Henri Wehenkel : La République trahie

Dans son ouvrage dédié à l’éphémère République luxembourgeoise, Henri Wehenkel rend enfin l’hommage dû à ces quelques semaines de joies et de colères qui auraient pu changer le pays – et qui le divisent depuis.

(©land.lu)

Avant de parler de l’ouvrage de l’historien, voyons comment le Luxembourg officiel qualifie toujours les événements qui auraient pu faire chuter la monarchie : « Le 9 janvier 1919, la compagnie des volontaires (armée luxembourgeoise) se révolte et un comité de salut public proclame la république. Ces mouvements ne rencontrent pas l’adhésion populaire et sont vite étouffés par l’intervention des troupes françaises. » C’est ce qu’on peut lire dans le fascicule « Histoire » à télécharger sur le site de Luxembourg.lu mehr lesen / lire plus

Conférence et film sur la lutte des femmes pour le droit de vote

La Cinémathèque accueille Renée Wagener, historienne et cocuratrice de l’exposition #wielewatmirsinn sur l’histoire du suffrage universel au Luxembourg, pour une séance spéciale autour du film « Les Suffragettes ».

Tandis que l’exposition #wielewatmirsinn au Musée national d’art et dhistoire illustre avant tout l’histoire du suffrage universel au Luxembourg – fêtant son centenaire en 2019 – le film « Les Suffragettes » (2015) thématise la lutte des femmes anglaises pour le droit de vote au début du 20e siècle. Jeudi 16 janvier, le Luxembourg et l’Angleterre se rapprochent dans la Cinémathèque. L’historienne Renée Wagener tiendra une conférence sur l’histoire de l’émancipation et le mouvement des femmes au Luxembourg, complétée par de courts extraits de films. mehr lesen / lire plus

Que reste-t-il de nos amours ? (11/16) : « Self-made-woman »

Depuis 1965, Marie-Laure Monti est établie comme coiffeuse au 27, rue d’Anvers. Paradigme de la lenteur dynamisante, elle sait que, pour bien soigner les cheveux, il faut d’abord oublier la hâte et apprendre à respirer.

Photos : Paulo Jorge Lobo

En 1955, j’étais apprentie comptable chez Léopold Lévy, mais je ne me sentais pas à ma place, même si j’aimais les défis. Une jeune cliente de l’hôtel Italia m’a suggéré de devenir coiffeuse, parce que c’était un métier où on pouvait apprendre plein de choses. J’ai l’ai dit à ma mère, qui m’a rétorqué : « Oh, non ! T’es folle !  mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (10/10) : « La petite Marie-Laure de Remich »

27, rue d’Anvers, « Haute coiffure dames », une vitrine à l’ancienne, 
un intérieur atemporel. Marie-Laure 
Monti incarne pour l’auteure l’esprit de liberté nécessaire à toute entreprise individuelle ainsi que le courage de se battre avec bienveillance pour ses convictions. Elle est un pilier de la mémoire du quartier.

Photos : Paulo Jorge Lobo

J’avais sept ans, lorsque, à la fin de 1947, avec ma mère et mon frère, je suis arrivée à Luxembourg, en provenance de Rimini. En sortant de la gare, j’ai été éblouie, en voyant cette grande place et les beaux bâtiments. L’hôtel Alfa m’a impressionnée. On ne remarquait pas qu’il y avait eu une guerre ! mehr lesen / lire plus

Podcast: Am Bistro mat der woxx #077 – Lëtzebuerger hunn sech um Holocaust bedeelegt

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht a beliicht d’Hannergrënn vun engem Artikel.

Datt 14 Lëtzebuerger wärend dem Zweete Weltkrich am Reserve-Polizeibataillon 101 aktiv waren, ass scho méi laang gewosst. Elo huet d‘woxx exklusiv eng Foto publizéiert, déi beweist, datt dës Lëtzebuerger keng Affer oder souguer Widderstandskämpfer waren, mä un der Ermordung vun der jiddescher Populatioun a Polen bedeelegt waren.

De Joël Adami schwätzt mam Luc Caregari iwwer d’Hannergrënn vun dëser Entdeckung an doriwwer, wat se fir déi lëtzebuergesch Geschichtsschreiwung bedeit.

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Neuer Nachweis für Beteiligung am Holocaust: Luxemburger im Reserve-Polizeibataillon 101

Die Gräueltaten der Polizeibataillone gelten als wichtiger Bestandteil der Vernichtung der europäischen Juden. Dass Luxemburger im Reserve-Polizeibataillon 101 waren, ist bekannt – ihre Teilnahme am Morden noch nicht – bis jetzt.

