Série : Que reste-t-il de nos amours ? (16/16) : « Un grand merci de tout mon cœur à toute la clientèle

Né à Barletta (Pouilles) en 1947, Savino Daloia est arrivé en Lorraine avec sa mère vers l’âge de quatre ou cinq ans, rejoindre son père, Giuseppe Daloia, qui avait déjà émigré et travaillait dans la sidérurgie.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Environ douze ans après son arrivée, mon père a acheté une camionnette et, quand il finissait ses tournées à l’usine, il faisait du porte-à-porte et vendait du poisson frais. Jeudi, quand je n’avais pas école, je l’accompagnais.

À partir de mes quinze ans, j’ai commencé à travailler avec lui. Avec les porte-à-porte, nous faisions aussi le marché de Longwy. Beaucoup de client-e-s venaient du Luxembourg. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (15/16) : Maison Lessure : Six générations at work

Gilbert et Charly Schilling sont respectivement le gendre et le petit-fils de Micheline Lessure, l’héritière d’un magasin de vêtements de travail qui cette année fête ses 150 ans. Leur devise : qualité, confort et commerce équitable.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Gilbert : La maison Lessure fut fondée en 1870 par l’arrière-arrière-grand-père de ma femme, Charles Lessure. Il était commerçant de tissus et de chaussures et se promenait avec un chariot sur les marchés. Il décida de se fixer et s’installa avenue de la gare, là où plus tard se trouverait Steinhäuser. Avec son fils Michel, il déménagea le magasin au 32 de la même avenue au début des années 1920. mehr lesen / lire plus

Srel-Prozess: Farce, Putsch oder einfach nur Amateure?

Der Srel-Prozess gegen den ehemaligen Agenten André Kemmer und seine Vorgesetzten Fränk Schneider und Marco Mille ging diese Woche zu Ende. Übrig bleibt viel Futter für Verschwörungstheoretiker*innen.

Alte Wanzen des Ministeriums für Staatssicherheit der DDR (©Appaloosa)

Sein Name ist Jean-Claude und er weiß von nichts. Wie zu erwarten, konnte sich der Zeuge Jean-Claude Juncker nicht daran erinnern, die Lauschattacke auf Loris Mariotto genehmigt zu haben. Jenem etwas zwielichtigen Geschäftsmann, der seinem Freund und Geheimagenten André Kemmer in einem Hollericher Club verklickert hatte, er habe eine Aufnahme mit einem Gespräch zwischen Premier Juncker und dem Großherzog auf einer verschlüsselten CD – die beiden hätten unter anderem über die „Bommeleeër“-Affäre und die Verbindungen mit dem großherzoglichen Hof diskutiert. mehr lesen / lire plus

Reserve Polizei Batallion 101 : De nouvelles preuves

Jeudi dernier a eu lieu une table ronde au Musée national de la Résistance (MNR) à Esch-sur-Alzette, où les nouvelles découvertes concernant les Luxembourgeois impliqués activement dans l’Holocauste ont été rediscutées – avec de nouvelles preuves à l’appui.

La photo publiée en décembre dernier, montrant un Luxembourgeois X avec un fusil d’assaut devant une grange en Pologne. (©coll. privée/MNR)

Très satisfait du déroulement de la soirée, l’historien Jérôme Courtoy, qui avec sa collègue Elisabeth Hoffmann, qui travaillent tous les deux pour le MNR, avaient publié en décembre dans le woxx de nouvelles preuves de crimes de guerre commis par des Luxembourgeois en uniforme allemand, est surtout fier d’une chose : « Les réactions très positives en fin de débat. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (14/16) : Paulo et Paca : Le port de Luxembourg

Paulo Lobo (Baixa da Banheira, 1964) et Paca Rimbau (Grenade, 1957) se sont rencontrés grâce à l’exposition « Retour de Babel ». Depuis, leurs relations se sont étendues, que ce soit lors du Festival des migrations, du Flamenco Festival Esch, de Literatour, d’un bon concert ou d’une belle conversation. Cette série est leur dernier alibi, pour l’instant.

