Protection du patrimoine architectural : Faire de l’exception la règle

Alors qu’une réforme de la loi sur la protection du patrimoine en général est en cours, une pétition ambitieuse en matière de protection architecturale vient d’être lancée.

Les destructions architecturales touchent aussi bien les grandes localités que les cœurs des villages. La maison natale de Joseph Hackin, conservateur du Musée Guimet, professeur à l’École du Louvre et compagnon de la Libération mort en 1942, a bien été classée comme monument national, ce qui n’a pas empêché la destruction de la majeure partie de la ferme. (Photo : woxx)

Quand Peter Kleijnenburg est arrivé au Luxembourg en 2015 pour des raisons professionnelles, il a vite commencé à aimer ce petit pays avec ses trésors naturels, mais aussi une riche histoire dont témoignent les anciens bâtiments qu’il a pris un plaisir à découvrir et à prendre en photo lors de longues balades. mehr lesen / lire plus

Urbanismus: „Wir haben bereits mehr als genug gebaut“

Eine Streitschrift gegen Spekulation, Abriss und Flächenfraß nennt der ehemalige Verleger für Architekturbücher Daniel Fuhrhop sein erstmals 2015 erschienenes Buch „Verbietet das Bauen!“. Die kürzlich erschienene zweite Auflage geht auch auf neuere Phänomene in Sachen Bauspekulation ein, die der Grundüberzeugung des Autors, Neubau sei keine Lösung der derzeitigen Wohnungsproblematik, weitere Argumente liefern.

Daniel Fuhrhop: „Verbietet das Bauen! Streitschrift gegen Spekulation, Abriss und Flächenfraß“. 224 Seiten, Paperback, 
ISBN 978-3-96238-194-3, 15 Euro.

woxx: Eine Frage vorweg, die einem beim Durchlesen Ihrer Streitschrift fast unweigerlich einfällt: Hat es eigentlich Morddrohungen vonseiten der Baubranche an Ihre Adresse gegeben?


Daniel Fuhrhop: Es besteht überhaupt kein Anlass für körperliche Bedrohungen, denn Architekten und Baufirmen werden auch in Zukunft genug zu tun haben mit dem Umbau von Häusern, aber nicht mehr mit dem Neubau. mehr lesen / lire plus

Baudenkmäler: Ende der Schonzeit

Seit die für Wochen stillgelegte Baubranche wieder arbeiten darf, vermelden Denkmalschützer*innen erschreckend viele Abrisse oder Zerstörungen alter Bausubstanz.

Foto: Karin Waringo

Die Zeit der Einkehr war nur kurz. Wurde da nicht von Umdenken, der Zeit „nach Corona“ mit umgekehrten Vorzeichen, einem anderen Wirtschaften mit neuem Bewusstsein geredet? Zumindest in Sachen einer radikalen Beseitigung alter Bausubstanz scheint dieses Umdenken nicht stattgefunden zu haben, im Gegenteil.

Spektakulärstes Signal in diesem Sinne ist wohl die Zerstörung der Keeseminnen auf dem Terres-Rouges-Gelände, die spontan zu viel beachteten Protesten geführt hat. Dass Luxemburg im Umgang mit Industriekultur seine Probleme hat, war zwar schon öfter Thema in den Spalten dieser Zeitung, allerdings ist es doch erschreckend, wie ein gut dokumentiertes und viel diskutiertes Beispiel aus einer für das Selbstverständnis der Luxemburger*innen wesentlichen Epoche, von den politisch Verantwortlichen „vergessen“ oder aber gar als nicht relevant eingestuft wird. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (16/16) : « Un grand merci de tout mon cœur à toute la clientèle »

Né à Barletta (Pouilles) en 1947, Savino Daloia est arrivé en Lorraine avec sa mère vers l’âge de quatre ou cinq ans, rejoindre son père, Giuseppe Daloia, qui avait déjà émigré et travaillait dans la sidérurgie.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Environ douze ans après son arrivée, mon père a acheté une camionnette et, quand il finissait ses tournées à l’usine, il faisait du porte-à-porte et vendait du poisson frais. Jeudi, quand je n’avais pas école, je l’accompagnais.