Ein Stoßtrupp des Reserve-Polizeibataillons 101 (RPB 101) nach einer erfolgreichen “Judenjagd“ (3. v.r. der Luxemburger X). Auf der Rückseite die Aufschrift:
„Diese Scheune war voll Juden u. Banditen, der Stoßtrupp nach dem Kampf.“ (Foto: Privatsammlung)

2019 wurde bei Recherchen für das Musée national de la Résistance in einer Privatsammlung eine Fotografie des luxemburgischen Wachtmeisters X entdeckt, welche sechs Polizisten des Reserve-Polizeibataillons 101 (RPB 101) – darunter auch X – nach einer gegen Juden und „Banditen“ gerichteten Aktion in Polen zeigt. mehr lesen / lire plus

Die Luxemburger des RPB 101 und der Holocaust – Querschnitt einer Forschungsdebatte

Mitglieder des Reserve-Polizeibataillons 101 in Polen – darunter X und 
weitere Luxemburger. (© Coll. MnR/ Coll. Privée)

1992 veröffentlichte der Historiker Christopher Browning seine Studie „Ordinary Men: Reserve Police Battalion 101 and the Final Solution in Poland“(1). Browning stützte seine Recherchen auf die Akten von zwei Hamburger Ermittlungsverfahren gegen ehemalige Mitglieder des besagten Bataillons und versuchte anhand von 125 Vernehmungsprotokollen, die zwischen 1962 und 1967 erstellt wurden, darzulegen, dass selbst ganz normale Männer, unter bestimmten Bedingungen, zu Massenmördern werden können. Das Bataillon war an Exekutionen von 38.000 Juden sowie an der Deportation von 45.000 Juden beteiligt gewesen. Auch 14 Luxemburger der früheren Freiwilligenkompanie waren Bestandteil dieses Bataillons. mehr lesen / lire plus

Grande-duchesse Marie-Adélaïde : Retour au 19e siècle

Auteure de la première biographie politique de la grande-duchesse Marie-Adélaïde, Josiane Weber a brisé la glace sur un personnage souvent mythifié dans la légende nationale – provoquant aussi au passage un froissement à la Cour grand-ducale.

L’ex-collaboratrice scientifique au Centre national de littérature/Lëtzebuerger Literaturarchiv à Mersch est aussi docteure en histoire depuis 2011. Josiane Weber publie surtout sur l’histoire et la littérature luxembourgeoises du 19e siècle. (Photo : Fernande Jourdain)

woxx : D’où vient votre intérêt pour le personnage de la grande-duchesse Marie-Adélaïde ?


Josiane Weber : Cela remonte à 2014, quand je travaillais au Centre national de littérature à Mersch, et à l’exposition que nous avions organisée autour de la Première Guerre mondiale. mehr lesen / lire plus

Zum 75. Jahrestag der Ardennen-Offensive

Mit der deutschen Ardennen-Offensive begann am 16. Dezember 1944 in Luxemburg das letzte Kapitel des Zweiten Weltkriegs. Von Hitler persönlich befohlen, um das Blatt im Kriegsverlauf noch einmal zu wenden, führte der Angriff in Luxemburg und Belgien zu rund 3.000 zivilen Toten und zu verheerenden Zerstörungen.

Den Krieg nachspielen: Kein historisches Bild von der Ardennen-Offensive, sondern britische Reenactors im Dezember 2004 vor der Dorfkirche in Hoesdorf. (Alle Motive aus der woxx Nr. 777 abfotografiert. Originalaufnahmen: Timo Riecker)

Es war am Samstagmorgen, dem 16. Dezember 1944, als um 5.30 Uhr die deutsche Wehrmacht über die Our hinweg auf einer Länge von mehreren Kilometern in Luxemburg gelegene Stellungen der US-Armee mit Artilleriegranaten zu beschießen begann. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (9/10) : « Les appareils remplacent la conversation »

Originaire du Monténégro, Muzafer Skrijelj habitait en Bosnie avant de venir au Luxembourg en 1992. Depuis juillet 1995, il travaille à la pizzeria Créole qui est devenue « presque un symbole, un repère pour des personnes de tous les âges ».

Photos : Paulo Jorge Lobo

Ma vie a traversé une phase difficile quand la guerre a éclaté. En 1992, j’ai dû arrêter mes études de mécanique générale et quitter mon pays. C’était assez dramatique. Mes parents sont restés au Monténégro et je suis parti, parce que je ne voulais pas être enrôlé dans l’armée.

