Luxembourg Space Agency: En route vers Mercure

Au Luxembourg, les activités spatiales ne sont pas orientées vers la science, mais vers les entreprises privées – donc sous le signe de Mercure, dieu du commerce. L’arbitrage entre ingénierie financière et ingénierie industrielle reste à faire.

Hasard du calendrier : alors qu’Étienne Schneider présente la Space Agency au Mudam, c’est l’exposition « Spaceship » qui y est à l’affiche, rassemblant des œuvres de Susumu Shingu (jusqu’au 6 janvier 2019, critique dans le woxx 1477). (Photos : RK)

Oubliez Rifkin, l’idée de sauver le monde, et tout le reste ! L’heure est à la conquête de l’espace. C’est ce que semble signaler Étienne Schneider quelques semaines avant les élections. mehr lesen / lire plus

Débat sur l’état de la nation :
 Lost in Hesitation


À six mois des élections, le débat autour de l’état de la nation montre que la plupart des partis hésitent à prendre clairement position sur la question sociale comme sur celle de la croissance.

Game of Thrones ? Non, théâtre d’ombres immobiles.
Théâtre d’ombres chinois, Musée d’ethnologie, Berlin.

Vous regrettez l’emphase des déclarations sur l’état de la nation de Jean-Claude Juncker ? Consolez-vous avec le discours pour le 1er mai du président de l’OGBL. Certes, André Roeltgen n’atteint pas les sommets de la rhétorique du Juncker des meilleurs jours, mais il fait preuve de bien plus d’élan que Xavier Bettel. Côté contenu, par contre, il ne faut pas sous-estimer la signification des propos du premier ministre. mehr lesen / lire plus

Rifkin au service du changement social ?
 : Step Up Revolution !

Une affaire à traiter entre costumes-cravates, ce processus Rifkin ? C’est l’impression que peuvent laisser les débats publics. Mais les jeans, pulls et bleus de travail auraient tort de bouder une réflexion qui, au-delà de l’économique, concerne l’avenir de la société entière.

La révolution des trois partis, mise en scène avant-gardiste au Grand Théâtre. (Photo : Raymond Klein)

« Un des sujets les plus importants de la discussion sur Rifkin est le risque que la digitalisation exclue une partie des gens, alors que le but est une société inclusive. » C’est ce qu’a affirmé Michel Wurth, président de la Chambre de commerce sur 100,7, dans l’émission « Riicht eraus » du 12 novembre. mehr lesen / lire plus

Rifkin et la croissance : Écoute ce disque

Peur de la croissance ? Consolez-vous avec la croissance qualitative ! Lors du hearing à la Chambre, le patronat a fait preuve de créativité… à défaut de sagesse.

Au Petit FabLab de Paris, on travaille autrement. Mais où est le patron ? (Photo : Wikimedia / Mitch Altman / CC BY-SA 2.0)

Y a-t-il plus écolo que le patronat luxembourgeois ? Lors du hearing sur le processus Rifkin à la Chambre jeudi dernier, Jean-Jacques Rommes, leader de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), a frappé un grand coup. Au nom de dix organisations patronales, il s’est prononcé en faveur « de nouveaux modes de production et de consommation alliant qualité de vie et efficience des ressources ». mehr lesen / lire plus

Économie circulaire : Valeur et valeurs

William McDonough, pionnier de l’économie circulaire, ne s’est pas penché en détail sur le cas du Luxembourg. Pourtant, son intervention a donné du grain à moudre aux alternatifs comme au mainstream.

« La ‘circular economy’, c’est dans nos gènes », a affirmé Carlo Thill, dirigeant de BGL-BNP-Paribas. Mais pas le « small is beautiful ». (Photo : RK)

« Éliminer les déchets ? Non, il faut éliminer le concept de déchet ! » William McDonough arrive à exprimer en quelques mots des idées essentielles. Pour lui, les déchets doivent être « de la nourriture ». Et donc une marchandise, pensent les industriels et les banquiers qui l’ont invité à parler lors de la première journée du Luxembourg Circular Economy Hotspot. mehr lesen / lire plus

Croissance qualitative : La peur et le mal

Le Luxembourg a besoin du boom économique tout comme il le redoute. La solution à ce dilemme n’est pas celle qu’on nous présente.

Un fantôme hante le Luxembourg : la croissance. La « mauvaise » croissance, bien entendu, celle qui dévore nos prés et forêts, encombre nos routes, fait flamber les prix de la construction et « menace notre identité ». Pas la « bonne », celle qui contribue à financer les dépenses sociales, à assurer un niveau de vie élevé, celle qui fait fructifier les investissements immobiliers et nous donne accès à une grande diversité gastronomique et culturelle. Mais apparemment, personne ne doute que le scénario de 1,1 millions d’habitants en 2060 ait des conséquences néfastes. mehr lesen / lire plus