieux très hétérogènes, son visage est familier pour les habitués du centre-ville. Certains pensent que c’est un „original“, d’autres le considèrent comme un érudit. Pour les uns il est traducteur, pour les autres, un bohémien. Il y a ceux qui le croient Américain et ceux qui connaissent ses origines bien enracinées dans l’histoire du Luxembourg.

woxx: Au juste, qui est Emile Lefort?

Emile Lefort: Un condamné: cancer intraitable. Je vois déjà l’entrée du tunnel. En fait, votre question devrait plutôt être „Qui étiez-vous?“

Et bien, qui étiez-vous?

Je suis né à la ville de Luxembourg, le 15 septembre 1948. mehr lesen / lire plus

SELMA ET SELMA: Anniversaire d’une rencontre

Selma Hadrovic-Schauls (Mostar, 1962) et Selma Cimic (Bihac, 1962) se sont rencontrées au Luxembourg, il y a dix ans. Elles nous invitent à partager cet anniversaire le 18 juin à la Kulturfabrik.

La musique leur permet aussi de montrer qu’en leur pays d’origine, l’ex-Yougoslavie, „il y a une culture qui l’emporte sur la guerre et que nous avons une mémoire positive à sauvegarder“. Selma Cimic et Selma Hadrovic-Schauls.
(photo: Christian Mosar)

woxx: Quand et pourquoi êtes-vous arrivées au Luxembourg?

Selma Hadrovic-Schauls: Je suis venue en 1986, par amour. L’année précédente, j’avais rencontré Robi à Florence, tandis que je faisais un cours à l’université. mehr lesen / lire plus

SU-MEI TSE: „Je suis artiste et, par hasard, je suis Luxembourgeoise“

Une femme menue, à l’apparence fragile et au regard déterminé, qui dégage l’assurance de ceux qui consacrent du temps à l’observation et à la réflexion … Su-Mei Tse (Luxembourg, 1973) représentera le Luxembourg, avec l’oeuvre „air conditioned“, à l’édition 2003 de la Biennale de Venise.

Su-Mei Tse: „L’éducation est très importante dans mon travail, car je pense qu’elle fait partie de nous, qu’elle nous marque, qu’on y est liés, même si on n’est pas forcément d’accord avec ce qu’on a reçu.“ (photo: Christian Mosar)

woxx: Que diriez-vous sur votre travail?

Su-Mei Tse: La technique, même si elle est très présente dans mon travail, m’intéresse très peu au départ. mehr lesen / lire plus

Aman Amanullah: C’est quoi, une vie normale?

Né au Pakistan en 1955, il vit au Luxembourg depuis 1989. Il y est venu par amour et y est resté. Devenu Luxembourgeois, Aman Amanullah nous parle de ses „Imaginary Homelands“.

Aman Amanullah: „Il existe une lacune entre les gens handicapés et ceux qui prennent les décisions.“

woxx: Pourriez-vous nous décrire votre parcours depuis le Pakistan?

Aman Amanullah: L’idée d’aller aux États-Unis pour faire des études supérieures m`avait toujours fasciné. Mais par manque de motivation suffisante, je ne l’avais pas réalisée. Finalement, je suis parti du Pakistan en 1981, à l’âge de 26 ans. C’était la période ou l’U.R.S.S a envahi l’Afghanistan et mon pays vivait sous une dictature soutenue par les États-Unis. mehr lesen / lire plus