J’étais déjà venu au Luxembourg en 1985. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (8/10) : Rencontres autour du cigare

Isabel Melanda et Zito Gomes se sont rencontrés au Luxembourg, en 1997. Aujourd’hui, ils tiennent ensemble un commerce qui a vu le jour en 1948. Isabel, née à Santarém, au Portugal, est arrivée à Luxembourg en 1995 avec l’intention d’y rester un an. Elle a rencontré Zito et n’est plus partie. Nous avons parlé longuement avec Zito, tandis qu’Isabel s’occupait du magasin.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Je suis né à Gabela (Angola), en 1970. Mon père était gérant d’une plantation de café. J’ai de très bons souvenirs de cette époque-là. Après l’indépendance, nous sommes partis au Portugal et nous sommes installés à Lisbonne. mehr lesen / lire plus

Brigadiers internationaux : les oubliés de la Résistance

Alors que toutes les victimes des grandes guerres (et même celle de Corée) sont honorées sous la « Gëlle Fra », le gouvernement s’obstine à refuser une place aux brigadiers internationaux, comme le rappelle l’historien Serge Hoffmann dans une lettre ouverte.

A. Santer, un des 102 brigadiers internationaux dont le Luxembourg ne veut pas toujours se souvenir.

Ce n’est pas la première fois que les brigades internationales et notamment les 102 volontaires luxembourgeois partis combattre les fascistes de Franco divisent le Luxembourg. Déjà en 1987, ils étaient au centre d’une bataille autour d’une vitrine au Musée de la Résistance à Esch, une bataille qu’ils avaient d’ailleurs perdue tout comme celle contre les franquistes. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (7/10) : Une certaine fierté

Psychiatre et psychanalyste, André Michels s’est installé avenue de la Liberté en 1979. Il n’y habite plus, mais y a gardé son cabinet. Son balcon est un excellent poste d’observation.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Auparavant, je n’avais jamais imaginé que je m’installerais ici, mais une fois ici, j’y ai trouvé énormément d’avantages et, en particulier, la proximité de la gare. C’était pratique pour moi ainsi que pour mes patient-e-s.

Au début, j’ai été frappé par le tissu humain, moins mixte qu’aujourd’hui. Des familles y habitaient depuis longtemps, certaines depuis un siècle. Des gens qui étaient beaucoup plus âgés que moi me racontaient leur vie dans ce quartier, parlaient de la guerre, de leurs enfants. mehr lesen / lire plus

Spanien: Tiefer Blick in die Vergangenheit

Spaniens Umgang mit seiner faschistischen Vergangenheit ist bis heute problematisch. Die Exhumierung des ehemaligen Diktators Francisco Franco am vergangenen Donnerstag aber lässt auf eine bessere Zukunft hoffen.

Foto: Tessy Troes

Das Kreuz sieht man schon von der Autobahn aus – 150 Meter hoch ragt es über dem „Valle de los Caídos“, dem Tal der Gefallenen, etwa 60 Kilometer von der Hauptstadt Madrid entfernt. Hat man sein Eintrittsgeld für den Park bezahlt, lässt der Bus einen am Fuße dieses Kreuzes aussteigen, nur einen Katzensprung entfernt vom Eingang des spartanischen, aus Granit gebauten Monumentes. 260 Meter tief kann man in den Berg eindringen, bis man vor dem Altar der unterirdisch angelegten Basilika steht. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (6/10) : La rue des Italiens

Née en 1966 rue Glesener, Michèle Hilger-Henricy a toujours habité dans ce quartier. On peut la rencontrer au retour de son jogging, à vélo dans la Pétrusse ou dans son cabinet de kinésithérapie, ou chez Ouni. Comme son père, Paul Henricy, elle est une vraie Garer !

Photos : Paulo Jorge Lobo

« Jusqu’à dix ans, j’habitais rue Glesener ; ensuite j’ai déménagé rue de Strasbourg et depuis mon mariage j’habite rue des États-Unis. Ma première école a été la Nilles Schoul, dans la rue de Strasbourg, où se trouve le centre sociétaire. Mes camarades étaient d’origines très diverses : des Italien-ne-s surtout, mais aussi des Français-e-s, des Suisses et un Allemand. mehr lesen / lire plus

Série : Que reste-t-il de nos amours ? (5/10) : « Il y avait cinq cinémas ! »

Originaire de Grenade, Rafael Fernández est arrivé au Luxembourg fin octobre 1973. Il avait 16 ans et demi. Amateur de sports et de flamenco, bon vivant, généreux et communicatif, il a dû fermer son restaurant en automne 2018, en raison du loyer devenu inabordable. Mais il est resté dans son quartier.