Photo : Paca Rimbau

Paca : Tu n’habites ni ne travailles à la gare, mais tu l’aimes…


Paulo : Oui, j’aime la gare de Luxembourg et tout ce qui l’entoure, avec tous les gens qui la traversent, qui l’habitent, qui y travaillent… En journée, c’est le seul endroit à Luxembourg où j’ai l’impression d’être dans une grande ville, urbaine, avec des gens et des petits commerces de tous les styles, avec une facilité de s’aborder les uns les autres. mehr lesen / lire plus

Internetaufklärung: Rechte Vordenker*innen

So unterschiedlich die verschiedenen Strömungen der Rechten global auch sein mögen, sind sie durch ihren Hass auf den Liberalismus und dessen Prinzipien geeint. Ein neues Internetportal klärt über einige der Stichwortgeber*innen auf.

Titelblatt des Sammelbandes „Das alte Denken der Neuen Rechten“, der über die Internetseite „gegneranalyse.de“ kostenlos zu beziehen ist. (Bildquelle: gegneranalyse.de)

„Gegen die Liberalen“ lautet ein 1988 verfasstes Pamphlet des völkischen Nationalisten Armin Mohler (1920-2003), das zum Klassiker der „Neuen Rechten“ geworden ist. Der für die 2010 erfolgte Neuauflage verantwortliche Verlag bewirbt es als „treffsichere ‚Liberalenbeschimpfung‘“ und verspricht: „man liest und weiß, daß man rechts ist – oder eben nicht“. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (13/16) : Marcel et Josette : bien se nourrir pour mieux vivre

Marcel Triebel, originaire de Leudelange, et Josette Lentz, dudelangeoise, se connaissent depuis 33 ans. En octobre 1992, ils ont entrepris une aventure dont le but est de favoriser la bonne santé : « Naturstiffchen Knuewelek ».

Photos : Paulo Jorge Lobo

Josette : On a repris le magasin de Mme Ganzen, qui existait depuis 1962. Les fils de Marcel pratiquaient la course cycliste : vélo, cyclocross… et il voulait qu’ils se nourrissent bien. Ils mangeaient déjà bio.

Marcel : Je voulais que nos enfants aient de la nourriture saine. À la maison, nous faisions notre propre pain et étions déjà végétariens. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (12/16) : Leo et Lea : une affaire de famille

Un endroit au Luxembourg pour se sentir en Italie ? il s’appelle l’hôtel Italia. Depuis 2016, la société s’appelle Italia due et a un beau sous-titre : Leo et Lea. Le restaurant et ses recettes continuent de nous plonger dans l’année de sa création, 1962.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Lea Antognoli est née à Luxembourg en 1985. Depuis 2016, elle travaille avec son père, Leo. « J’ai grandi ici. Après l’école, je venais manger ou attendais que mon papa finisse. Et, rêve d’enfant, je pensais qu’un jour je reprendrais l’affaire. Cela a conditionné mon parcours scolaire. J’ai fait l’école hôtelière à Diekirch. mehr lesen / lire plus

Henri Wehenkel : La République trahie

Dans son ouvrage dédié à l’éphémère République luxembourgeoise, Henri Wehenkel rend enfin l’hommage dû à ces quelques semaines de joies et de colères qui auraient pu changer le pays – et qui le divisent depuis.

(©land.lu)

Avant de parler de l’ouvrage de l’historien, voyons comment le Luxembourg officiel qualifie toujours les événements qui auraient pu faire chuter la monarchie : « Le 9 janvier 1919, la compagnie des volontaires (armée luxembourgeoise) se révolte et un comité de salut public proclame la république. Ces mouvements ne rencontrent pas l’adhésion populaire et sont vite étouffés par l’intervention des troupes françaises. » C’est ce qu’on peut lire dans le fascicule « Histoire » à télécharger sur le site de Luxembourg.lu mehr lesen / lire plus

Conférence et film sur la lutte des femmes pour le droit de vote

La Cinémathèque accueille Renée Wagener, historienne et cocuratrice de l’exposition #wielewatmirsinn sur l’histoire du suffrage universel au Luxembourg, pour une séance spéciale autour du film « Les Suffragettes ».

Tandis que l’exposition #wielewatmirsinn au Musée national d’art et dhistoire illustre avant tout l’histoire du suffrage universel au Luxembourg – fêtant son centenaire en 2019 – le film « Les Suffragettes » (2015) thématise la lutte des femmes anglaises pour le droit de vote au début du 20e siècle. Jeudi 16 janvier, le Luxembourg et l’Angleterre se rapprochent dans la Cinémathèque. L’historienne Renée Wagener tiendra une conférence sur l’histoire de l’émancipation et le mouvement des femmes au Luxembourg, complétée par de courts extraits de films. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (11/16) : « Self-made-woman »

Depuis 1965, Marie-Laure Monti est établie comme coiffeuse au 27, rue d’Anvers. Paradigme de la lenteur dynamisante, elle sait que, pour bien soigner les cheveux, il faut d’abord oublier la hâte et apprendre à respirer.

