Gentrifizierung: Gefährdete Heimaten

Mit dem „Zing“ gelang es Awa Taban-Shomal, im Saarbrücker Szenequartier Nauwieser Viertel eine einzigartige Jazzkneipe zu etablieren. Doch dann wurde der Mietvertrag gekündigt: Ein Investor hat mit dem Gebäude etwas anderes vor. Kein Einzelfall in Zeiten der Gentrifizierung. Ein exemplarisches Lehrstück für Prozesse, die überall voranschreiten, wo Städte nicht eingreifen. Also auch für Luxemburg.

2022 schloss in der Nauwieser Straße 10 nach einem Besitzerwechsel das wohl bekannteste Bordell des Saarlandes. (Copyright: Ekkehart Schmidt)

Awa Taban-Shomal ist zu einer Symbolfigur geworden. Und sie weiß das durchaus, als sie letzten Donnerstag im „Theater im Viertel“ auf die Bühne tritt, um ihren Abschied aus Saarbrücken zu begehen. mehr lesen / lire plus

Bonneweg: Mitmischen beim Mobilitéitsplang

Im Februar 2021 hatte die Stadt Luxemburg ihren „Mobilitéitsplang“ europaweit ausgeschrieben. Damit ist ein Verkehrsentwicklungsplan (VEP) gemeint, der in den kommenden 15 Jahren die Verteilung der für Mobilität genutzten Flächen nachhaltiger – sprich: im Sinne eines besseren Klimaschutzes – gestalten soll, zugleich aber die Lebensqualität in der Stadt erhalten, wenn nicht gar verbessern soll. „Eis Stad a.s.b.l.“ moniert allerdings, dass die von den Gemeindeverantwortlichen versprochene „umfassende (Bürger)-Beteiligung“ nur sehr bedingt zustande gekommen sei. In der Ausschreibung vorgesehene Foren- und Arbeitskreise hätten nicht stattgefunden. Die bislang abgehaltenen Informationsveranstaltungen, eine Online-Umfrage und ein „Austauschtag“ auf der Plëss würden den internationalen Standards eines VEP jedenfalls nicht genügen. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (et 10/10) : « Une main lave l’autre, les deux lavent le visage »

Né au Kosovo en 1977 et arrivé au Luxembourg en 1998, Fatos Krasniqi est, depuis 2012, avec son frère Zeqir, le patron de l’hôtel Zurich et de la brasserie Barbarella.

Photo : Paulo Lobo

Je suis venu pour demander la protection internationale. Au Luxembourg, j’ai ressenti pour la première fois ce qu’était la liberté. Au début, je pensais que je rentrerais, mais je suis resté. Je me suis bien intégré et ai fondé une famille. Mes frères sont aussi restés. L’un d’eux, Dervish, est même devenu fonctionnaire au ministère de l’Éducation nationale ! Ma sœur est en Allemagne. J’ai rencontré de bonnes personnes qui m’ont donné du travail. mehr lesen / lire plus

Carte Blanche op RTL: Ee Moratoire fir d’Ofrappen

Eng Carte Blanche vum woxx-Journalist Richard Graf iwwer eng Initiative an Däitschland, déi Lëtzebuerg och gutt zu Gesiicht stéing.

De Méindeg gouf an Däitschland eng Initiative vun iwwert Honnert Expert*innen an Organisatiounen aus dem Beräich Architektur, Stadentwécklung, Klimaschutz asw. lancéiert, déi an engem oppene Bréif un déi däitsch Wunnengsbauministerin fir en „Abrissmoratorium“ antrieden. Ee bësschen Bedeelegung aus Lëtzebuerg gouf et och, ass dach de Florian Hertweck, deen op der Uni.lu Architekturprofesser ass, Matinitiator.

Och wann Wunnengsproblematik an Däitschland sech regional ënnerschiddlech duerstellt, sou ass se dach besonnesch an den ekonomeschen Ballungszenteren, duerchaus mat der Lëtzebuerger Situatioun vergläichbar.

Ëmsou méi kéint also op den éischte Bléck stutzeg ginn, firwat grad och Vertrieder*innen aus der Baubranche fir en Stopp vum Ofrappen vu bestoenden Haiser antrieden. mehr lesen / lire plus

Klima und Denkmalschutz: Abrissmoratorium

Am Montag wurde die Initiative „abrissmoratorium.de“ lanciert. Ausgangspunkt ist der horrende CO2-Ausstoß einer ganzen Branche, aber auch denkmalschützerische Prinzipien werden angesprochen.