À partir de mes quinze ans, j’ai commencé à travailler avec lui. Avec les porte-à-porte, nous faisions aussi le marché de Longwy. Beaucoup de client-e-s venaient du Luxembourg. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (15/16) : Maison Lessure : Six générations at work

Gilbert et Charly Schilling sont respectivement le gendre et le petit-fils de Micheline Lessure, l’héritière d’un magasin de vêtements de travail qui cette année fête ses 150 ans. Leur devise : qualité, confort et commerce équitable.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Gilbert : La maison Lessure fut fondée en 1870 par l’arrière-arrière-grand-père de ma femme, Charles Lessure. Il était commerçant de tissus et de chaussures et se promenait avec un chariot sur les marchés. Il décida de se fixer et s’installa avenue de la gare, là où plus tard se trouverait Steinhäuser. Avec son fils Michel, il déménagea le magasin au 32 de la même avenue au début des années 1920. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (14/16) : Paulo et Paca : Le port de Luxembourg

Paulo Lobo (Baixa da Banheira, 1964) et Paca Rimbau (Grenade, 1957) se sont rencontrés grâce à l’exposition « Retour de Babel ». Depuis, leurs relations se sont étendues, que ce soit lors du Festival des migrations, du Flamenco Festival Esch, de Literatour, d’un bon concert ou d’une belle conversation. Cette série est leur dernier alibi, pour l’instant.

Photo : Paca Rimbau

Paca : Tu n’habites ni ne travailles à la gare, mais tu l’aimes…


Paulo : Oui, j’aime la gare de Luxembourg et tout ce qui l’entoure, avec tous les gens qui la traversent, qui l’habitent, qui y travaillent… En journée, c’est le seul endroit à Luxembourg où j’ai l’impression d’être dans une grande ville, urbaine, avec des gens et des petits commerces de tous les styles, avec une facilité de s’aborder les uns les autres. mehr lesen / lire plus

Logement : L’inégalité foncière se renforce

La CSL nous rappelle comment se loger rend pauvre dans un pays riche.

torange.biz CC-BY 4.0

Lors de la présentation de la note de la Chambre des salariés (CSL) sur le logement, le directeur Sylvain Hoffmann a avoué ne rien raconter de nouveau : le Luxembourg fait face à une crise du logement. Sur une année, les prix des logements mis sur le marché ont augmenté de 11 pour cent. Alors que l’on estime que 6.200 à 8.000 logements nouveaux seraient nécessaires chaque année, seulement 2.891 ont été construits entre 2010 et 2016 en moyenne.

Le mérite du travail de la CSL : sur 47 pages, elle réunit des éléments d’analyse ainsi que des propositions d’amélioration de façon très dense, mais aussi sans aucune ambiguïté. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (13/16) : Marcel et Josette : bien se nourrir pour mieux vivre

Marcel Triebel, originaire de Leudelange, et Josette Lentz, dudelangeoise, se connaissent depuis 33 ans. En octobre 1992, ils ont entrepris une aventure dont le but est de favoriser la bonne santé : « Naturstiffchen Knuewelek ».

Photos : Paulo Jorge Lobo

Josette : On a repris le magasin de Mme Ganzen, qui existait depuis 1962. Les fils de Marcel pratiquaient la course cycliste : vélo, cyclocross… et il voulait qu’ils se nourrissent bien. Ils mangeaient déjà bio.

Marcel : Je voulais que nos enfants aient de la nourriture saine. À la maison, nous faisions notre propre pain et étions déjà végétariens. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (12/16) : Leo et Lea : une affaire de famille

Un endroit au Luxembourg pour se sentir en Italie ? il s’appelle l’hôtel Italia. Depuis 2016, la société s’appelle Italia due et a un beau sous-titre : Leo et Lea. Le restaurant et ses recettes continuent de nous plonger dans l’année de sa création, 1962.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Lea Antognoli est née à Luxembourg en 1985. Depuis 2016, elle travaille avec son père, Leo. « J’ai grandi ici. Après l’école, je venais manger ou attendais que mon papa finisse. Et, rêve d’enfant, je pensais qu’un jour je reprendrais l’affaire. Cela a conditionné mon parcours scolaire. J’ai fait l’école hôtelière à Diekirch. mehr lesen / lire plus

Eis Stad : Qui possède la ville ?

Une nouvelle asbl milite pour plus de participation citoyenne, mais elle ne semble pas du goût des dirigeant-e-s politiques en place.

Illustration : vdl.lu

La salle de l’Infolab du Casino Luxembourg était pleine à craquer mardi soir, lorsque la toute jeune asbl « Eis Stad » avait invité à débattre sur les résultats du concours des projets d’aménagement du nouveau quartier aux abords de l’actuel stade Josy Barthel, voué à disparaître.

