Esch 2022 : Mischo l’écolier

Après avoir lâché les coordinateurs de la capitale culturelle européenne dans une interview juste avant une réunion du conseil d’administration et une soirée d’information pour les élus locaux, le bourgmestre d’Esch-sur-Alzette a été désavoué à son tour.

S’il croyait échapper aux interrogations brûlantes en interdisant à la presse de poser des questions lors de la soirée d’information, Georges Mischo s’est bien gouré. Car bien sûr, son interview donnée au Tageblatt et parue le matin même – dans laquelle il traitait le duo Strötgen/Wagner d’écoliers ne sachant pas calculer un budget – avait soulevé l’indignation, même dans les rangs de son parti, comme on a pu l’entendre dans les couloirs. mehr lesen / lire plus

Esch 2022 : À couteaux tirés

 

Alors qu’à la fin de l’année dernière, Georges Mischo, le tout nouveau bourgmestre de la ville d’Esch, souhaitait la fin des polémiques autour de la capitale culturelle 2022, voilà que c’est lui qui rallume les braises avec une interview dans le Tageblatt.

Ils auront du mal à prendre l’avion ces jours-ci les (encore) coordinateurs Andreas Wagner et Janina Strötgen : difficile en effet de passer le détecteur de métaux avec un tel couteau planté dans le dos. Dans une interview au Tageblatt, Georges Mischo, bourgmestre et président de l’asbl Esch 2022, les a traités « d’écoliers », incapables d’établir un budget qui tienne la route et mal connectés à ses services. mehr lesen / lire plus

Willis Tipps
: März 2018

Haiti wiederentdeckt

Die kanadische Singer/Songwriterin/Gitarristin Mélissa Laveaux lebt gegenwärtig in Paris und hat jetzt ihr viertes Album veröffentlicht. Bei einer Reise nach Haiti, der Heimat ihrer Eltern, entdeckt sie nicht nur die dortige, stark vom Voodoo beeinflusste Musik wieder, die sie bereits von ihren Eltern kannte, sondern beschäftigt sich auch mit den bitteren Kapiteln der Vergangenheit des Landes, wie der US-amerikanischen Besetzung von 1915 bis 1934. Nach ihrer Rückkehr beginnt sie ihre Erfahrungen musikalisch zu verarbeiten und nimmt elf haitianische Lieder und eine Eigenkomposition auf, bei denen es um Unterdrückung und Widerstand geht. Die französischen Produzenten haben die Aufnahmen etwas stark poliert, dennoch: Laveauxs leicht heisere, hauchige Stimme zieht Hörer direkt in ihren Bann, und ihr ausgeprägtes Gespür für eingängige Arrangements macht Radyo Siwèl zu einem sehr empfehlenswerten Album: tolle, widerständige Lieder aus einem vielfach gebeutelten Land. mehr lesen / lire plus

Catherine Gaeng : Lynchage médiatique et abus de pouvoir (Chronique de l’affaire Lunghi/RTL/Bettel)

Dans son livre délibérément subjectif, la femme de l’ancien directeur général du Mudam revient sur la campagne médiatique qui a mené à la démission de celui-ci en fustigeant les vanités provinciales du paysage culturel local.

Quand ton mec se fait carrément lyncher sur la place publique et se voit contraint de quitter son poste de rêve, certes tu as les boules. Pourtant, en faire un livre et le publier par la suite est – du moins dans les latitudes culturelles grand-ducales – pas vraiment habituel. Ce qui explique aussi pourquoi aucun éditeur luxembourgeois ne voulait se brûler les pattes avec ce livre (le ministère de la Culture soutenant toujours les éditeurs et les auteurs). mehr lesen / lire plus

Un « Cri de femme » festif pour dénoncer les violences

Ce samedi 10 mars aura lieu la huitième édition luxembourgeoise du festival « Cri de femme ». Petit regard sur une manifestation avec des artistes au grand cœur.

Miriam R. Krüger pendant le festival « Cri de femme » en 2016

Chaque année, en mars, a lieu le festival international de poésie et d’art « Cri de femme ». Cet événement a été fondé en République dominicaine par le Mouvement international des femmes poètes (Mujeres Poetas Internacional), et a essaimé dans le monde entier grâce au dynamisme de correspondantes locales qui, telles des franchisées, se démènent pour proposer des lectures et des performances dans leurs pays respectifs. mehr lesen / lire plus

Der Fotograf Patrick Galbats
: Kunst und Zeugenschaft

Zwei Jahre lang hat der Luxemburger Fotograf Patrick Galbats die Entstehung des Sperrzauns gegen Flüchtlinge an der ungarisch-serbischen Grenze beobachtet. Seine Ausstellung „Hit Me One More Time“ porträtiert nicht nur das bauliche, sondern auch das gesellschaftliche Fundament eines gesamteuropäischen Ungetüms.

