Dans les salles : Never Grow Old

Figure emblématique des westerns, le croque-mort se voit rarement offrir les premiers rôles au cinéma. Avec « Never Grow Old », coproduction luxembourgeoise sombre et violente qui joue avec les codes du genre, voilà qui est fait… et de belle manière.

Une spirale de la violence sans fin. (Photo : Iris productions)

Ici, pas de grands espaces propices à de longues et mâles chevauchées, même si l’image est extralarge. Pas d’autochtones non plus : Indiens et Indiennes ont été mis à l’écart depuis belle lurette par les colons installés dans cette bourgade isolée, sur la route de la Californie en pleine ruée vers l’or. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : A Rainy Day in New York

Étonnant paradoxe que celui du film « A Rainy Day in New York » : lui qui croque à pleines dents dans la Grande Pomme n’y sera probablement jamais projeté. Et c’est bien dommage.

Photo : Mars films

Cette affaire d’abus sexuels présumés aura fini par rattraper Woody Allen dans sa carrière jusqu’ici relativement préservée : « A Rainy Day in New York » ne sortira pas aux États-Unis, remisé sur les étagères par Amazon en pleine tourmente #MeToo. Jamais condamné, le cinéaste paie là une confrontation longue de plus de deux décennies où aucune version des événements n’a pu être prouvée – et peut-être aussi le fait d’être le père de Ronan Farrow, celui par qui l’affaire Weinstein a été confirmée et qui a toujours soutenu sa demi-sœur Dylan Farrow dans ses accusations. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Parasite

Bong Joon-hos „Parasite“ bedient sich zahlreicher Genres, um einen beißenden Kommentar über Klassenunterschiede zu liefern.

Familie Kim braucht dringend Geld – ein Plan muss her. (© Filmcoopi)

„Unerwartet, witzig, global im Lokalen, faszinierend, wichtig“, das sind einige der Begriffe, mit denen Jurypräsident Alejandro Iñárritu bei den diesjährigen Filmfestspielen in Cannes Bong Joon-Hos „Parasite“ beschrieb. Zusammen mit seinen Jurykollegen hatte er diesen zum Preisträger der Palme d’Or gekürt. Die Entscheidung fiel einstimmig aus und die Begeisterung lässt sich leicht nachvollziehen. „Parasite“ bricht nicht nur mit Publikumserwartungen, sondern spielt auch mit Ton und Genrekonventionen, ohne aber jemals den roten Faden zu verlieren. Selbst nach der ersten Hälfte des Films ist es unmöglich, eine Vorahnung davon zu haben, was noch auf einen zukommt. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Les hirondelles de Kaboul

Plutôt que de proposer une chronique de la vie quotidienne dans l’Afghanistan des années 1990, « Les hirondelles de Kaboul » se concentre sur deux histoires d’amour foudroyées. Une belle réussite.

La jeune Zunaira rejoint la longue liste des héroïnes tragiques de cinéma. (Photos : Les Armateurs)

Bien sûr, certaines scènes évoquent le paradis perdu d’avant la conquête de l’Afghanistan par les talibans. On pense en particulier à celle où l’élégant bâtiment d’un cinéma-théâtre, d’où sortent des couples habillés à l’occidentale, se transforme à l’écran en ruines devant lesquelles évoluent des femmes entièrement couvertes et des hommes la mitraillette en bandoulière. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Only You

Joli coup de casting pour le premier long métrage de la réalisatrice britannique Harry Wootliff : dans « Only You », son duo amoureux est composé de Laia Costa (étonnante dans « Victoria ») et Josh O’Connor (remarquable dans « God’s Own Country »). Le scénario, lui, reste plutôt prévisible.

Une alchimie qui crève l’écran. (Photo : Cinemien)

Il y a des couples de cinéma qui demeurent dans les cœurs des cinéphiles par-delà les années, tant ils ont su montrer à l’écran une véritable alchimie, apte à susciter les émotions les plus profondes. Sera-ce le cas de celui incarné dans « Only You » par Laia Costa et Josh O’Connor ? mehr lesen / lire plus

Im Kino: La quietud

In „La quietud“ stellen sich zwei Schwestern der dunklen Vergangenheit ihrer argentinischen Familie. Der Film ist streckenweise sehr melodramatisch, lohnt aber dennoch.

Zwei Schwestern mit einem besonderem Verhältnis.