En fait, la discussion sur ce concours – dont le résultat peut encore être consulté (et commenté via des bulletins à remplir sur place) dans la salle des cérémonies du Bierger-Center place Guillaume II ce vendredi de 8h à 17h et ce samedi de 10h à 12h –, n’était qu’une sorte de prétexte pour discuter de façon plus générale de la participation des citoyen-ne-s dans la commune de Luxembourg. mehr lesen / lire plus

Luxtram: Die Avenue de la Liberté bekommt 69 neue Platanen

Nach umfangreichen Umbauarbeiten soll die Nei Avenue in altem Glanz erstrahlen, bevor dann im Dezember endlich die Tram bis zum Bahnhof fährt.

Der Transportminister François Bausch (Déi Gréng), die Stadtbürgermeisterin Lydie Polfer (DP) sowie die Chefs der implizierten Verwaltungen luden am Montag zur Neubepflanzung der Avenue de la Liberté ein. Das geladene oder zufällig anwesende Publikum observierte – zum Teil etwas verdutzt – die mitten in den noch nicht abgeschlossenen Bauarbeiten stattfindende Aktion. Lydie Polfer zeigte sich erleichtert, dass der Moment der Neubepflanzung gekommen sei, denn damit nähere sich eine doch sehr komplizierte Etappe der Wiedereinführung der Tram ihrem Ende. Transportminister François Bausch hatte zuvor betont, die Neubepflanzung der Avenue bringe dieser nicht nur mehr Bäume als vorher. mehr lesen / lire plus

Pétition : Pour un usage public de l’Hôtel des postes

Photo : woxx

À la mi-décembre, Déi Lénk avaient organisé un piquet devant l’ancien siège de Post, inoccupé depuis quelques années. Le bureau des postes installé dans le même bâtiment a déménagé, tout en s’éloignant du centre-ville, vers le boulevard Royal. Depuis, Post réfléchit à un autre usage et il semble bien qu’il soit question d’y installer notamment un hôtel, comme vient de le confirmer le ministre de tutelle, Étienne Schneider, dans une réponse à une question parlementaire. Classé monument national, le bâtiment ne sera cependant pas détruit (du moins dans son aspect extérieur et en ce qui concerne certaines structures internes), mais il sera mis à disposition au « prix du marché » – qui ne cesse de flamber au centre-ville. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (11/16) : « Self-made-woman »

Depuis 1965, Marie-Laure Monti est établie comme coiffeuse au 27, rue d’Anvers. Paradigme de la lenteur dynamisante, elle sait que, pour bien soigner les cheveux, il faut d’abord oublier la hâte et apprendre à respirer.

Photos : Paulo Jorge Lobo

En 1955, j’étais apprentie comptable chez Léopold Lévy, mais je ne me sentais pas à ma place, même si j’aimais les défis. Une jeune cliente de l’hôtel Italia m’a suggéré de devenir coiffeuse, parce que c’était un métier où on pouvait apprendre plein de choses. J’ai l’ai dit à ma mère, qui m’a rétorqué : « Oh, non ! T’es folle !  mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (10/16) : « La petite Marie-Laure de Remich »

27, rue d’Anvers, « Haute coiffure dames », une vitrine à l’ancienne, 
un intérieur atemporel. Marie-Laure 
Monti incarne pour l’auteure l’esprit de liberté nécessaire à toute entreprise individuelle ainsi que le courage de se battre avec bienveillance pour ses convictions. Elle est un pilier de la mémoire du quartier.

Photos : Paulo Jorge Lobo

J’avais sept ans, lorsque, à la fin de 1947, avec ma mère et mon frère, je suis arrivée à Luxembourg, en provenance de Rimini. En sortant de la gare, j’ai été éblouie, en voyant cette grande place et les beaux bâtiments. L’hôtel Alfa m’a impressionnée. On ne remarquait pas qu’il y avait eu une guerre ! mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (9/16) : « Les appareils remplacent la conversation »

Originaire du Monténégro, Muzafer Skrijelj habitait en Bosnie avant de venir au Luxembourg en 1992. Depuis juillet 1995, il travaille à la pizzeria Créole qui est devenue « presque un symbole, un repère pour des personnes de tous les âges ».