Photos : Paulo Jorge Lobo

Le 2 novembre 1973, j’ai commencé à travailler à l’hôtel Italia. Mes frères Antonio et Juanito y travaillaient aussi, l’un comme cuisinier et l’autre comme maître d’hôtel. Moi, j’étais serveur et parfois donnais un coup de main en cuisine. Au début, j’habitais rue Bernard Haal. mehr lesen / lire plus

Podcast: Am Bistro mat der woxx #066 – Sozialalmanach an 100 Joer Walrecht

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht a beliicht d’Hannergrënn vun engem Artikel.

De Caritas Sozialalmanach ass all Joer op en Neits e wichtege Kompass fir d’Perspektive vum Land ze beschreiwen, e puer Woche virum État de la Nation vum Premier. Dëst Joer gouf sech op dat kontroverst Thema „Qualitative Wuesstem“ konzentréiert. Ass dat méi wéi en eidele Politiker-Begrëff? Muss Lëtzebuerg awer op de Wee vun der Décroissance? Doriwwer schwätze mir mam Raymond Klein. Am zweeten Deel erzielt de Luc Caregari vu senger Visitt am MNHA wou en déi grouss Ausstellung „Wiele wat mir sinn“, organiséiert vun der Chamber a vum Musée, gesinn huet. mehr lesen / lire plus

Expo : Un droit de vote qui doit se réinventer

Photo : MNHA/Éric Chenal

Ce jeudi soir a eu lieu le vernissage de l’exposition « #wielewatmirsinn » sur le droit de vote universel, introduit au Luxembourg en 1919. L’exposition, co-organisée par la Chambre des député-e-s et le Musée national d’histoire et d’art, sera ouverte au public jusqu’au 6 septembre de l’année prochaine. L’entrée des 650 m2 qu’occupe l’exposition au MNHA est par ailleurs gratuite. Les commissaires de l’exposition, Claude Frieseisen, secrétaire général de la Chambre des député-e-s, Michel Polfer, directeur du MNHA, Régis Moes, conservateur des arts décoratifs et populaires et d’histoire contemporaine au MNHA, et Renée Wagener, assistante scientifique à la Chambre des député-e-s, font débuter l’histoire du droit de vote bien avant le 8 mai 1919, date à laquelle le parlement abolit le droit de vote censitaire réservé au hommes âgés de 25 ans au moins et payant un certain montant d’impôts. mehr lesen / lire plus

Auf der Route der Befreiung

Wer sich auf die Spuren der Befreier von der Nazi-Herrschaft begeben will, kann das zum 75. Jubiläum mithilfe eines neuen Reiseführers tun. Berücksichtigt werden nicht nur die Routen der westlichen Alliierten, sondern auch jene der Roten Armee.

Nicht nur dank Fotos in Erinnerung: Manche der Kinder von einst erzählen noch heute begeistert von der Ankunft der „Amerikaner“. (Bilder und Bildrechte: Tony Krier/Photothèque Ville de Luxembourg)

Für die Befreier konnte die Situation auf ihrem Vorstoß in Richtung Deutschland manchmal ganz schön verwirrend und unübersichtlich sein. So wussten auch manche US-Truppen bei der Befreiung Luxemburgs zunächst gar nicht, wie ihnen hier geschah.

„Wir erreichten die Stadt Luxemburg im frühen Herbst, als das Großherzogtum erst teilweise befreit war. mehr lesen / lire plus

Nationalsozialismus: Das Reich der Gegenmenschen

Die Festung Breendonk war einer der zentralen Schreckensorte des nationalsozialistischen Besatzungsregimes in Belgien. 75 Jahre später ist die heutige Gedenkstätte im Ausland nahezu unbekannt.

Auf halbem Weg  zwischen Brüssel und Antwerpen gelegen: die Festung Breendonk. (Alle Fotos: Patrick Galbats)

Sanft spiegelt sich an diesem Sommertag die Nachmittagssonne auf der Oberfläche des Wassers, das den Graben füllt, von dem die Festungsanlage umschlossen wird. Gänse watscheln über eine vorgelagerte Zugbrücke, grasen auf der fett bewachsenen Böschung. Grillen zirpen in den umliegenden sommerlichen Wiesen. Ansonsten ist es still.

Beinahe friedlich wirkt das daher alles. Wäre da nicht der Wachtturm, der sich im Hintergrund drohend über die Kulisse erhebt. mehr lesen / lire plus