Photos : Paulo Jorge Lobo

En 1955, j’étais apprentie comptable chez Léopold Lévy, mais je ne me sentais pas à ma place, même si j’aimais les défis. Une jeune cliente de l’hôtel Italia m’a suggéré de devenir coiffeuse, parce que c’était un métier où on pouvait apprendre plein de choses. J’ai l’ai dit à ma mère, qui m’a rétorqué : « Oh, non ! T’es folle !  mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (10/16) : « La petite Marie-Laure de Remich »

27, rue d’Anvers, « Haute coiffure dames », une vitrine à l’ancienne, 
un intérieur atemporel. Marie-Laure 
Monti incarne pour l’auteure l’esprit de liberté nécessaire à toute entreprise individuelle ainsi que le courage de se battre avec bienveillance pour ses convictions. Elle est un pilier de la mémoire du quartier.

Photos : Paulo Jorge Lobo

J’avais sept ans, lorsque, à la fin de 1947, avec ma mère et mon frère, je suis arrivée à Luxembourg, en provenance de Rimini. En sortant de la gare, j’ai été éblouie, en voyant cette grande place et les beaux bâtiments. L’hôtel Alfa m’a impressionnée. On ne remarquait pas qu’il y avait eu une guerre ! mehr lesen / lire plus

Podcast: Am Bistro mat der woxx #077 – Lëtzebuerger hunn sech um Holocaust bedeelegt

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht a beliicht d’Hannergrënn vun engem Artikel.

Datt 14 Lëtzebuerger wärend dem Zweete Weltkrich am Reserve-Polizeibataillon 101 aktiv waren, ass scho méi laang gewosst. Elo huet d‘woxx exklusiv eng Foto publizéiert, déi beweist, datt dës Lëtzebuerger keng Affer oder souguer Widderstandskämpfer waren, mä un der Ermordung vun der jiddescher Populatioun a Polen bedeelegt waren.

De Joël Adami schwätzt mam Luc Caregari iwwer d’Hannergrënn vun dëser Entdeckung an doriwwer, wat se fir déi lëtzebuergesch Geschichtsschreiwung bedeit.

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Neuer Nachweis für Beteiligung am Holocaust: Luxemburger im Reserve-Polizeibataillon 101

Die Gräueltaten der Polizeibataillone gelten als wichtiger Bestandteil der Vernichtung der europäischen Juden. Dass Luxemburger im Reserve-Polizeibataillon 101 waren, ist bekannt – ihre Teilnahme am Morden noch nicht – bis jetzt.

Ein Stoßtrupp des Reserve-Polizeibataillons 101 (RPB 101) nach einer erfolgreichen “Judenjagd“ (3. v.r. der Luxemburger X). Auf der Rückseite die Aufschrift: „Diese Scheune war voll Juden u. Banditen, der Stoßtrupp nach dem Kampf.“ (Foto: Privatsammlung)

2019 wurde bei Recherchen für das Musée national de la Résistance in einer Privatsammlung eine Fotografie des luxemburgischen Wachtmeisters X entdeckt, welche sechs Polizisten des Reserve-Polizeibataillons 101 (RPB 101) – darunter auch X – nach einer gegen Juden und „Banditen“ gerichteten Aktion in Polen zeigt. mehr lesen / lire plus

Die Luxemburger des RPB 101 und der Holocaust – Querschnitt einer Forschungsdebatte

Mitglieder des Reserve-Polizeibataillons 101 in Polen – darunter X und 
weitere Luxemburger. (© Coll. MnR/ Coll. Privée)

1992 veröffentlichte der Historiker Christopher Browning seine Studie „Ordinary Men: Reserve Police Battalion 101 and the Final Solution in Poland“(1). Browning stützte seine Recherchen auf die Akten von zwei Hamburger Ermittlungsverfahren gegen ehemalige Mitglieder des besagten Bataillons und versuchte anhand von 125 Vernehmungsprotokollen, die zwischen 1962 und 1967 erstellt wurden, darzulegen, dass selbst ganz normale Männer, unter bestimmten Bedingungen, zu Massenmördern werden können. Das Bataillon war an Exekutionen von 38.000 Juden sowie an der Deportation von 45.000 Juden beteiligt gewesen. Auch 14 Luxemburger der früheren Freiwilligenkompanie waren Bestandteil dieses Bataillons. mehr lesen / lire plus

Grande-duchesse Marie-Adélaïde : Retour au 19e siècle

Auteure de la première biographie politique de la grande-duchesse Marie-Adélaïde, Josiane Weber a brisé la glace sur un personnage souvent mythifié dans la légende nationale – provoquant aussi au passage un froissement à la Cour grand-ducale.