Weit über hundert Persönlichkeiten und Verbände haben am Montag einen offenen Brief an die Bundesbauministerin für Wohnen, Stadtentwicklung und Bauwesen, Klara Geywitz (SPD), gerichtet. Ausgehend von der Erkenntnis, dass die Baubranche in Deutschland mit 230 Millionen Tonnen Bau- und Abbruchabfällen rund 55 Prozent des gesamten Abfalls ausmacht und sie wiederholt ihre Emissionsminderungsziele nicht erreicht hat, verlangen sie ein Abrissmoratorium.

„Heute, wo die Klimaerwärmung spürbar, die Energieversorgung unsicher und die planetaren Grenzen erreicht sind, ist nicht der Erhalt von Gebäudestrukturen erklärungsbedürftig, sondern ihr Abriss“, heißt es in dem Schreiben. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (9/10) : « Là où il y avait le Victory… »

Le 23 septembre 2010, Casa Fabiana a ouvert ses portes. Nous fêtons cet anniversaire avec son alma mater, Fabiana Bartolozzi. Éducatrice de formation, elle a eu vers la quarantaine l’idée d’ouvrir un restaurant.

Photo : Paulo Lobo

Lorsqu’une amie m’a dit : « Là où il y avait le cinéma Victory, on a tout démoli… Ne serait-ce pas une bonne place pour le restaurant ? », j’ai un peu hésité. Or, je me suis dit que le cinéma Victory était lié à ma jeunesse. J’habitais alors à Bertrange et je venais à la gare de temps en temps. J’aimais bien le cinéma Victory et le Marivaux, et j’achetais toujours dans un très bon magasin de sport avenue de la Gare. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (8/10) : Le flair de la grande ville

Dans les années 1976-1977, Germain Bintz quitte Howald et s’installe dans le quartier de la gare, rue Origer.

Photo : Paulo Lobo

C’était un appartement très chouette. J’aimais bien les autres résident-es de l’immeuble : Mme Jeanne, qui tenait le magasin de lingerie en bas, très gentille mais très énergique, une autre vieille dame qui me disait qu’elle priait pour moi chaque soir, une famille portugaise et, surtout, Johnny Glesener, l’un des pionniers de la musique swing et jazz au Luxembourg, pianiste et arrangeur, qui a consacré toute sa vie à la musique. Avant la guerre, il avait tourné dans toute l’Europe. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (7/10) : D’une langue à l’autre

Kabirou Adjibade, plus connu comme Kabi, est bénino-togolais. Il réside au Luxembourg depuis 1998.

Photo : Paulo Lobo

J’ai déposé mes valises au quartier de la gare, rue Glesener. Mon projet professionnel était de continuer mes études, mais ma femme travaillait, nous avions une fille et j’ai dû me lancer dans la vie active. Tout d’abord, j’ai travaillé quelques mois dans un cabinet d’avocats, mais la vie de bureau n’est pas faite pour moi. Ensuite, je suis resté à la maison pour m’occuper de ma fille, en bénéficiant du congé parental, qui venait de se mettre en place au Luxembourg. En 2001, j’ai travaillé au Books and Beans, qui se trouvait sur l’avenue de la Liberté. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (6/10) : Que la vie reprenne

Né au Luxembourg de parents originaires de Bari – « Ils sont arrivés au Luxembourg il y a à peu près 60 ans. Ils étaient très jeunes : mon père devait avoir 16 ans et ma mère 18 » –, Franco Anelli est le patron du Lord Nelson, pub historique placé à mi-chemin entre le quartier de la gare et le centre-ville. Pendant une bonne trentaine d’années et jusqu’à 2012, son père a géré l’emblématique « after » Saumur.

Photo : Paulo Lobo

Franco Anelli : Après le Pfaffenthal, Bonnevoie et rue Beaumont, quand j’avais dix ans, nous nous sommes installés à Gasperich. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (5/10) : Vie de quartier

Originaire de Madrid, Alejandra Manzano Valle est arrivée à Luxembourg en février 2000 afin de travailler pour une institution européenne. Les premiers temps, elle a habité à l’hôtel Molitor et à l’hôtel Italia. Elle a fait de la gare son quartier.

Photo : Paulo Lobo

Alejandra Manzano Valle : À l’hôtel Molitor, je prenais le petit déjeuner dans la cafétéria, et quand je voyais arriver le bus, je sortais en courant pour l’attraper ! C’est là que j’ai compris quel était l’un des points positifs de ce quartier : il est très bien connecté ! Je suis restée ensuite presque deux mois à l’hôtel Italia, parce que cela a pris du temps de trouver un appartement, pour moi qui étais venue seule. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (4/10) : Dans l’air du temps

L’hôtel Carlton est devenu hôtel Perrin. Gwendolyne Schommer, fille du propriétaire et cogérante, nous raconte.

