Brad Bird : The Incredibles 2

Cette suite des aventures de la famille aux pouvoirs extraordinaires propose une bonne dose d’action certes, mais emballée dans un humour ni forcé ni vulgaire. Avec en prime un superhéros père au foyer, idée intelligente qui permet de transcender le scénario somme tout classique et de donner un peu de profondeur bienvenue.

L’évaluation du woxx : XX
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Théâtre
 : Maudit Facebook


Fin de saison en fanfare au TOL, avec le monologue comique « Wow », écrit et interprété par Eugénie Anselin. Une plongée dans l’injonction sociétale de la performance à travers ses effets sur une comédienne, entre réalité et fiction.

Parce que le théâtre statique ne lui va pas : dans « Wow », Eugénie Anselin ne tient pas en place et discourt tout en entretenant sa forme. (Photo : Antoine de Saint Phalle)

Toujours plus de contacts, d’interactions, de réussite, de messages, d’attention, de communication, de bonheur affiché… Pas facile de vivre une vie hyperconnectée, tant les codes de l’immédiateté ont pénétré profond dans les consciences. mehr lesen / lire plus

Deniz Gamze Ergüven : Kings

Déception que ce deuxième film de , dont le « Mustang » était si fougueux. À trop vouloir évoquer les émeutes de 1992 à Los Angeles, elle perd le fil de sa narration et ne propose ni point de vue ni éclairage d’un destin individuel particulier. Halle Berry en mère d’adoption courageuse sauve les meubles.

L’évaluation du woxx : X
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Peinture mixte
 : Les mystères de l’Est


Avec les toiles d’Esti Levy à la galerie Schortgen, on est plongé d’emblée dans le grand bain des influences orientales, où même les figures les plus martiales pétillent de malice. Une exposition haute en couleur, c’est le cas de le dire.

Détail du polyptyque « Multiplicité »

Des silhouettes effilées tout en hauteur, desquelles on ne distingue que quelques traits de visage ; des compositions elles aussi résolument verticales, où les personnages côtoient d’étranges structures architecturales qui semblent avoir le ciel pour unique but ; un remplissage constant et polychrome ; çà et là, des bribes d’écriture ou d’alphabet : voici l’univers d’Esti Levy, à revoir à la galerie Schortgen, qui expose la Franco-Israélienne régulièrement depuis 12 ans déjà. mehr lesen / lire plus

Christophe Honoré
 : Excès de politesse du désespoir


Brillante reconstitution des années sida jusque dans les moindres détails, « Plaire, aimer et courir vite » cherche tellement la modération qu’il en devient maniéré… et un rien monotone.

Mise en abîme : première rencontre pour Arthur et Jacques dans une salle de cinéma.

L’année dernière, « 120 battements par minute » prenait le parti d’évoquer les années 1990 et l’épidémie de sida sous l’angle de l’énergie des militants d’Act Up et d’une histoire d’amour qui faisait la part belle à l’urgence d’aimer. Tout semble porter à croire que Christophe Honoré en a choisi, dans « Plaire, aimer et courir vite », le contre-pied. mehr lesen / lire plus

Musique classique
 : Notes pleines en plein air


Devant le succès rencontré l’année dernière par le concert sur la Kinnekswiss, le Luxembourg City Tourist Office remet le couvert et propose un festival classique dans le parc municipal. Petite revue de ce « Kinnekswiss Loves… ».

(Photo : Alfonso Salgueiro Lora)

Avec l’été et la venue des beaux jours, les activités de plein air déploient leurs charmes et les salles de concert se vident peu à peu. La pause estivale se profile à l’horizon. Mais avant leur sevrage relatif jusqu’en septembre, amatrices et amateurs de classique pourront conjuguer les plaisirs extérieurs avec ceux de l’oreille grâce au festival « Kinnekswiss Loves… ». mehr lesen / lire plus

Iram Haq : Hva vil folk si

Ce récit autobiographique de la réalisatrice Iram Haq évite l’écueil de la caricature. Plus qu’un témoignage sur la difficulté de grandir entre deux cultures, le film, même s’il pâtit quelquefois d’une dramatisation excessive qu’on imputera à l’enthousiasme, est aussi l’histoire d’une emprise psychologique qui tient en haleine.

L’évaluation du woxx : XXX
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Art naïf
 : De la poésie 
au dessin… 
et retour


Les dessins de Gisèle Prassinos exposés à la galerie Simoncini sont autant de poèmes visuels qui font entrer images et textes en symbiose. Le surréalisme et l’humour ne sont jamais bien loin dans ces œuvres attachantes.