Für eine Wiederkunft „Großungarns“: Vorwiegend rechtsradikale Gruppen marschieren jährlich am 4. Juni durch die Straßen von Budapest und fordern die Aufhebung des Trianon-Vertrages. Der ungarische Ministerpräsident Viktor Orbán hat dieses Datum zum Feiertag der nationalen Zusammengehörigkeit erklärt. (Fotos: Patrick Galbats)

Breitbeinig steht er da, der hünenhafte Mann in seinem Tarnanzug. Bis vor kurzem hat er noch in Budapest als Drucker gearbeitet. mehr lesen / lire plus

Mike Bell : Just for the Record

Le pianiste et compositeur Mike Bell s’aventure hors de ses chemins musicaux habituels en sortant au Luxembourg un album jazz fait de réminiscences de ses disques d’enfance. Petit compte rendu d’écoute.

Pianiste de country rock, notamment dans le groupe Albert and Hogan’s Heroes, Mike Bell a aussi tâté du rock’n’roll avec de nombreux autres artistes. Ce disque constitue donc une incursion dans un style qu’il avait peu enregistré jusque-là, même si le musicien anglais a grandi en écoutant entre autres Fats Waller, Oscar Peterson, Miles Davis ou John Coltrane.

Au piano, mais aussi aux chœurs et au séquenceur pour la section rythmique – et même au saxophone ! mehr lesen / lire plus

Frankfurter Buchmesse: Geht doch!

Es scheint sich etwas zu tun in der lange Zeit verschlafenen und/oder verkrachten Luxemburger Verlags-Szene: Eine Teilnahme an der Frankfurter Buchmesse steht jedenfalls in Aussicht.

(©wikimedia)

Seit einigen Jahren brodelt es wieder in der hiesigen Literaturszene: Lesebühnen, Poetry Slams und andere literarische Veranstaltungen schießen wie Pilze aus dem Boden, neue Namen und neue Gesichter erschließen sich ein neues, zumeist auch jüngeres Publikum. Die Szene lebt, tauscht sich aus und manchmal taucht sogar ein Hauch von literarischer Polemik auf.

Von dieser Renaissance ausgenommen waren bis jetzt die Verlagshäuser. Sicherlich gibt es einige neue Autor*innen, die es in die altehrwürdigen Häuser geschafft haben (daneben wurden in den letzten Jahren auch neue Verlage gegründet) – aber die Zusammenarbeit zwischen den Verlegern, um die luxemburgische Literatur und Poesie auf den großen Messen im Ausland zu repräsentieren, war in den letzten Jahren fast am Nullpunkt angekommen. mehr lesen / lire plus

OPL et Gustavo Gimeno : Mahler 4

Quatrième enregistrement de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg et de Gustavo Gimeno sous le label Pentatone, cette « Symphonie no 4 en sol majeur » de Gustav Mahler renforce la discographie de l’orchestre sous la baguette de son directeur musical de bien belle façon. Toujours avec une qualité de prise de son qui met en valeur les harmoniques des instruments, cette captation montre la méticulosité de la préparation du chef et de son orchestre face à la musique rigoureusement planifiée du maître autrichien.

Dans le premier mouvement, c’est tout d’abord le sens du tempo qui impressionne : les nombreux ralentis et changements de mesure sont exécutés avec une unité d’excellente facture, donnant le juste caractère délibéré et allant – mais sans hâte – souhaité par le compositeur sur la partition. mehr lesen / lire plus

Willis Tipps: Februar 2018

Zwischen Mali, Blues und Louisiana

Bereits 1963, in Mali, hatte er seine ersten Hits, in denen die traditionelle malische Musik auf afro-kubanische Einflüsse und Blues traf. Seit 1989 ist Boubacar Traoré auch international bekannt und hat, nunmehr 75 Jahre alt, gerade ein weiteres Album produziert. Er singt und spielt auf seiner Gitarre immer noch seinen vom Blues beeinflussten Mali-Stil und hat dabei, wie schon mehrere Male zuvor, den französischen Mundharmonikameister Vincent Bucher an seiner Seite. Dounia Tabolo ist eine besondere Platte, weil der Sänger sich hier bei zahlreichen Stücken auch von Musiker*innen aus dem US-amerikanischen Louisiana begleiten lässt. Der Geiger Cedric Watson fügt Cajun hinzu, und die Cellistin Leyla McCalla ihre Kombination aus Cajun und haitianischer Musik. mehr lesen / lire plus

Humour : la Kufa barrée un max

Une fois n’est pas coutume, la Kulturfabrik faisait salle comble hier soir pour la venue de l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré. Une soirée presque exclusivement franco-française, rythmée par des vannes plus énormes les unes que les autres.