Der Schauplatz von „La quietud“ ist eine Finca gleichen Namens, im Besitz der wohlhabenden Montemayors. „Quietud“ bedeutet „Ruhe“, aber gerade diese finden die Protagonist*innen in Pablo Traperos Familiendrama nicht. Zu Beginn begleitet die jüngste Tochter Mìa (Martina Gusmàn) ihren Vater Augusto (Isidoro Tolcachir) zum Anwalt. Es geht um die wohl nicht ganz so klaren Umstände, unter denen die Montemayors Grundstücke, darunter die Finca, einst erworben haben. Wer ein wenig von der Geschichte Argentiniens weiß, von der Militärdiktatur und ihrer Praxis, Menschen „verschwinden zu lassen“, wird die Andeutungen des Films richtig zu lesen wissen. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Once upon a Time … in Hollywood

„Once upon a Time … in Hollywood“ enthält weniger Gewalt und mehr Empathie als andere Filme Quentin Tarantinos. Dennoch ist dessen Handschrift klar zu erkennen – leider auch, wenn es um die Darstellung der weiblichen Figuren geht.

Trotz der wenigen Dialogzeilen erbringt Margot Robbie als Sharon Tate eine beachtliche Leistung. (© Sony Pictures Releasing Switzerland GmbH / outnow.ch)

Wie die meisten von Quentin Tarantinos Filmen ist „Once Upon a Time … in Hollywood“ eine nostalgische Hommage an vergangene Zeiten und Filme. Dreh- und Angelpunkt ist in diesem Fall die nordamerikanische Filmbranche im Jahr 1969. Es war eine Zeit, in der die Entmachtung der großen Hollywoodstudios in vollem Gange war und immer mehr etablierte Filmstars der New-Hollywood-Generation zähneknirschend das Feld überlassen mussten. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Les plus belles années d’une vie

Il fallait le faire. Avec « Les plus belles années d’une vie », Claude Lelouch réunit les personnages d’« Un homme et une femme » et leurs interprètes après un demi-siècle. Grâce à une distribution qui brille et malgré les « leloucheries » habituelles, le film touchera autant les nostalgiques que les cinéphiles.

Le monde a bien changé : dans « Un homme et une femme », il n’y avait ni portables ni placement de produit. Mais l’émotion reste. (Photo : Metropolitan FilmExport)

Dans la torpeur de l’été grand-ducal, il n’est souvent pas facile de trouver le film qui aura l’honneur d’une page critique dans le woxx. mehr lesen / lire plus

Im Kino: The Beach Bum

2012 verwandelte Kultregisseur Harmony Korine mit „Spring Breakers“ die studentische Partykultur an den Küsten Floridas in einen neonfarbenen Albtraum. Sieben Jahre später ist er dorthin zurückgekehrt, um den gleichen Film mit umgekehrtem Vorzeichen zu drehen.

Ein enthemmter Moondog (Matthew McConaughey) genießt die Sonne Floridas. (Foto: Constantin Film Verleih GmbH)

„The Beach Bum“ führt durch das Leben einiger Drop-outs, die ungestört von saisonalem Besuch auf den Florida Keys und in Miami endlose Strand- und Villen-Partys feiern. Angeführt werden sie von Moondog (Matthew McConaughey), einem abgehalfterten Hippie-Dichter, der mit Bierdose und Joint in der Hand von einem Abenteuer ins nächste taumelt. Korine gestaltet dessen Eskapaden in sonnendurchfluteten, farbenfrohen Bildern, unterlegt mit Country- und Folkballaden, an die man sich heute eher mit Ironie zurückerinnert. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Wild Rose

Ein geschärfter Blick für die Herausforderungen von Einelternschaft sowie die schauspielerische und gesangliche Wucht Jessie Buckleys machen aus „Wild Rose“ einen Film, den man sich nicht entgehen lassen sollte.

Die alleinerziehende Mutter Rose-Lynn träumt davon, ein Countrystar zu werden. (© Aimee Spinks/harpersbazaar.com)

Es gibt erstaunlich wenige Filme, die vordergründig von der Karriere einer Musikerin handeln. Selbst ein Film wie „A Star Is Born“, dessen viertes Remake letztes Jahr anlief, handelt mindestens genauso sehr von einem männlichen Musiker. Umso erfrischender ist es, dass in „Wild Rose“ ausschließlich Frauen im Mittelpunkt stehen. Allen voran Rose-Lynn (Jessie Buckley), die seit Langem den Traum hegt, Countrysängerin zu werden. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Yuli

Exploration biographique sur le danseur Carlos Acosta par le langage du corps, « Yuli » ravira sans aucun doute celles et ceux qui mettent la danse sur un piédestal, mais peut-être un peu moins les cinéphiles.