(Illustrations : CNL/fonds Gisèle Prassinos)

On connaît les liens étroits qu’entretient la galerie Simoncini avec la littérature en général et la poésie en particulier. Pas plus tard que l’année dernière, sous l’impulsion d’André Simoncini, lui-même poète, elle avait organisé une exposition qui combinait les textes de Pierre Joris et les œuvres plastiques de Nicole Peyrafitte. Quelques mois après, la voilà qui récidive en proposant de nombreux dessins originaux de Gisèle Prassinos, réalisés entre 2003 et 2006 alors que celle-ci était âgée de plus de 80 ans. mehr lesen / lire plus

Gary Ross : Ocean’s 8

Une version féminine de la série aux vols impossibles ? Bonne idée. Mais Gary Ross n’a pas le flair de Steven Soderbergh : le film tire trop sur la corde de l’opposition entre féminin et masculin et ne retient de la leçon des précédents que ces séquences où préparatifs et action se déroulent sur une musique entraînante. Un divertissement vite oublié, au mieux.

L’évaluation du woxx : X
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Juan Antonio Bayona : Jurassic World: Fallen Kingdom

La série s’enfonce dans le spectacle sans profondeur à grosses ficelles, multipliant les scènes censées effrayer, mais qui ne provoquent plus qu’une certaine lassitude. La fin fait vraiment peur… de retrouver une encore plus grosse débauche de moyens pour si peu de cinéma dans l’épisode qui, évidemment, suivra.

L’évaluation du woxx : O
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Musique classique
 : Récital éclectique

Les concerts du toujours dynamique centre culturel Altrimenti sont l’occasion de découvrir de jeunes talents, mais aussi de réécouter des musiciennes et musiciens émérites. Arrêt sur le prochain rendez-vous, avec la pianiste Kae Shiraki.

Ne vous fiez pas
aux apparences :
si Kae Shiraki cède parfois à la mode des photos promotionnelles,
elle n’en est pas moins une excellente pianiste. (Photo : kaeshiraki.com)

« New Classic Stage », c’est le nom du « festival permanent de musique classique » que propose le centre culturel Altrimenti, sous la direction artistique d’Albena Petrovic. Sous l’impulsion de la compositrice luxembourgeoise et du directeur Diego Lo Piccolo, la salle Rheinsheim s’est ainsi petit à petit transformée en un nouveau lieu incontournable de la scène musicale classique : tout au long de la saison, des concerts divers et variés se succèdent, souvent avec des instrumentistes du grand-duché et avec une forte prépondérance de récitals de piano. mehr lesen / lire plus

Mike Newell
 : Un peu sous l’épluchure


Pas aussi foisonnant et réussi narrativement que le livre dont il s’inspire, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » parvient néanmoins à montrer plus qu’un simple film d’amour pour cinéphiles fleur bleue.

Pour être membre d’un cercle littéraire anglo-normand, il faut parfois faire quelques sacrifices culinaires.

Écrit par l’Américaine Mary Ann Shaffer et terminé par sa nièce Annie Barrows, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » a connu un succès planétaire dès sa publication en 2008. Parmi les ingrédients qui ont fait prendre la sauce, il y a certes l’itinéraire d’une jeune autrice qui découvre ce qu’est le véritable amour grâce à un voyage initiatique sur fond historique d’occupation nazie, mais aussi une forme littéraire, le roman épistolaire, qui permet une narration dynamique et originale. mehr lesen / lire plus

Ken Scott : The Extraordinary Journey of the Fakir

Cet itinéraire d’un petit arnaqueur indien, à l’atmosphère poético-onirique, ne passe pas aussi bien sur grand écran qu’en livre. L’acteur Dhanush, véritable star du cinéma tamoul, n’est pas en cause : la réalisation est bien pâlotte, et seuls les moments chantés et dansés apportent le grain de folie attendu.

L’évaluation du woxx : X
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Asghar Farhadi : Todos lo saben

Asghar Farhadi pose sa caméra loin de l’Iran, dans la campagne espagnole. Tout en utilisant sa recette éprouvée de mise en scène à la fois naturaliste et virtuose, il propose un thriller au rythme contemplatif où brille toute la distribution, et pas seulement les stars bancables.

L’évaluation du woxx : XX
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Stéphane Brizé : Trop hyperréaliste


Après la parenthèse « Une vie », adaptée de Maupassant, Stéphane Brizé revient au film de société comme dans « La loi du marché ». Quasi-reportage, « En guerre » appuie là où le dialogue entre patronat et salariat – ou son absence – fait mal… au risque de lasser.

Presque seul dans son combat, Laurent Amédéo (Vincent Lindon) a pourtant bien l’intention d’aller jusqu’au bout.

Le film avait créé l’attente : après le Prix d’interprétation raflé par Vincent Lindon à Cannes en 2016, avec un sujet brûlant d’actualité et la présence à nouveau de l’acteur fétiche du cinéaste, il y avait tout pour susciter l’intérêt des cinéphiles au goût social prononcé. mehr lesen / lire plus