Clonez Pierre Desproges et Coluche en une seule personne, ajoutez-y une couche de sperme et de merde, et vous aurez Pierre-Emmanuel Barré. L’ex-chroniqueur de France Inter – où il officiait jusqu’à l’année dernière dans la « Bande originale » présentée par Nagui – est désormais sur les routes à la rencontre de son public. Qui a visiblement entendu son appel, le spectacle d’hier soir affichant complet depuis des mois. mehr lesen / lire plus

Politique culturelle
 : Ministry of No Walks 
at All

La plateforme citoyenne « Forum Culture(s) » a fait le compte des avancées de la politique culturelle sous la coalition bleu-rouge-vert – et le bilan est désastreux.

Synthétiser les manquements et renouveler le pacte culturel : c’est le job que se sont donné les messieurs du Forum Culture(s). (Photos : woxx)

Que la scène culturelle et son ministère de la Culture ne sont pas vraiment des plus proches est un euphémisme. Depuis qu’un tel ministère existe au grand-duché, les différends ont existé. Certains étaient fondés, d’autres relevaient plutôt d’un amour-propre blessé. Certaines choses ont été accomplies, d’autres oubliées. Pourtant la brouille n’a jamais été aussi palpable que depuis que le DP est aux affaires. mehr lesen / lire plus

Kein Food For Your Senses 2018

2018 wird es kein „Food for Your Senses“-Festival geben, teilen die Veranstalter*innen mit.

Die Organisator*innen des seit 2007 fast alljährlich stattfindenden „Food for Your Senses“-Festivals haben am Montagmorgen auf ihrer Facebookseite mitgeteilt, dass das Festival 2018 nicht stattfinde. Die Veranstalter*innen – allesamt ehrenamtlich tätig – kündigen auch an, dass in den nächsten Monaten eine grundsätzliche Diskussion darüber geführt werden müsse, ob sie überhaupt noch in der Lage seien, ein Event dieses Ausmaßes auszurichten.

Nachdem das „Food for Your Senses“ bereits 2015 und 2016 ausgefallen war, hatte es 2017 wieder stattgefunden. Mehrere Tausend Festival-Besucher*innen hatten sich auf Kirchberg eingefunden. Für 2018 wird hiermit bereits das zweite Musikfestival in Luxembourg abgesagt: Auch das vom „Atelier“ organisierte „Rock-A-Field“ fällt in diesem Jahr aus. mehr lesen / lire plus

La dette, comprendre et rire

Christophe Alévêque est un humoriste qui ne parle pas en l’air. Avant de tourner en dérision ce que dit l’économie mainstream sur la dette, il s’est documenté et a même publié un livre sur la question. Jeudi soir, il sera en live à la Kulturfabrik.

« Lire un livre sur la dette, un livre d’économie ? Même s’il est drôle, écrit par un humoriste, non merci, je le lirai pas ! » Si tel est votre cas, si les livres d’économie vous rebutent, voici la solution. Allez voir la « conférence gesticulée » de Christophe Alévêque ce jeudi soir à la Kulturfabrik. mehr lesen / lire plus

Conférence et livre : Rire de la dette

Christophe Alévêque se moque des experts… et est lui-même un expert pour dénoncer les imbécillités économiques. À la Kulturfabrik, l’humoriste parlera de la dette publique, sur laquelle il a aussi publié un livre.

Christophe Alévêque, l’homme qui rit de tout, même de la dette.