L’ex-collaboratrice scientifique au Centre national de littérature/Lëtzebuerger Literaturarchiv à Mersch est aussi docteure en histoire depuis 2011. Josiane Weber publie surtout sur l’histoire et la littérature luxembourgeoises du 19e siècle. (Photo : Fernande Jourdain)

woxx : D’où vient votre intérêt pour le personnage de la grande-duchesse Marie-Adélaïde ?


Josiane Weber : Cela remonte à 2014, quand je travaillais au Centre national de littérature à Mersch, et à l’exposition que nous avions organisée autour de la Première Guerre mondiale. mehr lesen / lire plus

Zum 75. Jahrestag der Ardennen-Offensive

Mit der deutschen Ardennen-Offensive begann am 16. Dezember 1944 in Luxemburg das letzte Kapitel des Zweiten Weltkriegs. Von Hitler persönlich befohlen, um das Blatt im Kriegsverlauf noch einmal zu wenden, führte der Angriff in Luxemburg und Belgien zu rund 3.000 zivilen Toten und zu verheerenden Zerstörungen.

Den Krieg nachspielen: Kein historisches Bild von der Ardennen-Offensive, sondern britische Reenactors im Dezember 2004 vor der Dorfkirche in Hoesdorf. (Alle Motive aus der woxx Nr. 777 abfotografiert. Originalaufnahmen: Timo Riecker)

Es war am Samstagmorgen, dem 16. Dezember 1944, als um 5.30 Uhr die deutsche Wehrmacht über die Our hinweg auf einer Länge von mehreren Kilometern in Luxemburg gelegene Stellungen der US-Armee mit Artilleriegranaten zu beschießen begann. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (9/16) : « Les appareils remplacent la conversation »

Originaire du Monténégro, Muzafer Skrijelj habitait en Bosnie avant de venir au Luxembourg en 1992. Depuis juillet 1995, il travaille à la pizzeria Créole qui est devenue « presque un symbole, un repère pour des personnes de tous les âges ».

Photos : Paulo Jorge Lobo

Ma vie a traversé une phase difficile quand la guerre a éclaté. En 1992, j’ai dû arrêter mes études de mécanique générale et quitter mon pays. C’était assez dramatique. Mes parents sont restés au Monténégro et je suis parti, parce que je ne voulais pas être enrôlé dans l’armée.

J’étais déjà venu au Luxembourg en 1985. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (8/16) : Rencontres autour du cigare

Isabel Melanda et Zito Gomes se sont rencontrés au Luxembourg, en 1997. Aujourd’hui, ils tiennent ensemble un commerce qui a vu le jour en 1948. Isabel, née à Santarém, au Portugal, est arrivée à Luxembourg en 1995 avec l’intention d’y rester un an. Elle a rencontré Zito et n’est plus partie. Nous avons parlé longuement avec Zito, tandis qu’Isabel s’occupait du magasin.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Je suis né à Gabela (Angola), en 1970. Mon père était gérant d’une plantation de café. J’ai de très bons souvenirs de cette époque-là. Après l’indépendance, nous sommes partis au Portugal et nous sommes installés à Lisbonne. mehr lesen / lire plus

Brigadiers internationaux : les oubliés de la Résistance

Alors que toutes les victimes des grandes guerres (et même celle de Corée) sont honorées sous la « Gëlle Fra », le gouvernement s’obstine à refuser une place aux brigadiers internationaux, comme le rappelle l’historien Serge Hoffmann dans une lettre ouverte.

A. Santer, un des 102 brigadiers internationaux dont le Luxembourg ne veut pas toujours se souvenir.

Ce n’est pas la première fois que les brigades internationales et notamment les 102 volontaires luxembourgeois partis combattre les fascistes de Franco divisent le Luxembourg. Déjà en 1987, ils étaient au centre d’une bataille autour d’une vitrine au Musée de la Résistance à Esch, une bataille qu’ils avaient d’ailleurs perdue tout comme celle contre les franquistes. mehr lesen / lire plus