Une audition d’entrée un peu particulière pour un destin extraordinaire. (Photos : Denise Guerra)

La Havane, dans les années 1970. Yuli, surnom indien donné au jeune Carlos Acosta, est un garçon espiègle, féru de football et de break dance. Rien ne le prédestine à la danse classique. Son père, descendant d’esclaves, a cependant de grandes ambitions pour lui et le traîne à l’audition d’entrée de l’École nationale de ballet de Cuba. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Carmen y Lola

Plutôt que par sa description somme toute convenue d’un amour lesbien, « Carmen y Lola » séduit avant tout par sa plongée documentaire au cœur de la communauté gitane espagnole. Un dépaysement total stimulant.

Un quotidien difficile, mais deux beaux sourires prêts à l’évasion. (Photo : Pro-Fun Media)

Si on ne peut pas a priori taxer celles et ceux qui iront voir « Carmen y Lola » d’entretenir des préjugés sur l’orientation sexuelle, peut-être que certains de leurs autres préjugés tomberont pendant la projection. En effet, la réalisatrice Arantxa Echevarría prend le parti de plonger son audience au sein d’une communauté gitane de la banlieue de Madrid, montrant du même coup une réalité pas forcément connue : les maisons sont en dur, les habits certes colorés mais tout à fait standardisés, les emplois bel et bien existants. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Der goldene Handschuh

Fatih Akins „Der goldene Handschuh“ inszeniert ein stumpfes Gemetzel und vermeidet dessen Erklärung. Außer sein Publikum zu verstören, gelingt dem Film nicht viel.

Fatih Akins Adaptation von Heinz Strunk’s Roman exponiert nur oberflächliche Gewalt. (Fotos: © Warner Bros)

Mit „Der goldene Handschuh“ hat Fatih Akin vornehmlich Heinz Strunks gleichnamigen Roman über den Hamburger Frauenmörder Fritz Honka verfilmt. Seine Inspiration scheint Akin allerdings ebenso sehr im als „torture porn“ verschrienen US-Horrorkino der 2000er gefunden zu haben. „Der goldene Handschuh“ mutet seinen Zuschauer*innen über beinahe zwei Stunden fast alles zu, insbesondere die ausgedehnte Misshandlung und Verstümmelung von Frauenkörpern. Zu Beginn hat Honka seinen ersten Mord bereits begangen und macht sich, nachdem er einen ordentlichen Schluck Korn genommen hat, daran, die Leiche zu beseitigen. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Untouchable

„Untouchable“ schildert den Aufstieg und Fall des Produzenten Harvey Weinstein. Dabei verpasst der Film es, sexualisierte Gewalt in einem größeren Kontext zu thematisieren.

Zeug*innenaussagen zufolge war Harvey Weinstein auch schon in jungen Jahren sexuell gewalttätig gegenüber Frauen. (© Sundance Film Festival/Variety.com)

Wer einmal Opfer von Missbrauch wurde, weiß um die unzähligen Faktoren, die eine solche Erfahrung noch traumatischer machen: Die Selbstvorwürfe, nicht vorsichtig genug gewesen zu sein, die Tat durch das eigene Verhalten irgendwie mitverschuldet zu haben. Das Gefühl, mit seiner Erfahrung alleine zu sein und niemanden zu haben, der versteht, was man gerade durchmacht. Die Angst, dass es wieder passieren könnte, dass einem nicht geglaubt wird oder geholfen werden kann. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Red Joan

Peut-on vraiment juger le passé d’une personne sans avoir connu le contexte historique de ses actes ? Sur fond d’espionnage au profit des Soviétiques, « Red Joan » tente maladroitement d’esquisser une réponse négative.

Chaque pli du visage est un secret : Judi Dench imprime sa marque dans un film par ailleurs assez fade. (Photo : Nick Wall)

Alors que Joan Stanley est arrêtée en 2000 pour divulgation de secrets d’État, son passé resurgit au fil des questions que lui posent les services spéciaux. D’abord réticente, elle avait accepté par amour autant que par idéalisme de livrer à l’URSS des informations sur les recherches nucléaires britanniques. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Zero Impunity

Die hybride Doku „Zero Impunity“ verleiht Opfern sexualisierter Kriegsgewalt eine Stimme. Der Film ist Teil einer Kampagne mit dem Ziel, der totalen Straffreiheit dieser Verbrechen ein Ende zu setzen.