Les économistes font-ils de bons humoristes ? Non, car même si la pensée unique qu’ils et elles dispensent peut apparaître absurde ou ridicule, il s’agit d’ironie involontaire… et elle fait plutôt rire jaune quand ce sont des emplois ou notre environnement qui sont en jeu. Les humoristes font-ils de bons économistes ? Parfois. Quand ils prennent le temps de s’initier à un sujet avant de s’en moquer, comme l’a fait Christophe Alévêque avec celui de la dette. mehr lesen / lire plus

Willis Tipps
: Januar 2018

Arabische Verstörungen


Tania Saleh ist Street-Art-Künstlerin, dichtet, komponiert und singt. Sie kommt aus Beirut, erlebte erst den Zerfall des Libanon und dann die Zerschlagung der Freiheitsbewegungen des Arabischen Frühlings. Ihr fünftes Album, Intersection (= Kreuzung, Schnittpunkt) versucht die bedrückenden Erfahrungen aufzuarbeiten und die Richtung für ein friedliches Zusammenleben in der arabischen Welt zu erkunden. Tania Saleh hat zusammen mit dem Tunesier Khalil Judran und dem Norweger Erik Hillestad ein Album produziert, das sich zwischen arabischer Dichtung, an der Tradition orientierter Melodik, klassischer arabischer Instrumentierung und Elektronik bewegt und Verstörung, Schmerz aber auch Hoffnung artikuliert. Dazu gibt es ein Booklet mit Kalligraphien und Graffiti von Tania und allen Texten. mehr lesen / lire plus

Les Cahiers luxembourgeois : numéro 3, année 2017

Cette nouvelle mouture des Cahiers luxembourgeois, qui ont repris leur parution en novembre 2016 après une pause de sept ans sous l’égide d’un nouveau trio (Ian De Toffoli, Marc Limpach et Elise Schmit), n’avait pas encore fait l’objet d’une brève culturelle dans le woxx. C’est surtout le manque de place qui est à blâmer, puisqu’on ne peut qu’approuver la création d’une « plateforme libre permettant l’expérimentation littéraire » au grand-duché, donnant « une possibilité pour le lecteur de découvrir la production littéraire actuelle du Luxembourg ». Omission désormais réparée avec notre version en ligne, et l’occasion de vérifier si les objectifs sont tenus… et tenables sur la longueur. mehr lesen / lire plus

Nathalie Ronvaux : Subridere. Un aller simple

Cet aller simple nous emmène vers Paris, destination que choisit impulsivement Claire, une avocate au succès professionnel quasi fulgurant. Une ascension qui lui attire non seulement des inimitiés, mais qui résulte aussi en une pression accumulée : la jeune femme déclenche la soupape de sécurité et quitte tout au milieu d’une réunion, sans aucune explication, pour prendre un billet pour Paris. Pourquoi la Ville Lumière ? Attirance d’un papillon aux ailes resplendissantes mais fragiles, peut-être. Mais on n’en saura pas vraiment plus. En effet, les quelque 150 pages que compte ce récit sont consacrées à l’introspection de l’héroïne, à la description par brefs retours en arrière de son atmosphère de travail, à l’exploration de son for intérieur pendant un trajet d’environ deux heures. mehr lesen / lire plus

Julie Vinandy-Schmit : Perdue dans la vallée

Résolument ancré dans la vallée de la Pétrusse, ce conte moderne nous entraîne sur les pas de Sophie, collectionneuse des histoires des autres près du ruisseau (qui sait se faire rivière pour peu que les orages le soutiennent, métaphore sûrement voulue)… et un peu paumée, il faut bien le dire. La jeune fille de 19 ans s’interroge sur son avenir, sur les raisons profondes d’un mal de vivre déjà bien implanté, sur l’incommunicabilité : sur la vie en somme. « Perdue dans la vallée » est donc un récit initiatique qui s’étend sur quelques semaines, où se mélangent les rencontres réelles et oniriques de la protagoniste et des réflexions sur sa vie passée et future. mehr lesen / lire plus

Weihnachtslieder
: Santa is watching you!

Neben Plätzchen und Glühwein sind auch Sexismus und emotionale Erpressung nicht aus den alljährlichen Weihnachtsritualen wegzudenken – so scheint es jedenfalls, wenn man sich die Texte mancher der bekanntesten Weihnachtslieder anhört.

Schaut man sich die Texte mancher Weihnachtslieder genauer an, kann es richtig unheimlich werden. (Bildquelle: flickr)

Es ist wieder einmal die Jahreszeit, in der man genötigt wird, Weihnachtslieder zu hören. Allen, die sich dem entziehen wollen, bleibt nicht viel übrig, als Einkaufsstraßen, Supermärkte und kommerzielle Radiosender zu meiden. Doch warum sollte man das wollen, handeln die meisten dieser Lieder doch von Verliebtheit, Spaziergängen im Schnee oder dem Weihnachtsmann, der Groß und Klein mit Geschenken beglückt? mehr lesen / lire plus