Photos : Paulo Jorge Lobo

Ma vie a traversé une phase difficile quand la guerre a éclaté. En 1992, j’ai dû arrêter mes études de mécanique générale et quitter mon pays. C’était assez dramatique. Mes parents sont restés au Monténégro et je suis parti, parce que je ne voulais pas être enrôlé dans l’armée.

J’étais déjà venu au Luxembourg en 1985. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (8/16) : Rencontres autour du cigare

Isabel Melanda et Zito Gomes se sont rencontrés au Luxembourg, en 1997. Aujourd’hui, ils tiennent ensemble un commerce qui a vu le jour en 1948. Isabel, née à Santarém, au Portugal, est arrivée à Luxembourg en 1995 avec l’intention d’y rester un an. Elle a rencontré Zito et n’est plus partie. Nous avons parlé longuement avec Zito, tandis qu’Isabel s’occupait du magasin.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Je suis né à Gabela (Angola), en 1970. Mon père était gérant d’une plantation de café. J’ai de très bons souvenirs de cette époque-là. Après l’indépendance, nous sommes partis au Portugal et nous sommes installés à Lisbonne. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (7/16) : Une certaine fierté

Psychiatre et psychanalyste, André Michels s’est installé avenue de la Liberté en 1979. Il n’y habite plus, mais y a gardé son cabinet. Son balcon est un excellent poste d’observation.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Auparavant, je n’avais jamais imaginé que je m’installerais ici, mais une fois ici, j’y ai trouvé énormément d’avantages et, en particulier, la proximité de la gare. C’était pratique pour moi ainsi que pour mes patient-e-s.

Au début, j’ai été frappé par le tissu humain, moins mixte qu’aujourd’hui. Des familles y habitaient depuis longtemps, certaines depuis un siècle. Des gens qui étaient beaucoup plus âgés que moi me racontaient leur vie dans ce quartier, parlaient de la guerre, de leurs enfants. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (6/16) : La rue des Italiens

Née en 1966 rue Glesener, Michèle Hilger-Henricy a toujours habité dans ce quartier. On peut la rencontrer au retour de son jogging, à vélo dans la Pétrusse ou dans son cabinet de kinésithérapie, ou chez Ouni. Comme son père, Paul Henricy, elle est une vraie Garer !

Photos : Paulo Jorge Lobo

« Jusqu’à dix ans, j’habitais rue Glesener ; ensuite j’ai déménagé rue de Strasbourg et depuis mon mariage j’habite rue des États-Unis. Ma première école a été la Nilles Schoul, dans la rue de Strasbourg, où se trouve le centre sociétaire. Mes camarades étaient d’origines très diverses : des Italien-ne-s surtout, mais aussi des Français-e-s, des Suisses et un Allemand. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (5/16) : « Il y avait cinq cinémas ! »

Originaire de Grenade, Rafael Fernández est arrivé au Luxembourg fin octobre 1973. Il avait 16 ans et demi. Amateur de sports et de flamenco, bon vivant, généreux et communicatif, il a dû fermer son restaurant en automne 2018, en raison du loyer devenu inabordable. Mais il est resté dans son quartier.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Le 2 novembre 1973, j’ai commencé à travailler à l’hôtel Italia. Mes frères Antonio et Juanito y travaillaient aussi, l’un comme cuisinier et l’autre comme maître d’hôtel. Moi, j’étais serveur et parfois donnais un coup de main en cuisine. Au début, j’habitais rue Bernard Haal. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (4/16) : « Beaucoup de livres pour que mon âme ne meure pas ! »

Avec cette citation de Fédor Dostoïevski, reprise par Federico García Lorca dans une allocution lors de l’inauguration de la bibliothèque de son village natal, nous remercions les responsables des deux librairies du quartier de la gare, Paul Bauler et Maggy Fantini, de résister et de contribuer à la richesse culturelle du pays.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Autrefois appelée Léon Reuter, comme son fondateur, les origines de la librairie Um Fieldgen remontent à 1950. D’abord située place de la Gare, ensuite rue Origer, elle se trouve rue Glesener depuis 1975. « Suivant la mode de l’époque de donner des noms luxembourgeois et puisque cet endroit s’appelle Um Fieldgen, nous l’avons renommée ainsi, tout en gardant ‘librairie’, plus facile à reconnaître que ‘Bicherbuttek’ », nous raconte l’actuel patron Paul Bauler, « Elle est devenue une librairie généraliste et internationale, avec une spécialité : droit et fiscalité, sans oublier le volet scolaire, toujours très important. mehr lesen / lire plus