Photo : Paulo Lobo

Gwendolyne Schommer : Mon arrière-grand-père paternel s’appelait Perrin, était entrepreneur et a fait construire le bâtiment, avec l’idée initiale de le vendre. Or celui-ci est devenu un hôtel. La famille Perrin est restée la propriétaire des murs. Un locataire a nommé l’hôtel Carlton. En 2020, nous avons décidé de raviver les traces de l’histoire familiale.

C’était votre projet, de relayer votre père dans la direction de l’hôtel ?


J’ai fait des études en communication visuelle et je n’avais jamais pensé travailler dans le milieu familial. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (3/10) : Un Chicago bon enfant

Si vous passez dans la rue de Reims, votre attention sera captée par les vitrines bigarrées de la galerie Painture Calon, un établissement où Philippe et Christel Calon fabriquent et vendent du pain (bio)logique, où sont exposés des dessins du jeune Jeremy, leur petit-fils, où l’on peut découvrir le travail de peintres cubains, feuilleter des livres d’art en espagnol ou regarder des photos de Cuba, des portraits de Fidel Castro et de Jean-Paul Belmondo, ce dernier avec à ses côtés Philippe Calon !

Photo : Paulo Lobo

Né le 21 décembre 1942 à Tourcoing, d’une mère eschoise, Philippe Calon est arrivé au Luxembourg en 1957. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (2/10) : Une femme indépendante

Originaire de Tondela, Amelia Gomes 
avait 16 ans à son arrivée au Luxembourg, en 1986. Elle habitait chez des oncles. À 18 ans, elle n’est pas rentrée, comme elle le souhaitait initialement.

Photo : Paulo Lobo

J’ai trouvé du travail dans la restauration et en trois mois j’ai appris le français. De la plonge, je suis vite passée au service des tables. Je suis restée dix ans dans ce secteur. J’ai abandonné l’idée de rentrer : je me suis habituée au Luxembourg et j’y ai rencontré mon futur mari et père de mes deux enfants.

Et l’épicerie Melita a démarré.


Mes beaux-parents et moi avons repris le magasin, qui existait depuis longtemps et avait eu des propriétaires luxembourgeois, italiens et portugais. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (1/10) : La passion du métier

Le 30 mars 2020, Savino Daloia nous confiait : « Je pense qu’une nouvelle poissonnerie ouvrira ses portes au même endroit. » Deux ans plus tard, au 31, rue de Strasbourg se trouve Thym & Citron, et la poissonnerie Kraken pointe son nez en face.

Photo : Paulo Lobo

À la base, une alliance : depuis décembre 2021, Florent Demesmaeker et Gérald Polis travaillent en collaboration avec Nico Daloia et Elvira Marchand.


Nico : Elvira et moi n’aurions pas pu rouvrir tout seuls.

Florent : Et nous non plus. Il nous fallait des gens avec de l’expérience.

Elvira : Pour moi, le plus important, c’était de revoir mes clients. mehr lesen / lire plus

Carte Blanche op RTL: Overshoot Day – eng Sëlwermedail, op déi mer gär géife verzichten

Eng Carte Blanche vum woxx-Journalist Richard Graf iwwer Verkéiersberouegung um Beispill vum gréisste Quartier aus der Stad.

Bouneweg ass, wat d’Populatioun ubelaangt, bei wäitem dee gréisste Quartier vun der Stad Lëtzebuerg. Enn 2021 goufen do ronn 17.700 Awunnerinnen an Awunner gezielt.

Wär Bouneweg eng eege Stad, sou wär et mat Suessem ex aequo déi sechstgréisst Proporzgemeng am Land. Ee Schwéiergewiicht, kéint ee mengen, an deem och nach e puer Minister*innen, dorënner esouguer de Premier, wunnen.

Op der rezenter Reunioun, déi de Schäfferot vun der Haaptstad am Bouneweger Kulturzentrum ofgehalenen huet, goung et ganz ziviliséiert hier, an et huet och net u Luef gefeelt iwwert dat, wat d’Gemeng an hir Zerwisser, besonnesch wärend der Pandemie, geleescht hunn. mehr lesen / lire plus

Neuer Stadtteil „Faïencerie“: Graue Kisten mit etwas Grün

Ein neues Stadtviertel auf einer Industriebrache bedeutet eine weitere Chance, ein Urbanismusprojekt in den Sand zu setzen. Die Stadt Luxemburg hat sie ergriffen.