„Zero Impunity“ will mehr als ein Film sein: nämlich ein Teil einer Bewegung. (© Zeroimpunity.com)

Welche Länder kommen Ihnen in den Sinn, wenn Sie an Vergewaltigung als Kriegswaffe denken? Weit entfernte Länder wie Ruanda oder Afghanistan? Weit zurückliegende Konflikte wie der Zweite Weltkrieg oder der Koreakrieg? Die Macher*innen von „Zero Impunity“ wollen, dass Sie damit künftig auch das heutige Nordamerika und Europa assoziieren.

„Zero Impunity“ heißt soviel wie „Keine Straffreiheit“. Der Film enthält keine neuen Enthüllungen und ist eher vergleichbar mit einem Intensivkurs für Menschen, die sich dieser globalen Problematik nicht bewusst sind: Sexualisierte Gewalt ist bewaffneten Konflikten inhärent. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Notti magiche

« Notti magiche » parvient à unir fièvre footballistique, film noir et comédie dans un seul et très unique long métrage. Un hommage au cinéma italien comme il y en a peu.

L’écriture de scénarios peut mener à tout… même à la prison.

La nuit du 3 juillet 1990 est un souvenir noir pour chaque tifoso qui se respecte. Alors que le pays hôte de la Coupe du monde de football, l’Italie, se rêve déjà en finale, voire vainqueur du tournoi, c’est le bulldozer argentin qui écrase tous ses espoirs. Pire encore, la victoire des Sud-Américains n’est pas le résultat d’un match disputé âprement, mais de tirs au but. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Rocketman

„Rocketman“ ist ein recht konventionelles biografisches Musical. Was den Film besonders macht, ist die Schauspielleistung des Hauptdarstellers und eine Filmgeschichte schreibende Sexszene.

Taron Egerton in der Rolle von Elton Hercules John. (Fotos: Paramount Pictures)

„Rocketman“ – der Name ist Programm. Denn in ihrem neusten Film präsentieren uns Regisseur Dexter Fletcher und Drehbuchautor Lee Hall eine überlebensgroße Fantasieversion des Lebens von Musiker Elton John. Der Mensch, den wir da zu sehen bekommen, brauchte nie Klavier zu erlernen, er konnte es einfach. Wenn er als junger Mann auf der Bühne stand, schwebten er und das Publikum vor lauter Glückseligkeit und geballter Energie förmlich in der Luft. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Le jeune Ahmed

Avec « Le jeune Ahmed », les frères Dardenne s’attaquent au sujet brûlant de la radicalisation islamiste – et s’en sortent quasiment indemnes, grâce à leur image de marque naturaliste.

Un gentil petit lapin peut-il faire changer d’avis un jeune convaincu de la nécessité du djihad ?

C’est difficile d’être Ahmed. Difficile d’être un ado d’origine arabe, dans la triste banlieue liégeoise de surcroît, et par-dessus le marché frêle et sensible porteur de lunettes. Alors Ahmed se tourne vers l’imam local, dont les prêches radicaux vont vite empoisonner son petit cerveau disponible. En l’absence d’autres modèles – le père est absent et la mère souffre de tendances alcooliques –, il ne lui reste que cette voie et le souvenir de son cousin, mort au djihad pour Daech. mehr lesen / lire plus

Im Kino: Dolor y gloria

In seinem bisher persönlichsten Werk „Dolor y gloria“ (Pain and Glory) erzählt der spanische Filmemacher Pedro Almodóvar auf berührende wie humorvolle Weise vom Leben eines in die Jahre gekommenen Filmemachers.

Antonio Banderas wurde ein neuer Look verpasst, damit er Almodóvar ähnlicher sieht. (© Pathé Films/outnow.ch)

Schon wieder ein Film über einen frustrierten, alten Mann – auch wenn sich dieser Eindruck bei manchen zu Beginn von „Dolor y gloria“ unweigerlich einschleichen wird, so wäre es verfehlt, den Film voreilig in die entsprechende Schublade einzuordnen. Wenn der Regisseur und Drehbuchautor eines Films Pedro Almodóvar heißt, kann man sich mit einiger Sicherheit darauf verlassen, dass der Film sowohl queere als auch komplexe weibliche Figuren beinhalten wird. mehr lesen / lire plus