Schloss Siebenbrunnen wird am Rand des neuen Stadtteils stehen – und Sitz einer Privatuniversität sein. (Foto: CC-BY-SA wikimedia/Les Meloures)

„Reis mit Scheiß“ – so heißt das Standardgericht vieler „Volxküchen“, die aus dem Müll gerettete Lebensmittel verkochen. Gemeint ist damit eine undefinierte Gemüsepampe, zu der Reis gereicht wird. Das macht zwar satt, ist kulinarisch aber eher unbefriedigend. Wer sich Bebauungspläne in Luxemburg ansieht, kommt um das Gefühl nicht herum, die Urbanist*innen würden mit einem ähnlich kreativen Ansatz an die Stadtplanung herangehen: Stets werden graue Kisten mit etwas Grün serviert. mehr lesen / lire plus

Denkmalschutz: Das Dilemma mit dem Paradigma

Schneller als von manchen erwartet, erfolgte diese Woche das Votum zum neuen Denkmalschutzgesetz. Ob das ein Ende der Abrisswelle bedeutet, bleibt fraglich.

Foto : Luxembourg under Destruction

Als Kulturministerin Sam Tanson (Déi Gréng) 2019 die Vorlage für ein neues Denkmalschutzgesetz präsentierte, sprach sie von einem Paradigmenwechsel. Dank der Neuregelung sollte binnen zehn Jahren das gesamte Kulturerbe Luxemburgs nach wissenschaftlichen Kriterien erfasst und in einer Art Inventar dokumentiert werden, um so eine Klassifizierung der Baudenkmäler nach objektiven Maßstäben zu erlauben. Schützenswerte Objekte wären dann generell als solche eingestuft und man müsste dann nicht mehr, wie derzeit üblich, auf die Schnelle ein Gutachten bestellen, wenn ein Abriss angesagt ist. mehr lesen / lire plus

Wie die Nordstad zur Parkstad werden soll

Ein neues landesplanerisches Leitbild und ein Mobilitätskonzept sollen die Nordstad zum dritten urbanen Entwicklungspol des Landes machen. Claude Turmes und François Bausch sind dieser Tage auf Tour, um den Bürger*innen das schmackhaft zu machen.

So könnte die verkehrsberuhigte Nordstad in Erpeldingen aussehen. (Grafik: Ministère de la Mobilité et des Travaux publics)

Seit Jahren arbeiten die fünf Gemeinden der Nordstad – Bettendorf, Diekirch, Erpeldingen an der Sauer, Ettelbrück und Schieren – daran, die Region zu einem urbanen Zentrum zu machen. Ganz abseits der Frage, ob sich die Einwohner*innen in einem Referendum für eine Fusion aussprechen, wird an einem einheitlichen landesplanerischen Leitbild gearbeitet. mehr lesen / lire plus

Ettelbruck : démolition imminente mais soignée

Photo: MMFE CC BY-SA 4.0

Drôle de question du député CSV Jean-Paul Schaaf aux ministres François Bausch et Sam Tanson (Déi Gréng) : en tant que bourgmestre, il vient d’autoriser « pour septembre/octobre » la démolition de la gare d’Ettelbruck et joue son étiquette de député pour se renseigner sur la destinée de la bâtisse au sujet de laquelle « plusieurs organisations de protection du patrimoine ont adressé des propositions chiffrées à Madame la Ministre de la Culture pour assurer la conservation de la bâtisse par une reconstruction à un autre endroit ». Certain-e-s appelaient même à sa protection pure et simple – ce que ne mentionne pas le député-maire. mehr lesen / lire plus

Avenue Pasteur: ProVelo fordert pragmatische Lösung

Die Planungen des Schöff*innerates bezüglich des unteren Teils der Avenue Pasteur auf dem Limpertsberg sind nach Ansicht von ProVelo keine gute Idee.

Foto: woxx.lu

In einem offenen Brief an das hauptstädtsiche Schöffenratskollegium erinnert ProVelo an die langjährige Forderung nach einer „sicheren Fahrradverbindung auf dem Limpertsberg zwischen dem Glacisfeld und den Schulen im nördlichen Teil“. Die Fahrradinitiative habe stets die zentral gelegene Avenue Pasteur als beste Verbindung gesehen. Sie verlangt, diese weitgehend dem Fuß- und Fahrradverkehr zu überlassen, während Busse und Autos über die parallel verlaufenden Straßen und Avenues geführt werden könnten.

ProVelo verspricht sich davon vor allem eine Verbesserung der Lebensqualität im unteren Teil der Avenue Pasteur, in der so breitere Gehwege und Terrassen für die dort befindlichen Gaststätten möglich würden. mehr lesen / lire plus